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Report : Georgio ou l’écoute d’un rap libre

dans ÉVÉNEMENTS/REPORTAGES

Retour sur le live libéré du rappeur du dix-huitième Georgio, venu défendre son album XX5 au Rocher de Palmer il y a peu. Entre textes forts et poignants et démarche ultra sincère, l’artiste fascine. Hommage en images.

Texte : Noémie Malo
Photos : Miléna Delorme

On passe les portes du Rocher de Palmer… On entend des notes et on sent déjà les « boom boom » résonner. On franchit la porte de la salle et rencontre une identité à part, nature peinture. Que le partage commence ! Georgio, électron libre de vingt six ans partage ses paroles et ses maux passés, présents et futurs à sa manière. Cet artiste ambitieux, rêveur, et plein d’espoir, nous raconte son parcours à travers ses albums et son perpétuel mouvement, depuis Bleu Noir, album sombre et torturé jusqu’à Héra, représentatif d’espoir et de musicalité, pour enfin produire XX5, album qui semble être un retour à l’essence même de la vision du rap à la sauce Georgio.

Le rap fantasque d’un jeune prodige maniant habilement notre langue française, sachant apporter une dimension poétique aux mots qu’il chante et rap. Artiste lucide qui sait prendre du recul sur son art et qui semble s’adresser à chacun de nous de manière personnelle. Jeune homme plein d’humilité à mi-chemin entre rebelle piqué au cœur par le rap et homme posé et réfléchi. Dès ses quatorze ans, il vit l’évidence, découvre le rap français et commence à rapper. Le succès suivra.
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A vingt six ans, Georgio est maintenant un artiste en devenir qui semble déjà avoir trouvé sa place, accomplit la création d’un flow concis et concret. Avide de paradoxe, il manie les mots et sait se faire entendre. Un visage expressif, une carrure et un être sachant transmettre émotions et envies à travers ses textes. J’observe depuis la fosse l’électron libre laissant valser son corps au rythme de ses sons, sans se soucier du regard de l’autre.
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L’instant est grandiose, juste du partage et du lâcher-prise. Il nous emporte avec lui et chacun se met à danser. Un art loin d’être parfait, aspirant à le rester. Comme d’autres grands du rap français, Georgio a pour volonté de ne pas rentrer dans un moule mais de créer sa propre sphère. Au fil des sons, il alterne entre mélancolie aux notes de « Akira » à plus de brutalité énergique dès le début de « J’en sais rien » où il nous fait tourner tous ensemble.
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Alors que nous commençons déjà à ressentir la nostalgie des instants passés, Georges prends un temps lui semblant indispensable, pour nous présenter chaque personne de son équipe en commençant par toutes les personnes de l’ombre : à la lumière, au son, à l’orga, en finissant par une petite anecdote pour son acolyte de tournée, complice de jeunesse et backeur Sanka, qui partage la scène de cette nouvelle tournée avec lui.
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C’est le visage d’un homme heureux d’avoir transmis son énergie qui se présente à nous. Plein d’humilité, il nous remercie pour la force puis part retrouver ses proches. Nous le remercions nous aussi humblement de ce moment de partage. C’est doté d’une vision assagie que Georgio illustre la nouvelle pochette de son album XX5, mêlant souvenir d’enfance et adieu à sa jeunesse, accueillant la suite, « qui n’en sera que meilleure ».

Rap : Bordeaux, la rebelle endormie ?

dans ANALYSES/DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

Vendredi 2 novembre, 20h30, le public impatient attend le show de Jazzy Bazz au Rocher de Palmer. Les premières basses retentissent, et un troupeau déchaîné fait irruption sur la scène. C’est le WL Crew, un groupe de rap bordelais, qui a peu de temps pour chauffer et convaincre le public. C’est chose faite, la salle est en feu. Mais au fait, pouvez-vous citer un seul rappeur bordelais ? Si Orelsan réalise l’exploit de placer Caen sur la carte de France du rap, pourquoi Bordeaux, neuvième plus grande ville de France semble exclue de la discipline ? Nous avons rencontré le WL Crew dans leur studio, improvisé dans une chambre de leur colocation, afin de comprendre ces raisons qui empêchent l’éclosion de talents bordelais.  Lire plus

Interview : 47ter – Pierre-Paul, Miguel et Blaise

dans ENTRETIENS/MUSIQUE

Ils sont trois. Ils viennent « gâcher tes classiques » en reprenant une instrumentale connue, avec des instruments peu communs et des paroles qui leurs sont propres. Un freestyle quoi. Mais pas que, leur freestyle N°5, qui reprend l’instrumentale de « Niggaz In Paris » par Jay Z et Kanye West au mélodica et au pad, a dépassé les 2 millions de vues sur Facebook en un mois et demi. Une belle maîtrise. Ils commencent doucement à faire parler d’eux et multiplient les scènes. Leur force ? Ne pas tomber dans le piège du freestyle à profusion. 47ter compose. Ils viennent poser les maux d’une jeunesse qui n’a pas vraiment de mots. Rencontre en marge de leur concert au BT59 avec un trio qui « Petit à petit, (ils font leur) nid, Pendant qu’petit à petit, (ils vont), niquer des mères » (il faudrai un jour m’expliquer c’est quoi le délire avec les rappeurs et le fait d’aller niquer des mères).
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From Detroit to Bordeaux : Black Milk à l’Iboat

