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Pays Basque

Baleapop, le grand final

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS

Le « festival de musique et d’art contemporain au Pays-Basque » Baleapop s’apprête à souffler sa dixième et dernière bougie du 14 au 18 août. Non-content d’avoir réussi le pari d’organiser un des festivals les plus courus de l’hexagone, le collectif Moï Moï prend en effet la très classe décision d’arrêter une petite machine pourtant parfaitement maîtrisée et bien huilée. Pour célébrer cette fin de règne en fanfare, c’est une édition « best-of « que l’équipe nous a préparé. Elle rassemblera ce que Baleapop a réuni de mieux lors de ses précédentes éditions, avec une programmation musicale toujours pointue et défricheuse, une mise en avant d’artistes contemporains et un amour inconditionnel pour son territoire et la culture locale.

Crédit photo : Laurence Revol

Le grand final

A l’heure de la « festivalisation de la culture en France« , qu’est-ce qui peut bien pousser l’équipe d’un festival à prendre la décision d’arrêter la machine en cours de route ? Soucis de fréquentation, difficultés économiques, fatigues des promoteurs peuvent bien sûr être invoqués a posteriori d’une édition compliquée. En ce qui concerne Baleapop, le son de cloche est un peu différent. Avant même la mise en place de son édition anniversaire (les dix ans), son équipe a en effet annoncé que cette dixième édition serait la dernière, quelque soit son issue.

Derrière cette décision de l’équipe du Baleapop (un des festivals qui a accompagné l’évolution du Type, dès 2012, 2013, ou en 2015 avec une rencontre des organisateurs, puis 2017 ou 2018), on peut voir une certaine suite à logique à ce qui constitue l’ADN du festival. À savoir la volonté de préserver une certaine authenticité et de ne pas dénaturer ce qui fait la recette gagnante d’un tel rendez-vous estival : un festival « à taille humaine » (pour reprendre une expression consacrée) qui ne voit sans doute pas d’intérêt à grossir ou se développer comme tant d’autres de ces homologues, alors que l’envergure prise par l’événement suffit à satisfaire ses fondateurs. Comme l’indique à Sourdoreille Jeanne Boulart du collectif Moï Moï, le pari de Baleapop est réussi : « fêter les 10 ans en étant toujours la même équipe qu’à nos début. C’est dingue. Mais c’est pour ça aussi qu’on est ravi que ça s’arrête ».

Une programmation « best of »

Pour cette occasion forcément particulière, il faut s’attendre à un grand final orchestré tel un best of qui rassemblera les coups de cœurs des programmateurs sur les 9 éditions précédentes. Comme à son accoutumée, le festival proposera d’ailleurs une partie musique qui s’articulera avec de l’art contemporain. Des expositions qui « méritent mieux que de servir de faire valoir à des mecs qui chantent faux », ce pourquoi les commissaires veillent bien à ce que cette dimension se fasse l’écho avec la musique.

Sur scène ou derrière les platines on aura le privilège d’apprécier du mercredi au dimanche ce qui se fait de mieux sur la planète « digger » et producteurs de la nouvelle scène électronique française, à commencer par le boss d’Antinote, Zaltan, ou encore Jita Sensation, Belec (aka Bisou), les Fils de Jacob, Maxi Fischer (du label du coin Décalé.), les lyonnais de Sheitan Brothers ou Botine… Les live des français Botibol, Petit Fantôme, Forever Pavot, Epsilove et Etienne Jaumet seront également à scruter de près. Hors frontières, on retrouvera Connan Mockasin (déjà présent lors de la troisième édition du festival ), l’amstellodamois-volant Young Marco ainsi que Bufiman (Jan Schulte) pour des performances attendues.

