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Miel de Montagne

Insomni Club : la rencontre

dans ART ET CRÉATION/ENTRETIENS/MUSIQUE

Festival Grand Coeff, Get Wet Party à l’Iboat, première partie de Flavien Berger à la Rock School Barbey, Insomni club multiplie les apparitions et les performances. Entre musique et vidéo, le bordelais nous confie ses passions et sa philosophie. Entretien avec le musicien et aussi réalisateur des clips d’un certain Miel de Montagne

Le Type : Salut Insomni, comment vas-tu ?

Insomni Club : Ça va et toi mon frère ?

Beh écoute, la grande forme ! Comment te sens-tu au lendemain de la sortie du clip de « L’Amour » de Miel de Montagne ?

Satisfait de ouf ! J’ai commencé à écrire le scénario en décembre alors que j’étais parti trois semaine au Maroc. Milan et Joris m’ont appelé et m’ont demandé si j’étais chaud, ça m’a mis un peu le jus. C’était un peu tendu là-bas car j’étais en mode wild, sans portable etc. Pendant une semaine on s’est envoyé les pitch, c’était « L’Amour », et puis on s’est dit qu’on voulait le faire à la montagne, directement.

Du coup la montagne c’était le clin d’œil direct à l’artiste ?

Ouais en quelque sorte. Milan (Miel de Montagne) voulait le faire là-bas depuis le début. On était parti dans l’idée de faire le clip de « Pourquoi pas » à la montagne, mais finalement c’était pas le bon timing et plus celui de la plage ! Pour ce dernier clip, on voulait représenter l’amour, mais pas forcément l’amour homme-femme tu vois, c’était plutôt un amour universel. L’amour que tu peux avoir pour tes amis, quand tu es seul devant un coucher de soleil, etc… quelque chose de pur et naïf. On est parti sur plusieurs idées. Au final il a fallu un mois au total entre l’écriture, le montage et le tournage, ce qui est assez rapide.

Tu as réalisé les clips de « Pourquoi pas », « Slow pour mon chien », « Petit Garçon » et « L’Amour »As-tu rencontré des difficultés pendant tes tournages ?

Des difficultés forcément, mais en soit j’en garde de supers souvenirs car c’est avec les potes quoi. C’est toujours entre copains, le scénario est écrit seconde par seconde, mais sur le moment on improvise aussi. Le but c’est de progresser tous ensemble. Par exemple pour « Slow pour mon chien », c’était un délire de driver des petits vieux pendant leur cours de danse avec un chien-homme en plein milieu, ahah. Ils se sont pris de ouf au jeu et criaient : « Eh Gildas ! Tu veux des croquettes ?! ».

« Pourquoi pas » c’était mon premier clip, c’était un lourd défi de filmer depuis un autre bateau. D’ailleurs quand on a décidé de faire le clip, j’étais à l’Iboat avec Milan, on s’est dit « tiens on va faire du ski nautique », et c’est parti ! Il n’avait jamais fait de ski nautique, il était obligé de chanter sans entendre la musique car les moteurs faisaient trop de bruit ! Pendant ce temps ça bougeait dans tout les sens, c’était la première fois que j’utilisais vraiment un vrai boitier (comparé à mes caméras au poing) et bien sur sans steady cam ou quoi que ce soit pour stabiliser !

En gros on s’éclate sur les clips, tout est bien taffé en amont, comme ça sur le moment on peut rajouter ce que l’on veut, des délires des blagues ou des idées. C’est la famille. Pour L’Amour on a loué un Van, on passait plus de temps à essayer les chaînes pour la neige que pour tourner le clip ! Bon, j’exagère mais on est arrivé le premier weekend et il tombait de la neige vénère, mon pote Joris (Picaszo) s’est mis quelques bons jus de conduite sur le verglas en plus des falaises ah ah. J’aime énormément notre équipe, on galère de ouf parfois mais c’est que de la débrouillardise qui régale. Que du Love en fait.

En vérité c’est quoi ton domaine de prédilection ? Musique ou vidéo ?

