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Odezenne

Fête de la Musique à Bordeaux : guide 2019

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS

Encore une fois cette année, la Fête de la musique à Bordeaux s’annonce bien chargée. Collectifs et associations s’en sont donnés à cœur joie pour proposer une multitude d’événements. Il y en a donc pour tous les goûts. Pour s’y retrouver, on vous propose ce petit guide non-exhaustif pour dégoter la teuf qui vous conviendra le mieux.

Crédit photo : Astrid Lagougine

La plus défricheuse : tplt x Ola Radio (Crédit Municipal de Bordeaux)

Comme chaque année, on se rendra avec intérêt à l’événement organisé par le collectif tplt. A l’initiative du Verger et de La Serre, le crew et ses différents résidents (Superlate, Yougo, Insulaire et Blumm) ont pour habitude de dégainer les disques rares aux sonorités variées. C’est donc naturellement qu’on les retrouve cette année avec la webradio émergente de la région bordelaise qui donne sa place aux différentes assos de la ville : Ola Radio.
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La plus rock’n’roll : L’Astrodøme x Musique d’Apéritif (Place du Palais)

Non contents d’avoir organisés un grand raout psyché en début d’année, L’Astrodøme et Musique d’Apéritif rempilent et nous proposent un casting rock et punk bien adéquat pour cette fête de la musique. Cinq groupes et un dj set par leur soin ; de quoi régaler un grand nombre de bordelais qui risquent forcément de passer par la Place du palais.
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La plus fat’ : Odezenne x l’Orchestre National Bordeaux Aquitaine (Place des Quinconces)

Odezenne. Gratuit. Place des Quinconces. A-t-on besoin d’en rajouter ?
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La plus groovy : L’Orangeade x Délicieuse Musique (Square Dom Bedos)

On ne présente plus Délicieuse Musique ni L’Orangeade, collectif qui vient de fêter ses 5 ans en grandes pompes place Saint Michel. Assez proches artistiquement parlant, les deux collectifs joignent donc leur force pour cette fête de la musique sur le super spot de Square Dom Bedos ! Au menu ? House, disco, mais surtout ambiance tropicale, « danses de vandales sur des rythmes venus du monde entier et amour sous les étoiles ».
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La plus queer et bordélique : Bordeaux Rock x Bordelle (Place Fernand Lafargue)

Joli coup pour l’association Bordeaux Rock et Bordelle qui s’allient et investissent la belle place Fernand Lafargue. Lieu de passage central, celle-ci verra défiler notamment un show drag queen de Maison Eclose et les live de Zebra Lova et PointPointVirgule. Un dj set de l’équipe de Bordelle est à prévoir. Joyeux bordel en prévision, donc.
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La plus funky : Les Amplitudes x Future Sound

Les copains des Amplitudes s’unissent de leur côté avec Future Sound, pour une teuf sur la Place Saint Projet, au bord de la longue rue Sainte-Catherine. Les deux crews risquent fortement de faire vriller les murs aux alentours !
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La plus extended : IBOAT : Open air & Club (Courtesy & Peach)

Douze heures : c’est le marathon proposé par l’Iboat à l’occasion de cette fête de la musique ! Accompagné par 3 excellents collectifs du cru (Crème Fraîche, Canal 113 et A l’eau), l’équipe du bateau fera résonner le Bassin à Flot sur deux niveau ; à la fois au pied de la Grue Wellman en open air, et dans sa cale, avec : Courtesy et Peach.
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La plus sunshine et aventureuse : Rocher de Palmer x FIP

Beau programme rive droite au Rocher de Palmer ! La SMAC convie FIP pour une nuit loin du centre mais au cœur du soleil avec l’electro-hip hop de la réunionnaise Maya Kamaty, le duo funky DjeuhDjoah ou le collectif Cotonete et son groove complètement transmissible. Un beau plateau qui régale !
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La plus à-la-cool : Bruit Rose Music x Brüme (rue Neuve)

Bruit Rose Music et Brüme s’associent le 21 juin pour une formule bien connue de ceux qui ont l’habitude de côtoyer les teufs de ces deux collectifs : « chill au soleil, cocktails, tapas et DJ sets ». What else?
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La plus incestueuse : Super Daronne x Hill Billy (Musée des Arts décoratifs et du Design)

Encore un spot de rêve pour fêter la musique de belle manière : l’écrin du Musée des Arts décoratifs et du Design. Aux manettes, on y retrouvera les collectifs Super Daronne et Hill Billy, adeptes de groove et qui alterneront entre « gros pains et cabrioles spectaculaires ».

Odezenne, comme à la maison !

dans ÉVÉNEMENTS/MUSIQUE/REPORTAGES

Actif depuis 2007, Odezenne s’est fait une place de choix dans le monde musical hexagonal. Originaire de Bordeaux, le groupe n’a jamais été adepte des techniques conventionnelles, notamment lorsqu’ils se sont fait connaître. Ils ont en effet su tirer profit du développement d’internet pour sortir du lot et programmer leurs premières tournées, faisant d’eux un groupe différent des autres, avec son lot d’interrogations. Jeudi 20 décembre, lors de la tournée suite à la sortie de Bakara, leur dernier album, le groupe se produisait à la salle des fêtes de Grand Parc, fraîchement rénovée et ré-ouverte en juin 2018. Les hostilités ont été ouvertes par Moussa Fennira qui a joué de son talent durant une heure afin de laisser le temps à Odezenne de se préparer à un spectacle qui n’aura déçu personne. Mais on vous laisse en juger par vous-même.
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Rap Bordelais : 5 artistes à suivre en 2017

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

À quelques exceptions près, Bordeaux peine à briller sur la carte du rap game hexagonal. Il y a bien, Sam’s signé chez Boyamé Music, Fayçal qui s’est fait un nom sur la scène underground, ou encore dans un autre registre le groupe Odezenne dont la popularité ne cesse de grimper. Sans oublier les talentueux beatmakers bordelais qui produisent pour la crème du rap français (Pandemik Muzik, Gizzle, 1upWorld).
Et pourtant la scène rap bordelaise compte de nombreux artistes qui ont révélé un gros potentiel en 2016. Le Type vous propose donc un petit tour d’horizon des rappeurs bordelais à suivre de près en 2017 !

 

Fello

Bien que n’ayant pas encore sorti de projet, Fello est sûrement celui qui fera le plus parler de lui en 2017. En seulement quelques clips, le poulain de Katrina Music (le label du crew de producteurs Katrina Squad à l’origine des hits de SCH) se démarque déjà avec sa voix reconnaissable entre toute. Après une première apparition réussie sur French Riviera 2 de Hooss, Fello l’Afghan a sorti plusieurs titres en 2016, délivrant un rap brut sur une trap mélodieuse. On attend plus que la sortie du premier projet…

Découvrir Fello sur :

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Joey Larsé

Bordelais d’adoption, le jeune rappeur Joey Larsé s’est associé à DJ Yep (producteur de Fayçal entre autres) pour sortir l’EP Confortable en 2016, son projet le plus abouti jusqu’ici. Sur 4 morceaux, il débite des textes très imagés, avec un flow lent et précis, qui nous plongent dans une balade nocturne planante et luxueuse sur un son jazz très aérien. Un style cinématographique qui n’est pas sans rappeler l’école Time Bomb mais qui offre un résultat très actuel, une nouvelle formule boom bap aux drums modernes. Le duo semble avoir trouvé sa propre couleur musicale et devrait prolonger l’effort en 2017 !