Par ailleurs, tout au long du festival, plusieurs installations artistiques seront présentés au public, en écho à la partie musique. Le colombien Iván Argote investira ainsi le parc Duconténia à travers une intervention qui explorera « nos liens inextricables avec l’Histoire, la tradition, l’art, la politique et le pouvoir ». De la même façon, on découvrira l’univers graphique du montpelliérain Jimmy Richer qui, pour l’occasion, est invité à repenser le mythe du fantôme domestique. Du travail photographique et de la vidéo investiront aussi le parc du festival avec le travail de Ludivine Large-Bessette, diplômée de La Femis et qui prend pour objet le corps et la performance. Les œuvres de nombreux autres artistes seront accessibles dans le parc, du danseur Mathieu Calmelet en passant par Nicolas Daubanes qui travaille sur les espaces sociaux fermés ou encore Nils Guadagnin, Octave Courtin, Récit, Séverin Guelpa ou Valentin Gabelier.

La Familia

Enfin, Baleapop ne serait pas ce qu’il serait sans l’esprit de famille qui y règne. À l’image de la programmation best of qui s’est faîte via les différents coups de cœur des programmateurs, le festival ne s’envisage pas sans tout ceux qui font partie intégrante de l’organisation de l’événement. Cette « Moï Moï Familia » se compose autant du quatuor Baleonda – sorte de Soundsystem du festival pour le dire très rapidement – que des membres d’Odei ou du producteur originaire de Ciboure Panda Valium. Manon Boulart, du collectif Moï Moï et qui travaille sur l’organisation du festival proposera quant à elle tout au long des 5 jours une installation in situ, « un monde fantasmé qui prend place dans le réel ».

Marque de fabrique d’un festival qui célèbre chaque année sa culture locale, une Grande Bouffe est aussi mise en place le dimanche. Celle-ci rassemble à la fois festivaliers, équipes et artistes dans un esprit de convivialité et de fête. Cette année elle aura donc une saveur toute particulière puisque se sera le dernier moment pour profiter de Baleapop et communier autour d’un repas concoctée avec amour par l’équipe et en collab’ avec des producteurs de la région.

Fêter la fin des vacances au festival basque Baleapop

dans ART ET CRÉATION/MUSIQUE

Le festival basque Baleapop fête cette semaine sa huitième bougie, avec une recette qui a su prouver son efficacité : miser sur un cadre et une ambiance conviviale sans chercher à grossir outre-mesure et ce toujours avec une programmation soignée et défricheuse. Focus sur une édition qui ne dérogera pas à la règle.

Crédit photo : Simon Noizat et Mike Cornelius

 

Baleapop et le Type, c’est un peu l’histoire d’un amour d’été qu’on retrouve chaque vacances sans jamais s’en lasser. Ainsi tous les ans (ou presque, voir ici, et ici aussi), à la fin de l’été, on a coutume de se rendre en terres basques pour savourer avec joie les derniers instants de la période estivale.

 

Baleapop naiz

Il faut dire que le rendez-vous proposé par le collectif Moï Moï a de quoi faire saliver. Loin des festivals qui voient tout au long de l’année s’étaler sur leurs affiches les mêmes noms d’artistes, Baleapop cherche avant tout à offrir à son – fidèle – public une expérience chaleureuse faîte de contact et de proximité. Précurseur de cette vague des « petits festivals français » qui ont éclot ces dernières années, l’équipe a eu à cœur de pérenniser le sien, évoluant d’abord à Guéthary puis à Bidart, avant de poser ses valises à Saint Jean de Luz où aura lieu cette huitième édition, du mercredi 23 au dimanche 27 août.

 

Euskal Herria biziki ongi da

En plus d’offrir donc une expérience festivalière singulière particulièrement agréable, Baleapop tient à son ancrage local et cherche à promouvoir aussi bien artistes qu’artisans locaux, produits locaux ou euskara, la langue basque utilisée un peu partout dans l’enceinte du festival et dans sa communication. Engagé dans la défense de son territoire et de son terroir, Moï Moï s’inscrit de plus logiquement dans une démarche écoresponsable en sensibilisant son public à la protection de ses merveilleux sites.

Crédit : Mike Cornelius

Baso bat nahi duzu?