J’ai commencé la musique assez tôt au collège, puis j’en faisais vachement plus au lycée, j’avais un groupe de rock garage sur Bordeaux qui s’appelait les Wild Cactus. Après j’ai fait des études d’architecture que j’ai terminé il y a deux ans. Ça m’arrivait en école de sortir ma caméra pendant des projets et faire des petites vidéos tu vois, c’était genre une cam’ année 2000 mais ça faisait le taff. Du coup j’ai mis la musique de côté, j’avais l’appartement, les potes, les sorties et les filles. Et en passant mon diplôme je savais déjà que ça ne deviendrait pas mon taff. En soit les études était incroyables, j’étais super libre au niveau de la création. Je ne serais pas comme je suis sans ces années, elles m’ont formé et ont développé ma liberté. Puis j’ai eu un an de césure, et au lieu de voyager ou autre, je me suis dis que j’allais me remettre à faire du son. Et au final, la vidéo et la musique se sont liés.

Comment en es-tu venu à devenir Insomni Club ?

Le nom Insomni Club est arrivé quelques temps avant la fin de mes études. C’est quelque chose de vraiment personnel, je n’aime pas dire d’où ça vient mais ça ne veut pas forcément dire que c’est quelque chose d’incroyable tu vois, c’est mon truc tout simplement. Insomni Club c’est la partie de moi créative. Il y a mon moi avec mon nom réel, ça c’est pour mes copains, ma famille, ou toi qui voit mon visage. Et à côté Insomni Club c’est ce besoin de m’exprimer, de sensibilité, de partager ce que il y a en moi. Mon taff c’est du sentiment, que ça soit en musique ou en vidéo. Après l’archi j’avais une guitare et un petit clavier, puis j’ai acheté un clavier midi, une carte son, des enceintes et là c’est parti quoi ! De là j’ai commencé à poser ma voix sur mon premier Ep Lamentation, c’était compliqué de la trouver, je la cherche toujours d’ailleurs, mais comme un instrument ça se bosse. Aujourd’hui je prend vraiment plaisir à chanter ! »

C’est une forme d’exutoire en quelque sorte ?

Je pense que de manière générale je suis quelqu’un de sentimental, j’ai envie de retranscrire ces sentiments matériellement (en vidéo ou musique) et pouvoir partager ma sensibilité. Tout ça à la base c’est pour moi, c’est hyper personnel, je suis dans ma petite bulle, j’écris mes morceaux et ça me fait du bien. Les retours sont assez vrais, sur qui je suis, ma personne en général. Ce que j’aime ce sont les gens qui sont humbles, qui ont des sentiments hyper naturels tu vois, un peu naïfs, qui sont honnêtes et j’essaie de mettre ça en musique et dans mes lives. Rester modeste et authentique. La vérité c’est très très important pour moi. Et la famille !

Au niveau de tes scènes comment ça se passe ?

J’ai un souvenir de ma première scène en Allemagne dans un festival perdu mec, au fin fond de la pampa dans le nord, un pote m’avait invité à jouer là-bas et j’étais le seul mec qui chantait et jouait d’un instrument, il n’y avait que de la techno ! On était trois cent, que des allemands en mode teknivaliers, je suis arrivé là, c’était trop bien. Ce qui marche bien, et ça m’est arrivé plusieurs fois, c’est que l’on m’appelle souvent pour jouer sur des scènes avant des Djs, et il y a le côté un peu club, ça fait l’introduction et ça marche trop bien tu vois.

J’ai joué à Paris avec La Mamie’s, un collectif qui organise des soirées en mode Les Vivres de L’Art mais en mode un petit peu plus fat tu vois, les teufs commencent à 14h00 et finissent à minuit. Je devais passer justement à 14h00, sauf que le groupe qui jouait après moi a pris du retard sur ses balances et ils ont finalement du jouer à ma place, je me suis retrouvé à jouer à 20h00 devant mille personnes prêtent à faire la teuf en mode techno et se percher ! Et moi j’étais là avec les tracks de mon dernier EP Envie, et au final ça a super bien marché.

