Tag archive

pop

Coconut Music Festival : toujours plus loin, toujours plus fort

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS

L’incontournable festival de la citée charentaise revient pour sa septième année consécutive du 12 au 15 septembre avec encore une fois une programmation soignée et alternative. Avec l’Abbaye aux Dames de Saintes comme terrain de jeu, le Coconut Music Festival nous promet quatre journées de fête, entre grosses pointures et scène underground dans un des plus beaux spots de la région.

Crédits photo : Max Chill, William Millaud, visuels par Coconut Music (Holy Soakers)

Sept ans d’aventure musicale

En perdurant sereinement au sein de son Abbaye, le Coconut entame sa septième année en proposant encore une fois un festival indépendant à taille humaine, avec pourtant une lourde programmation éclectique. On y a vu passer de nombreuses têtes d’affiches, allant de Flavien Berger à Rone, Metronomy ou Acid Arab… tout en laissant place à une scène atypique et émergente, tout styles confondus.

À la fois populaire et défricheur, c’est une fête de village à l’envergure nationale, qui séduit enfants, ados, adultes et seniors, dans le cadre enchanteur de l’Abbaye. Le Coconut c’est avant tout une histoire de potes qui innovent sans cesse et réinventent leur identité chaque année.

Une programmation sans frontières

En proposant 4 jours de festivités dont deux soirs gratuits (jeudi sur invitation et dimanche), le Coconut étend une programmation alternative et très ouverte entre rap, pop, électro et bien d’autres genres.

JEUDI

C’est AJA, chanteuse du groupe La Femme, qui se chargera d’ouvrir le bal, ainsi que le français Bumbypetit nouveau accouchant d’une dream pop française très poétisée. Et petite surprise, Andrew VanWyngarden du duo mythique MGMT viendra présenter son nouveau projet Gentle Dom. Et surprise de dernière minute, François Marry le leader de François And The Atlas Mountains concoctera un dj set 100% k7 avec sa collection venue des quatre coins de l’Afrique.

VENDREDI

Nous continuerons sur la lancée avec un beau bouquet bien coloré :

Auto-tune et sentiments avec une figure montante de la scène rap bruxelloise, Hamza. Parti pris de représenter la scène du rap game français, on pourra enchaîner avec la bande de Sevran, les 13 Block. Un rap ultra conscient nourri aux grosses instrus et de prod’ aux multiples influences, qu’elles soient passées, futures, d’ici ou d’outre atlantique. Lyon sera représenté par Lala&ce jeune rappeuse aux atmosphères vaporeuses et nourrie à la trap.

Jeune londonienne de 18 ans, Arlo Parks rythmera la foule de son r’n’b torturé aux effluves hip-hop, tandis que LAFAWNDAH, française d’origine égypto-iranienne et produite sur l’énorme label Warp, se chargera de nous bercer d’un r’n’b mystique qui ira jusque dans des contrées orientales. Nyoko Bokbae, trio avec pour chef de file le producteur Bamao Yendé sera également de la fête. Pour ce qui est de la partie plus électronique, la parisienne et discrète Andy4000 distribuera un furieux mix dont elle à le secret, et Full Option, un local à l’origine de pas mal de beaux projets électroniques…

Mais la fête ne s’arrête pas là puisque l’after au Silo sera orchestré par NTS Radio, antenne Londonienne de musiques alternatives, ce qui nous promet un beau plateau composé de la bass music de Culture Jah Tovo, la djette Crystallmess et pour finir une figure légendaire du prisme musical français et international, Monsieur Teki Latex, ancien membre des TTC, Boss du label Sound Pellegrino et résident chez Rinse ou Nova.

SAMEDI

A peine remis de vos émotions il faudra vous remettre en selle pour du gros lourd encore, Salut c’est Cool, groupe parisien déluré et anti-sérieux que l’on ne présente plus, ces quatre joyeux lurons vont encore exploser les oreilles et la scène, comme à leur habitude. Belle surprise que de voir sur l’affiche la formation néerlandaise d’Amsterdam Altin Gün, groupe de rock folk turque psyché des années 70’s emmené par la voix de Merve Dasdemir et Erdinç Yildiz Ecevit et leurs musiciens de renoms comme Jacco Gardner ou Jasper Verhulst.

Retour sur Londres avec le collectif de jazz KOKOROKO. Abusey Jonction sonnait déjà comme un tube jazz et c’est le cas, compilé sur le label Brownswood Recordings du grand Gilles Peterson, leur premier album fût produit par ce dernier, la grande classe. Allons ensuite vers le sud avec Ms Nina qui nous vient de la capitale espagnole pour faire bouger les filles (mais pas que) au rythme de son reggaeton féminin endiablé. Encore un Ovni avec Quinquinze et leur mélange psyché d’anglais et de tahitien, tandis que la douce et vitaminée folk de l’anglaise Rozi Plain se chargera de nous caresser dans le sens du poil. Charlotte Gainsbourg, Air ou encore François & The Atlas Moutains, nombreuses sont les collaborations que compte David Numwami alias Le Colisée, multi-instrumentaliste et songwriter qui n’en n’a pas fini de chanter l’amour, peu importe la manière. En terme de fin de soirée, juste avant l’after, c’est le nantais Discolowcost se chargera d’électriser les plus téméraires d’un set aux styles sans limites.

L’after sera 100% féminin avec une belle variété de styles, en commençant par l’italienne Ehua – basée en UK – qui a sorti son premier EP fin 2018 avec un savant mélange de basses, percussions africaines et d’electro. Sarah Farina quant à elle, livrera un set qui marquera sans doute les esprits, à en croire ses mix Boiler Room, et risque de faire trembler le Silo. Pour finir cette belle programmation, c’est Clara! venue tout droit de Bruxelles qui nous déhanchera de son reggeaton 2.0 pour un ultime voyage.

 

LES APRÈS-MIDI

Pour terminer cette belle programmation, une COCOKIDS Party est organisée le samedi après midi pour les tout petits (qui eux aussi ont droit de taper du pied quand même) ainsi qu’un bal trad’ le dimanche juste après une sieste électronique pour digérer, comme tout bon festivalier qui se respecte.

Il ne vous reste plus qu’à prendre la route, direction Saintes et son Abbaye Aux Dames jeudi prochain, pour la billetterie et les infos pratiques ça se passe ici !

Festival Hors Bord, édition hiver : retour d’un poids lourd

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS/MUSIQUE

L’un des plus gros festival des cultures électroniques de Bordeaux revient pour sa troisième année, cette fois-ci dans une édition hiver au Rocher de Palmer de Cenon. Une longue partie jour et une nuit s’annoncent donc pour le 3 novembre prochain. L’occasion d’y annoncer, de plus, le retour d’une édition été pour l’année prochaine.
}

Un retour attendu

Nombreux ont du être dans l’impatience de revivre une troisième année d’affilée sur les Bassins à flot, tapant du pied ou se trémoussant cheveux aux vents, bière à la main, l’été pointant le bout de son nez. Mais suite à deux belles années fortes de rebondissements (notamment une météo plus que capricieuse) le festival Hors Bord n’est pas revenu au mois de mai, comme nous l’attendions. On se souvient pourtant d’une programmation coup de poing, soignée et variée, mêlant techno, house, pop et même hip-hop, le tout sur un vaste dancefloor à l’air libre ; celui des Bassins à flot, la vieille grue Wellman veillant sur les milliers de festivaliers.

Le spot du Hors Bord des deux éditions précédentes

Pantha du Prince, Omar-s, Floating Points, Agar Agar, Leon Vynehall, Paradis, Sunns, Romeo Elvis, Dj Koze, L’Orangeade ou encore Bonnie Banane : force est de constater qu’il fût rare de voir une telle programmation pour un festival dans Bordeaux. En alliant des groupes et collectifs locaux avec des pointures nationales et internationales, le festival s’est paré d’une étiquette de qualité. Le b2b entre MCDE et Antal (le boss de Rush Hour records) donnait des allures de Dekmantel Festival à notre belle endormie.

Le Rocher comme nouveau terrain de jeu

Qui dit édition Hiver, dit montagne ? Alors ce sera donc le Rocher comme dancefloor de ce retour inattendu. Une partie journée et une partie nuit qui s’étendront de 18h00 à 5h00 du mat’ (de quoi quand même faire appel à quelques irréductibles endurants de la teuf) avec un line up surprenant encore par sa diversité avec pour la partie JOUR…
}

Agar Agar, french pop heroes

Une partie journée aux couleurs locales et pop indé

Le duo français Agar Agarqui reviendra à Bordeaux pour la seule et unique date de leur nouvel album The Dog And The Futur, toujours produit par le label parisien Cracki Records. Miel de Montagne avec son incontournable titre « Pourquoi pas » viendra bercer les festivaliers de sa dream pop kitsch et soyeuse, et proposer quelques nouveautés de son premier album qui arrive à grands pas… Notre local Th Da Freak et sa pop/rock indé survitaminée reviendra après avoir pas mal tourné ces derniers mois. Ce sera ensuite au tour de Picaszo (encore une pépite du coin), qui sortira encore de son chapeau un bon mix bien chaloupé, comme il en a l’habitude.