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

Producteur prolifique issu de la scène hip hop de Détroit (au côté d’Eminem, Dilla…), Black Milk était récemment de passage à l’Iboat pour une prestation cinq étoiles parfaitement calibrée. Ce dernier a collaboré au cours de sa carrière avec de très grands artistes issus de scènes diverses, témoignant de sa capacité à s’entourer des plus grands tout en illustrant son ouverture artistique. Jack White ou Robert Glasper ont déjà travaillé avec Black Milk qui affirme ainsi sa volonté de sortir le rap de son carcan et de faire évoluer un style tournant parfois en rond. Impossible donc de passer à côté de son concert à Bordeaux ; on y était, on s’y replonge.
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Les 10 ans de Banzaï Lab en images

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

Ayant toujours eu à cœur de soutenir les acteurs culturels et artistiques de notre ville, c’est tout naturellement que le label Banzaï Lab se retrouve régulièrement dans nos colonnes. Pour leur dixième anniversaire, qui s’est déroulé début mai au Rocher de Palmer, nous nous sommes rendus sur place pour capter l’ambiance et les concerts survoltés d’une belle partie de la Banzaï Family élargie, de Smokey Joe & The Kid à Too Many T’s en passant par Al’Tarba, Youthstar, SENBEÏ, Dirty dike ou The Subvivors. Retour en images sur ces deux belles soirées d’anniversaire !
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Anniversaire Banzaï Lab : 10 ans

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

Le Label Bordelais fêtera ses 10 ans le 4 et 5 mai au Rocher de Palmer, avec l’écurie au grand complet sur deux soirées qui promettent du lourd !
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L’incontournable label bordelais soufflera ce weekend ses 10 bougies sur deux soirées riches en surprises avec un line-up fracassant, réunissant grosses pointures, nouvelles recrues et collaborations inédites. Banzaï Lab revient donc après 10 ans de bons et loyaux services, une aventure qui n’est pas prête de s’arrêter après plus d’un centaine de concert, le label développeur et dénicheur de talents vient enfoncer le clou et investir le Rocher de Palmer de Cenon.

Entre hip-hop, dub, soul, electronic, bass music et autres, Bordeaux vibrera, avec pour le premier soir :

  • Les Bordelais Smokey Joe & The Kid « ALL STARS », le duo Bordelais sera présent pour un live inédit en France puisqu’ils seront accompagné des Mc’s anglais Youthstar (Chinese Man Records) et Mysdiggi, des ricains Black Worell et Non Genetic (Shadow Untaz) et du français Yoshi (Zulu Nation).
  • Suivi du duo londonien Too Many T’s, récente recrue du label, pour leur tout premier live dans la ville, pour terminer avec le groupe vainqueur du Tremplin « La MUE » .

Le samedi verra le Rocher vibrer sur deux salles:

Mainstage :

  • L’anglais Dirty dike de chez High Focus records qui viendra poser pour la première fois les pieds dans notre région, Youthstar qui remettra ça avec cette fois ci notre bordelais SENBEÏ aux platines pour un set qui s’annonce puissant, du rap avec Cheeko & S.O.A.P, electro-funk avec KOAN SOUND, l’abstract Hip-hop fusillant d’Al Tarba, la neo-soul du trio J-Silk et les mélodies électroniques de Noke.

Dub Corner :

DUB ADDICT Crew et leur Soundsystem, La voix roots de Joe PilgrimFeldub (Co-fondateur de Banzaï) accompagné de Twan Tee, et pour finir la formation de dub The Subvivors. De quoi taper du pied et s’en mettre plein les tympans.

BANZAÏ !!!

 

 

 

 

 

 

One Trio Orchestra ouvre la saison des lives open air

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

Il y a quelques jours, le Type a partagé la scène du One Trio Orchestra. Au-delà de l’appétit culturel que nous entretenons ici et qui nous dirige vers des artistes bordelais, c’était également l’occasion de rencontrer deux musiciens venus d’Outre-Atlantique, spécialement invités par Thomas Bonini, pilier du One trio. Nous sommes allés les voir durant deux soirées, l’une au Bistro de la Porte, l’autre chez Les Copains d’Abord. Si la première fut mouvementée de par les conditions climatiques, cela n’a pas empêché les bordelais de s’y attarder. Alors, parlons musique.
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Le Type : Tom, tu es le créateur du One Trio, tu peux nous en parler un peu ?

Thomas Bonini : Ça vient d’un projet monté en 2012 avec Maxime Lacote et Pierre Delaup juste après mon diplôme de la Music Academy International. À la base, nous n’étions que trois. Puis, avec le temps et les envies de chacun, le groupe s’est arrêté et a repris avec un collectif de onze musiciens. Le but étant de proposer une multitude de trio avec des styles biens différents. D’où le « Orchestra ».

En effet, ça produit un répertoire assez riche. Vous basculez du jazz à la country en passant par le hip-hop, comment tu expliques cela ? Il existe des liens entre tous ces genres ?

