Tag archive

Playlist

Eclectype #48 – La playlist 2019 de Bordeaux Rock

dans ÉVÉNEMENTS/MUSIQUE/Sélecta

Rendez-vous mensuel pour découvrir de nouveaux artistes issus de la scène bordelaise tout en redécouvrant des pépites locales bien de chez nous, enfouies parfois dans les bas-fonds des internets. Sans trier, on sélectionne de manière éclectique dans cette playlist des univers parfois très différents, du rock psyché à la house en passant par le hip hop ou la musique de chambre, toujours dans une démarche de promotion de la création émergente à Bordeaux. Lire plus

Eclectype #44 – La playlist bordelaise – septembre 2018

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

Rendez-vous mensuel pour découvrir de nouveaux artistes issus de la scène bordelaise tout en redécouvrant des pépites locales bien de chez nous, enfouies parfois dans les bas-fonds des internets. Sans trier, on sélectionne de manière éclectique dans cette playlist des univers parfois très différents, du rock psyché à la house en passant par le hip hop ou la musique de chambre, toujours dans une démarche de promotion de la création émergente à Bordeaux.

}

BassBassGâterie – Dis Marco

« Une basse, une batterie, une musique aux rythmes bruts et aux chœurs nonchalants. Ici on ne s’embarrasse pas de superflu, la bitare reste au placard. » La description affichée sur le Bandcamp du duo suffit à expliquer dans les grandes lignes le délire du groupe, plutôt réjouissant au demeurant.

}

DeadWulf – Hola Que Tal


Grosse phase planante sur ce « Hola Que Tal » de DeadWulf, dont on attend le premier EP courant 2018. A suivre, donc.

}

MCRKSM SPHR #21 – Hirschmann }

A la tête du média et collectif Eclipse, Hirschmann signe le vingt-et-unième podcast d’un autre acteur de la scène bordelaise, Microkosm. Ambiance ombragée, cadences ensorcelées et rythmes dépitchés sont au rendez-vous de ce set d’une heure trente pas déplaisant.

}

Gamine – Voilà les anges

Séquence INA nostalgie avec Gamine ; groupe de Bordeaux des années 1980. Souvent cantonné au succès de ce seul titre « Voilà les anges », Gamine a été par la suite réhabilité par des stars de la pop tels qu‘Etienne Daho qui a reconnu dans le groupe une véritable influence avec cette pop rock chantée en Français, teintée de sonorités des années 60.

)

Ouai Stéphane – Ouai (Costello Remix)

Si Ouai Stéphane n’est pas vraiment bordelais, l’auteur du remix de « Ouai », issu du premier EP de ce dernier l’est bien. Tout l’EP de Ouai Stéphane est chaudement recommandé, et cet edit du titre « Ouai » par Costello est chaudement recommandé pour quiconque apprécie les sonorités old school retravaillées.

Sandy Smoke – Eye on U


Groove funky et ambiance calée : le cocktail de Sandy Smoke passe comme une lettre à la poste à toute heure de la journée.

)

Tibia – Cave communion

Quoi de mieux que le « Punk à chatte » formulé sur le bandcamp de Tibia pour appréhender la musique du groupe qui sent bon le garage-grunge-punk du fond des caves bordelaises.

)

Zomaken – Ivan Ooze

Si le rappeur bordelais n’en est pas à son premier coup d’essai, c’est son premier album solo qui vient de sortir le 14 septembre. On y retrouve quelques morceaux déjà connus (dont « Heptapode » avec Jouvence qu’on vous recommandait ici) et surtout beaucoup d’inédits à l’image d' »Ivan Ooze ».
}

Mellow Pillow – Pee

Les gars de Mellow Pillow sortent une vidéo en guise de récap de pas mal de concerts passés par-là, et en laissant présager la sortie d’un album prochainement… Hâte !
}

The Twin Stoners – Troubles


Basé à Capbreton (dans les Landes), The Twin Stoners souffre de « Troubles » aigus ; en témoigne leur rock stoner énervé. Un album est prévu pour septembre 2018 : planquez-vous !

)

Birouette – BNJ Dance Podcast

Pour son deuxième podcast consacré à BNJ Dance, le label lyonnais Blue Night Jungle confie les clés du bail au collectif bordelais Birouette, aperçu entre autre lors de nos 7 ans et à droite à gauche dans divers lieux de Bordeaux. House breakée, chaleur et délire tribal au programme d’un set assez diversifié.

)

D’autres Eclectypes avec d’autres artistes locaux à découvrir :

Eclectype #39 – La playlist bordelaise – février 2018

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

Rendez-vous mensuel pour découvrir de nouveaux artistes issus de la scène bordelaise tout en redécouvrant des pépites locales bien de chez nous, enfouies parfois dans les bas-fonds des internets. Sans trier, on sélectionne de manière éclectique dans cette playlist des univers parfois très différents, du rock psyché à la house en passant par le hip hop ou la musique de chambre, toujours dans une démarche de promotion de la création émergente à Bordeaux.