Et bien entendu le reste de la programmation s’annonce plutôt lourd, avec une surprise de taille pour la partie NUIT…

Légende de Détroit, techno & talents français en soirée

La nuit du Hors Bord verra la venue exceptionnelle après 7 ans d’absence du maître Derrick May, légende que l’on ne présente plus. A 55 ans le Dj de Détroit compte des centaines de productions derrière lui. Il est considéré comme le porte étendard de la techno et force le respect. On ne peut qu’être excité à l’idée de taper du pied sur les kicks qui nous feront remonter presque un demi siècle en arrière, à l’époque où naissaient les mouvements house et techno.

Pour continuer la soirée en beauté, ça sera la présence de deux français bien habitués des clubs et qui ont déjà une notoriété affirmée, Low Jack et Bambounou. De leur passage au Berghain à leurs dernières productions incisives, il y a de quoi s’attendre à une techno fraîche, novatrice et expérimentale. Déjà produit sur le même label que Nina kraviz, c’est Bjarki nous fera l’honneur de sa présence, et ça risque de faire trembler le Rocher. A l’écoute de « Oli Gumm » ou « I Wanna Go Bang », l’islandais va nous tirailler entre techno puissante, industrielle et sombre, voir jusqu’à la trance.

  • L’événement Facebook c’est .
  • Des places sont à gagner sur notre page Facebook, et pour chopper vos billets ça se passe ici.

 

2.5.0.0
2.5.0.0
2.5.0.0

Interview : Ariel Ariel

dans MUSIQUE
EPSON MFP image

Le printemps se profile timidement avec son envie de renouveau. Ariel Tintar, ce n’est pas si nouveau, on vous l’accorde. Si on peut lui reprocher d’avoir mis trop de temps à se lancer, « Mwen Menti » (son premier EP) est un pari audacieux où il se livre tout entier. On voyage à travers différents mondes, on se balade dans le temps avec Ariel comme guide. Les symboles, les images, les couleurs et les rythmes font écho à l’histoire d’un déraciné qui se réconcilie avec les identités multiples, derrière lesquelles il s’est longtemps caché, pour nous offrir un univers riche, touchant et sincère. Bordeaux comme refuge et la Martinique comme nouvelle terre d’exploration et d’inspiration. « Mwen Menti » est en écoute exclusive sur les Inrocks Lab. Et samedi, allons célébrer sa naissance au Pop-Up du Label avec les copains toulousains du Common Diamond. Tu viens avec nous ? Voilà de quoi préparer ton voyage : une belle conversation qui date d’une incroyable date à La Cigale, en première partie de Youth Lagoon.  

EPSON MFP image

Le Type : Bon Ariel, comme on se connait déjà un peu, pour notre interview de ce soir, on va faire comme si on ne se connaissait pas. On va essayer de se prendre un peu au sérieux mais pas trop ok ?

Le Manager : Ha ha, ça va être dur de prendre Le Type au sérieux.

Le Type : Toi, tu la ferme.

Le Manager : Oui, oui, je m’en vais. Je vous laisse.

Le Type :  J’aimerai bien qu’on reprenne tout ton parcours de Tabloïd John, en passant par Pendentif jusqu’à Ariel Ariel. Comment tu es devenu Ariel Ariel ?

Ariel : Oula, je vois que tu es très renseigné par rapport à mes premiers groupes, même les plus obscurs.

Le Type : Je sais même dans quel lycée tu as été.

Le Manager : Attention, c’est un psychopathe ! C’est bon, c’est bon, je pars.

Le Manager s’en va.

Ariel : Ha ha…Alors…Je suis arrivée à Bordeaux il y a longtemps. Je fais de la musique depuis très longtemps. J’ai fait du piano au Conservatoire. J’ai eu des débuts très conventionnels. C’est un peu cliché. Après ça, j’ai eu une crise d’ado un peu violente et j’ai arrêté de faire de la musique.

Le Type : Qu’est-ce que tu as fait ? Tu t’es drogué ?

Ariel : Pas trop non (rires) mais j’ai fait de la merde ça oui ! Quand j’en suis enfin sorti je me suis remis à faire de la Musique Actuelle. J’ai essayé de monter des groupes avec différents musiciens dont celui que tu as cité qui était Tabloïd John. C’était un peu chaotique mais j’ai quand même de bons souvenirs de cette expérience. C’était mes débuts quoi. Les gens, avec qui j’étais, étaient trop bien. On a fait des dates sympas mais j’en parle plus vraiment. Ensuite, j’ai intégré Pendentif. C’est grâce à ce projet que j’ai pu introduire le microcosme musical bordelais. On a fait beaucoup de dates ensemble. C’était génial ! Enfin c’était ! Le groupe n’est pas fini mais comme la tournée est fini et qu’il y a un nouvel album en préparation, je profite de cette pause pour monter mon projet. Je compose depuis un moment des petites maquettes un peu pourries que j’ai chez moi sur mon PC. J’ai cherché des musiciens qui pouvaient m’aider à mettre en place mes compos dont Blandine, qui est dans la pièce. J’ai commencé à travailler avec elle directement. Elle faisait partie d’April Shower et qui a un projet aujourd’hui qui s’appelle Sahara. J’ai rencontré Louis par la suite, le bassiste. C’est pas vraiment son répertoire ce que je fais. Il est plus funk et moi plus pop. Le mélange se marie vachement bien, je suis content. J’ai ensuite rencontré Swan grâce à Blandine. Swan qui déchire ! C’est le batteur de Blandine dans Sahara aussi.

Le Type : Tu lui as volé ?

Blandine : C’est une garde partagée ! On est une famille très moderne. Et puis je me partage aussi entre Sahara et Ariel.

Le Type : Vous êtes deux groupes de personnes libérées ?

Blandine : C’est exactement ça !

Le Type : Avec ce parcours « chaotique », comment tu as construit le projet Ariel Ariel ?

Ariel : C’est pas quelque chose que j’ai construit, c’est un projet en construction. Je ne dis pas ça dans le sens où je ne suis pas satisfait ni dans le sens où le projet ne serait pas fini mais plutôt parce que je pense qu’il évolue et va évoluer en permanence. J’essaie de mêler tout ce qui m’est propre. Ça va être ma culture créole, la langue française, créole, mon amour de la pop, de la musique anglo-saxonne, de la musique en général. Je fais un mélange de tout ça en y mettant mon expression la plus intime, la plus personnelle. Pour l’instant on avance dans ce que c’est et je suis content du résultat.

Le Type : J’ai justement une question par rapport à ça ! Pour moi, j’ai l’impression que c’est rare qu’un artiste inconnu débute par des morceaux très intimes dès le départ. En général, on débute par un projet qui va plaire au plus grand nombre pour construire son public avant de se livrer. Pourquoi toi tu as préféré faire l’inverse ?

Ariel : Mmmh…Avec Pendentif, on a une vision de groupe et de live que je considère comme un peu mainstream. La volonté c’est que ça plaise. Je me suis rendu compte que pour mon projet perso, je ne voulais pas que ça plaise. Je veux juste m’exprimer. Si mon expression plait, je chercherai par la suite des moyens pour que mon expression plaise. J’essaie d’expérimenter des formes. Je me permets de proposer des choses en live. Mon fond, c’est le mien. Je parle de mon passé, de mon présent, de mon futur. Je m’interroge sur mes origines, beaucoup.

Le Type : C’est pour ça que tu chantes en créole ?

Ariel : Oui c’est pour ça. Je suis né en Martinique mais je ne connais pas cette culture réellement. Je m’y intéresse et je cherche à ce que ça me parle. Ça me parle vraiment dans le fond. Ça me parle par rapport au déracinement d’être créole, entre une île et la France. Je trouve que poétiquement ça se relie beaucoup à l’écart en l’Afrique et l’Occident. Il y a des univers à creuser et à chercher. C’est ce que j’essaie de faire dans ma musique, mettre en avant toutes mes cultures : celle que j’ai toujours eu qui est la culture pop française et anglo-saxonne et la musique créole que j’apprends à découvrir.

—-
PAUSE : Le concert doit commencer. L’interview a repris après le concert.
—-

Le Manager : Attention au whisky !

Ariel : Attention au téléphone !

Le Type : Ha oui, merde, je sais pas où le foutre. Toi, décale-toi !

Le Manager : Oh ça va ! T’en as pas marre de me jeter.

Le Type : Mais c’est pas ton interview. On ne veut pas t’entendre. Ariel, j’aimerai revenir sur ton live et sur ce que tu disais par rapport à ta liberté d’expérimenter et de proposer. Comme tu n’as sorti qu’un titre à ce jour, est-ce que c’est pour ça que c’est plus simple d’expérimenter ce que tu veux en live ?

Ariel : Carrément ! Comme personne ne me connait et qu’on n’attend rien de moi, je peux me permettre de faire n’importe quoi.

Le Type : C’est quelque chose de spontanée ou t’y as réfléchi avant ? Comme tout à l’heure, quand tu as commencé ta première chanson en te baladant dans la foule ?

Ariel : C’est quelque chose que je vais garder maintenant mais la première fois c’est venu spontanément oui. Ça n’a jamais été réfléchi mais je l’ai testé en live un jour parce qu’on était sur un scène qui était à même le sol au Pop Up du label. Comme ça a bien plu et que je me sens bien à faire ça, je vais continuer.

Le Type : Donc tu tentes et après tu vois si ça prend ou pas ? C’est comme ça dans ta manière de composer aussi ?