Le festival a en outre la spécificité de mixer tout au long des festivités évènements gratuits et payants. Les journées de mercredi (au Cinéma le Select), vendredi et samedi (à la plage du Cenitz) seront ainsi rythmées par Radiobalea. Le jeudi, en partenariat avec RMBA, le Baleakaixo dans les rues du centre ville de Saint Jean de Luz verra s’orchestrer une soirée d’ouverture tandis que vendredi et samedi, de 14h00 à 19h00, on ira danser sur la plage avec Baleabeach. A ne surtout pas louper également ; la grande messe du dimanche avec le Zelaian Disco Club animé par les cousins de cœur du festival, les lyonnais Sheitan Brothers. Le reste de la programmation devrait aussi bien ravir un grand nombre d’adepte de découvertes puisque la sélection très aventureuse du Baleapop est l’occasion chaque année de repartir chez soi avec une belle liste de nouveautés excitantes à explorer.

 

Nun da afterra?

Cette année on attendra particulièrement beaucoup de l’américain digger de pépites Lovefingers qu’on avait croisé au Verger Festival, de la brillante russe Kate NV qui mélange dans ses productions un nombre de choses intéressantes, du génie Lorenzo Senni signé chez Warp ou encore d’une tripotée d’artistes locaux (le DJ résident à Donostia Drunkat, le collectif Musique d’Apéritif) ou pas (le lyonnais de BFMD Judaah, la moitié de Syracuse, Epsilove). Au-delà, on retrouvera un parcours d’art contemporain composé de vidéos, de multiples performances et autres installations, ainsi qu’un temps consacré à la réflexion, Radiobalea (gratuit). Une expérience totale que le Type a hâte de redécouvrir, comme chaque année, histoire de célébrer avec joie la fin de l’été et de repartir de plus belle sur la rentrée, la tête plein de souvenirs basques.

 

Beste bat.

 

Toutes les infos :

 

SUR LA ROUTE DU TYPE #8 – Baleapop #6 (encore et toujours)

dans MUSIQUE

Il y a des amours d’été qu’on aime préserver et qui animent en nous les mêmes émotions depuis des années. Baleapop et Le Type, c’est depuis 2011 que ça dure. Nous fêtons nos 5 ans cette année. Nous nous sommes rencontrés à Guéthary. Le Type est tombé amoureux tout de suite. Il s’est promis que chaque année, il reviendrait en terre basque pour revivre chaque été ce qu’il ne vit pas ailleurs. Chaque fois que Le Type parle de Baleapop autour de lui, il te dira toujours « Viens avec moi ! Chaque année, il se passe un truc dans ce festival que tu connaîtras nulle par ailleurs ». Et chaque année, la promesse est tenue. Pour cette 6ème édition, Le Type a réalisé une énième interview (il y a déjà eu celle-ci, puis celle-là). Le collectif Moï Moï y fait le bilan de 6 ans de festival et te dresse le programme des festivités.

https://instagram.com/p/5LHo3tsPRS/?taken-by=baleapop

Salut les Moï Moï ! Ça fait longtemps ? Comment ça se passe pour vous depuis notre dernière interview (pour Baleapop, les artistes du label etc.) ? C’était en 2013.

Et bien, ça se passe plutôt coolio. La dernière fois qu’on s’est vu, on était à Bidart. Mais, on a dû bouger… Sur le moment, c’était assez dur, mais en fait, c’est assez cool. Baleapop a lieu maintenant à St-Jean-de-Luz, dans le parc de nos premiers amours. On a des nouveaux bureaux avec une vue pornographiquement scandaleuse sur la baie de St-Jean. On n’a toujours pas de site internet mais on s’aime tous toujours, et même encore plus qu’au premier jour.

Le festival prend de plus en plus d’ampleur. Est-ce que malgré tout, vous arrivez à maintenir vos valeurs DIY du début ? Baleapop c’est toujours une histoire de copains ?