}

Aya & Neverland – Old Train

Avec son premier EP Sunstroke produit avec la nébuleuse We Are Vicious, Aya & Neverland séduit par ses compositions ultra soignées. Multi-instrumentiste, l’artiste construit au fil de son mini album un univers plein de mystères qu’on se plaît à explorer.

)

Pläcid – Let Me Introduce

Ayant déjà officié avec une formation plus electronica avec le collectif À l’eau, Tom aka Pläcid revient en solo pour une tambouille très acid et psychédélique. Un truc bien corrosif mais réjouissant à consommer avec modération pour les plus épileptiques d’entre vous.

)

Obsimo – Faceless

Troisième EP pour le jeune Obsimo, qui avec Obsidienne rappelle la classe de Moderat ou parfois de Rone. Un registre planant très agréable, à écouter à tout moment de la journée selon l’humeur.

Johnny Muerte – Hey Mate


Sonorités blues et rock’n’roll bien grassouillets qui puent les vieilles caves bordelaises : c’est le cocktail proposé par Johnny Muerte, qui fonctionne à merveille dans l’EP Because of the Night sorti en 2016.

)

Jo & Yanné – De Fil En Aiguille

Issus du WL Crew, Jo et Yanné montrent avec « De Fil En Aiguille » une maîtrise de l’écriture et distillent des sonorités plutôt fraîches et bienvenues dans le rap game local. A suivre.

)

Racoon Racoon – Little Sparrow

Délicieuses délicatesses au menu des titres composés avec brio par le duo Racoon Racoon. Originaires de Bordeaux, Léa et Léonard s’affranchissent des frontières et puisent leurs influences au gré de leurs voyages. Leur dernier EP Our Love’s Funeral sorti sur le label allemand Majestic Casual Records est un véritable succès. Un projet auquel on souhaite plein de réussite.

)

Pierre Moritz – A Une Main

Si Pierre Moritz n’habite plus vraiment Bordeaux, on peut se réjouir qu’il soit le dernier artiste a signer sur Shall Not Fade, un beau label anglais qui compte à son actif une belle tripotée de noms tels que Mall Grab ou Detroit Swindle. Une house propre sans fioriture, entraînante à souhait, à l’image de ce que propose l’écurie britannique.

)

Miki Bangs – Snowden

Moitié du duo Bengale, Miki Bangs expérimente et bricole en solo des sons hybrides aux influences multiples. Avec « Snowden », l’artiste se fait porte-parole activiste 2.0 en magnifiant l’œuvre du lanceur d’alerte Edward Snowden pour un rendu plutôt amusant et qui change de ce qu’on peut écouter ailleurs.

 

Little Jimi – Jimi

On termine avec les lauréats du prix de la ville de Bordeaux à la Finale – Tremplin des 2 Rives 2018 qui s’est déroulé à la Rock School Barbey il y a quelques semaines. Rock en suspens à tendances stoner et psychédéliques : Little Jimi a de quoi convaincre adeptes et néophytes en la matière, en on souhaite bonne route à ce trio qui n’a encore qu’un an au compteur.

Les 5 pépytes de – À l’eau

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

Le collectif À l’eau propose depuis un certain moment bon nombre de festivités à Bordeaux, La Rochelle voire Paris, avec l’ambition de s’exporter encore d’avantage. Passionnés, Alix, Tommy, François, Grégoire, Adèle et Florian ont notamment investi ici l’IBoat et le Bootleg (où ils fêtent d’ailleurs cette semaine les quatre ans de la salle), en invitant régulièrement des artistes de la scène house française et européenne, du niçois Sweely au lyonnais Pablo Valentino en passant par l’anglais Greymatter, notamment. Si la bonne ambiance règne à chacune de leur soirée, une grosse attention est portée au line up, toujours de grande qualité et bien équilibré. Puisqu’on retrouve régulièrement une partie de l’équipe aux platines en warm up ou en closing, on s’est dit que ces diggers auraient quelques conseils musicaux avisés à partager.

}

Sylvester – Over and Over (1977)

}

LB aka LABAT – Ideal Freedom (2016)

}

Kez Ym – Escape To The Vibe (2015)

}

Shanti Celeste – Nu4him (2015)

}

Sweely – Lost In My Feelings (2016)

}

[INTERVIEW] Thousand @ Vie Sauvage Collection Été 2015

dans MUSIQUE

Bourg-sur-Gironde, entre deux gouttes. La nuit de festival ne venait que de commencer pour les sauvages quand Stéphane Milochevitch, aka Thousand, leur conta ses histoires pop. Une prestation à l’image de son disque tubesque « The Flying Pyramid » : entre nonchalance de cowboy par la voix et rigueur absolue par la précision des arrangements. 

Le Type a profité de l’escale girondine de ce drôle de garçon, aussi bien à l’aise en homme orchestre qu’en dessinateur, pour lui poser quelques questions et lui demander de concocter une mini playlist introspective et éclectique.