Ariel : Oui aussi ! Dans la composition, je suis quelqu’un de très lent. Je prends vraiment mon temps. J’aime pas sortir les choses sans y réfléchir et en sortir trop. Comme je te disais tout à l’heure, c’est un projet en construction. J’ai personne qui m’attend vraiment, j’ai pas d’enjeux encore donc je sortirai des trucs que quand je serai pleinement prêt à les sortir.

Le Type : C’était quoi le déclic qui t’a fait sortir un premier titre et faire de la scène avant d’avoir un EP ou un album ?

Ariel : Il n’y a pas vraiment eu de déclic…

Le Type : Tu as l’air très perfectionniste quand même. Qu’est-ce qui fait que tu dises « ça y est, ça c’est prêt, on y va » ?

Ariel : Mes proches je pense. Ils m’ont dit que j’avais des titres cool, travaillés et qu’ils ne manquaient plus qu’à les jouer en live. J’ai bien fait de les écouter. Il y a eu un micro-intérêt et des dates qui ont suivi.

Le Type : T’es un peu opportuniste ?

Ariel : Quoi ?

Le Manager : Toi tu veux que l’interview se passe mal ?

Le Type : Ben non, c’est une vraie question toute naïve et sincère.

Rire général. Silence. C’était une mauvaise question.

EPSON MFP image

Le Type : J’aimerai revenir au créole. Je n’osais pas te poser la question tout à l’heure parce que je ne savais pas vraiment où tu te plaçais par rapport à tes origines. Maintenant que j’ai vu que tu en parlais en concert, je voulais savoir qu’est-ce qui a fait que d’un désintérêt pour ta culture martiniquaise tu es revenu vers elle ? Au fait, tu parlais créole à la base ?

Ariel : En vrai, je ne parle pas comme un Antillais. Je vais très peu aux Antilles. J’y allais quand j’étais jeune. En fait, je me suis intéressé à la Culture créole surtout, plus que la langue. J’aime le fond de cette culture. Je vais te citer un truc facile mais les poèmes très surréalistes d’Aimé Césaire m’ont donné une conscience de ce que j’étais réellement. J’avais beau rejeter ma culture créole, ce qu’il a écrit, je le ressentais, je le ressens. Je ressens le fait d’être déraciné, le fait de se chercher parce qu’on a l’impression d’appartenir à aucune culture. Ariel Ariel c’est un peu l’expression de ces sentiments. Chanter en créole, ça s’est fait comme ça.

Le Type : Personnellement, j’ai pas l’impression que tu te cherches en te voyant sur scène. J’ai plus l’impression que tu te montres multiple ! Tu chantes en créole, en anglais, en français. Tu joues de la guitare, du synthé.

Ariel : C’est vrai qu’être créole, c’est avoir plusieurs identités en une. La personnalité créole a été effacée par la culture occidentale. Finalement, quand on est créole, on est un peu comme une ombre de la culture occidentale. On n’affirme pas forcément nos identités multiples mais on les réadapte par rapport aux codes de l’Occident au risque de s’oublier. Aimé Césaire fait partie de ces modèles qui ont permis d’affirmer et d’imposer cette identité. C’est pour ça que son œuvre me plaît beaucoup. A travers ses écrits, toutes les créolités ont leur place : les insulaires comme les Africains, les expatriés comme ceux qui sont restés.

Le Type : Comment tu as exploité ça pour tes chansons ?

Ariel : J’essaie de relier ce fond là à des textes, des mélodies, des rythmes qui me touche comme la créolité m’a touché. Mon titre en créole qui s’appelle « Mwen menti » (« J’ai menti ») raconte que j’ai avoué à mes parents que j’ai menti parce que j’avais honte de ne pas être riche comme tous mes amis de la métropole. Je m’inventais une fausse vie pour être accepté. Ma créolité c’est ça. C’est de vivre dans la peur de ne pas être accepté par l’Occident.

Le Type : Donc ce projet, c’est pour dire que tu as arrêté de mentir alors ? Tu t’assume ?

Ariel : C’est ça ! Je m’assume, je veux montrer ce « problème » de ne pas assumer ce qu’on est. Parfois, il suffit juste d’accepter qu’on soit multiple.

Le Type : Et visuellement, il est comment ton univers ?

Ariel : Il est un peu comme le clip « Comme toi ». J’ai rencontré un artiste Français qui vient d’Australie qui s’appelle Nathaniel H’Limi qui a bossé pour We are evergreen que j’aime beaucoup. Je les connais un peu alors ils m’ont conseillé de le contacter. Le mec a beaucoup aimé le titre et a proposé de faire un clip pas cher. C’est un clip très visuel en illustration animée avec des références de films, des symboles forts comme la créolité, l’amour perdu et la quête de ce qu’on cherche toujours.

Le Type : Donc ton univers visuel il est autour des images et des symboles ?

Ariel : Oui, oui. Mais comme tout, notre esthétique se construit aussi. On va proposer des choses pour ça aussi.

Le Type : Est-ce que tu peux choisir une chanson de ton EP et me raconter son histoire s’il y a une anecdote intéressante derrière ?

Ariel : Mmmh…Je vais prendre la dernière chanson qui s’appelle « Condition féminine ». Elle commence avec un sample de Francis Bebey. C’est une chanson que je connais depuis longtemps. Quand j’ai découvert cette chanson, ça m’a complètement mis en phase avec mon titre. Je me suis dit que c’était ça que je voulais faire et dire. Ça fait écho à des rencontres que j’ai faites où des nanas ou des amis tomber toujours sur des mecs qui leur faisaient du mal. Et les paroles c’est « Why do bad lovers love you. I wish I knew. I wish I could tell you. ». C’est un peu ce gros cliché de société où l’on dit que les femmes sont attirées par des connards et qu’elles finissent toujours par en souffrir comme si c’était quelque chose de fatal. C’est aussi un cliché occidental de se dire qu’en Afrique la domination masculine est très présente. J’en ai fait une chanson dansante avec un sujet dramatique. On apprend au final qu’il n’y a pas de solutions. On se dit que la condition de la femme est de souffrir. Je voulais ironiser sur cette condition sans prendre position.

Le Type : J’ai surpris une conversation tout à l’heure, entre Blandine et toi, où il me semblait que vous réfléchissiez beaucoup aux tenues de scène.

Ariel : Oui bien sûr ! On essaie d’offrir quelque chose de complet tout de suite. Dès notre premier live, avec trois fois rien, on essaie d’imaginer une scéno dont les tenues de scène. On est comme ça aussi. On est dans un délire esthétique coloré et il faut que nos tenues aillent dans cet univers aussi.

Le Type : Est-ce qu’il y a des artistes avec qui tu voudrais collaborer ?

Ariel : Oui. Un artiste qui m’a vraiment…Je n’irais pas jusqu’à dire qu’il a changé ma vie mais il a contribué à me mettre en phase avec ce que je suis. C’est John Wizards. J’aimerai beaucoup travailler avec lui parce que pour l’instant je prends ses samples, je lui pique sa musique…

Le Type : Oooh ! Mais t’es enregistré là !

Ariel : Mais bien sûr ! Je sample la musique que j’aime et c’est avec ça que je fais la mienne. C’est mon mode de fonctionnement. Donc j’aimerai bien qu’un jour on bosse avec John Wizards et que j’arrête de lui piquer des samples. Il peut aussi piquer les miens, j’aimerai beaucoup. En plus, je reconnais des samples d’artistes que j’aime dans leur musique. Ça se passe comme ça la musique aussi, non ? Pour l’instant, je les ai contactés plusieurs fois sans retours mais je suis patient. Il y a aussi un artiste que je ne connais pas ! Mais avec qui j’aimerai beaucoup bosser. Je l’ai découvert il n’y a pas longtemps. Lui aussi, il fait écho à d’autres facettes de ma musique. C’est un Bruxellois qui s’appelle Nicolas Michaux. C’est d’une simplicité et d’une prose extraordinaire.

Le Type : On se refait un Du nouveau, du bon, du vieux ? Comme à la maison ?

Ariel : Un truc vieux…Mmmmh, je vais dans du Maurice Ravel, musique classique d’un pianiste impressionniste. Pour le titre, je recommanderai Gaspard de la nuit. Chaque fois que je l’écoute, je voyage. Toujours. Pour le bon, l’intemporel, je vais dire Radiohead « Kid A ». Et le nouveau…je vais encore citer Nicolas Michaux avec « Nouveau départ ».


Ariel Ariel 
EP  » Mwen Menti « 
Out le 7 mai, en écoute exclusive sur les Inrocks Lab
Release party le 7 mai @ Pop-up du Label
We love green le 5 juin
Instagram / Facebook / Twitter / Youtube / Soundcloud

2×1 places : Last Train + Cliché + I Am Stramgram @ Krakatoa, 11 mars

dans DIVAGATIONS LOCALES

S’il est peut-être encore nécessaire de le faire, Last Train ne sera bientôt plus à présenter. La vingtaine, un EP, ils sont jeunes ils sont beaux ils sont frais, et ils débarquent au Karakatoa vendredi pour le plus grand plaisir des oreilles girondines en mal de rock’n’roll. Rock’n’roll écorché, énervé. On sent le hard-rock anglo-saxon des années 70 mâtiné de pop contemporaine. Ok, je les ai vu en avril 2015 à Lyon et ai été plutôt déçu, mais depuis on a l’impression que c’est LE groupe à suivre, chef de file du renouveau rock en France. Alors il faut aller voir ça, retenter l’expérience, ne pas rester sur un échec.