Baleapop n’a pas vraiment changé, on est toujours la même bande de potes, avec perceuse, scotch, plancha et talky dans les poches. On a même de plus en plus de copains qui viennent nous aider, ça nous permet de nous professionnaliser et de faire encore plus de trucs nous-même. Aujourd’hui, chacun est responsable d’un truc, qui est très souvent à mille lieux de son vrai métier, c’est un peu le principe d’un métier un jour quoi. Ces commissions deviennent indépendantes, mais chaque ‘réunion Baleapop’ se termine toujours en apéro qui lui ne se termine jamais. En réalité, on fait tout pour que le festival soit de plus en qualitatif, car c’est là tout le challenge et paradoxalement, on ne fait rien pour qu’il y ait plus de monde, parce que c’est ça aussi le challenge. Du coup à voir l’affluence en hausse, on se dit juste que les gens ont bon goût !

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Vous avez toujours envie de créer une maison d’édition et de louer un van pour un road trip dans les Bois ?

On a acheté un camion. Mais il est trop pourri pour aller dans les bois et de toute façon, on est trop nombreux pour tous rentrer dedans. Par contre, on a une nouvelle passion : louer des bus et partir tous ensemble à l’aventure, c’est la nouvelle tradition du Baleapotes. Et notre maison d’édition, sortira son premier ouvrage après Baleapop #6 avec la publication d’un livre de photographies d’Olivier Metzger prises lors du festival.

Parlez-nous de la programmation ? D’où viennent les artistes que vous avez choisis ? Qu’est-ce qu’ils vont partager avec nous ?

C’est toujours une programmation faite de coups de cœurs artistiques et amicaux. Coté art contemporain, des œuvres monumentales, des projections vidéos, une chasse à l’homme photographique. Côté musique, des concerts, un mini club, une block party dans les bars de la ville. De l’acid, des nappes mélodiques, du sombre, de la techno, du punk… on s’est encore bien marré cette année en imaginant la programmation.

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J’ai l’impression que vous étiez un peu prescripteur d’un concept de festival local avec une programmation transversale. Un festival doit-il forcément multiplier son offre pour se développer ?

Je ne serai pas catégorique sur cette nécessité ! Par exemple, un festival de musique avec une prog mortelle, se suffit à lui-même. Ce qui est vrai en revanche, c’est qu’il y a de plus en plus de festivals qui tentent de créer une histoire, de transmettre une philosophie, au travers d’un certain art de vivre et de valeurs communes en multipliant les propositions (de la bonne bouffe, des temps forts étudiés…) Créer l’à côté, tendre des ponts entre diverses disciplines, pour pousser la réflexion, un peu plus loin que ses limites.
Mais un champ, de la bière fraiche, un mur d’enceintes, et des amis, ça peut suffire à faire le meilleur des festivals. Bota Azidoa !

Qu’est-ce qui fait que le Pays-Basque est le meilleur endroit en France où faire un festival ?

Humm en réalité, j’ai des doutes sur cette affirmation ! Certes, le xingar y frit à gogo et la Bob’s beer y coule à flot, mais il faut sacrement croire en la Pachamama pour penser un festival ici à l’air libre ! Je pense que la seule vraie raison pour laquelle le Pays-Basque est pour nous le meilleur endroit DU MONDE où faire un festival, c’est parce que c’est chez nous, là où sont nos racines. Ça n’aurait aucun sens ailleurs…

Qu’est-ce qu’on peut espérer de cette nouvelle édition ?

Que le Dieu Moï Moï soit toujours des nôtres : qu’il parvienne encore à repousser les orages. Que les baleapoppers soient à la cool, que les frites croustillent, que notre président ne casse pas de voiture, que notre commissaire d’expo ne se casse pas de pied, que nos festivaliers progressent en euskara, que les concerts ne soient pas trop pourris voir super biens. Et qu’à la fin, on ait hâte d’être à l’été prochain.

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Baleapop #6
Du 5 au 9 août
Saint Jean de Luz / Donibane Lohitzune
Billetteriehttp://bit.ly/1TPHk0N
Infos Pratiqueshttp://baleapop.com/infos-pratiques

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Sur la route du Type #4 – Direction Baleapop

dans MUSIQUE

Au cours du mois de juillet, Le Type s’est accordé un break pour se replier sur lui-même, méditer, recouvrir une alimentation saine – avant l’heure de l’apéro. Mais soyons sérieux…Le Type pète un plomb là ! Il a envie de repartir sur les routes, mourir étouffer dans une tente surchauffée, allumer la fausse en dansant avec des festivaliers un peu barges et prendre des claques dans les oreilles et dans les yeux.