La richesse du collectif, elle vient justement de la variété de ses membres. Chacun a été choisi pour accompagner ou représenter un style. Et les liens entre les répertoires se font tout autant par leurs membres ! Par exemple, pour le concert au Copains d’Abord, on va commencer par du Blues avec Rémi Plugisi à la guitare et Ulysse Dufour au chant et à la basse. En deuxième partie, guitare et basse vont changer de mains, Ulysse va continuer de chanter et nous entrons dans un répertoire Rock 50’s.

Et tout ça, comment vous arrivez à le mettre en place ? En termes de méthode de travail.

Dix répertoires distincts nécessitent un cadre de travail assez précis, oui. Les membres capables d’assurer plusieurs répertoires sont donc contraints de travailler tout style. En général, les leaders de chaque styles établissent le fil conducteur qui amène les accompagnateurs dans la bonne direction. Il faut comprendre aussi qu’être dans un groupe, c’est être à la hauteur des autres, constamment.

"Être dans un groupe, c'est être à la hauteur des autres, constamment"

Vendredi dernier tu as joué au Bistro de la Porte avec Nehal Abuelata, une chanteuse américaine ; comment l’as tu contacté ? C’est fréquent que tu invites des artistes avec toi ?

Avec Nehal, on a travaillé pendant deux mois ensemble lors de l’été 2014 à Biarritz. C’était dans le cadre d’un groupe d’animations musicales. On a accroché et je la considère comme l’une des meilleures chanteuses avec qui j’ai eu la chance de jouer. Pour ce qui est des invitations, dans l’immédiat rien de prévu mais j’aimerais beaucoup convier des chanteuses bordelaises de temps à autre pour promouvoir leurs talents au sein du collectif.

Avant de discuter un peu avant nos amis américains, j’aimerais te poser une dernière question ; en invitant une chanteuse américaine, d’une certaine façon, tu fais progresser la scène bordelaise. Que penses-tu de celle-ci ?

C’est une question difficile… Comme l’est la vie de musicien, ici ou ailleurs. En revanche, ce qui est intéressant sur Bordeaux c’est que la ville possède les moyens et infrastructures pour permettre à des artistes de s’exprimer. De plus, tu trouves des musiciens de qualité, aux styles variés et à l’implication débordante.

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Nehal, tu nous viens des Etats-Unis, parle nous un peu de toi, de ce qui t’inspire.

Nehal Abuelata : Je m’inspire de la vie elle-même et de tout ce qui m’entoure… De la tristesse, du bonheur, du doute, de toutes les émotions et sensations que j’ai la chance ou le malheur de connaître. Je m’inspire également des musiciens avec qui j’ai le plaisir de jouer (mon groupe aux USA, Sweet HayaH) ainsi que ceux que j’ai l’occasion de voir sur scène… Aux États-Unis autant qu’en France et ailleurs. Je ne saurais trop comment décrire le style qui m’inspire, car j’aime tant de styles différents de musique. J’écoute de tout, mais je dirais qu’en ce moment, Sharon Jones et Susan Tedeschi restent deux de mes chanteuses préférées… parmi tant d’autres.

Nehal Abuelata

As-tu des liens musicaux avec le One Trio Orchestra ?

Mon plus grand lien musical avec One Trio Orchestra est avec Thomas Bonini. C’est un batteur modèle avec qui j’ai eu le privilège de jouer tout un été à Biarritz en 2014. Nous étions ensemble dans un groupe de reprises du nom des Blue Monkeys. Nous avons joué une trentaine de dates ensemble et Tom, avec son charisme, sa gentillesse, sa prouesse technique et son entrain quand il joue autant que dans la vie, est devenu l’un de mes musiciens préférés, ainsi qu’un bon ami cet été là. Si heureuse que nous ayons pu garder le contact, et je me réjouis de rejouer avec lui ainsi que son bassiste des One trio Orchestra, Louis Laville, et mon partenaire dans la vie et en musique, Austin Geiger à la guitare.

Et toi Austin, parle nous un peu de toi également. Tu as été le guitariste ce soir, tu as un groupe aux USA peut être ?

Austin Geiger : Et bien ça fait 4 ans que je n’avais pas été sur scène, donc déjà merci beaucoup pour ce moment avec le One trio, mais aussi première fois sur Bordeaux donc une très belle soirée pour moi. J’avais en effet un groupe aux USA, un groupe de funk et de hip-hop, FOCHO.

Austin Geiger

Comment avez vous-vécu cette soirée ?

Austin : J’ai été vraiment très étonné de voir autant de monde et une si belle ambiance malgré les conditions et cette petite scène en terrasse. Aux USA, un concert comme celui-ci n’aurait pas ramené autant de monde, sous la pluie. Peu de monde se serait arrêté, ne serait ce que pour jeter un coup d’œil.

Nehal : Je partage l’avis d’Austin. Je rajouterai juste qu’ayant déjà fait des concerts avec plus de 6000 personnes je me suis surprise à éprouver le même trac. Bordeaux est un lieu chaleureux et nous avions à cœur de mettre une ambiance tout aussi chaleureuse. Et puis, le truc essentiel en musique pour accrocher le public, c’est avant tout que les musiciens accrochent entre eux.