Découvrir Joey Larsé sur :

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La Prune

En décembre dernier, on vous présentait déjà La Prune dans une chronique à déguster de leur projet éponyme. Ce trio bordelais, composé de deux rappeurs (Endé et l’Épicier) et d’un beatmaker (Krab), livre en 2016 un premier EP tout en maîtrise qui impressionne par sa qualité. Addicts à la taurine et mariés à l’alcool, Endé et l’Épicier rivalisent de rimes et de technique entre chant et rap sur les productions sombres et sudistes de Krab. La suite arrive en 2017 et elle est très prometteuse…

Découvrir La Prune sur :

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Dalla$

Avec son flow énervé et gueulard de rockstar, Dalla$ fait office d’ovni. Son album, Virus & Vaccins, nous plonge au cœur de la nuit, pour un road trip trash et ensorcelé sur une bande sonore aux influences variées, IDM, Trap et Punk… C’est sur le morceau « La Balade », en compagnie des Daisy Mortem, que le mélange des genres est le plus réussi. On ne peut qu’espérer un projet commun entre ces artistes du collectif We Are Vicious !

Découvrir Dalla$ sur :

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VO (Eskro & Jouvence)

VO, c’est la connexion improbable entre Eskro et Jouvence, deux rookies aux profils atypiques. Le premier a fait ses classes entre l’île de la Réunion et Bordeaux avec une série de freestyle sur toutes sortes d’instrus, délivrant un rap de rue technique et percutant. Le second est rappeur et producteur au sein du collectif L’Escale Tropicale et semble avoir goût prononcé pour les expérimentations musicales délirantes. SurCarré d’eau gelé leurs styles se complètent et offrent un résultat assez inédit dans le paysage de rap actuel. Pour l’instant, seuls deux ou trois morceaux de ce duo (éphémère ?) sont disponibles. Alors VO, si vous nous lisez, on veut une tape !

Découvrir VO sur :

Interview : Odezenne cru 2015-2016

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

16.09.15
_ « Bouche à lèvres » dans la rétine.

J’ai vu des gens. J’ai concerté la Famille. Les Bordelais. Les Parisiens. Et on s’est pris la gueule comme jamais. Entre tristesse, dévotion inflexible et sentiment de trahison. Ça faisait si longtemps. Notre gars Odezenne était revenu et nous ne savions pas comment accueillir son retour. Il avait tellement changé.

12.11.15
_Festival Les Inrocks Philipps à La Cigale

Première confrontation après des jours entiers hanté par Dolziger Str. 2. Hanté par ses boucles enivrantes et la gueule de bois qui s’en suit à cause de l’excès d’écoute. Pourtant pour le Type, cet album s’imbrique parfaitement dans l’histoire du groupe, dans l’évolution de sa musique et de son esthétique. Où les textes sont de plus en plus abstraits pour laisser une place à notre propre interprétation. Où le verbe venait à se fondre de plus en plus dans le son. Odezenne n’a pas changé. On sent les coups durs, les doutes, les cernes. Ils auraient pu tout arrêter. Ce soir-là, ils étaient là. Debouts, vivants avec ce même éclat dans les yeux quand la foule scande leur nom. Debouts, rassurés. Oui, le public est toujours là. Ce soir-là, notre gars Odezenne était revenu. Il avait tellement de choses à nous dire.

21.11.15
_Tourcoing Le Grand Mix

Le Type et Même pas peur retrouve Alix avant l’ouverture des portes du Grand Mix. Après avoir échangé pendant des mois sur le cas Dolziger Str. 2, il était temps de rendre des comptes ensemble avec l’un des principaux accusés. Attention interview fleuve, intimiste entre coup de langue, coup de gueule et confessions de groupie.

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Le Type : Il est comment le public à Londres ?

_ALIX_Il est français (rires). C’est vrai ! On a préparé des phrases en anglais et là on arrive, on regarde le public et on se dit qu’il n’y a que des français. Ils chantaient tout et tous dès la deuxième chanson. J’ai demandé s’il y avait des français dans la salle. Il n’y avait que quelques anglais dans le fond. A un moment donné j’ai expliqué la chanson Je veux te baiser en anglais c’était cool.

_ALIX_Attendez, on va boire un verre non ? Je vais prendre des verres au fond.

Même pas peur : Ha mais la sort pas ! On a ramené de la bière du Nord ! Je pense qu’elle n’est plus très fraîche mais elle fait partie de l’interview. Le Type : Alors, on commence ! La première question est en référence à « Souffle le vent », à l’origine un freestyle qu’on a découvert en vidéo. A un moment, on t’entend dire « Je suis fan de Jaco ». Depuis ce freestyle à aujourd’hui, qu’est-ce que tu as envie de dire à ton équipe ?  Même pas peur : Vous nous dites toujours de nous aimer. Maintenant à toi de donner de l’amour aussi à ton crew. C’est ton moment d’amour, ton moment « Aimez-vous ».


_ALIX_Alors…Je vous sers des verres hein ? Donc…Jaco c’est juste ouf à quel point on peut compter sur lui. C’est un mec d’une droiture et d’un engagement rare. Il a un grand sens de la fraternité et de l’amitié. Il m’apprend vraiment tous les jours. C’est comme une trousse de survie. Si je devais partir dans le désert, Jaco serait ma trousse de survie. Et Mattia…ça va rester surtout axé musique. Il a une capacité impressionnante à sortir de la musique. Je n’ai jamais rencontré une personne comme lui dans ma vie. Grâce à lui, je ne suis jamais impressionné par les producteurs de musique que je rencontre. Il est super humble, il ne se la pète pas, il est toujours en train de se remettre en question. Pourtant, il sort toujours des trucs de fou. Il sait se mettre à notre place. Il a beaucoup d’altruisme, il se met vraiment au service du projet.

Le Type : Il est beaucoup plus présent sur cet album, non ? On en parle beaucoup entre nous. On s’est beaucoup dit que sur cet album on a vraiment pu entendre jusqu’où le génie de Merlin pouvait aller encore.

_ALIX_ça on le savait depuis le début. Personnellement, je le connais depuis 20 piges. C’est vrai que c’était long de trouver chacun notre place. A la base, c’était difficile d’écrire sur ses instru comparé à une face B lambda. Parce que…c’était toujours un peu alambiqué, un peu chelou, un peu décousu. Là on a vraiment tout déstructuré. On a pris les choses à l’envers. On est parti de la musique pour habiller la musique avec nos textes, et pas l’inverse. Alors que sur les albums Sans Chantilly et O.V.N.I, c’était encore un mélange des deux. On avait pris l’habitude qu’il arrange autour de nos paroles. Pour Dolziger Str. 2, il y a des choses qu’il nous a proposées et qu’on a essayé de sublimer. On a essayé de se rapprocher de ce qu’il faisait avant. C’était très intéressant pour Jaco et moi. Ça a explosé les frontières de nos écritures. On s’est invité dans les textes de l’autre. Ça a donné cet album qui je pense…Elle est super bonne cette bière au fait ! Et heu…Oui, je suis super content de cet album. Je suis super content de tous nos disques mais celui-là il a une importance autre. J’avais beaucoup de doute sur notre capacité à exister après un troisième disque. Il n’y avait pas de concession possible. C’était soit on faisait un disque qui nous plaisait soit c’était fini.