Et comme j’aime être -bien- accompagné, Le Type vous invite, toi et toi, à venir avec lui. D’autant plus qu’il y aura Cliché, finaliste du Ricard Live 2015 (et en interview chez nous ici), et I Am Stramgram, lauréat du même tremplin et poulain de la pépinière du Karakatoa. Pop, folk et rock, que du bon. Qu’est-ce que tu attends pour réclamer ton dû au Type qui te fait des cadeaux ?

}

▬▬▬▬ INFOS PRATIQUES▬▬▬▬

Evènement Facebook

 Pour gagner des invitations like la fanpage et like le post concernant le jeu concours ou envoie un mail à
contact@letype.fr en objet « Last Train »
(Nom + Prénom + email)

Bordeaux Rock, Jour 1

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

Depuis 12 ans, le festival Bordeaux Rock sert de mémoire à une génération. Celle des années 70/80 qui ont assisté à l’émergence du rock à Bordeaux. Ce rock qui faisait vibrer la France. Et qui la fait toujours vibrer. C’est à cette époque que le rock s’est installé durablement à Bordeaux. Ils ont fait de Bordeaux une valeur sure sur la carte de France du rock. Depuis 2003, le festival Bordeaux Rock célèbre les musiques indépendantes et alternatives. Cette année Bordeaux Rock se joue sur 4 soirées regroupant 10 lieux emblématiques de la vie bordelaise. Pour ne rien louper, Le Type t’a concocté un agenda.

11895119_1172586406090287_4188046402478281914_o

Pour bien commencer, on te conseille d’aller prendre le pouls de la scène locale au plus près. Pour cela, tu pourras déambuler dans la ville, dans ces lieux indépendants, ces endroits qui font vivre la musique. Tu auras pour cette soirée d’ouverture l’occasion de te rendre dans pas moins de 7 lieux différents et d’écouter au totale 17 concert. À 19h, laisse tes pas te porter au 49 cours d’Albret. Tu pourras assister au concert d’ouverture du festival. Gatha, violoncelliste et chanteuse te charmera pour attaquer la soirée sous les meilleurs auspices.

Tu es prêt pour entamer ton parcours musical urbain. Au choix, du punk et du noisy pop au Wunderbar, du folk au Quartier Libre, de la pop psyché et du rock au bar tabac saint Michel, de la pop indie à La Cueva, du blues chez El Chicho et au VOID tu pourras explorer les recoins sombres de ton âme avec du drone et du doom.

Cette traversée musicale te coûtera la modique somme de 3 euros.

Un pass qui te donnera l’accès à tous les clubs tout au long de la soirée.

Programme complet : http://www.bordeauxrock.com/

 

[Interview] Cliché

dans MUSIQUE

Cliché c’est avant tout une bande de potes. Leur musique est délicate tout en restant énergique, et les paroles sont finement écrites. Le 2 décembre dernier, la veille de leur départ pour les bars en Trans à Renne, ils prenaient le contrôle de l’iBoat. Au menu : une soirée sous le signe de la pop. En entrée ils nous proposaient un concert de Cléa Vincent suivi d’un plat de résistance aux saveurs nouvelles avec un concert de Cliché avec des inédits et les nouvelles chansons de l’EP qui ne devrait pas tarder à arriver…

Pour l’occasion, Le Type a parlé de la French Pop, de pizza, des anglais et de Jacques avec deux membres du quintette bordelais, Eloi et Hervé.

Cliché, une petite présentation, qui êtes-vous ?

Hervé : Bon alors là, le groupe n’est pas au complet. Il y a le batteur Julien Grolleau, Eloi Potier qui fait du clavier et qui chante, moi Hervé Puvilland qui fait la guitare et le chant et Jean Godet qui sonorise le groupe. Et après il y a en plus François-Xavier Levieux à la basse et Jérôme Chadefaud qui est en haut sur le ponton avec sa pâte folle et qui joue de la guitare.

Du coup, comment est né ce projet ?

Hervé : C’est une longue histoire, avec Eloi on se connaît depuis qu’on a huit ans. On a commencé à faire de la musique ensemble quand on en avait dix-huit. A l’époque on s’appelait LZC : Le Zéro Contrainte. Meilleur groupe de la terre ! Et puis après on s’est séparé, on a un peu fait des projets chacun de notre côté et on s’est retrouvé lorsqu’on avait trente ans pour faire ce projet, Cliché.

Eloi : On jouait des morceaux qui existaient déjà depuis pas mal de temps, enfin du moins pour certains.

Hervé : Aujourd’hui on fait des morceaux qu’on a composé en 2002 – 2003.

Cette release party, c’est en l’honneur de quoi ?

Hervé : On avait envie de faire un concert et voilà.

Eloi : Oui, et puis aussi on sort un deuxième EP, mais on ne l’a pas là en fait. Il n’est pas encore pressé, ce n’est pas encore finalisé quoi.

Hervé : Disons que le disque est prêt mais après c’est toujours compliqué par rapport au label et tout. On ne sait pas encore trop dans quelles conditions on va le sortir. Après il ne faut peut-être pas en parler de ça.

Eloi : En gros l’EP sortira plutôt vers le mois de janvier. Mais ce soir on présentera quand même de nouveaux morceaux et même d’autres morceaux qui ne sont sur aucun des EP !

Hervé : Il y a des morceaux qu’on va jouer pour la première fois là, c’est vraiment l’événement.

En gros c’est un avant goût de ce qui va arriver en janvier ?

Hervé : Ouais c’est ça. Et peut-être même plus tard pour certain trucs. Il y a un morceau qu’on veut absolument mettre sur l’album qu’on fera peut-être à la rentrée 2016.

Donc il y a un album de prévu ?

Hervé : Souvent la logique c’est de faire deux EP et après un album. Ce n’est pas très original, on fait un peu comme les autres.

Demain vous êtes à Renne pour les Bars en Trans. Hâte ?

Eloi : Ouais, on joue au Dejazey !

Hervé : On avait déjà tenté l’année dernière, mais on n’avait pas eu de suite. Et puis là on va faire un concert, du coup on est content. Moi je l’avais déjà fait avec d’autres groupes avant et c’était top. C’est une super soirée, tu fais bien la fête. Tu joues dans un bar et après tu passes dans un autre bar. Et tu vas d’un bar à l’autre pour voir des concerts et c’est vraiment cool.

Eloi : En plus on a d’autre potes de Bordeaux qui jouent demain soir aussi, donc si on arrive à bien se combiner je pense qu’on va se retrouver. C’est I Am Stramgram qui est sur Les Disques du Fennec.

Yes, ça va être l’exportation des crus bordelais à Rennes en quelques sortes.

Eloi : C’est ça.

Hervé : Mais on ne joue pas dans le même bar, on se retrouvera après.

Eloi : D’ailleurs, ça aurait été bien qu’on joue dans le même bar, ça aurait été parfait !

J’ai vu que Trax, par rapport à votre premier EP, a dit que « la langue française apporte une indéniable délicatesse à l’ensemble ».

Hervé : Trax à dit ça ? C’est beau !

Ouais !

Hervé : Ah mais ce n’est pas Tracks de Arte, c’est Trax Magazine.

Eloi : Mais c’est super cool !

Du coup, parlez-moi un peu de ce choix de toujours chanter en français.

Eloi : Ça nous paraissait évident, moi j’écris en française parce que c’est ma langue. Enfin on ne se voyait pas utiliser une autre forme.

Hervé : C’est ce qui nous unie avec Eloi. En fait Eloi c’est plus l’auteur et moi je suis plutôt le compositeurs du groupe. Après qu’on ait arrêté de faire de la musique ensemble, vers 2003-2004, j’ai fais plein de groupe. Notamment de l’électro et aussi des groupes où l’on chantait en anglais. J’ai toujours eu un anglais à chier et au bout d’un moment t’en a un peu marre, tu te sens un peu comme un imposteur quand tu chantes un anglais que tu écris vite fait comme ça, ou bien quand le premier anglais qui écoute se fout de ta gueule. Du coup j’avais vraiment envie de refaire du français, et avec Eloi on a uni nos forces pour ça.

Eloi : Ouais voilà, le français c’est plus naturel.

Quelqu’un passant par là : Et vos premiers projets c’était en français aussi en plus, vous avez la voix de Gainsbourg et tout.

Hervé : Non c’est lui qui avait ma voix ! (rire)

Avec vos paroles en français, on vous rattache souvent au mouvement French Pop, qu’en pensez-vous ?

Hervé : Je ne sais pas ce que c’est, jamais entendu parlé. (rire)

Eloi : Ça nous fait un peu marrer.

Hervé : On ne va pas cracher dessus quand même car on a joué pour un festival qui s’appelle le French Pop. D’ailleurs, c’était l’un des premiers concerts de notre vie au French Pop, ici à l’iBoat. C’était peut-être même le deuxième concert qu’on ait fait. Bref, le style « french pop » c’est un peu fourre-tout. Parce qu’au final, tout les groupes que je connais à qui on donne cette étiquette disent qu’ils ne comprennent pas ce truc là. Au final ce sont simplement des groupes qui chantent en français. Après c’est peut-être à prendre d’une façon un peu désinvolte. Les groupes de french pop écrivent en français peut-être un peu comme les anglais écrivent leurs textes. C’est à dire que finalement le texte passe en second plan. Nous on attache quand même vachement d’importance à l’écriture, du coup je ne pense pas qu’on puisse dire que nous sommes un groupe de french pop.

