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La Serre

Discussion avec Djedjotronic, DJ et rat de studio

dans ENTRETIENS/MUSIQUE

Avant son passage à La Serre le samedi 11 mai, on a croisé la route du dj et producteur Djedjotronic. Figure de la scène locale passée par Paris et Berlin, le bordelais a signé 8 sorties sur le prestigieux label Boysnoize Records et continue d’explorer une facette rétro-futuriste de la techno tout en arpentant les clubs de France et de toute l’Europe, jusqu’en Russie.
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Le Type : Peux-tu te présenter rapidement ?

Djedjotronic : Djedjotronic, producteur, DJ, rat de studio.

Quel est ton lien avec Bordeaux, tu y vis actuellement ? Tu as aussi vécu à Paris et Berlin ?

J’ai grandi sur le Bassin d’Arcachon donc Bordeaux a été le premier point de chute quand je suis parti de chez mes parents. C’est aussi à Bordeaux que j’ai découvert la musique électronique et la fête, au 4 Sans, au Nautilus au Space Opera. Ensuite je suis parti vivre à Paris pendant 8 ans. C’est là-bas que tout à vraiment commencé, j’y ai rencontré ma femme aussi ! Et puis on est parti vivre à Berlin pendant 4 ans pour revenir s’installer à Bordeaux il y a peu.

Tu as notamment une résidence sur Ola Radio, tu joues bientôt à La Serre du collectif tplt. Tu es donc plutôt bien ancré dans cette scène locale, comment tu l’observes aujourd’hui et comment a-t-elle évoluée par rapport à tes débuts en 2009 ?

Je trouve qu’il y a une belle offre en termes de fêtes, avec des évènements et des djs locaux super talentueux. Mais j’ai le sentiment que l’ont entend pas assez les producteurs de musique. Ceux qui sortent potentiellement des disques, qui font la musique et la scène. Bordeaux a toujours été une ville assez fragmentée avec des guéguerres de crew complètement stérile. C’est pour ça qu’une initiative comme Ola est salutaire ! On a enfin une plate-forme qui fédère et rassemble.

Tu as signé 8 sorties sur le label Boysnoize Records ; comment tout ça a commencé et comment s’est passée la collaboration avec cette institution du game électronique ?

Tout a commencé très simplement, en 2008, lorsque Boysnoize m’a envoyé un mail sur Myspace ! Par la suite on a fait quelques grosse tournées ensemble et on est devenu proche. J’ai une grande liberté en sortant mes disques chez eux, Alex me fait totalement confiance. C’est un label audacieux, qui ne se cantonne pas à un style de techno en particulier. Je ne suis pas toujours d’accord avec leur choix artistique mais je crois que c’est un label important qui marque son époque.

Fin 2018 tu as donc sorti ton LP R.U.R sur ce label. Un disque imprégné d’esthétiques SF futuristes, bourré de références à l’IA, au monde des robots etc. ; penses-tu que les musiques électroniques (et peut-être plus précisément la techno) sont la bande-son de la révolution technologique contemporaine ?

En fait j’ai souvent le sentiment que la musique électronique (la techno en particulier) est devenu une musique du passé, très conservatrice. Il y a dans mon album R.U.R une esthétique rétro-futuriste mais aucune nostalgie d’un temps que je n’ai pas connu. Il y a des références sonores évidente mais une certaine irrévérence aussi. Le jour où on arrêtera de faire de la techno avec des TR-909 alors peut-être que cette musique deviendra la bande son de la révolution technologique contemporaine !

Certains artistes franchissent le pas et vont même jusqu’à travailler avec des intelligences artificielles (comme Actress qui a sorti un EP avec Young Paint, une IA qu’il nourrit depuis 10 ans) ; ce processus de création t’intéresse ?

Je trouve ça fascinant, je n’aurais jamais la patience pour ce genre de truc (rires). Je parlais l’autre jour avec un mec qui écrit sa musique avec des ligne de codes, c’est complètement dingue !

Quelles sont les prochaines étapes pour toi ? On t’a récemment vu jouer au Sucre à Lyon pour le Nova Mix Club, tu joues samedi à La Serre ; d’autres dates sont prévues en Europe ?

Ces derniers mois ont été très chargés. Il me reste quelques dates en Europe, Moscou, Budapest, et puis cette été c’est plus calme. Je vais pouvoir retourner en studio.

Au niveau du calendrier des sorties, des choses de prévues prochainement également ?

Je travail tranquillement sur un deuxième album et puis quelques maxis pour des labels assez cool, j’espère que ça va se confirmer ! Je viens de collaborer avec Elektron aussi en leur désignant des patch pour leur nouvelles machine Digitone Keyboard. Les sons seront disponibles dans la banque son d’usine de la machine.

Tu traînes où à Bordeaux pour sortir, écouter de la bonne musique ?

L’Iboat ou la Serre / Verger !

tplt : 6 ans et une tournée

dans ÉVÉNEMENTS/LES NOUVELLES/MUSIQUE

Le collectif tplt – à qui l’on doit notamment Le Verger et La Serre – fête ses 6 ans en 2019. Six années au service de la fête diurne et nocturne et du défrichage artistique à Bordeaux et au-delà, à l’image de la tournée du crew en France et en Suisse.