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La prochaine étape de son road trip des festivals de l’été vous la connaissez déjà : c’est Baleapop. On vous en a beaucoup parlé l’année dernière tant ce festival a été LA surprise de cette année 2012.
En manque de DJ Set sur la plage, d’expo et de love vibration sous le soleil du Pays-Basque : on ne pouvait pas passer à côté de la 4ème édition ! – en plus il nous reste encore des tokken !

Baleapop a grandit, quitte sa Guéthary natale pour prendre possession de Bidart. Au programme de cette année : on s’évade à La Communale avec Blackmail, Cankun, Etienne Jaumet, Alba Lua et d’autre encore, on fait le mur à La Galerie Hybrid avec Coraline de Chiara, Iouri Camicao, Pipilotti Rist, Raffini & Pugnaire et Claire Trotignon, on danse sur la plage avec Legowelt, Gorbachev, Van off Mart et on mange des Baleaburger ! Tout ça est bien sûr loin d’être exhaustif le collectif Moï Moï et l’agence Nabie vous réservent d’autres belles découvertes.

Ils se sont d’ailleurs mobilisés pour nous réaliser une auto-interview décalée et convivial tout comme l’esprit de ce festival ! Ils vous disent tout et vous donnent la couleur de cette 4ème édition pleins de belles promesses. En attendant, l’équipe du Type est parée avec sa Clio et sa tente 2 seconde. On se retrouve dans trois jours ;)

Baleapop – Sitehttp://www.baleapop.com/
Baleapop – Facebookhttps://www.facebook.com/events/237782623030136/
Billeteriehttp://www.weezevent.com/baleapop-4

Rendez-vous à Baleapop #3 : Premier jour

dans MUSIQUE

C’est au cœur de l’automne, quand le temps est trop pourri pour sortir – de toute façon c’est la rentrée des séries, pourquoi sortir ? – que le Type a décidé de vous parler de BaleapopLes beaux souvenirs d’été qui vont venir sont à lire entre deux téléchargements, pause déj, cours en amphi. Suivez Le Type et (re)découvrez un festival au succès inattendu où le Type a aimé danser à moitié nu sous le soleil en sirotant des bières au son de Morgan Hammer et Rone sur la plage de Cénitz, s’émerveiller au concert de Summer Recreation Camp, Yeti Lane, Kate Wax et allumer le parc de Guéthary au live de James Holden, Panda Valium & Polygorn, Odei, Crânes Angels, J.C Satàn et Connan Mockasin.

Haaa Baleapop, difficile d’en parler sans avoir une petite larme de nostalgie au coin de l’œil ! Nous avions entendu parler de ce festival toute l’année par le collectif Moï Moï, à l’origine de cet événement au cœur du Pays Basque, dans un cadre de rêve entre la mer et la montagne : Guéthary.

Will Smith à fond dans la voiture, « Wow » est la première chose qui nous est venu à l’esprit une fois arrivée à la plage de Cénitz pour planter notre tente. Petite escapade en Espagne, nous récupérons du trajet une Corona à la main sur la plage de Saint-Sébastien. Il est l’heure de revenir au parc de Guéthary pour ne pas rater Summer Recreation Camp. Nous n’avons pas pu rencontrer Cristiàn Subirà, à l’origine du projet Summer Recreation, mais nous serons amenés à reparler de lui et des ses projets – Le Type est obstiné. Cristiàn seul sur la scène loin de nous tous qui l’observons assis dans l’herbe, paraît imperturbable. Quand on l’a écouté chez nous, arrangé, mixé, on avait l’impression qu’il nous embarquait dans un voyage cosmique à travers plusieurs univers. Finalement en live, c’est Cristiàn lui seul qui plane et qui est embarqué par sa musique. De là où nous l’écoutions, la magie tardait à opérer, nous étions plus fascinés par la passion du personnage que par la musique, difficile à atteindre, il est peut-être trop tôt. Il fait encore jour après tout.