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Même pas peur : On va revenir sur « Le Plus Beau Cul du Monde ». C’est quoi le plus beau cul que vous avez rencontré dans vos vies ? Le Type : Jaco avait déjà répondu à cette question. Quelqu’un lui avait demandé si l’histoire du Plus Beau Cul était réel et il avait répondu « C’est un orgasme multiple. »

_ALIX_Ha ha…C’est vrai. C’est vrai. Je ne voudrais pas ternir la réputation du Plus Beau Cul du Monde mais…c’était une grosse conne. Voilà. (rires)

Le Type : La prochaine question c’est pour « Bouche à lèvre ». « Je dessine, je dessine ». Est-ce que tu peux nous dessiner un cunnilingus ?

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Cunninlingus selon Alix

_ALIX_ Je suis très mauvais dessinateur.C’est conceptuel hein ! Mais moi je le vois comme ça en tout cas !

Même pas peur : On pensera à ça la prochaine fois qu’on verra des meufs avec un cercle et un rond tatoués. On continue ? Je ne sais pas si tu as vu mais il y a eu une conférence à Paris : « Pourquoi les rappeurs ont choisi d’être MC ? ». Qu’est-ce que tu en penses toi ? Pourquoi tu as choisi cette voie ? C’est important pour toi que les rappeurs soit reconnus comme des artistes ?

_ALIX_ On est toujours exclu de ces conférences à chaque fois. Je ne sais pas pourquoi. Mais tu sais pour moi, faire du rap c’est pas un combat que j’ai envie de mener.

Le Type : C’était pas un débat sur la légitimité d’un rappeur. C’était surtout axé sur l’écriture. En quoi dans l’écriture un rappeur est un genre d’auteur.

_ALIX_ Mmmh…Je pense qu’à partir du moment où quelqu’un prend un stylo pour écrire, il peut être un auteur. S’il est un bon ou un mauvais auteur, c’est une appréciation subjective. Je considère l’écriture comme quelque chose d’accessible. A partir de ce moment-là, je n’aime pas cette idée qu’on ait à se justifier en tant que rappeur de manière lettrée avec une surenchère de références. Je ne fonctionne pas du tout comme ça. Déjà, je me considère de moins en moins comme un rappeur, parce que le projet s’éloigne de plus en plus du rap. Et puis, j’écris vraiment ce qui me passe par la tête. Si on considère que j’ai une qualité d’auteur tant mieux, si on pense que je suis un escroc tant pis. Personnellement, si on m’invitait à une conférence comme ça. J’irais pas. C’est pour ça qu’on m’invite pas (rires). J’ai répondu à ma question tout seul ha ha.

Le Type : Il y en a eu une autre par exemple c’était « Wesh les puristes » je crois. Et le thème était de savoir si le rap qui se vendait massivement était celui qu’on écoutait vraiment.

_ALIX_ C’est bizarre quand même de réfléchir là-dessus. Le rap qui vend peu importe sa valeur, il se vend. Je connais personne autour de moi qui écoute Maître Gims mais c’est quand même un champion des records en vente de disques. Il y a des gens qui écoutent. Même si c’est des enfants, c’est pas vraiment gênant.

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Le Type : On passe à la question bière ? De Sans Chantilly à Dolziger Str. 2, on est passé des stupéfiants à l’alcool. Et toi t’es passé du rap, à la bière ?  Même pas peur : Qu’est-ce que tu penses de notre bière du Nord comparée à ta bière,  La Pip ?

_ALIX_On a eu une pleine page dans le Sud-Ouest d’ailleurs ! La vôtre, elle est forte ! Je regarde…Ha ouais, 8,5°. La mienne c’est une bière légère. Elle est à 5,3°. La Pip, c’est une bière de soif. Attention, je vais parler comme un commercial. J’aime beaucoup votre bière. Elle s’appelle comment ? « Hé biloute t’es d’min coin ? ».
Ha ha, j’aime bien. Je suis sorti avec une fille du Nord pendant un temps. J’ai beaucoup bu de bière comme ça. Ça me rappelle des souvenirs. Elle est très bonne cette Hé biloute. La Pip, on l’a créée avec des copains. Faire une bière c’est comme une médaille. Après, j’en parle pas trop. Je mets pas trop en avant que je suis dans le projet.

Le Type : C’est trop tard c’est enregistré. Même pas peur : On s’en fout.  Personne ne lit Le Type. Le Type : Mais il t’arrive quoi à toi ? Dis pas ça !

_ALIX_Mais non, c’est pas grave. Calmez-vous ! Pour en revenir à ce que Le Type disait sur le passage des stup’ à l’alcool, c’est sûrement dû à notre voyage à Berlin. De la rue Dolziger où on habitait et le studio, il y avait 4-5 bars dans lesquels on s’arrêtait à l’aller et au retour. On passait notre temps à faire ce trajet. C’est là où on discutait des morceaux. C’est là où on mettait les choses à plat Tout le whisky qu’on a bu là-bas a dû influencer ces textes. Ça et les bières en cannette de 40 cl qu’on a torchées tout l’hiver. Dans notre studio, il y avait une montagne de verres de 7 mois de consommation.

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à partir d’ici l’ordre de la conversation bascule
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Même pas peur : On a une question qu’on hésitait à vous poser mais je pense qu’on va la poser quand même. Est-ce que vous en avez marre de nous voir partout avec Le Type ?

_ALIX_Mais non pas du tout ! Au contraire, pour moi, vous êtes comme un baromètre d’Odezenne. Vu que vous nous suivez depuis super longtemps. Concrètement l’album on s’en fout. S’il ne plait pas, c’est pas ce qui est important. D’un autre côté, ça importe quand même par curiosité. Quand on a réussi à avoir un minimum d’attention et que les gens arrivent à coller leurs propres souvenirs sur ta musique, on se dit que c’est dommage de pas y porter attention aussi. On ne se concentre pas que sur ça. Je regarde quand même ce que vous dites. Je regarde Même pas peur et Le Type. Je regarde pour voir si vous avez aimé ou pas. J’ai vu que Le Type t’a eu un peu de mal au début et après t’as fini par kiffer ?