"Le truc essentiel en musique pour accrocher le public, c'est avant tout que les musiciens accrochent entre eux"

Illustrons enfin ces deux soirées en images, au Bistro de la Porte et celle des Copains d’Abord, merci à eux.

Quand Afrika Bambaataa ambiance l’Iboat

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

Afrika Bambaataa, Kevin Donovan de son vrai nom, nous a fait l’honneur de sa présence mardi 27 mars à l’IBoat. On parle bien d’honneur dans la mesure où le bonhomme est ni plus ni moins considéré comme l’un des fondateurs du mouvement hip hop et de la Zulu Nation. Cette organisation fondée outre Atlantique dans les années 1970 visait à réconcilier et apaiser les relations entre les gangs new-yorkais notamment, à travers la diffusion du hip hop et la mise en avant de toute forme de création. Dès lors, la présence à Bordeaux de celui qui en est à l’initiative a tout d’un moment exceptionnel. Intuition confirmée dans la cale d’un Iboat bien remplie et complètement acquise aux vibes du DJ. On y était, on vous décrit ça en image.

Interview et réconciliation Bordeaux-Toulouse : Scarecrow

dans MUSIQUE

Le 29 septembre dernier, à la Rock School Barbey, les toulousains de Scarecrow sont venus faire leur show. Sorte de blues / hip hop intriguant, la musique que distille les 4 compères avait déjà séduit le Type en 2013. Rebelote trois ans plus tard pour l’occasion avec Antibiotik, Le Pap’s, Jamo et Slim Paul, pour un entretien, entre leur évolution, leur projet et leur ville adorée, Toulouse.

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Quel âge a Scarecrow, et quelles ont été les circonstances de la rencontre ?

Le Pap’s : En 2017, Scarecrow fêtera ses 6 ans. La rencontre s’est faite entre Slim Paul (guitare/chant), bluesman du groupe, et Antibiotik (rappeur scratcheur). A Toulouse, ville du Sud-Ouest de la France. Précisément à un spot qui s’appelle La Daurade, en quai de Garonne. Paul posait un guitare/voix et Adri est passé par là et a commencé à rapper dessus. Un premier déclic, puis il se sont revus plus tard pour entamer des compos à deux, un peu plus sérieusement. Ensuite Jamo est arrivé à la basse.

Jamo : J’ai rencontré Paul avant en scène ouverte. Et nous on s’est trouvé à l’école Dante Agostini, parce qu’avant j’étais batteur. En fait ça a été des rencontre simultanées, variées et fortuites. Ça suffit ça comme adjectif ?

Slim Paul : Pour la question « Quel âge à Scarecrow ? » je pense que ça suffit.

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Du coup, vous n’avez jamais changé de composition ?

Le Pap’s : Moi je suis arrivé en 2010 ; le projet existait déjà, donc si. Mais disons que la formation n’a pas changé depuis ma venue.

Slim Paul : En fait, pour rétablir la vérité, Scarecrow tourne depuis 2010 avec cette formation là, mais y’a un passé. Sous un autre nom, un prémisse, des bases qui ont été posée. Mais Scarecrow, c’est nous quatre, et le premier album, comme toutes la production du groupe, est sortie sous le nom de Scarecrow.

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D’ailleurs, vous faites tout vous-même pour l’instant ? Deux albums c’est ça ?

Slim Paul : Deux albums, et entre-temps on a sorti des EP. Tout nous-même, oui on essaie, surtout sur la production filmographique. On écrit, on fait les visuels, on mixe. On s’entoure de prestataire pour faire les choses qu’on ne sait pas faire, comme le mastering. Sur la tournée on est entouré, on a un tourneur, mais on reste avec une équipe réduite.

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Avec une boite de production toulousaine ? Vous êtes restés basés à Toulouse ?

Le Pap’s : Oui, on est basé sur Toulouse, le groupe est né là-bas et même si on vagabonde à droite à gauche assez souvent, on vit là-bas !

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Vous avez l’habitude des scènes comme Barbey, 700 personnes ?

Slim Paul On connait les SMAC, on a une grosse expérience de festival mais on a toujours un plaisir particulier à jouer dans ce genre de salle parce que les technicien chers à notre cœur que sont Victor Perrin et Simon Hublot peuvent vraiment s’amuser, avec leur matos. Faire sonner Scarecrow comme il se doit et mettre Scarecrow en beauté. En festival, c’est plus difficile on ne sait jamais sur quoi on va tomber.

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Plutôt une préférence pour ce genre de concerts alors ?

Slim Paul : Y’a pas de préférence, c’est selon les humeurs et les saisons. La saison des festival, quand elle arrive on la sent et on se prépare pour. Déjà physiquement, parce qu’en général c’est assez fatiguant, il faut faire face à un certain rythme. Les concerts en salle c’est autre chose, on prend plus le temps c’est sûr.

Jamo : C’est pas le même plaisir. C’est comme une jauge à 100 personnes et une jauge à 20000. Tu prends du plaisir sur les deux mais pas de la même manière. Comme toi, en tant que public quand tu vas voir un concert avec les artistes à 50cm ou dans un grand festival, tu vas kiffer mais différemment.