Eloi : Puis même l’étiquette en elle même nous fait un peu rire car prendre une étiquette en anglais pour parler d’un truc en français, c’est ça la blague justement.

C’est assez paradoxal en effet.

Eloi : Oui un peu.

Hervé : D’ailleurs on a des copains, c’est le groupe Pendentif, eux c’est pareil. On dit toujours que c’est un groupe de French Pop, mais ils ne se sont jamais trop reconnu là-dedans. Même si eux ils font un peu parti du début de la vague, donc c’est vrai qu’ils ont un peu ce côté là d’écrire en français un peu comme les anglais écrivent leurs textes.

Eloi : Tu veux dire qu’ils écrivent avec les pieds ? (rire)

Hervé : Je pense qu’ils écrivent vite fait un texte sur un coin de table, ils n’accordent pas beaucoup d’importance aux textes. Enfin j’ai déjà discuté avec eux de ça et c’est vrai que, pour eux, ce qui est important c’est la musique, et le texte va plutôt être considéré comme un élément, un instrument en plus dans la chanson. Alors que nous le texte est aussi important que la musique.

Eloi : On rentre vraiment dans un univers, le but du jeu c’est un morceau, un univers. Et c’est grâce au texte aussi !

Parlons d’un de vos meilleurs souvenir de concert au sein de Cliché, qu’est-ce qui vous a le plus marqué ?

Eloi : Je pense que c’est la première partie de Tellier au Rocher de Palmer, c’était quand même une jolie date, il y avait un super son sur scène, c’était assez agréable.

Hervé : Moi j’ai l’impression que les bons souvenirs ils sont pour plus tard. J’ai pas l’impression, maintenant, d’avoir encore trouvé ma place en live. J’ai encore plein de trucs à apprendre et j’ai l’impression que je kifferai plus tard en fait.

Eloi : La Get Wet c’était bien quand même, quand on avait joué à l’Heretic, c’était une bonne soirée.

Hervé : Ouais, c’est sur.

Eloi : On jouait avec Babe et Gomina, c’était bien !

Hervé : Quand j’y réfléchis il n’y a rien qui me vient… Pourquoi je fais ce groupe ? (rire)

Eloi : Au point Éphémère à Paris c’était cool aussi ! J’avais bien aimé cette date.

Hervé : Au point Éphémère c’était très chouette, c’est vrai. Là je réfléchis, et j’aimerai bien dire un truc mais il y en a eu tellement en fait.

Eloi : Notre meilleur souvenir ce sera ce soir…

Hervé : Enfin bon, si tu parles de la scène pure et dure, je me prends toujours la tête, j’espère qu’à un moment j’arriverai à être suffisamment à l’aise sur scène techniquement et aussi au niveau du chant. Et réussir à vraiment kiffer de A à Z. Car il y a toujours des moments sur scène où je suis là, et je me dis « ah mais là je l’ai mal chanté ». Alors je me prends sûrement trop la tête, mais je suis sûr qu’à un moment j’arriverai sur scène, je serai là, comme à la maison en mode Johnny Hallyday, tout va bien quoi !

Eloi : Ah mais ça c’est pour bientôt ! Bon après c’est du boulot aussi.

Maintenant, c’est le moment de ma question type : si Cliché était une garniture de pizza ?

Eloi : Et bien, ce serait une pizza avec une moitié végétarienne déjà.

Hervé : Moi je dirai avec du fromage…

Eloi : Peut-être une quatre fromages alors, enfin cinq fromages du coup. Chacun apporte son petit truc, une saveur particulière. C’est bien cinq fromages non ?

Hervé : En fait, base tomate avec juste une olive peut-être. Ah non, moi ce que j’adore dans les pizzas c’est qu’il y ait un œuf tu vois. Après, finalement l’œuf c’est un peu la cerise sur le gâteau, donc ça fait un peu truc en plus…

Eloi : On ne t’a pas demandé ta pizza préférée hein (rire) ! Il faut un truc indispensable, genre de la tomate ! On ne peut pas faire une pizza sans tomate. Hervé c’est la tomate et moi je suis l’olive.

Hervé : C’est marrant car je n’arrête pas d’en faire des pizzas en ce moment et je commence à avoir une bonne technique en plus !

C’est un signe ! Bref, Cliché on vous retrouve en janvier avec un EP normalement, pour le moment c’est la release party à l’iBoat. Il n’y aura pas d’autre concert à Bordeaux ?

Hervé : Non, il n’y a rien de prévu pour l’instant.

Eloi : Enfin on va voir car on a eu le Fair il n’y a pas longtemps. Donc ça va peut-être changer des choses. On va voir les dates, ça va se faire progressivement. Mais on va quand même prendre le temps de finaliser l’EP et il y a aussi des trucs perso qui font qu’on verra. Notamment il y a un heureux événement qui va arriver fin décembre…

Hervé : C’est parce que je vais être papa.

Eloi : On va se prendre un peu de temps en janvier, ça va être assez calme. Et on va un peu laisser Hervé pouponner.

Hervé : Moi j’ai surtout envie de faire de la techno en ce moment ! En plus j’ai réparé une machine là, donc ouais j’ai vachement envie de faire ça. Et Eloi il va passer son permis aussi !

En fait bientôt ce sera Hervé dans la cale du bateau pour un set techno et Eloi au volant d’une voiture !

Eloi : Mais en plus ça pourrait être possible. Fx le bassiste du groupe organise les Get Wet, parce qu’il fait parti de Vie Sauvage, et moi aussi d’ailleurs. Et là ils on fait leur première soirée où il y avait concert plus club à l’iBoat.

Ah oui j’y étais, enfin que pour la partie club, et Jacques c’était super !

Hervé : Le concert c’était Static Observer, un groupe dans lequel joue notre batteur, et Jacques ça avait l’air bien ouais !

Oui carrément, Jacques avait plein d’objets avec lesquels il fabriquait son live ! Il avait une corbeille à papier, un saladier… A un moment il a même gratté une grille du plafond de la cale pour récupérer le son que ça faisait. C’était top comme soirée.

Eloi : Je n’y étais pas moi.

Hervé : Je serai bien venu car j’aurais bien aimé voir ce que ça pouvait donner justement. Parce que bon, généralement à l’iBoat c’est un mec qui joue des disques ou des vinyles mais là c’est un gars qui fait un truc qui sort un peu de l’ordinaire. En plus il y a quand même une bonne partie des gens qui viennent à l’iBoat sans savoir ce qui joue, du coup je me demande bien comment les gens ont réagi en voyant ça.

En plus c’est cool ce format de faire un concert qui est suivi d’un club.

Eloi : Ouais c’est cool !

Hervé : Bon il y a toujours plus de monde en club qu’en concert hélas, mais ouais c’est top.

Eloi : C’est pas la même chose aussi, on espère que ce sera l’inverse ce soir !

D’ailleurs parlons de ce qui va constituer cette Release Party !

Eloi : Il y a une expo de Pierre Cordier. A la base c’est un bon pote, et je ne savais pas qu’il peignait. On discutait juste comme ça et il m’a montré sur son smartphone ses toiles et j’étais là « wow mais c’est hyper bien » et il commençait tout juste à peindre en plus Après ça a pris hyper rapidement. C’est assez simple, mais il y a vachement d’émotion qui se dégage de ses toiles. Même les couleurs, c’est vraiment bien !

Hervé : C’est la première fois qu’on fait venir quelqu’un comme ça pour une expo et c’est la première fois aussi un peu qu’on ne joue pas en première partie, ou plutôt c’est la première fois qu’on joue un peu en tant que tête d’affiche.

Cliché lors de la release party à l'Iboat
Cliché lors de la release party à l’Iboat

C’est bien quand même à un moment de devenir la tête d’affiche non ?

Eloi : A la maison, à Bordeaux c’est cool ! En plus à l’iBoat, c’est un lieu que je connais bien car j’y ai bossé deux ans. Fx connait hyper bien aussi vu qu’il organise des trucs ici.

Et en ce qui concerne le choix de Cléa Vincent pour ouvrir cette soirée ?

Hervé : Alors Cléa Vincent je l’avais sonorisé une fois, à Vie Sauvage justement. Elle avait joué dans un bar pour le Off du festival, c’était la première fois que je sonorisais de ma vie d’ailleurs. Je connaissais déjà et j’adore ce qu’elle fait.

Cléa Vincent
Cléa Vincent

Eloi : Ouais voilà, on l’aime beaucoup.

Hervé : En plus on a appris qu’elle aimait beaucoup Cliché aussi, du coup ça nous a fait encore plus plaisir.

Eloi : On est content de l’inviter et on est content qu’elle ait dit oui aussi.

Hervé : En plus ils sont hyper sympas !

Eloi : Il y a Baptiste qui joue de la basse avec elle et qu’on avait déjà rencontré ici. Il passait avec son groupe de grunge pendant une soirée un peu mémorable.

Hervé : Ouais en première partie de Jérôme Violent, un groupe dans lequel je fais de la basse. On avait passé une super soirée.

Dans la scène bordelaise tout le monde se connaît, on dirait que vous vous échangez les musiciens un peu.

Eloi : Bah ouais, c’est vrai qu’on a rencontré Fx et Vie Sauvage il y a quelques années déjà et on va dire que nous on est plus âgés quoi. Julien et Jérôme ont trente-cinq ans et eux ils ont presque huit ans de moins. Il y a deux sphères qui se sont rencontrées.