Le Type : Je l’ai écouté 1000 fois en fait avant de mettre des mots dessus. Même l’album. Même pas peur : Moi j’ai eu du mal. J’ai ressenti de la tristesse surtout. Je me reconnaissais pas du tout dans cet album. On m’a envoyé un lien limité. Au bout de quelques temps, on m’a dit qu’il fallait le redemander parce que j’allais plus pouvoir l’écouter. C’était pas possible, je pouvais pas arrêter de l’écouter, malgré mes doutes. Le Type vous a vus à La Cigale. C’était le premier parmi notre groupe de potes à vous revoir depuis l’Olympia. On s’est tous appelé avec Tom de Slapzine. On avait l’impression que Le Type avait revu un pote qu’on avait pas vu depuis longtemps. On lui demandait tous « Alors c’était comment ? », « T’en as pensé quoi ? », « La setlist elle est comment ? » etc. On a l’impression qu’Odezenne c’est notre pote en fait. Vous faites partie de notre groupe. Vous êtes la musique de notre groupe.

_ALIX_ On est hyper content. Je suis content d’entendre ça. Vous verrez ce soir et on s’en est rendu compte pendant la tournée. Les gens chantent déjà nos nouveaux morceaux. Ils s’intègrent vraiment aux anciens. On l’a toujours dit et on continuera de le répéter. On fait juste ce qu’on peut à un moment donné…par rapport à ce qu’on a vécu entre les enregistrements. Il n’y a jamais eu de tentatives de coller à une esthétique précise. C’est pour ça qu’on se permet de sortir des trucs comme ça. Au final, c’est les mêmes voix, la même façon d’écrire.

Le Type : Il y a eu une scission entre nous. On était tous là : « Qu’est-ce qu’on va dire de cet album ? ». On en a beaucoup parlé entre nous avant d’écrire dessus.

_ALIX_J’trouve ça bien déjà que vous preniez le temps de l’écouter. C’est important quand on a mis deux ans à faire un album. Quand on sort un truc et qu’on voit des commentaires dans la minute. Que ce soit positif ou négatif. T’as envie de dire : « Digère-le. Ecoute-le. ». Une semaine, deux semaines.

Le Type : C’est notre réflexe à nous. Dès que c’est sorti, on voulait pas émettre d’avis, on ne s’est pas précipité sur un commentaire. On en a d’abord parlé entre nous. Notre rapport à Odezenne est très collectif.  Même pas peur : ça a toujours été comme ça. Même quand Rien est sorti c’était pareil. Enfin bref, on voulait juste savoir si on pouvait encore vous suivre partout et gueuler toutes vos chansons. Le Type est quand même allé jusqu’à Lille alors qu’il vous a vu à Paris la semaine dernière.

_ALIX_Bien sûr ! Il y a un truc encore plus fou ! Vous allez peut-être le remarquer un jour. Ça me fait halluciner. Il y a une meuf qui est là à tous nos concerts. Elle les fait tous en stop. Elle est brune, elle a des lunettes. C’est chelou la première fois que tu t’en rends compte. Elle est là une heure avant le concert sans être envahissante. Elle a l’air d’aimer une certaine distance. Elle était hier à Londres, ce soir à Tourcoing. Elle a l’air de faire toute la tournée. Je lui ai demandé pourquoi elle faisait ça, elle m’a dit : « Ouais, je vais pas faire ça à 40 ans quand j’aurai deux gamins ! ». C’est hallucinant !

Même pas peur : C’est sûr qu’on peut pas faire éternellement !

_ALIX_Oh je ne sais pas ! Regarde Fouine, notre ingé-son !

_FOUINE_ Oui, oui. Regardez, j’ai 50 ans et un gamin ! Et je suis toujours là.

_ALIX_Et du coup l’album ? Vous l’avez écouté en entier ? Parce que Bouche à lèvres sur scène c’est un truc de malade. Le public connait déjà les paroles c’est hallucinant !

Le Type : Tu sais un concert d’Odezenne pour nous c’est quelque chose de tellement rare. Toutes vos sorties, c’est quelque chose de rare. Dès que vous sortez un titre, un clip, on a appris à s’en contenter, à le digérer et à se l’approprier avant de le voir sur scène. Donc, là il va s’avérer que c’est Bouche à lèvre parce que c’est tout ce qu’on peut avoir pour l’instant quand on ne peut pas choper des exclus. Et il y aura toujours Sans Chantilly et O.V.N.I, on continuera de les écouter.  Même pas peur : Carrément. Je crois que même s’il y a du nouveau aujourd’hui, c’est pas ça qui m’empêche d’écouter Sans Chantilly. En écoutant Boubouche, par exemple, elle m’a fait penser à Mérédith. Quand on entend « Danse, danse » sur Boubouche, ça a fait écho à Mérédith. Ça m’a donné envie de réécouter O.V.N.I que j’écoutais plus forcément. C’est un tout votre projet. Je ne peux pas écouter que le nouvel album. Ça reste qu’une partie de votre discographie.

_ALIX_C’est ce que je répondais aux gens. Dès le début, tu as les fans de Sans Chantilly qui viennent te voir pour te dire que tu as trop changé, les fans d’O.V.N.I qui vont reprocher la même chose. Tout ce qu’on peut leur dire c’est d’aller écouter Sans Chantilly ou O.V.N.I s’ils veulent pas écouter autre chose. C’est pas notre problème. On ne va pas en refaire un deuxième. Finalement, ça reste pour nous anecdotique. En concert, les gens réclament Le Plus Beau Cul du Monde, Chewing-gum, Boubouche, Adieu, Tu pu du cu, Dieu était grand, Je veux te baiser, Bouche à lèvres…Ils ont compris qu’on était tout ça en même temps. Et là, on est déjà chaud pour faire un autre truc. Un autre album. On a déjà des sons.

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l’ordre est réétabli
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Même pas peur : On peut dire merci à Bûche alors ?

_ALIX_Ha oui c’est clair. J’avais dit plusieurs fois à Jaco et Mattia qu’on était fini. Et au final, ça en valait la peine. C’est ça qui est beau et compliqué. Ça tient vraiment à rien un groupe de musique. Du moins, un groupe comme le nôtre. C’est pas ce qui fait tenir notre amitié. Ce n’est pas une condition pour qu’on tienne les uns aux autres. Le jour où on va s’arrêter ça va plus vous faire mal à vous qu’à nous je crois.

Le Type : Faut pas nous dire ça ! Même pas peur : On organisera un enterrement. On veut pas y penser.

_ALIX_En tout cas, on espère qu’on va assurer ce soir. Merci d’être toujours là.

Même pas peur : Attend, on avait une question sur le cheval Mirabelle aussi ! Sur la couverture des Inrocks ! Il n’y a pas eu de conflit entre Mirabelle et le cheval dans Je veux te baiser ?

_ALIX_Non ça va. Ils ne se connaissent pas. Pour la petite histoire : la première photo qu’on a faite sur Mirabelle c’était dans un commissariat. Elle était en train de se chier dessus. Mais littéralement. Elle a glissé dans sa merde avec nous trois dessus. On est tombé avec elle. Mirabelle est tombée sur nous. J’ai cru qu’on allait crever. Mattia s’est explosé le dos. Et c’était que la première photo ! Après il a fallu qu’on passe trois heures sur son putain de dos.

Le Type : Vous avez l’air serein sur la photo pourtant !