Nous filons chercher des tokens, monnaie du week-end, pour se rafraîchir avec quelques bières. Comme il est tôt nous allons faire un tour au Baleamarket se fournir en t-short et tote bags du festival – qui seront sold out dès le lendemain. La nuit commence à tomber, le parc se remplie peu à peu, Panda Valium & Polygorn entre en scène. Le Dj basque reste fidèle à ses influences techno et pimente son set grâce aux riff de guitare, la basse et la batterie du groupe Polygorn. Nous oublions l’électro grosse machine pour une techno simple qu’on ne cherche pas à déchiffrer, on l’écoute, on l’aime et on danse. C’est tout. C’est Panda Valium & Polygorn.

C’est la folie dans le parc. On nous dit que le monde n’arrête pas d’affluer pour la tête d’affiche de la soirée : James Holden.
Le Dj anglais aux multiples casquettes – dj, compositeur et producteur, rien que ça – a embrasé le parc de Guéthary bondé et à bloc…alors qu’il n’est que 23h. Et ce n’est pas près de s’arrêter, ce soir on tord le cou de la house music. Derrière ses platines, James Holden gère les boucles avec brio et envoûte une foule conquise qui n’est pas prête d’arrêter de faire la fête – et qui n’arrête pas d’affluer, on se marche dessus ! Il est seulement 1h00, à l’entrée du parc, plusieurs personnes essaient de rentrer mais le festival affiche complet pour ce soir. Dépités les gens essaient de resquiller en sautant des buissons, tandis que Le Type un brin ivre se fait des potes en sirotant sa bière près des toilettes. La classe quoi !

Le Type est crevé, ses yeux brûlent, ses oreilles sifflent mais il n’attend que le lendemain pour savoir ce que ce festival prometteur lui réserve.
Au début de Baleapop en 2010 ils étaient une centaine, en 2012 dès le premier soir du festival nous étions 1500.

Rendez-vous à Baleapop #1 : La Programmation

dans MUSIQUE

L’été 2012, c’était la saison des jeunes festivals du Sud ! Entre Indiecator et Relâche (Allez les filles) à Bordeaux, Vie Sauvage à Bourg-sur-Gironde, Le Grand Souk à Ribérac, place à la troisième édition de Baleapop à Guéthary dans le Pays-Basque.

Voilà plusieurs mois que Le Type attend ce festival qui lui avait été présenté par le collectif Moï Moï – on vous en avait parlé ici. A J-5 du festival, Le Type se met aux couleurs de Baleapop et vous prépare plusieurs focus sur ce que vous ne devez absolument pas rater durant les quatre jours du festival – oui, oui Le Type n’a peur de rien et plantera sa tente à Guéthary pendant les 4 jours. Pour tous ceux qui auront le malheur de rater cet événement, il est fortement conseillé de suivre Le Type qui essaiera de tout partager avec vous en temps réel.

Cadre unique, lieux inattendus, Guéthary deviendra un terrain de jeu sur lequel tous les arts vont se mêler.
C’est là la force de Baleapop : proposer une programmation pointu et éclectique qui parlera à tous, que vous aimiez les arts plastiques, la peinture, la musique…

Et quelle programmation ! Connan Mockasin, James Holden, JC Sàtan, Crâne Angels, Kate Wax, Summer Recreation Camp, Rone, Odei et toute sa clique de Moï Moï Records répondront présent et viendront faire la fête avec vous sur scène, dans les bars ou encore sur la plage !

Pour les expositions, Le Type a hâte de découvrir « Monstre Sacré » par Alizée Armet et Xare Alvarez Berakoetxea, la performance de Nicolas Barrome Vs Amandine Urruty et « Cabane Cannibale » à la Galérie Hybrid.

Après une bonne grasse mat’, il se peut que vous croisiez Le Type en train de chiner des objets insolites au Baleamarket et à coup sûr vous le croiserez des tapas pleins la bouche et un verre à la main au Baleapéro.