Pour commencer, peux-tu nous dire comment tu as construit ton album « The Flying Pyramid » ?

C’est un album qui s’est construit de façon très éclatée. Certains morceaux remontent à très loin, d’autres ont été crées au dernier moment. En général, j’ai une vision globale du morceau plutôt rapide. Ce qui me prend le plus de temps, c’est tout le travail autour des arrangements. Pour moi, ce sont vraiment eux qui donnent le style d’un morceau. Je suis super pointilleux avec ça. Ce boulot m’a pris deux ans pour ce disque.

En plus d’être musicien, tu es également dessinateur. Ton processus de création est-il le même pour le dessin et la musique ?

En dessin, j’ai une démarche plus libérée qui tient de l’impro. Mes dessins s’apparentent à des collages d’images qui n’ont rien à voir entre elles mais qui finissent par former un ensemble cohérent. Je ne m’impose pas de diktat ou de formalité… En ça, on peut peut-être rapprocher mes dessins de ma musique : je peux tester à l’infini des styles et des instruments très différents avant d’être satisfait d’un morceau. Je ne me refuse rien !

D’où tu tires ton inspiration? De ta vie personnelle ou de choses plus abstraites?

C’est assez particulier… En fait, je pars d’éléments de ma vie perso mais pour arriver à un morceau, j’ai besoin d’un stimuli extérieur. Ça peut être une phrase prononcée par un pote, une réplique dans une série un peu naze… C’est ensuite la nuit que je suis le plus productif, quand je suis dans une sorte de demi-sommeil. C’est à ce moment que le texte découle. Puis viennent les histoires, les rythmes, la mélodie, le phrasé…

Avec une partie de ton enfance passée au Texas, tu penses que ça impacte ta façon d’écrire et de composer ?

Cela m’a beaucoup influencé au niveau musical parce que j’étais très libre et j’ai pu assisté à des concerts qui ont été déterminants pour moi. Je me suis retrouvé dans des festivals de métal un peu extrêmes qui étaient des parfaits clichés sex, drugs and rock and roll. Je me suis retrouvé assez vite à assister à des trucs d’adultes… C’était assez frontal mais ça m’a forgé, pas seulement pour ma musique mais aussi dans mon style de vie.

IMG_6454
Stéphane Milochevitch était accompagné sur scène de Sylvain Joasson (batterie) et d’Olivier Marguerit (basse).

Est-ce qu’il y a des artistes dont tu te sens particulièrement proche et qui t’inspirent ?

J’oserai pas me hisser au rang d’artistes que j’adore mais je suis assez fan de la manière d’écrire de Bill Callahan. Je trouve aussi l’écriture et l’attitude de David Berman des Silver Jews assez fascinante… Il y a aussi la musique d’Olivier Marguerit, qui m’accompagne à la basse sur scène, qui me parle beaucoup. Sinon je pourrai dire François and the Atlas Mountain ou Requin Chagrin, un tout jeune groupe que j’ai vu récemment en concert. Tu sens qu’ils ne sont pas encore super rodés mais leur l’honnêteté m’a vraiment touché.

Quels sont tes projets pour la suite? Toujours aussi éclectiques?

Là je suis en train de finaliser quelques dessins, dont un énorme. Je travaille aussi sur de nouveaux morceaux… En fait on peut carrément dire un album je pense (sourire). Et puis je suis en train de finir le clip de « To Dance in a Circle of Fire »… C’est là que je me rends compte que j’ai un gros problème pour déléguer les choses niveau musique (rires). Heureusement que c’était un pote qui s’occupait du mixage parce que j’étais insupportable à vouloir tout gérer.

Pour finir, tu penses quoi des initiatives comme Vie Sauvage? Un festival pluri-disciplinaire, un peu comme toi au final. 

Déjà, je suis super touché d’avoir été choisi. On sent que c’est ultra soigné que cela soit dans la programmation ou l’accueil. L’ambiance est différente des autres festivals où tu sens vraiment les grosses machines derrière.

Thousand – Playlist Introspective :

Une chanson tourne en boucle de ton côté en ce moment ?

« Rose » de Requin Chagrin. Une nouveauté très chouette !

Une chanson qui a changé ta vie ?

« Don’t cry » des Guns n’ Roses (version Use Your Illusion I). Plus qu’une chanson, un art de vivre. Si tu ne peux pas t’empêcher de chanter chaque solo par coeur, tu sais ce que je veux dire.

Une chanson qui te rend heureux à tous les coups ?

 « Young Turks » de Rod Stewart, une ode à la vie devant soi.

Une qui te rend triste automatiquement ?

« In Dreams » de Roy Orbison, mélancolique et teintée de terreur quand Dennis Hopper la chante dans Blue Velvet.

Une chanson inconnue mais qui mériterait d’être connue du plus grand nombre ?

« Chemirocha », un chant Kenyan magnifique inspiré par la country de Jimmie Rodgers.

Photos :  Gil Quaresma

Retourner là haut