Hervé : Parce qu’on a peur de vieillir peut-être un peu.

Eloi : C’est vrai que l’on commence à bien connaître la scène de Bordeaux. Donc eux de les avoir rencontrés, des jeunes, c’est bien. Et on s’est rencontré à l’iBoat d’ailleurs avec Fx. Je faisais les lumières et Fx jouait de la basse et pendant les balances j’ai fais « oh il a un son de porc » et du coup je lui ai demandé « eh tu veux pas jouer dans mon groupe ? ».

Hervé : En fait on est une bande de potes musiciens

Bon et bien merci beaucoup Eloi et Hervé !

Hervé : C’est fini ?

Un dernier mot alors ?

Eloi : Euh, oui !

Hervé : Merde, pour nous ce soir.

Le Type remercie encore les membres de Cliché de lui avoir octroyé un peu de leur temps. Vous pouvez les retrouver sur les réseaux sociaux ici. Mais aussi en concert au Krakatoa le 11 mars prochain.

Les Plages Pop @ Lège-Cap-Ferret, 21 et 22 juillet 2015

dans MUSIQUE

Musique, huîtres et décontraction. Trois mots qui sonnent plus que juste et qui résument assez bien le programme des Plages Pop, organisées par Bordeaux Rock au Cap-Ferret mardi 21 et mercredi 22 juillet.

Célébrer la pop, les pieds dans l’eau

Pour la quatrième année consécutive, Bordeaux Rock réveille les vacanciers de la lenteur estivale pour fêter comme il se doit la pop. Le cadre idyllique des plages du Cap-Ferret aidant, on aurait pu se dire que les organisateurs se seraient limités à cela. Mais c’était sans compter une programmation aux petits soins, mettant aussi bien à l’honneur des talents hexagonaux qu’étrangers.

Comble du chic, les spectateurs pourront se délecter de quelques huîtres tout en profitant des concerts.

« Twist it up »

Histoire de décoiffer les afficioados du petit pull sur les épaules habitués des lieux, on peut miser sur une jolie brochette d’artistes.

– Mardi 21 juillet –

Les rennais de Superets ouvriront le bal pour faire twister le public sur des airs de surf-music. Le moment se promet d’être légèrement régressif mais plus que réjouissant.

Ensuite, ce sera au tour du duo Paradis de gratifier les eaux du Bassin d’Arcachon de ses airs électro-pop, chantés en français s’il vous plaît. L’occasion de redécouvrir leur version électro-mélancolique de « La Ballade de Jim », parfaite pour consoler les amours estivaux contrariés.

– Mercredi 22 juillet –

Le temps de se remettre de ces premières émotions pop, le groupe bordelais Friends of Mine montera sur scène pour faire sautiller et rebondir les oreilles avec leur pop-rock précieuse et ensoleillée. Une voix profonde et des envies d’ailleurs.

Le jeune prodige londonien Only Real viendra clôturer en beauté la soirée. Entre surf-pop et rap, son album semble avoir été fait pour les longues soirées d’été entre copains. Son premier album ne pouvait pas trouver meilleur décor que celui des Plages Pop.

Vous l’aurez compris, on ne peut que vous conseiller de foncer sur la place Ubeda, au Canon, mardi 21 et 22 juillet. Vous rencontrerez sûrement dans le public un Type, panama sur la tête, huître dans la main, au pas dansant.

Place Ubeda / Le Canon
Commune de Lège-Cap-Ferret
Concerts gratuits à partir de 19h-1h

Page événement Facebook

Ménage à trois @ Labo Pop Day du Petit Bain

dans MUSIQUE

Normalement, Ménage à trois devrait dire quelque chose au lecteur assidu que tu es. Oui, il s’agit bien de la nouveauté coup de cœur de notre rubrique Du Nouveau, du Bon, du Vieux #16. Pour faire suite à « Australia Part I », premier EP de leur trilogie, Le Type te présente aujourd’hui, le premier extrait du prochain EP « Australia Part II » prévu pour le 14 septembre.

« Australia Part I » nous ouvrait les portes d’un monde aquatique, niché entre une pause légère sur le sable chaud d’Australie et une apnée dans les profondeurs abyssales de l’océan. « Australia Part II », porté par un premier extrait « Bobby’s Prism », s’annonce comme une invitation à la fête, au chill et à la danse. Ca groove, c’est plus sensuel mais jamais vulgaire. Le Type se voit déjà danser collé-serré sur une plage, n’importe laquelle, avec n’importe qui. Si le premier EP du trio mancunien annonçait les prémices d’un bel été, la suite de la saga « Australia » pourrait le prolonger à la rentrée.

Ménage à trois est à (re)découvrir sur scène ce samedi 13 juin au Petit Bain à l’occasion du Labo Pop Day.

—-

A propos du Labo Pop Day

Après une première saison de découvertes qui a vu passer Grand Blanc, Ropoporose, Blind Digital Citizen, Flavien Berger ou encore De La Montagne, Labo Pop voit les choses en grand avec une journée de fête et de concerts, ouverte à toutes et à tous, avec en bouquet final un de nos coups de cœur français de ces dernières années, les rennais de Mermonte. Mais aussi du jeune public, des stands, une expo pour profiter de la terrasse en ces beaux jours de juin !

—-

A propos du Labo Pop

Labo Pop est le label découverte de Petit Bain, avec la volonté de défendre et accompagner des groupes émergents et des esthétiques innovantes.

▄En dehors de rendez-vous réguliers (environ tous les deux mois), Petit Bain s’engage à accompagner les groupes lors de résidences, en proposant des showcases dans la cantine, en les mettant en rapport avec des professionnels, etc.

▄Avec une offre toujours plus pléthorique, notamment via internet, Petit Bain propose au public de se pauser un instant pour écouter une proposition, toute subjective, de ces coups de cœur du moment.
Un projet qui tend à être protéiforme et aller vers l’autre, en laissant les éprouvettes aux artistes, professionnels, médias via des cartes blanches, des rencontres, des créations…

▄Des tarifs doux pour favoriser la découverte dans la salle de concerts et des concerts gratuits à la Cantine

—-

Infos pratiques

Petit Bain
7 Port de la Gare
75013 Paris
Au pied de la BnF, à côté de la Piscine Joséphine Baker

►TERRASSE : 16h > 00h / Entrée Libre
►SALLE DE CONCERTS : 18h > 22h30 / 12€ en prévente*, TR, habitants du 13eme / 15 € sur place

PREVENTES : http://bit.ly/1z6aSB7
SITE : http://bit.ly/1bvSoyZ

La Vidéo du jour #80

dans ÉVÉNEMENTS/MUSIQUE

On se demande un peu comment on n’a pas pu passer à côté d’Arkadin et de son titre « Valhalla » et on dit merci à Nowness pour avoir fait remonter le clip aujourd’huiLe Type admet avoir bloqué dessus grâce aux yeux persants d’Howard Hughes, le chanteur de Coming Soonqu’il avait (re)découvert au El Chicho l’année dernière. Et là tu vois au moment où il écrit, il est obsédé par cette douceur électro-pop à la frontière du R’n’b (sûrement parce que l’instru est réalisée par Twinsmatic). Le clip quant à lui c’est un fantasme interactif réalisé par Virgil Texier. Un projet à suivre.

Si tu veux tu peux télécharger gratuitement une mixtape d’Arkadin ft BAMBZ

La Sera & Springtime Carnivore @ L’IBoat

dans MUSIQUE

Au moment où j’écris cet article je suis encore sous l’effet de cette substance qui fait dérégler les sens et brouille le discernement, cette folie, cette dégénérescence appelée Pop. Oui, ce style de musique qui te fait croire que, si comme le chanteur/la chanteuse tu portes une marinière et que tu balances tes cheveux, tout ira bien. Bref, cette machine à rêves et à amours imaginaires. Voilà, l’avertissement est terminé, je peux vous raconter maintenant comment je suis tombé amoureux pendant 20 minutes de la chanteuse de Springtime Carnivore.

Springtime Carnivore porte bien son nom : la douceur du printemps dans des chansons énergiques et ultra-efficaces. Un gros groove disco à la basse et la batterie portent une voix chaleureuse et singulière. Un petit côté soul aussi…! Tout va très (trop) vite et au final au bout de 20  minutes on se rend compte qu’on a fait très bon voyage avec le groupe, qu’on a vécu une sorte d’amourette d’été. On se dit que tout avait l’air un peu orchestré pour qu’on tombe amoureux, que c’était cousu de fils rouges tout ça, qu’on est bien tombés dans le panneau… mais qui dirait non à ça ?

Pour ce qui est de La Sera, des compositions très sympathiques dans un style punk/pop/folk, une voix naïvo-mystique (oui j’aime les qualificatifs à la con), mais là, j’ai moins accroché. Je ne me l’expliquerais pas… Je me prends quand même à danser sur quelques chansons, je commence un peu à avoir envie de porter une marinière, de bouger mes cheveux, et de monter mon groupe de rock.

Donc conclusion : Springtime Carnivore à voir si ça passe pas loin de chez vous !

Deuxième conclusion : la pop est-elle une folie ? Oui, mais une folie nécessaire si elle permet d’être amoureux pendant 20 minutes ou de se prendre pour un badass trop cool pendant 30 minutes. On ne peut pas cracher dessus !