Slim Paul : 50cm c’est le cirque !

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Quand est-ce que vous avez quitté les petits bars ?

Slim Paul : On ne les a jamais quitté ! Y’a des endroits qu’on affectionne particulièrement. Je pense au Showcase Time à Pau qui est un bar qui nous a fait confiance il y a 4 ans, et on y a encore fait un concert cette année parce qu’on est potes avec Eric, le patron. Après, on essaie d’éviter au maximum parce que quand tu fais une tournée avec 70 dates, quand on t’amène dans un bar Il ne faut pas fournir la même énergie. Mais c’est toujours un plaisir ! Tu sens le public, tu sens la bière, une chaleur… On vient de là, faut pas l’oublier.

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Je vous ai vu y’a deux ans à l’iBoat, ici à Bordeaux. Est-ce que vous avez beaucoup changé depuis ? Les méthodes de travail par exemple.

Jamo : Non, on change pas une équipe qui gagne. Forcément la musique évolue parce qu’on grandit et on continue à prendre du galon et de l’expérience. Les musiciens sont les mêmes, le concept est le même, mais on vit avec notre temps et on a beaucoup tourné, on fait beaucoup plus de gros festivals. Mais Scarecrow est resté Scarecrow.

Le Pap’s : Toujours le même kif de monter sur scène, quelques soient les conditions.

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Quand est-ce que vous avez sorti votre dernier album ?

Jamo : Le 26 mai. L’album est dans les bacs depuis mi-juin.

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The Last, c’est ça ? Mais ce sera peut-être pas le dernier.

Jamo : En tout cas il s’appelle The Last

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La prochaine étape ?

Le Pap’s : La prochaine étape j’ai envie d’te dire que c’est Perpignan dans deux jours, au Médiator.

En terme de production je voulais dire…

Slim Paul : Ça va être de clipper un deuxième morceau de l’album après « Shake It », mais c’est en pourparler. Moi j’aimerai bien qu’on sorte un live, même en CD. C’est un truc qui se fait plus trop, et on est un groupe de live avant tout. Je m’y mettrai l’année prochaine. Mais là il reste trois dates de la tournée, ensuite on va prendre de bonnes vacances bien méritées, on va poser le cerveau et les idées viendront d’elles-même.

Jamo : On n’a pas vraiment pris de vacances depuis 6 ans ! Donc là on prend 6 mois !

Slim Paul : L’album est sorti en juin, il a encore une belle année devant lui. Il peut encore nous servir de bannière pour la prochaine tournée. Il est bon, on en est fier, je le dis honnêtement, et on peut se pencher sur autre chose comme un live ou une production visuel.

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Une dernière chose : Le Type est un web-magazine centré sur la vie culturelle bordelaise. On va s’exporter à Toulouse avec vous. Des bonnes adresse pour manger, boire ?

Slim Paul : Manger à Toulouse ? Faut aller au Bon Servant, au Pied Sous La Table. Si tu veux boire un coup tu vas au Bohème, au N5, tu vas à La Comtesse

Jamo : Une petite parenthèse sur le N5 : on est à Bordeaux, ville de vin. Le N5 vient d’être élu meilleur bar à vin d’Europe. Ils ont une cave de 2200 références, c’est un truc de malade ! Tu peux aller manger au Solilesse aussi.

Slim Paul : On a des supers tables à Toulouse !

Jamo : Puis ça bouge, c’est dynamique ! On a toute une génération de trentenaires qui reprennent les rennes et qui propose pas mal de choses que ce soit en restaurant, en bar ou autre.

Slim Paul : Je voudrais quand même parler du Bohème, parce que c’est un peu mon fief. C’est un bar en périphérie du centre-ville, et un des derniers avec une scène. Avec le Connexion – mais j’aime pas le Connexion alors on n’en parle pas. Le Bohème c’est un bar qui paye pas d’mine, qui est pas très classe, mais y’a une scène et la programmation est très éclectique et recherchée. T’as tout. Soirée électro, soirée métal, punk, des scènes ouvertes… J’y ai joué avec tout mes groupes.

J’ai fait quelques soirée à Bordeaux, et j’ai trouvé beaucoup de similitudes entre les deux villes.

Et il faut savoir un truc, chers bordelais : l’album The Last a été enregistré à Bordeaux, au studio Berduquet. Toute les productions phonographiques de Scarecrow sont masterisées à Bordeaux chez monsieur Alexis Bardinet, Glode Audio. Bon, on s’aime pas, on se crache dessus depuis des années, mais on arrive à coopérer !

Merci beaucoup ! Allez salut, bise au chat.

Découverte rap : La Prune

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

La Prune, c’est cette eau de vie fait maison, à l’aspect peu rassurant, qu’on vous sert à la fin d’un long repas déjà bien arrosé. Passée la première gorgée, on se surprend à en apprécier toute la subtilité. Sorti de nul part, ou presque, le projet éponyme du groupe de rap bordelais est à l’image de cette boisson qu’on a rarement l’occasion de boire. Dégustation.