_ALIX_Oh regarde bien Jaco, tu verras qu’il est pas serein. Il était là : « On sert les jambes ! Les gars, on sert les jambes ! ». On était là c’est bon Jaco, tu nous stresses.

Même pas peur : Je sais pas si on avait d’autres questions de merde comme ça ?  Le Type : Non, on a fait le tour.

_ALIX_Alors, je vais m’échauffer au whisky dans ce cas ! Merci encore d’être là !


Quand souffle le vent
s’essouffle le temps
Dolziger Str. 2

Sur tous les stores / Bandcamp
La Tournée
http://odezenne.com/tour/
Odezenne à la demande objectif le monde
Choisis ton territoire

La Vidéo du jour #82

dans ÉVÉNEMENTS

Première écoute – 15/09/15 la veille de la sortie du clip, il est 2h du matin

Le Type est en train de rentrer d’une soirée mouvementée qu »il a quitté après avoir bu un demi-shooter pour faire plaisir au barman – parce qu’il part toujours en couille quand il boit « un dernier shooter ». Il pleut des trombes. Il partage un Über avec des amis pour se rapprocher de chez lui en espérant éviter la pluie mais il n’en est rien. Arrivé place Jules Joffrin, il sort du Über, il pleut encore plus, il a encore 10 minutes de marche. Sous la pluie, une éternité.

Il lance « Bouche à lèvre ». A sa gauche, il y a un camp de sans-abris qui s’est installé à l’entrée de la Mairie du 18ème et un fourgon de policier vient juste de s’y poser.

« Je les vois creuser des enfants, Avec du cran, avec les mains, Mélange le noir avec le blanc, Jeux de reins, jeux de vilains. »

Tandis qu’Alix entonne cette phrase, cette vision le paralyse. Il reste là sans bouger, en attendant de voir ce qu’il va se passer. Finalement, il ne se passe rien. Les policiers semblent être là pour surveiller. Du moins, Le Type l’espère.
Il reprend sa route.

« On oublie tout, on oublie rien, Je crains, je crains, Que mon reflet dans ta rétine Me dé-dessine, me dé-dessine »

Y’a comme un malaise en écoutant cette chanson. « Bouche à lèvres » au premier abords, on s’attend à un truc dans la veine d’un « Je veux te baiser », sensuel et dérangeant, du cul sur fond de pop, un truc auquel Odezenne ne nous avait pas vraiment habitués. On a l’impression d’écouter une comptine pour Martine et ses copines avec 20 ans de plus. Du romantisme charnelle, rien de plus. Mais plus on creuse dans cette boucle synthétisée et plus on se retrouve beaucoup plus dans un « Dedans » avec du cul contre la peur, du cul pour oublier que la fête est finie…

« Vivre avec un corps, C’est comme vivre avec un mort, Alors je ferme les yeux quand j’dors, Et j’attends qu’elle dise encore. »

Dixième écoute depuis la veille – 16/09/15 le clip est sorti

Le clip est réalisé par Vladimir Mavounia Kouka (« Dedans »). C’est une sorte de voyage halluciné qui peut laisser place à toutes les interprétations. Du côté du Type, « Bouche à lèvres », c’est l’histoire de nos peurs et de nos interrogations communes : la peur de s’engager dans un environnement où nous avons de moins en moins d’attaches et de mois en moins l’envie de s’attacher mais aussi la peur d’être responsable d’une autre vie que la nôtre. Le tout se retrouve alors matérialisé par un vagin rose ouvert dans lequel on cherche du réconfort, une fuite, mais en vain. Ce titre ne pouvait pas être mieux choisi pour accompagner cette rentrée.

Après la sortie de l’EP « Rien », « Bouche à lèvres » radicalise la rupture d’Odezenne avec « Sans Chantilly » et « OVNI ». La prise de risque est grande et les avis sont déjà partagés mais ce qui est sûr c’est que l’album à venir est une sortie à suivre de près.

Et si Le Type se sent de pondre toute une dissert’ sur un seul titre : préparez-vous à la thèse de la sortie de l’album, le 13 Novembre prochain et certainement un roman pour la tournée qui en suivra. on se refait pas.

Odezenne
« Dolziger Str. 2 »
Dans les bacs le 13 Novembre
Déjà en pré-commande


Quelques dates :
x Le 12.11 La Cigale – Paris
x Le 13.11 L’Antipode – Rennes
x 21.11 Le Grand Mix – Tourcoing
x Le 27.11 Stereolux – Nantes

Odezenne, le bilan, l’Olympia, des textes et du gros son

dans MUSIQUE

Ils étaient des petits bouts de rien qu’on espérait voir devenir un grand quelque chose. Et même si ça ne se faisait pas, quand Odezenne a foulé la scène des Vibrations Urbaines 2011 ou 2010, je ne sais plus, la claque a été suffisante pour me marquer longtemps, sans jamais me lasser ou lasser mes potes. Je ne vous cache pas que parler d’Odezenne, parler de leur évolution, c’est un grand moment d’émotion pour moi parce que Le Type est né quelques temps après ce fameux concert – sortez les mouchoirs. Je criais à gorge déployée devant ce truc sans prétention qui me faisait comprendre clairement pourquoi Le Type devait exister. Odezenne a été notre première trouvaille et l’une de nos premières critiques de concert. C’était aussi la première fois qu’on était listé quelque part, la première fois qu’on pouvait dire « J’ai été listé ce soir avec un +1 ». Bref. Le temps a passé Le Type a grandit et Odezenne est devenu plus gros, bien plus gros que lui. C’est arrivé vite. Sans même qu’on ait le temps de le réaliser, Odezenne n’était plus un groupe bordelais, il était l’OVNI, la claque, le Jack dans le coca de toutes les routes de France. « Odezenne à la demande » comme véritable consécration de l’engagement du public et de la portée du projet. J’irais pas jusqu’à dire que c’est le groupe du moment, parce que ça reste un truc indé, auto-produit et encore assez obscur pour beaucoup mais leur notoriété gagne du terrain, leur univers s’affirme et s’accomplit. « Force & Honneur » comme motto de ralliement et des soirées entières à convertir des oreilles vierges de Saxophonne, Phonographe, Graffe de fou, Foule gens, des lendemains de cuite posés, des moments à jamais gravés dans ma tête avec mes potes. Ils vont là où personne ne les attend. Ils ne cherchent pas à ce qu’on les invite, ils prennent d’assaut ce qui leur revient de droit et ce que leur public mérite : une teuf comme tu n’en as jamais connue dans l’une des salles les plus mythiques de France. 10 mars c’est l’Olympia ma gueule. 2015 une nouvelle ère. Un nouvel album. Une nouvelle défonce. En attendant, faisons le bilan avec Alix. Parlons de ce qui s’est passé, pendant cette année de silence scénique, du point de vue des responsables de ce futur bordel.

La dernière fois qu’on s’est vu pour un interview, c’était pour l’OVNI Orgie au Rocher de Palmer en 2012. Tu peux me dire ce qui est arrivé à Odezenne depuis ?