Archipel + BRNS @Krakatoa

dans MUSIQUE

I’ve never been to Mexico mais Le Type ira bel et bien au Krakatoa le 5 novembre prochain. Il ira se balancer aux sons d’Archipel et BRNS. Et ça promet d’être bon.

Par qui commencer ? Par la pop mystique d’Archipel ou par la pop vitaminée de BRNS ? Par du bon ou par du bon ? Par ceux qu’on avait croisés une nuit à Vie Sauvage et qu’on a envie de revoir encore une fois ? Ou par ceux qu’on écoute dans notre maisonnée pour bien commencer la journée et bien la terminer, aussi ? Archipel ? BRNS ? BRNS ? Archipel ? Non vraiment, difficile de choisir. C’est bien pour ça qu’on ira avec un grand sourire au Krakatoa ce mardi soir de novembre. Se réchauffer dans les bras des percussions, des voix aiguës et des harmonies originales.

Mais comme il faut quand même se décider, on commencera par Archipel, chauvinisme oblige. On nous glisse dans le creux de l’oreillette qu’avant Archipel, il y avait Uncle Jelly Fish. Maintenant, l’Archipel est bien installé. La dernière fois, ils étaient beaux, frais et étranges. On avait aimé leur mise en scène, leur musique, leur originalité. Alors on veut revoir tout ça en espérant retrouver la surprise et la joie de la première fois. BRNS se prononce « Brains ». Les cerveaux du projet ce sont Antoine Meersseman, Tim Philippe, Diego Leyder et César Laloux. Ils agitent nos neurones mélomanes grâce à leur musique enthousiaste qui nous donne un peu envie de crier avec eux. Le 20 avril 2013, ils sortaient l’album de sept titres Wounded. On s’est laissé dire qu’en live ces messieurs emportaient vers l’infini et au-delà. Alors c’est vous dire si on frétille.

Et dans un grand geste de bonté, on vous offre 2 x 1 places à vous faire gagner sur la page du Type.

Archipel + BRNS
Au Krakatoa le 5 novembre 2013 à 20h30.

French Pop // J-1

dans MUSIQUE

Cocoricoooo mes frères ! Cocoricooo mes sœurs ! Le French Pop commence demain ! La crème de la crème pop indé vient prendre possession de la ville ! Organisé par l »association Dingue de Pop et la marque DDPLe French Pop a pour ambition de mettre en lumière ce que la pop fait de mieux, en français dans le texte.Pour ceux qui auront la chance d’être sur Bordeaux jeudi et vendredi, on se donne rendez-vous demain soir à l’Iboat et vendredi au Rocher de Palmer. Pour les autres (poor thing), votre vie n’est pas gâchée pour autant Le French Pop c’est aussi une compilation, dans les bacs depuis le 7 octobre !

Face A – La compilation

Ne pouvant pas représenter tout le monde sur la scène, la compil French Pop propose un nouveau tour d’horizon, aux quatre coins de l’hexagone, avec audace, humour et optimisme. Ces 17 titres traversent les temps, les influences et les émotions. La relève est assurée, l’héritage est sauf et l’avenir s’annonce plus beau. Le Type en a fait le générique des lendemains difficiles et le prélude de ses soirées endiablées.
French Pop

L’une des principales questions du Type sur le retour glorieux de la pop à la française c’est : « Que s’est-il passé en 2012 ? ». Que ce soit Bengale, Granville, Mustang, Aline, La Femme, et tant d’autres, il s’est plusieurs fois demandé quel a été le déclic qui a su redorer le blason de ce genre à part entière en décomplexant le lourd héritage de la chanson en français. On nous parle d »un ras-le-bol, d’une envie d’éloigner la morosité de notre temps à coup de paroles naïves et légères en surface. On nous dit de tomber amoureux et d »être heureux. On appelle à la danse pour chasser l »ennui. On nous dit que si le passé était bon, le présent n’est pas si moche.

Peut-être que Le French Pop c’est l »ambition de répondre à cette question par une programmation pointue, un peu nostalgique mais tellement ancrée dans notre temps.

Alors jeudi 17 octobre, tous à l »Iboat pour le début des hostilités tendres avec la pop brumeuse teintée de doux rayons de soleil du groupe Cliché, quelques notes érotiques mais toujours avec élégance et nonchalance aux côtés de Lafayette, la release party de Pendentif, gang à paillettes qui viendra défendre sa « Mafia Douce » et les DJ set de Jérôme Echenoz et Yan Wagner – du chic, du beau, du raffiné où l »on danse sensuellement la chemise légèrement déboutonnée.

Vendredi 18 octobre, viens avec nous au Rocher de Palmer pour conclure après notre premier rendez-vous de la veille. On partagera des regards complices et tendres en écoutant The Pirouettes, un duo charismatique et touchant, innocent mais pas farouche. Tu pourra refuser un slow puis nous nous courrons après sur le « Playground » de Granville, au son de leur hymne à l »éternelle adulescence. Nous nous enlacerons en écoutant Barbara Carlotti ; elle aurait pu être une idole des 60″s, une poupée mélancolique, prêtresse de l »automne. Quand ce sera au tour d »Aline, buvons un verre. Ces quatre gars dépeignent le temps qui passe, la perte de l »innocence et le désenchantement sur un fond léger, avec subtilité. Nous serons en proie au doute. Alors.ce sera à La Femme de monter sur scène. Oublions les doutes ! Abandonnons-nous dans une douche de sueur tropicale. Nous nous aimerons, nous nous déchirerons, nous nous battrons. La Femme n »épargne personne, elle est cruelle, elle est morose, elle fait voyager dans le temps, elle t »emporte et tu ne voudras pas partir.

A la fin, il faudra faire un choix. Accepteras-tu un prochain rendez-vous ?

Le French Pop festival
17 & 18 Octobre
A l »Iboat dès 19h30
Au Rocher de Palmer dès 19h30
Infoshttp://lefrenchpop.com/ 
Facebookhttps://www.facebook.com/LeFrenchPop
Pré-ventes :  http://lefrenchpop.com/infopratique.html

Rencontre avec Arch Woodmann #2

dans MUSIQUE

En 2010, nous découvrions Arch Woodmann, lorsque Le Type lui même n »était à peine qu »un embryon. Fidèles, nous l »avions revu plusieurs fois en concert, notamment au Rocher de Palmer en Février 2012. Ce laps de temps aura suffit à l »animal pour faire ses griffes. C »est donc avec plaisir que nous avons revu au Free Music Festival ce monstre de folk plus si propre. Sur scène, ça s »énerve, ça claque. En plus de s »être fait les griffes, il les a sorties. On revient donc avec lui sur son évolution.

Et puisque quand on aime on ne compte pas, on le reverra le 22 Juin au festival Vie Sauvage ! On s »y retrouve ?

IMG_2517-1

Le Type : On s »est déjà rencontré il y a un an. En quoi Arch Woodmann a changé en un an ? Que s »est-il passé ?

Antoine : Alors on s »est vu le 27 Février et qu »est-ce qu »on a fait le 27 Février ? Je ne sais plus… Ecoute on a sorti un EP entre temps déjà, on a enregistré un album et on a eu quelques changements de personnages… Enfin de personnages, une personne. Thomas l »ancien bassiste nous a quitté et c »est un nouveau Thomas qui nous a rejoint. On a aussi commencé à travailler avec Platinium Records, un label bordelais. C »est la première fois qu »on a un disque soutenu de cette manière là par des gens motivés et hyper investis.

Le Type : Par rapport à votre nouvel album, quelles sont les influences qui l »ont marqué ?

Antoine : Déjà le changement de mode de vie, j »ai déménagé à Bordeaux. Ça fait parti des choses qui ont généré toutes ces chansons là. Il y a aussi des influences musicales et autres comme David Axelrod. J »ai écouté pas mal de musique je pense, et essayé de faire vraiment des choses complètement différemment de ce qu »on faisait avant et qu »on ne puisse plus trouver la moindre trace de folk mignonne ou quoi que ce soit dans ce qu »on fait. Une autre chose qui a un peu changé aussi dans la conception du disque c »est le fait que Lucie et Benoit ont composé plus de parties. On a vraiment plus collaboré que d »habitude même si c »est moi qui fait toujours les chansons à la base, ça devient de plus en plus participatif.

IMG_2498-1

Le Type : Justement tous les trois vous êtes sur ce projet depuis le début et donc vous devez avoir chacun des Edite par Michel Martin, ils vous fait decouvrir 9 methodes insolites mais efficaces pour remporter de leargent e la reine des play2win casinos. évolutions musicales différentes ? Comme ça se passe pour gérer ça ?

Antoine : Déjà c »est moi qui suit en « charge » de gérer le projet donc c »est des choses qui sont facilement canalisables au moment de l »enregistrement etc. J »enregistre la plupart des parties et eux rajoutent autre chose. C »est des tensions qui sont intéressantes et qu »on retrouve plus en live parce qu »on est obligé de reconstruire les morceaux et d »aller à l »essentiel donc chacun a son approche du truc. Parfois ça passe et parfois ça ne passe pas. C »est un travail de groupe on ne peut plus normal (rires). Même si chacun essaie de servir au mieux les chansons qui sont sur le disque.

Le Type : Et comment on se sent quand on vient juste de finir un album ?