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« Désolé, j’ai pas le profil du rappeur à la mode, je préfère me buter dans un bar, je suis marié à l’alcool »

A force de vendanger l’underground bordelais, en solo mais souvent côte à côte, les trois artisans du rap, Endé (rap et chant), l’Épicier (rap et chant) et Krab (production) ont fini par officialiser la naissance du groupe autour d’une bouteille de Prune millésimée. Après un premier morceau enregistré il y a un an, « Rappeur à la mode », les morceaux s’enchaînent jusqu’à former un projet prêt à être servi. Cette première récolte, baptisée La Prune (il ne s’agit que de ça), est disponible en libre cueillette sur Haute Culture depuis le 13 octobre.

« Je préfère sécher les cours, si le maître c’est Gims »

La Prune distille un rap aux arômes sombres et lancinants avec un fort degré de rimes. Vers après vers, et verre après verre, Endé et l’Épicier nous prouvent qu’ils ont de la bouteille. Entre egotrip et punchline, entre chant et rap, ils nous servent des rimes amères et sucrées, entonnées jusqu’à la dernière goutte. On savoure la technique et on sourit allègrement. La Prune, une mise à l’amende.

« Tu vas reconnaître le millésime des milles rimes, et pile j’arrive, je suis composé de mille épines et d’une pine qui pique t’as pine-co »

Entêtantes, les instrus font monter l’ivresse. L’ambiance est sombre et lente. La musique du Krab goûte le sale sud, plus que la côte ouest. D’Atlanta à Memphis, les saveurs sont là, la prune en guise de purple. On vous laisse apprécier le mélange. À l’apéro ou en digestif, un verre de prune ça ne se refuse pas. Santé !

Pour goûter La Prune, rendez-vous sur : 

« Laisse-moi siroter la prune dans le re-ver »

Interview : Plane Aggy

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

Plane Aggy, c’est ce genre de mec, discret et bourré de talent. Son flow plane entre hip-hop et jazz, d’Édimbourg à Bordeaux, il compose sur la (sa) vie. Les textes ont une importance capitale dans l’univers du rap et Plane Aggy ne déroge pas à la règle. Écrivant sur une dure réalité mêlant addiction en tout genre, il extériorise ses émotions avec brio et émoi. On se laisse bercer par les beats envoûtants et ses textes qui amènent à réfléchir. Rencontre avec un jeune rappeur qui capture au vol les codes du rap.

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Ça fait combien de temps que tu vis sur Bordeaux ?

Je suis arrivé il y a 2 ans.

On est bien à Bordeaux. La ville t’inspire ?

Oui, sincèrement, je me sens bien ici. Après rien ne battra l’Écosse (rires).

Ton rap, il parle de quoi ?

J’écris sur moi, mon passé, mes addictions, l’ego trip de base d’un rappeur (rires). Chaque projet que j’entreprends doit avoir un fil conducteur. Il faut que l’ensemble ait une cohérence musicale. J’ai besoin de raconter une histoire à travers mes compos. Que le beat colle aux paroles. Si le son est bon, il va m’inspirer pour écrire et je vais pouvoir m’exprimer. J’ai beaucoup de mal à apprécier les morceaux que je produis. Je cherche toujours à m’améliorer. Je jette beaucoup de compos qui ne me conviennent pas..

Tu ne regrettes jamais quand tu jettes un son ?

Non, jamais. Une fois que c’est jeté, je ne reviens pas en arrière.

Est-ce que tu arrives à être satisfait de ton travail ?

C’est très dur ! J’ai un regard assez sévère sur ce que je produis. La plupart du temps, je prends beaucoup de recul avant d’apprécier un son. Au début, j’avais uniquement du texte, aucun flow, aucun rythme, les rimes ne tombaient pas au bon moment, rien n’était bon à garder. Maintenant, j’arrive de plus en plus à apprécier ce que j’entends. Mais ce n’est pas encore gagné (rires).

Ça fait 3 ans que tu rap sérieusement. Le rap a toujours fait partie de ta vie ?

Non. Quand j’étais ado, j’écoutais Marilyn Manson, Korn, Slipknot… Après tu vois, il y a un parallèle entre le rap et le (hard) rock. L’écriture y est aussi très personnelle, c’est relativement triste et sombre. C’est une musique réelle et je me retrouvais dans leurs écrits. Puis, j’ai découvert The Eminem Show

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https://www.youtube.com/watch?v=pwGQLzbtVko

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Cet album m’a marqué. Je le connais par cœur. Jusqu’aux transitions. Eminem est l’artiste qui m’a le plus influencé.

C’est grâce à lui que Plane Aggy est né ?

Non, c’est grâce à un anglais. Je me disais que le rap c’était pour les américains. Puis, je suis tombé sur Devlin. Et ça a été le déclic. Je me suis rendu compte que les Anglais pouvaient aussi bien rapper que les Américains. Alors pourquoi pas les Écossais ? Du coup j’ai écrit un texte… (rires). Et à partir de Devlin, je me suis mis à écouter plus d’artistes anglais.

En Écosse, tu rencontres ton petit succès ?