C’était un tournant pour nous, c’était le premier concert à Bordeaux où nous avions atteint les 1000 entrées – 1100 entrées exactement. C’était une date particulière, organisée dans le bus pendant notre tournée. Cette date nous a permis de réaliser qu’on avait un public après avoir connu plusieurs dates dans des petites salles ou alors à faire des premières parties.

Crédit photo : Même pas peur
Crédit photo : Même pas peur

Après il y a eu les « Odezenne à la demande », cette tournée quasi auto-produite qui nous a permis de réaliser que nous avions un public partout en France, des gens qui payaient des tickets pour nous voir nous et seulement nous en solo ou en co-plateau.  Après ça on s’est dit qu’il fallait se remettre au taffe même si on aime faire de la musique pour nous, on s’est rendu compte qu’on devait tout ça à notre public aussi. On voulait faire du neuf. On traîne OVNI depuis trop longtemps, avec les tournées, on n’avait plus le temps de composer. Alors on s’est isolé pendant 1 mois dans une baraque sur le bassin. Mais ça n’a rien donné c’était une catastrophe on tournait en rond, c’était Shining dans la baraque ! J’ai même cru que le groupe allait s’arrêter, plus rien ne venait. Ni Jacco ni moi n’arrivions à écrire et Matthia n’était pas inspiré non plus. Bordeaux c’est un village on avait trop de repères, on en était trop imprégné, on s’est dit qu’il fallait qu’on se casse si on voulait sortir quelque chose. Du coup, on est parti à Berlin pendant 7 mois dans une ville dont on ne parlait pas la langue, dont on ne connaissait rien, ni les rues ni les gens, ça a sûrement aidé à explorer de nouvelles choses. Même si au début c’était pas trop ça : moi j’écrivais une nouvelle, Matthia il composait dans son coin et Jacco… on ne savait pas trop ce qu’il faisait… (rires) Et puis Jacco a commencé à écrire « Bûche » j’ai repris son texte puis Matthia aussi. C’était une connerie, un délire entre pote – comme ce qu’Odezenne a toujours été – et finalement c’est ce qui nous a suffit à remettre le pied à l’étrier. On est parti d’une connerie et une douzaine de morceaux prêts à être enregistrés étaient sortis. Comme « Bûche » était terminée vers le 21 décembre on s’est dit que ça ferait un beau cadeau de Noël. On a appelé des potes de Paris pour nous faire un clip qui n’avait pas de sens et on s’est lancé dans l’enregistrement d’un album qu’on voulait sortir en septembre dernier. Finalement on s’est dit qu’on allait attendre pour peaufiner le truc. On est très exigeant avec nous-mêmes tu sais. On ne voulait pas bâcler l’album on était vraiment content de ce qu’on faisait. Comme on avait déjà des morceaux comme « Rien » ou « Je veux te baiser » , on a fait venir 2 potes pour tout enregistrer et on a sorti l’EP « Rien » pour que les gens comprennent comment on en est arrivé là. On a enregistré et mixé l’EP à Berlin pour sortir un disque et gagner un an pour peaufiner l’album et le sortir en Janvier. Et la suite ben c’est notre retour en France et l’Olympia.

 

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C’est quoi ce délire de l’Olympia, c’est dingue comme unique date de votre retour, non ?

Le jour où on s’est dit ça on était dans un bar, défoncé au whisky, on s’est dit putain on sort l’album en Janvier et on fait l’Olympia en mars ! Et on s’est mis à trinquer sur L’Olympia en mars pour déconner. Le lendemain j’appelle le tourneur et je le convaincs de co-produire avec nous la date à l’Olympia. On est rentré en France, on a sorti l’EP un peu rapidement, tourné le clip de « Rien » en une semaine. Je t’avoue que l’Olympia c’est peut-être un peu pour se la péter. On a eu plusieurs propositions pour signer sur des gros labels mais pour l’instant on n’en a acceptée aucune. Odezenne c’est un délire entre potes qui a toujours été indépendant donc c’est pas la priorité pour l’instant. On préfère se recentrer sur cette date et l’album. C’est pour nous une date rendez-vous où on va présenter l’album en avant-première. Ce qui devrait pas trop se faire en réalité (rires). Après « Odezenne à la demande » c’est une manière pour nous de remercier le public en faisant de l’Olympia leur date, leur Olympia. On se sent vachement porté par ce public et on veut se montrer reconnaissant avec une grosse teuf qu’on va partager avec lui.

 Jouer à l’Olympia avec tout ce que la salle représente, c’est pas trop en décalage entre une salle assez guindée et le gros bordel en prévision ?

Le truc c’est d’aller là où on ne nous attend pas. C’est pour ça qu’on a fait Les Vivres de l’Art dans un espèce de squatt d’artistes, Palmer pour quelque chose de plus locale ou encore Le pont Ba-Ba. Ca n’a pas de sens mais en même temps est-ce que les gens ont vraiment toujours saisi le sens d’Odezenne ? C’est un endroit assez mythique où on ne nous a pas invités mais qu’on prend quand même d’assaut. C’est une manière de prendre le contrôle de son destin.

On peut parler de la première partie et de votre aftershow ? Comment vous avez choisi les groupes qui vont vous accompagner ?

Salut c’est Cool c’est un projet qu’on avait découvert à Dour quand on avait été invité à jouer au festival. J’aime bien leur esprit et comment ils le retranscrivent en son et en image. On les a croisés plusieurs fois, j’ai même eu l’occasion de les programmer. On les a invités à jouer avec nous aux Vivres de l’art et on a eu l’occasion de partager des scènes et de se croiser ailleurs. Ce qu’ils font sur scène c’est un beau bordel qu’on va adorer partager avec le public. On sera sûrement dans la salle à kiffer avec vous.

Robbing Millions, je les ai découverts il y a 4 mois. Je suis en ce moment en contact avec Marine qui réalise leurs clips pour bosser avec elle sur un de nos clips justement. Plus je les ai écoutés et plus je les ai kiffés. Du coup, on les a contactés pour notre première partie. Ils ont halluciné d’ailleurs. Ils étaient là « Mais l’Olympia où ? A Paris ? ». On aurait bien voulu avoir ce genre de coup de projecteur alors quand on découvre des groupes qui le méritent je trouve ça légitime de le leur offrir.

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Plus vous évoluez et plus vous devenez un groupe dont on ne dissocie plus l’image du son au point même que ces derniers temps on a plus d’images que de son, comme si vous disparaissiez pour ne réapparaître sur scène que ponctuellement. C’est un concours de circonstance ou c’est une véritable volonté d’entretenir le mystère pour faire monter l’enthousiasme autour d’Odezenne ?