Antoine : Juste après on ne se sent pas forcément bien… Soulagé mais un peu déprimé parce qu »on a envie d »enchaîner direct sur autre chose et puis voilà… Je ne souhaite à personne d »avoir un mois de flottement juste après un album. Mais globalement je suis content du disque et c »est la première fois que je suis content d »un disque à ce point là donc je suis quand même heureux même si c »est un peu déprimant juste après. En plus je pense que c »est un peu normal. Quand on a fini une tâche qui prend du temps, qui prend beaucoup de place, quand elle s »arrête, on a l »impression qu »il n »y a plus rien.

Le Type : Quelle est ta dernière claque artistique ?

Antoine : Je ne sais pas, j »ai regardé des films de James Gray récemment. C »est vrai que ça me met toujours une claque de voir ce qu »il a fait et ce qu »il a fait aussi jeune aussi. Je suis toujours très admiratif. Et d »avoir vu le premier Wes Anderson aussi, donc Rushmore. En musique… Je ne sais pas trop. Je suis revenu à des trucs… J »ai écouté pas mal de blues ces derniers temps. J »essaie de me nettoyer les oreilles de tout ce que je peux entendre autrement. Et même s »il y a énormément de supers groupes, j »ai envie d »aller parfois vers une forme musicale un peu plus… pure, plus brute. Et j »ai l »impression que le blues peut offrir ce genre de chose.

IMG_2496-1

Le Type : Metronomy a donné son nom à de la bière. Si tu devais donner ton nom à un objet, ce serait quoi ?

Antoine : Soit un beurre salé, soit un sirop d »érable. Je pense que ça s »y prêterait pas mal.

Le Type : On a une rubrique qui s »appelle Du nouveau, du bon, du vieux, donc peux-tu nous donner une nouvelle, une bonne et une vieille chanson que tu recommandes ?

Antoine : Alors une vieille ce serait Rollin » and Tumblin » de Muddy Waters. La bonne en tout temps ce serait Song of Innocence de Axelrod. Et une nouvelle chanson ce serait… Swing Lo Magellan de Dirty Projectors.

Le Type : Si tu devais décrire Arch Woodmann aujourd »hui, comment le ferais-tu ? Et que penses-tu qu »il deviendra ?

Antoine : Je pense qu »Arch Woodmann est un projet assez exigeant en recherche permanente de changement. A mon avis, on a le mérite de ne pas aller systématiquement au plus facile et de proposer quelque chose qui ne cherche pas à s »inscrire dans un courant actuel. Donc non, on ne chantera pas en français ou quoi. Bref on fait ce qu »on a envie de faire tout en étant soutenu par ceux qui suivent le groupe depuis le premier album. Quant à savoir ce que le projet deviendra c »est difficile à dire… On traverse souvent des phases d »enthousiasme, d »autres de découragement. Le but c »est d »en retirer quelque chose mais la collaboration entre Lucie, Benoît, Thomas et moi est basée avant tout sur notre amitié et nos affinités musicales. Je tiens beaucoup à ce groupe puisque je l »ai créé mais peu importe ce que devient Arch Woodmann pourvu qu »on continue de jouer ensemble.

Sur la route du Type #3 – Direction Vie Sauvage !

dans MUSIQUE

Bien qu’on puisse voir Le Type aux festival-to-be genre Rock en Scène – grand dieu on a beau s’en moquer la programmation nous file un bon uppercut parfois – il persiste à s’attacher aux événements qui amassent moins de monde, des événements pleins de charme avec une véritable âme et une vraie volonté d’offrir de bons moments accessibles qui mettent en lumière ce qu’on appelle encore des « petits » groupes bien qu’ils avancent à pas de géants. Du 21 au 23 juin, il se déroule ce genre de festival à 45 min de Bordeaux, à Bourg-en-Gironde.

VS-CT

Monte dans la voiture, attache ta ceinture, du 21 au 23 juin Le Type part pour Vie Sauvage et tu viens avec lui et toute sa petite équipe !

Tu viens t’enivrer de la crème de la pop indé tels que Kim, Arch Woodmann, Dream Paradise, Pendentif, A Call At Nausica, Archipel, Fauve et d’autres pépites à découvrir – on vous a préparé quelque chose à leur sujet donc on ne s »étale pas dessus pour l »instant ;) !
Tu viens te balader dans le marché, manger du poulet, boire du bon rouge et acheter des vinyles au stand des Balades Sonores.
Tu viens profiter des prémices de l’été, suspendre le temps et vivre sauvage.

Ce n’est pas Eugène & Louis, les créateurs du festival, qui diront le contraire ! Ils vous en parlent plus en détails ci-dessous !

Rendez-vous à Vie Sauvage ! 

Vie Sauvage
21, 22, 23 Juin
Dans les bars de Bourg, dans la Citadelle, dans le Halle du marché
Renseignements / Billeterie / Twitter

Du Nouveau, du Bon, du Vieux #8

dans MUSIQUE

Quand Le Type rentre d’un périple sous la pluie et qu’il vient d’affronter vents et marées, il veut oublier. Alors pour ça, il s’aère l’esprit avec la pop ensoleillée du groupe californien Allah-Las. Le groupe formé en 2008 nous a livré en septembre dernier un album éponyme plein de légèreté à l’image de la reprise du morceau de The Roots « It’s been a long journey » de 1965, déjà présente dans leur 1er EP. Cette version « hamac », plus calme que l’originale, et son clip en noir et blanc nous plongent d’emblée dans l’Amérique des années 60-70.

Le très bon Nick Waterhouse a su flairer le talent des quatre californiens en produisant cet album qui ressemble à une balade au son « garage » le long des routes californiennes. On n’y retrouve pas de morceau vraiment énervé mais c’est aussi ça qui fait son charme. Une virée au rock sablonneux, donc, portée par la voix du chanteur et guitariste Miles Michaud mais surtout par les riffs de Pedrum Sidatian. Le tout, joyeusement rythmé par Spencer Dunham à la basse et Matthew Correia à la batterie.

Les grandes étendues arides américaines et les combi Volkswagen ont l’air d’inspirer le quatuor. Le clip de Busman’s Holiday frôle même le cliché des baroudeurs jouant de la guitare autour d’un feu de camp dans un coin perdu de l’Amérique de l’ouest sous un ciel étoilé. Mais après tout, on aimerait bien être à leur place alors on voyage avec leur musique.

 

Vous avez peut-être entendu parler du film « Inglourious basterds », ou le Commando des bâtards en Français, réalisé par Tarantino (c’est d’actualité). Si c »est le cas, vous aimez la boucherie, qu’on se le dise ! Inglourious Bastardz (IBZ) est un collectif de nombreux rappeurs originaires de Grenoble, Toulouse, Belgique, Suisse… Plusieurs d »entre bet online casinos eux dont Jeff le nerf (IV my people) et Furax Barbarossa (Bastard prod) étaient d’ailleurs connus avant la formation du collectif. Rejoints par 10vers, Swift Guad, Neka&Menshen (Le S1drome), Emetik & Amanite (L’1solence), Scylla, L’Hexaler, Sendo, Abrazif, Mutchach, Open mic, Skip, DJ Vice et DJ Toots, le regroupement ne pouvait être qu’explosif !

Inglourious Bastardz a un message à faire passer pour décrire le monde dans lequel nous vivons. Un mélange de punchline, de drogue, d’instru et d »alcool pour que ça frappe sec. Une vraie recherche liée à la tristesse, à la dépendance ou à la rage. Tout ça sur du bon son dans le caisson histoire de faire trembler les murs.

L’album est sorti officiellement le 26 Novembre 2012. Du rap qui sort du mauvais panier commercial consensuel surtout à notre époque. Pour ceux qui soutiennent le mouvement Hip – Hop dans le bon sens !

 

Et pour finir, Le Type mute d’amateur de Hip-hop à rockeur psychédélique avec Os mutantes. Ce vieux groupe brésilien s’est formé en 1966 à Sao Paulo.  Arnaldo Baptista et Sergio Dias font sonner leurs guitares en chœur avant d’être rejoints par Liminha à la basse et Dinho Leme à la batterie. Les chœurs sont super importants chez ces mutants brésiliens. Rita Lee mène le tout au chant pour nous faire twister sur ce rock aux sonorités psyché.

Leur morceau le plus connu A minha menina est très festif par exemple. Il donne envie au Type de retrouver ses amis les autres types pour chanter en chœur en frappant dans leurs mains dans un jardin estival éclairé par des lumières rouges, vertes, bleues et jaunes. Vous voyez le tableau ? Ce titre a été repris en 2002 par le groupe anglais The Bees originaire de l’île de Wight. Pas mal comme cadre.

En plus de nous rendre joyeux, Os mutantes nous emmènent dans un univers enfantin et naïf. Dans A minha menina, on trouve des paroles légères comme « A roseira já deu rosas e a rosa que eu ganhei foi ela » qui veut dire « Le rosier a donné des roses et j’ai gagné la rose qu’elle était ». Et cet univers enfantin se retrouve dans le titre Technicolor avec une intro qui sonne comme un conte. Mais en même temps, la chanson parle d’un rêve en technicolor, d’un voyage en train comme une hallucination. « I’ll take a train in technicolor ». On hésite entre rêve et hallucination. En tout cas, le message est bien de concrétiser nos rêves. Oui, c’est naïf mais sans ça, on serait bien triste les enfants.

 

Jérémy, Vico & Florence

Retourner là haut