Non pas du tout. Ils n’ont pas du tout le même rapport. Si tu dis que tu fais du rap à des gens que tu croises, ils ne vont pas comprendre pourquoi. Pour eux, le rap c’est typiquement une musique de blacks (rires). Ce n’est pas vraiment une musique qu’ils aiment. Ils écoutent beaucoup de house, d’électro et ce qui passe à la radio.

Tes premiers pas sur scène c’était en Écosse ?

Oui, j’avais 18 ans. J’étais très stressé. C’était juste un petit set de 30 min, il n’y avait pas grand monde. J’avais adoré être sur scène, mais le public écossais n’était pas vraiment réceptif. J’ai compris que je devais sortir d’Écosse pour être apprécié.

Plane Aggy, ça vient d’où ?

Aggy c’était le surnom que ma grand-mère et ma mère me donnait quand j’était petit. Et Plane, tout simplement car à partir d’un avion, tu peux changer de destination. La musique produit le même effet. Tu peux t’évader.

Tu as un album en préparation.  Peux-tu nous en dire plus ?

Il va parler d’une période de transition. « Something in between« . Artistiquement et personnellement, je passe d’une période de ma vie à une autre. Les chansons seront un peu un exorcisme. Je tire un trait sur mon passé et j’avance. Les instrus seront très différentes. Il y a un suivi avec mes anciens sons. Dans Jessie Pickman (sur Timecapsule) je parlais de ma relation avec l’alcool, et dans « Something in between« , il y aura Jessie Pickman II, qui évoquera l’évolution de cette relation. Cet album est beaucoup plus mature, je vais le pousser à fond. L’album a été fait pour le live, pour changer un peu d’ambiance, inclure un plus de trap. En live, la trap ça marche vraiment bien.

& sa diffusion ?

De manière indépendante. Il sera disponible sur iTunes, Deezer, Spotify… via la plateforme Zimbalam. Cette plate-forme te permet d’être diffusé un peu partout, et surtout, tu touches vraiment les profits. C’est un super projet. Puis aujourd’hui, la diffusion sur le net c’est un bon moyen de se faire repérer par un label !

Tu penses quoi du rap aujourd’hui ?

Ça dépend qui. J’aime bien que des mecs comme Vald (que je n’écoute pas cela dit) ou Mac Miller puissent s’en sortir en indépendant. Car, internet, ça tue beaucoup de rappeur. Du coup, c’est toujours encourageant de voir que certains arrivent à s’en sortir. Après j’écoute très peu de rap français. J’aime bien Nekfeu. Il est quand même très bon, il faut l’avouer. Je n’aime pas du tout le rap old school français.

Qu’est qui te plaît chez les rappeurs ?

J’aime beaucoup les personnages. En ce moment, The Weeknd à une grosse influence sur moi. Danny Brown a un personnage de fou. Rien que ses concerts, ne sont pas des simples concerts, ce sont des shows ! C’est comme Mac Miller, l’énergie qu’il dégage sur scène c’est dingue. Future, Drake, Kanye West (qui je pense deviendra un classique dans quelques années)…

Est-ce que Plane Aggy à un personnage ?

Je ne pense pas, pour l’instant je n’ai rien de défini. Peut-être plus tard, au fil des albums…

Le showcase de Nekfeu, c’était comment ?

J’ai envoyé une démo à la voilerie et ça à plu au organisateur de la soirée. Après, je n’ai pas rencontré Nekfeu et son entourage, mais le public était vraiment chaud. Et j’ai eu beaucoup de retour après le concert sur les réseaux sociaux, ça fait plaisir.

Tu te vois faire autre chose que du rap ?

Non. Ce n’est pas une option pour moi. Je n’envisage que le rap dans ma vie. C’est ça ou rien. Je progresse doucement d’année en année, donc petit à petit j’atteins un bon niveau. Un niveau qui va me permettre d’être apprécié par le plus grand nombre.

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FacebookInstagram / Plane Aggy

Les essentiels rap de Plane Aggy :

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2×2 places: Klub des Loosers + Dirty Tacos @ Rock School 22/04

dans MUSIQUE
Klub des Loosers live band

Il y a 10 ans sortait Vive la Vie, album culte du duo Orgasmic-Fuzati, plus connu sous le nom du Klub des Loosers. Depuis, le DJ et le MC Versaillais se sont éparpillés en plusieurs projets, mais le Klub des Loosers n’a toujours pas abandonné son public ; ce vendredi 22 avril, la Rock School Barbey accueille le Klub des Loosers live band et le groupe bordelais Dirty Tacos pour une bonne soirée hip-hop-what-the-fuck à ne rater sous aucun prétexte. D’ailleurs, non seulement le Type y sera, mais comme en plus il est sympa, il vous offre deux lots de deux places chacun. Rendez-vous en bas de page pour les instructions !

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2×1 places : Kitsuné Club Night @ Light Club 24/03

dans ART ET CRÉATION

Les belles sonorités seront à l’honneur ce jeudi au Light Club. Pour célébrer l’arrivée du printemps, Kitsuné s’associe avec les bordelais de Turbopolis et l’agence NeoNovo et vous propose une soirée à la programmation appétissante. 