Et bien sûr, dimanche, on se retrouve tous sur la plage pour un après-midi en compagnie de Rone, de Kulte Soundsystem et de SanPanTzar avant d’aller se finir au son des Crâne Angels et de Connan Mockasin.

Bon…Convaincu ? On se voit entre le 9 et le 12 août à Guéthary ?

Plus d’infos
www.moimoifestibala.com
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Moï Moï Records : Pays-Basque Way of Life

dans MUSIQUE

Souviens-toi, ami lecteur, il y a quelques temps on te parlait d’un label basque qui faisait sa soirée de pré-lancement à bord de l’I.boat ! Tu t’en rappelles forcément puisque tu suis le Type assidûment tous les jours. Même qu’il te voit prendre des notes en hochant la tête parce que ce que le Type fait, tu le plussoie à chaque fois !


Le Label en question s’appelle
Moï Moï Records, ça veut dire « bonjour » et « au revoir » en finnois et c’est l’idée d’un collectif loufoque et super créatif qui regroupe des gens passionnés et passionnants. Tellement passionnant que le Type est allé à leur rencontre. Ça se passe à L’Auguste, à la Victoire, le lendemain de l’événement Moï Moï. Bonne et mauvaise idée puisque Manu, Pierre et Jeanne sont plutôt enthousiastes mais à peine remis de la soirée – ils se sont couchés vers six heures du matin. « Il y avait 500 personnes, c’était fou, on a mis du temps à émerger mais on est là ! Vas-y, on commence ! » me dit Jeanne tout en commandant un café.

On échange quelques banalités, on parle un peu du Type, de l’I.boat, de Bordeaux puis petit à petit on entre dans le vif du sujet. Moï Moï, c’est qui, c’est quoi ? C’est avant tout un collectif d’artistes, de créateurs d’événements, chasseurs de pépites musicales et visuelles dans un esprit « Do it Yourself ». Ils sont dix dans le noyau dur du collectif mais compte également tous leurs amis, leurs fans et les rencontres qu’ils ont pu faire en six ans d’existence. « On est fan de nos fans et de tous ceux qui nous soutiennent. Moï Moï c’est une grande famille. » confirme Manu. « C’est un beau bordel que tout le monde ne comprend pas des fois » rajoute Jeanne. « C’est pas ça qui est bon justement ? » demande Manu.


Si, si ! D’ailleurs ce beau bordel a donné naissance au festival
Baleapop à Biarritz, véritable rendez-vous hédoniste où la musique se mêle aux arts plastiques sous toutes ses formes.

Et le label dans tout ça ? « C’est le prolongement de notre démarche DIY. On gagne que dalle dans la musique en tant qu’artiste et le seul moyen d’avancer aujourd’hui c’est de se lancer et de se produire par soi-même. Surtout que le faire au sein du collectif permet à chacun d’apporter son truc et comme on se connaît bien, on ne se prend pas au sérieux. » déclare Manu aka Mathys, DJ de l’écurie Moï Moï avec également Sanpantzar et Panda Valium.

A ces mots, je me demande alors comment le label compte évoluer et s’ouvrir sur le marché de la musique. Jeanne me répond : « On ne se cloisonne pas dans des codes en particulier. On dé-code. Pour le moment, on est dans l’electro mais si on a un coup de cœur pour du rock, on ne dit pas non, au contraire. On voudrait que ce label laisse le champ libre aux artistes pour qu’ils s’expriment comme ils en ont envie. Après tout Moï Moï Records, c’est une continuité de ce qu’on a toujours fait en six ans. »

 

A bon entendeur…

L’heure tourne, il est bientôt l’heure de partir. On parle alors des projets du label. On parle de Panda Valium qui sort un EP en mars appelé « Copaïba » et on me confie les deux projets ultimes du collectif et de label : créer une maison d’édition et acheter un van ou un bus pour partir sur les routes, partir à travers les bois !

Que de bonnes choses à venir donc !

 http://www.collectifmoimoi.com
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