Le live devient vraiment très important pour moi. C’est là que l’échange se fait et que je peux montrer/partager qui je suis. C’est à chaque fois un défi, un jeux, une thérapie, un baiser, c’est tout en fait !!! c’est la vie ! J’aime beaucoup trop ça !!!!

On te revoit où et quand ?

Et beh je jouerai à La Maroquinerie le 5 avril en avant première du frère Miel de Montagne !

JAH BLESS !

2019 : la saison très cool de Night Cool

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS/LES NOUVELLES/MUSIQUE

Malgré une année précédente chargée en concerts et festivals, Night Cool ne s’arrête plus de nous surprendre et promet une année 2019 toute aussi qualitative, pour notre plus grand plaisir.

Night Cool. Il se peut que ce nom ne vous dise rien, mais si vous vous demandez à qui la scène locale doit la présence d’artistes de renom, la réponse est sous vos yeux. Derrière ces programmations du feu de Dieu se cache un passionné, François-Xavier Levieux, fondateur de Night Cool production. Suite à une année 2018 plutôt riche (on pèse nos mots), Night Cool ne se retient pas de continuer à nous balancer un programme des plus détonants. On les retrouvera notamment sur l’ancien ferry préféré des bordelais, l’Iboat, leur lieu de prédilection.

En ce mois de février, le bateau le plus côté des quais accueille l’électrique Yarol Poupaud, aussi ancien guitariste de notre Johnny, ainsi que l’américain excentrique de 20 ans Gus Dapperton le 11 février. Encore et toujours à l’Iboat, c’est l’artiste pluridisciplinaire Johan Papaconstantino qui se produira le 25 avril, avant d’attendre le 18 mai où Night Cool et l’Iboat présenteront Miel de Montagne, auteur de « Pourquoi pas » avec qui Le Type avait eu la chance de s’entretenir quelques minutes à l’occasion de l’édition 2018 du festival Vie Sauvage. Night Cool participera également à la programmation du festival Jalles House Rock à Saint-Médard-en-Jalles dès le 5 juillet et, bien évidemment, au festival Vie Sauvage.

Le festival se déroulera cette année du 14 juin au 16 juin dans la citadelle de Bourg-sur-Gironde et frappe une nouvelle fois très fort. Après avoir ramené Rejjie Snow, Tommy Cash, Miel de Montagne, Yuksek ou encore Étienne de Crécy l’année dernière, les premiers noms de 2019 sont arrivés : le fascinant Flavien Berger et Marc Rebillet, ancien bedroom producer qui a visiblement pas mal percé. Des noms très prometteurs donc…

Festival Hors Bord, édition hiver : retour d’un poids lourd

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS/MUSIQUE

L’un des plus gros festival des cultures électroniques de Bordeaux revient pour sa troisième année, cette fois-ci dans une édition hiver au Rocher de Palmer de Cenon. Une longue partie jour et une nuit s’annoncent donc pour le 3 novembre prochain. L’occasion d’y annoncer, de plus, le retour d’une édition été pour l’année prochaine.
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Un retour attendu

Nombreux ont du être dans l’impatience de revivre une troisième année d’affilée sur les Bassins à flot, tapant du pied ou se trémoussant cheveux aux vents, bière à la main, l’été pointant le bout de son nez. Mais suite à deux belles années fortes de rebondissements (notamment une météo plus que capricieuse) le festival Hors Bord n’est pas revenu au mois de mai, comme nous l’attendions. On se souvient pourtant d’une programmation coup de poing, soignée et variée, mêlant techno, house, pop et même hip-hop, le tout sur un vaste dancefloor à l’air libre ; celui des Bassins à flot, la vieille grue Wellman veillant sur les milliers de festivaliers.

Le spot du Hors Bord des deux éditions précédentes

Pantha du Prince, Omar-s, Floating Points, Agar Agar, Leon Vynehall, Paradis, Sunns, Romeo Elvis, Dj Koze, L’Orangeade ou encore Bonnie Banane : force est de constater qu’il fût rare de voir une telle programmation pour un festival dans Bordeaux. En alliant des groupes et collectifs locaux avec des pointures nationales et internationales, le festival s’est paré d’une étiquette de qualité. Le b2b entre MCDE et Antal (le boss de Rush Hour records) donnait des allures de Dekmantel Festival à notre belle endormie.