C’est plutôt un trait de caractère en fait. On ne veut pas faire chier. On ne veut pas être trop oppressant et s’afficher partout de peur de déranger. C’est pas notre truc d’être sur-présent et de faire en sorte qu’on nous voit partout et qu’on parle de nous tout le temps. Je pense aussi que c’est l’indépendance qui nous impose ça parce que du coup on a moins de contraintes et on peut prendre le temps d’avoir du recul, de composer à l’écart. On a un public national depuis pas si longtemps au final, depuis 2013 alors que notre projet est plus vieux que ça. On est discret mais exigeant. On a conscience qu’on ne fait pas de la musique que pour soi mais ça reste quelque chose auquel on tient de proposer des trucs dont on est pleinement satisfait. On tient à garder nos valeurs du début. Et pendant ces temps d’absence on fait en sorte de garder un lien avec ce public comme on peut et comme on sait faire avec tout ce que tu vois sur nos réseaux. Après l’Olympia, on compte bien faire une tournée partout en France en 2016 et là on va à nouveau vous saouler !

Et du coup cet album qu’on va découvrir en avant-première à l’Olympia il ressemble à quoi ? Entre « Je veux te baiser », « Bûche » et « Rien », on n’a pas vraiment d’indice, c’est 3 univers assez différents.

C’est un virage amorcé depuis notre départ à Berlin. En effet, tous ces sons n’ont rien à voir et ne seront d’ailleurs pas sur l’album. Et puis comme on a évolué entre « Sans Chantilly » et « OVNI », on évolue aussi sur ce prochain projet. Ce sont des morceaux hyper solidaires les uns des autres. On s’est imprégné de nouvelles choses qui ont donné des textes à notre plume avec du gros son. Des textes et du gros son ! Voilà ce que ça sera.

On peut terminer sur la vidéo qui sort aujourd’hui ? C’est quoi ce clip interactif ? D’où est venue l’idée ?

Il s’agit d’un projet de clip interactif réalisé par Odezenne avec l’aide de B-production en captation vidéo, le public et leurs téléphones. Le tout est monté par Systaime, un artiste numérique bien chaud. Nous avons utilisé une technologie développée par Interlude, une jeune start up basée à New York qui nous a aidé sur la technique. L’idée c’est donner une véritable expérience de comment le public vit un concert d’Odezenne avec plusieurs points de vue. T’es au milieu d’un gros bordel et tu ne comprends pas grand-chose. C’est assez marrant.

Odezenne
10 mars à l’Olympia
Prend tes putains de pré-ventes avant qu’il soit trop tard
T’auras plus que tes yeux pour pleurer
Nous, non on a déjà nos places.

F&H

Sur la route du Type #5 – Direction Vie Sauvage (bis)

dans MUSIQUE

Le départ est lancé, c’est parti, Le Type a récupéré sa tente Queshua 2’’, il a fait ses plans Mappy, il s’entraîne tous les jours à dormir à même le sol et à danser jusqu’au bout de la nuit tout l’été durant. Pour commencer son périple physiquement musical, Le Type compte bien faire une nouvelle fois escale à Bourg, à Vie Sauvage, du 13 au 15 juin. Si la Collection Hiver était magique, la Collection Eté s’annonce mémorable. Cette année, le crew Vie Sauvage prend des allures d’agence de voyage hédoniste qui vous invite à libérer tous vos sens le temps d’un week-end.

Ecoute

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Ecoute, écoute (maman est près de toi), écoute Ross Heselton un jeune poète vagabond pour une romance sans lendemain au son d’un univers folk mélancolique qui figent tes pieds sols, la tête dans les étoiles sans ciel // Nunna Daul Isunyi cet indien en godasses qui t’angoisse puis te sert, te brûle et te gèle sur place, notre chouchou du Collectif Iceberg // Cléa Vincent faire vibrer des notes au piano en contant des histoires de fille fragile mais pas farouche pour un sou. // Le A une bande de fennec aux plages rock qui s’étendent à perte de vue le long d’une mer électrique aux vagues psychédéliques.

Ecoute

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Friends of Mine pour une boum aux sonorités pop et aérienne. // John and the Volta un gang de fantôme aux draps arc-en-ciel pour flotter dans une galaxie rock léché et ciselé. // Be quiet, meute de loups noirs, dont la musique oscille entre la cold wave froid et aérien et une cold wave plus métallique et électronique. // Isaac Delusion, nos chouchous de l’écurie Cracki Records, monstre à deux têtes qui te plonge dans un rêve sans fin où la pop se marie au hip-hop, la folk, la funk dans une boucle entêtante. // Rien. Odezenne. De l’amour charnelle, de la rage animale et du vomi acide qui marque un retour qu’on n’espérait plus (c’est faux).

Ecoute

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BABE une douce brise pop folk qui réchauffe le cœur comme les rayons d’un soleil couchant. // Lawrence Arabia une friandise sucrée venue de Nouvelle-Zélande pour nous offrir des mélodies mielleuse et funky, Miam // DJ Martial Jésus notre prophète des nuits sans lendemain dans l’église du rire, de la danse et de la transpiration. // Fakear, poulain de la maison Nowadays records, gourou adepte des machines pour nous envoyer vers des destinations exotiques sans retour // Baleapop & sa Team, les grands frères de la Team Sauvage pour un dj-set love to love en attendant le mois d’août St Jean de Luz et Mykki blanco.

Goûte

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Du pinaaaard. Hum, pardon. Goûte du Côte du Bourg pendant une dégustation gratuite proposée par les jeunes viticulteurs de l’appellation. Et les produits du marché gourmand locavore du restaurant Belle Campagne.

Regarde
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Regarde les installations numériques du laboratoire POIVRE où la nature trouve sa place et reste en communion avec l’art et la technologie. Regarde la scénographie du collectif Nocturne, on nous promet du beau, du sincère, de l’éphémère sensible à capter dans le parc de la Citadelle. // Regarde les clichés de Romain Laffue qui t’invite à le suivre en voyage au fil d’instants de vie justes et honnêtes. // Regarde une fresque prendre vie sous les coups de crayon du collectif Sauvage Garage.

Ecoute, goûte, regarde tout ce que tu veux au final, tout est permis surs les terres sauvages.

 

 

 

Vie Sauvage
Du 13 au 15 juin
Bourg-sur-Gironde

Vendredi 13 & Dimanche 15 juin // GRATUIT
Samedi 14 juin // 17€ en pré-ventes & 20€ sur place

FNAC: http://bit.ly/QI4aMs
TICKETNET: http://bit.ly/1jUTtP9
DIGITICK: http://bit.ly/1jufItN
TOTAL HEAVEN : disponibles
OT BOURG : disponibles
PASS CROISIÈRE + FESTIVAL: http://bit.ly/1kC6uwe

On en a pas fini avec Odezenne – RELACHE 2013

dans MUSIQUE

Depuis plusieurs semaines maintenant, les bordelais ont lancé un « Odezenne à la demande ». L’idée était simple, et tout le monde a tout de suite adhéré au principe. Le groupe s’est donc déplacé entre autres à Lyon, Marseille, Lille, et Marseille.

Et quoi de mieux que de finir cette tournée en rentrant au pays  ce soir ? Tu as bien lu…C’est ce soir ! 