Kitsuné, c’est ce label (et marque) au renard désormais célèbre, créé en 2002 à Paris et qui exporte à travers le globe cette image de l’électronique à la française. Les compilations Kitsuné sont toujours un gage de bonne qualité et leurs soirées s’affirment avec des line up toujours plus excitants. En s’alliant avec le collectif Turbopolis et NNEC, Kitsuné démontre un fois de plus sa volonté de conserver une image de qualité tout en levant le voile sur une nouvelle génération d’artistes talentueux.

Avec Phazz, on renoue avec le RnB du début des années 00s. Et bordel, ça fait du bien. Oscillant entre hip hop et électro, ce jeune producteur âgé de 22 ans peut déjà s’exalter d’être soutenue par XXYYXX, Cashmere Cat et la BBC Radio 1 (excusez du peu). On murmurait même qu’il serait à l’image d’un Flume national. Il s’exporte aujourd’hui comme une figure majeur de la scène Future Beats française. Superpoze, c’est une électro délicate. Son premier album à l’esthétique sombre est encensé par les critiques. De Télérama aux Inrocks en passant par Tsugi et Trax, tous s’accordent pour décréter qu’il est bel et bien une figure marquante de la nouvelle scène électronique (excusez du peu, partie II)

Cette subtilité musicale dont font preuve Phazz et Superpoze se retrouvent également chez les bordelais de Pogo x Pogo, nouveau duo né d’une rencontre entre Ruben et Nicolas. Après de multiples projets solos , ils décident de monter un projet tous les deux autour de la house, de la funk. Après leurs deux premiers remixes , le duo compte déjà plus de 20 000 lectures au compteur en un mois et déjà de très beaux soutiens de la part de The Geek x Vrv, The Noisy Freaks, Marlin ou encore du label Parisien Discothrill (excusez du peu, partie III). 

& dire que tout ce beau monde sera réunit dans le même lieu, et qu’on a deux places pour toi (excusez du peu, partie IV).
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[PARIS] 3 x 2 places : Discothrill 3rd Year Birthday

dans ART ET CRÉATION

Parisien-nes, tu n’es pas sans savoir qu’une partie du Type a immigré dans la capitale. Ces Types là, tapis dans l’ombre, ont tâché de chercher de nouveaux poulains à suivre, des perles à défricher que tu pourras suivre à Paris comme à Bordeaux. Et on commence cette nouvelle quête avec son premier amour nocturne : DISCOTHRILL. 

Cette histoire là, elle commence de jour, on ne saura plus trop vous dire dans quelle circonstance, on peut juste vous donner un nom : Paul Castera. Un néo-dandy, assez discret, dont on ne saurait déterminer ni l’âge ni les cercles dans lesquels il évolue. Tout ce qu’on sait c’est que planqué derrière son PC, le bonhomme chapeaute ce qui s’avérera très vite pour Le Type des soirées qu’il ne ratera pour rien au monde. Planqué derrière son PC, on devine un parcours de fou, les yeux rivés vers le turfu comme il le dit si bien, pendant des pauses clopes, qu’il nous taxe (bien trop) souvent. Le reste du crew, Le Type les a vu plus tard, imbibés sans doute, sûrement, et le mystère est toujours là : qui sont-ils ? d’où viennent-ils ? quelles sont leurs relations ? On ne sait pas. Le Type est en train de mener l’enquête.

Le 18 mars, Discothrill fête ses 3 ans au Wanderlust.
On commence l’enquête ici ?
On a 3 x 2 places à t’offrir.
Ci-dessous, notre aftermovie préféré.

Lieu du crime ? Le Wanderlust

Avec qui ? Un gang de DJs armés de références hip-hop, trap, r&b, house, funk et nu-disco à savoir les piliers du collectif :  LeMarquis, Kource, ALVY et DiscoRazor.

Pourquoi on y va ? Parce qu’on y danse ! Et en 2016, des soirées où tous les corps se meuvent, c’est tout ce qu’il nous faut.

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Tirage au sort le 17 mars 

« Sensible » de Cadavreski : chronique

dans MUSIQUE

Ton initiation au rap français alternatif, c’était les Svinkels, Triptik, le Klub des Loosers et TTC ? Depuis, assoiffé de nouvelles productions, tu ères de groupe en groupe, tentant un Noir Fluo par ci, un Ministère des Affaires Populaires par là, divagant parfois, avec un peu de nostalgie, sur un bon vieux titre de MC Circulaire…? Réjouis toi, cher lecteur ! Car le label Les Disques d’En Face est là pour nous régaler avec du son tout neuf. Après le premier EP très prometteur Rapafacette, Cadavreski revient avec Sensible, sorti le 19 février dernier.

album Cadavreski Sensible

Maniant les mots avec la plume d’un Mallarmé du bitume, les 4 chanteurs et leur DJ nous embarquent dans leurs délires militanto-festifs et leur humour noir bon enfant, le tout sur des rythmes guinguetto-funky-électro-hip-hop. Bref, c’est cool, ça sonne bien, on adore et on te le recommande !

S’il n’y a pas encore de clip extrait de ce nouvel album, Sensible de Cadavreski est disponible en écoute libre et à l’achat, virtuel comme physique, sur la boutique en ligne des labels indépendants. En attendant, tu peux t’envoyer un petit son de Rapafacette pour te donner un avant-goût !

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