Le Rocher comme nouveau terrain de jeu

Qui dit édition Hiver, dit montagne ? Alors ce sera donc le Rocher comme dancefloor de ce retour inattendu. Une partie journée et une partie nuit qui s’étendront de 18h00 à 5h00 du mat’ (de quoi quand même faire appel à quelques irréductibles endurants de la teuf) avec un line up surprenant encore par sa diversité avec pour la partie JOUR…
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Agar Agar, french pop heroes

Une partie journée aux couleurs locales et pop indé

Le duo français Agar Agarqui reviendra à Bordeaux pour la seule et unique date de leur nouvel album The Dog And The Futur, toujours produit par le label parisien Cracki Records. Miel de Montagne avec son incontournable titre « Pourquoi pas » viendra bercer les festivaliers de sa dream pop kitsch et soyeuse, et proposer quelques nouveautés de son premier album qui arrive à grands pas… Notre local Th Da Freak et sa pop/rock indé survitaminée reviendra après avoir pas mal tourné ces derniers mois. Ce sera ensuite au tour de Picaszo (encore une pépite du coin), qui sortira encore de son chapeau un bon mix bien chaloupé, comme il en a l’habitude.

Et bien entendu le reste de la programmation s’annonce plutôt lourd, avec une surprise de taille pour la partie NUIT…

Légende de Détroit, techno & talents français en soirée

La nuit du Hors Bord verra la venue exceptionnelle après 7 ans d’absence du maître Derrick May, légende que l’on ne présente plus. A 55 ans le Dj de Détroit compte des centaines de productions derrière lui. Il est considéré comme le porte étendard de la techno et force le respect. On ne peut qu’être excité à l’idée de taper du pied sur les kicks qui nous feront remonter presque un demi siècle en arrière, à l’époque où naissaient les mouvements house et techno.

Pour continuer la soirée en beauté, ça sera la présence de deux français bien habitués des clubs et qui ont déjà une notoriété affirmée, Low Jack et Bambounou. De leur passage au Berghain à leurs dernières productions incisives, il y a de quoi s’attendre à une techno fraîche, novatrice et expérimentale. Déjà produit sur le même label que Nina kraviz, c’est Bjarki nous fera l’honneur de sa présence, et ça risque de faire trembler le Rocher. A l’écoute de « Oli Gumm » ou « I Wanna Go Bang », l’islandais va nous tirailler entre techno puissante, industrielle et sombre, voir jusqu’à la trance.

  • L’événement Facebook c’est .
  • Des places sont à gagner sur notre page Facebook, et pour chopper vos billets ça se passe ici.

 

2.5.0.0
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Mixtape Fête de la Musique : Délicieuse Musique

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

A l’occasion de la fête de la musique du 21 juin, Délicieuse Musique nous délivre une mixtape exclusive en guise de teaser de leur fête qui se déroulera Cour Mably. En une heure, le collectif présente le line up de la soirée et sa direction artistique. Et lâche même une exclu pour ceux qui prêteront l’oreille.

DJ set, stand de friperies, glaces et soleil (on l’espère) : la fête de la musique du côté de Cour Mably s’annonce plutôt bien. Pour accompagner tout ça, Délicieuse Musique mise surtout sur une tripotée d’artistes bien cool qui dispenseront tout un tas de vibes parfaites. L’équipe de Playtronica sera là pour amuser petits et grands, tandis qu’Insomni Club présentera un live et que Leon Revol et le Délicieuse Musique Soundsystem clôtureront la soirée.

Surtout, une surprise de taille s’est glissée dans la programmation de l’événement. Devinable en regardant le teaser de l’événement, on peut aussi la déceler en écoutant la mixtape exclusive qu’a concocté Délicieuse Musique pour Le Type. Un morceau s’y trouve et permet en effet de capter le nom de l’artiste qui viendra compléter le line up déjà très qualitatif de la soirée. On vous laisse écouter et nous faire part de vos idées en commentaire de l’article ou sur le post Facebook dédié.

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