Souvenez vous, la dernière fois que Bordeaux a eu la chance d’accueillir le groupe, c’était le 15 décembre dernier au Rocher de Palmer, pour la soirée OVNI Orgie PartyAutant vous dire qu’ici, on a tous très hâte de tous les retrouver, de découvrir « Adieu » en live, de danser comme des zulu sur du « Saxophone » et de chanter sur « Tu Pu Du Cu »La soirée est organisée par Allez Les Filles, dans le cadre du festival RELACHE. C’est donc le samedi 13 Juillet, au Vivre de l’Art, que nous avons tous rendez vous. L’événement est gratuit, en plein air. Il paraît que c’est plus facile pour mettre le gros bordel. 1500 personnes sont déjà attendues – et ça ne cesse d’augmenter depuisOdezenne ne seront pas les seuls à répondre présent pour la partie, il y aura également les mecs de Salut c’est cool, que tout le monde connaît déjà : « Allez, viens ! ».
Ainsi que Mawyd. 7 musiciens, une énergie débordante, des influences anglo-saxones, le mélange parfait pour passer un bon moment.

Vous ne pourrez pas dire qu’on ne vous a pas prévenus.
Alors à Samedi soir. Le Type y sera.

Tram B – Arrêt Bassin à Flot, ou –Arrêt Rue Achart.
Bus Ligne 76, Arrête Bassin à Flot.

La Vidéo du jour #72

dans ÉVÉNEMENTS

Après la soirée de fou organisée au Rocher, dont Le Type vous parlera longuement avec des relents de groupies et la voix de Jeanne Moreau tellement il a crié, c’est le film Maux-Doux qu’Odezenne décide de lâcher aujourd’hui sur la toile.

R E G A L !

Co-réalisation de Undi Lee et Alix Caillet

— ØVNI ØRGI∑ PARTΨ — #2

dans MUSIQUE

Depuis quelques jours, le Type vous rebat les oreilles avec Odezenne (Odezenne, Odezenne, Odezenne). Notre lavage de cerveau finira pas fonctionner, ne vous inquiétez pas. S »il y a une date que vous devez retenir, c »est bien le 15 Décembre 2012, date de la Ovni Orgie Party. On vous a déjà parlé de la musique, sauf qu »Odezenne ne fait pas les choses à moitié. Place à l »image !

Le Type te dresse une liste de ce que tes yeux vont aimer ce soir là.

Sebastien Cottereau, photographe bordelais a réalisé la fameuse série J »aime mon quotidien numérique dont tu as forcément entendu parler si tu suis Odezenne. Pour l »occasion il ressort ses clichés de 2010.

Japone est un Quelques-uns des jeux de casino sur Internet extremement populaires sont le blackjack en ligne , la Roulette et Baccarat. artiste peintre français ultra réaliste. Et quand on vous dit réaliste, il a fallu que le Type s »y prenne à plusieurs fois avant de voir qu »il s »agissait vraiment de peinture à l »huile. Japone a accepté de reprendre J »aime mon quotidien numérique de Sébastien Cottereau.

Edouard Nardon est pour sa part beaucoup plus énigmatique. Son site ne donne à voir qu »un écho de son travail, une trace temporelle. Alors si tu veux pouvoir te pencher plus longuement sur cet artiste actuellement exposé à Art Basel (Miami), viens au Rocher de Palmer demain.

Le Graffiti Research Lab est un collectif d »artistes technophiles qui redessinent l »espace urbain armé de lasers. Le temps d »une soirée ils vont s »approprier Palmer et en faire un nouveau terrain de jeu.

L »expo est de 19h à 5h du matin, alors pas d »excuses, ramène tes fesses.

Un post = Un cadeau ! On se retrouve sur la page Facebook du Type pour gagner un album OVNI Édition Louis XIV

La Vidéo du jour #38

dans ÉVÉNEMENTS

Oui on sait ce que vous pensez : « Le Type, soi disant fan d » Odezenne, n »a même pas posté dès sa parution la nouvelle vidéo du crew. Horreur ! Malheur ! Bouh ! Le Type tu pues du cul !! » Bah ça tombe bien que vous pensiez ça parce que Tu pu du cu c »est le dernier titre d » Odezenne. Une claque autant musicale que visuelle, réalisée par Oktome.

Sous leurs allures de clowns, pas de blagues, pas de rires. Dans Tu Pu Du Cu le crew joue cartes sur table, et n »hésite pas à renvoyer les rappeurs qui se la racontent sur les ondes à leurs dictionnaires. Absents sont les « Nique ta mère » et autres « Mother Fucker Bitch » qui fleurissent habituellement dans le rap français, comme à son habitude Odezenne manie les mots et les exploitent avec force et talent.

Le détail qui tue : le jeu de carte, conçu par Oktome. Exit les classes sociales du Moyen-Âge, à travers ce jeu Oktome a voulu montrer les « différentes facettes de l’industrie hip-hop « . Pari réussi ! Ici les rappeur d »Odezenne mènent le jeu; une bataille entre les légendes du rap parties trop tôt, les lover charismatiques, les gansta rappeurs qui font flipper mamie dans le métro et les businessmen.

Une nouvelle fois, Odezenne secoue avec panache les puces du rap français. On aime et on en redemande. Pas vous ?!

 

Crédit photos : captures du clip
Source : Article par Oktome

 

Spécial V.U // Conte de la vie quotidienne par Odezenne

dans MUSIQUE

Les Vibrations Urbaines ont fait fort cette années. Une ouverture en musique qui punch, d’abord avec Syncopéra, dont ont vous a longuement parlé hier, mais aussi avec Odezenne. À la fin de la première chanson le Type savait déjà que le groupe aussi allait avoir droit à un article à part entière.

Anciennement appelé O2zen, le crew est originaire de Mérignac, et a déjà un bon petit vécu : 2 albums Sans Chantilly et O.V.N.I (Orchestre.Virtose.National.Incompétent), produits par leur propre label Universeul. Sur le disque comme sur la scène, Odezenne nous offre un rap d’un nouveau genre, une mutation avec des textes drôlement crus et acides marqués au fer par une bande-son planante.

Mais Odezenne, ce n’est pas que du son. Le groupe a également un univers visuel bien à lui. C’est d’ailleurs la première fois qu’on a assisté à un concert de rap avec une mise en scène. Au milieu, une marionnette (K-Price) danse et chante et quand elle chante, elle nous frappe en plein cœur. Bang. Bang. Le son, c’est Merlin et DJ Lodjeez qui gèrent une sorte de nébuleuse jazz/hip-hop. Al et Jaco (chant),nous parlent d’un cœur brisé par une blonde au joli p’tit cul, de souvenirs d’enfances, du malheur des Hommes et de délires arrosés au ‘sky qu’on enfume d’un bon spliff.

Autant vous dire, qu’ils nous ont embarqué dans leur monde. Petit pincement au coeur lorsque le staff ne les a pas laissé faire leur rappel mais au final ça nous a poussé à écouter O.V.N.I en boucle une fois rentrée. Et puis on s’est rendu compte qu’on avait loupé leur résidence au Krakatoa et on s’est un peu détesté sur le coup. Vous pouvez être sûr que leur prochain passage sur la C.U.B sera couvert par le Type. En attendant aller faire un tour sur leur site internet  qui vous permettra d’en savoir un peu plus sur eux.

Mélody.T & Fen.R

Crédit photos : Emeline.D

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