Crédit photo : Janeb

Particulièrement actif sur Bordeaux, tplt s’est fait en 6 ans une place de choix dans le game local et hexagonal, à travers différents formats et propositions artistiques. C’est d’abord Le Verger et La Serre, deux événements ayant su imposer une nouvelle rythmique festive en ville, avec des teufs organisées en après-midi aux Vivres de l’Art. Avec le succès significatif rencontré par le concept, le collectif s’est même essayé à l’exercice du festival, en 2017, avec un casting impeccable de diggers européens et d’ailleurs (Tornado Wallace, Orpheu The Wizard, Jamie Tiller…). On peut également retrouver tplt derrière les soirées Déviante, consacrées aux musiques « qui ne filent pas droit », généralement programmés au Void.

tplt, collectif défricheur

A Bordeaux, le crew joue un rôle important dans le défrichage artistique, en cherchant toujours à inviter des artistes peu médiatisés mais qui méritent toute l’attention de celles et ceux qui s’intéressent de près ou de loin à la scène électronique actuelle. Avec un show sur LYL Radio et maintenant sur Ola Radio, tplt participe aussi à la création de liens forts entre les acteurs du milieu ; des liens que le collectif tisse aussi à travers les invitations lancées à des artistes d’autres villes françaises ; dont certaines que tplt arpentera lors de sa tournée.

Une tournée anniversaire

Histoire de célébrer comme il se doit ces six années de bons et loyaux services pour la fête et la découverte musicale à Bordeaux, le collectif part donc à la rencontre d’autres clubs français et suisses pour distiller ses sélectas aiguisées. Du nord au sud, en passant par le centre du pays ou même de la Suisse ; le maillage du territoire est bien complet. La tournée a commencé par Lille, Paris (à Concrete) puis Clermont-Ferrand au réputé One-O-One dont le résident Ixell fut convié à passer des disques lors d’une précédente Serre avec la roumaine Aleksa Alaska. Passage également obligé par Bordeaux, maison mère du crew qui y a dignement fêté ses 6 ans, à l’Atelier B, en compagnie du belge Rick Shiver. La Rochelle, Toulouse puis Lausanne et Nantes suivront ; de quoi continuer à nouer de belles connexions avec d’autres acteurs de la scène française et de continuer à promouvoir les couleurs d’une scène locale qui n’a décidément rien à envier à ses voisines.

tplt : 5 ans au service de la fête à Bordeaux

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

Le collectif tplt fête en cette fin d’année 2017 ses 5 ans, avec une série d’évènements entre Nantes, Paris, Biarritz et, bien entendu, Bordeaux : à l’IBoat le vendredi 24 novembre. L’occasion de revenir sur l’évolution d’une bande de potes qui a largement œuvré au développement et à la reconnaissance de la scène électronique locale.

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L’histoire de tplt démarre en octobre 2012. Charl, Superlate, Yougo et Thibault entendent alors défendre une certaine ligne artistique ainsi que fédérer autour d’eux les artistes d’une scène locale parfois un peu dispersée. Avec la création du Bootleg en 2013, le collectif trouve rapidement un lieu adéquat pour la mise en place de leur soirées. La fermeture du lieu, un an plus tard, et pour plusieurs mois, marquera paradoxalement une occasion de renouveau important pour tplt.

 

Toujours désireux d’organiser des évènements et de promouvoir et soutenir les artistes qu’ils apprécient, les membres du collectif vont trouver dans Les Vivres de l’Art un écrin rêvé pour prolonger des festivités devenues impossibles au Bootleg. Avec Le Verger, ils proposent un format (le samedi après-midi jusqu’en début de soirées) inédit à Bordeaux, dans un cadre idéal. L’hiver venu, c’est l’intérieur de la galerie d’art qui sera investie par l’équipe, avec La Serre et Le Salon. Deux formats qui verront défiler un grand nombre d’artistes, toujours dans un esprit de défrichage : Sadar Bahar, Jamie Tiller ou bien Interstellar Funk… Cet été, tplt a même passé un cap avec l’organisation de son propre festival : Le Verger Festival (avec Tornado Wallace, Jayda G, Orpheu The Wizard, Dopplereffekt, The Pilotwings…).

Un anniversaire fêté à Paris, Nantes, Biarritz et Bordeaux

Pour fêter leur 5 ans en bonne et due forme, les membres de tplt ont voulu marquer le coup en allant célébrer dans 4 villes cet anniversaire : Nantes, Paris, Biarritz et bien sûr Bordeaux. Le collectif a choisi pour ça des artistes qu’il apprécie, avec Dazion, TakoAndré Pahl, OKO DJ et Marcellus Pittman, digne représentant de la scène de Détroit. Ce dernier jouera en clôture de cette mini-tournée qui prendra place à l’IBoat et pour laquelle on offre d’ailleurs deux places ci-dessous.

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