Tag archive

RIP

« Pas mal », une compil en hommage à Philippe Rey

dans MUSIQUE/SÉLECTA

Figure active du paysage musical indé bordelais, l’artiste Philippe Rey s’est éteint en novembre 2018 après 8 mois de batailles contre un cancer. En souvenir de sa personnalité attachante, « humble et honnête », ses amis lui ont dédié une compilation truffée de morceaux d’artistes locaux et pas que. Les recettes récoltées serviront à organiser un festival à Bordeaux cet été, en sa mémoire.

Artiste touche-à-tout, passionné et engagé sur plusieurs projets, le bordelais Philippe Rey était très actif au sein de la communauté underground européenne. Membre de plusieurs groupes, dont Sincabeza et Nuer, il était aussi promoteur de concerts DIY et grand défenseur de musique expérimentale à travers notamment son label Atelier Ciseaux, qui a fait le choix de cesser ses activités au bout de 10 ans de bons et loyaux services pour la scène musicale indé, avec un paquet de signatures de qualité à son actif, de François Virot à Police Des Mœurs, Essaie Pas  (le projet de la canadienne Marie Davidson), TOPS, Moss Lime, Sierra Manhattan… Bref, Philippe Rey était du côté de ceux qui s’activent, défrichent et œuvrent à la mise en avant de talents émergents, à déterrer des trésors cachés et valoriser des groupes en live.

Figure très respectée au niveau local (et au-delà), Philippe Rey a notamment été célébré lors de la quinzième édition de Bordeaux Rock. Dans la continuité de ce bel hommage, certains de ses amis ont décidé de lui dédier une compilation bien fournie à écouter ci-dessous ; Pas Mal. Une initiative rendue possible par David Loquier (membre du groupe RougeGorgeRouge) et Simmo (membre de Souvaris devenu Cantaloupe).

Avec pas moins de 51 morceaux, la réunion d’artistes est conséquente, illustrant bien les multiples connexions noués par Philippe, capable de fédérer et de susciter autant d’adhésion. De Chocolat Billy à Petit Fantôme en passant par L’Ocelle Mare ou certains titres de Sincabeza (groupe au sein duquel on retrouvait donc Philippe et David, à l’origine de la compilation) et de Nuer eux-mêmes, c’est tout un pan de la scène musicale du coin qui est à retrouver sur la compilation, avec de vieux titres ou des lives déterrés pour l’occasion. Un rendu qu’aurait sans doute qualifié de « pas mal » celui à qui elle est dédiée. Pour aller au-delà et rendre tangible l’attachement que lui prête les artistes et personnes à l’initiative d’un tel projet, sachez que les deniers récoltés par la vente de la version numérique de la compil seront réinvestis dans l’organisation d’un festival cet été, toujours en l’hommage de Philippe.
}

Actress @Iboat

dans MUSIQUE

Jeudi 29 mars, Actress était en live à l »Iboat.

Au Type, on était hyper impatients d »y aller, parce qu »Actress, c »est de l »electro expérimentale très sympa, que son album Splazch était un petit bijou, qu »on attend avec impatience son troisième album RIP, et que tout le monde (comprendre les potes du Type qui l »avaient vu au Sonar l »an dernier) nous avait dit que « en live, ça démonte ».

Souvent classé en techno, les productions de Darren Cunningham (de son vrai nom), nous plongent en réalité dans un univers bien plus complexe, profond – presque psychédélique – influencées aussi bien par la techno de Detroit, que la minimale berlinoise, et j »en passe. De ses morceaux se dégage une impression de brouillard, humide et épais, qui s »accompagne, en live, d »un visuel sensé plonger le public dans cette ambiance liquide.

Vous imaginez donc que LeType était super excité à l »idée de voir Actress dans cette ambiance intimiste des concerts du Jeudi soir, qui n »ont absolument rien à voir avec l »ambiance « club » du Samedi : 50 personnes maximum, la scène à quelques mètres, et il possède toute la simplicité du blackjack casino classique ainsi que des variantes passionnantes qui lui procurent un intérêt supplémentaire. tout le monde est là pour la musique.

Seulement, avant d »avoir le privilège de voir le britannique prodige, il y a bien évidement la première partie : OCOEUR, inconnu du Type, qui est pourtant curieux de tout.

Une première partie plutôt dans l »ambiance, avec de gros cubes sur les enceintes qui font échos aux visuels défilant sur l »écran derrière la scène. Un visuel un peu maigre pourtant, qui n »apporte pas grand chose à la musique et ne parvient pas à faire oublier que les deux types d »OCOEUR restent planqués derrière leurs écrans. C »est un peu longuet, pas désagréable mais pas génial non plus, malgré une belle amélioration sur la fin, aussi bien dans la musique et que dans le visuel, qui créée une ambiance beaucoup plus dark… efforts néanmoins vains puisqu »ils finissent sur un morceau qui arrive comme un cheveu sur la soupe, un peu indien/hippie. Kamoulox.

LeType a donc du prendre son mal en patience (et fumé quelques clopes au passage), d »autant plus que « l »entracte » a duré longtemps. Puis, vient Actress.

Dès le début, quelque chose cloche et on n »est pas forcément emballé : Actress se cache sous sa grosse capuche noire, tel DarthVador, et évite tout contact visuel avec le public. Les rares fois où l »on aperçoit sa tête, il semble crispé, presque malade, et sa performance musicale n »a rien à voir avec ce à quoi Le Type s »attendait. Un live décousu, maladroit, et on compte plusieurs dizaines de secondes entre chaque morceau…

Et là, c »est le drame : après un live très court (même pas une heure), Actress ferme son mac et s »en va. Déception.

Alors que s »est-il passé ? Malheureusement, on ne le saura sûrement jamais. 

 

Retourner là haut