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Odezenne, comme à la maison !

dans ÉVÉNEMENTS/MUSIQUE/Reportages

Actif depuis 2007, Odezenne s’est fait une place de choix dans le monde musical hexagonal. Originaire de Bordeaux, le groupe n’a jamais été adepte des techniques conventionnelles, notamment lorsqu’ils se sont fait connaître. Ils ont en effet su tirer profit du développement d’internet pour sortir du lot et programmer leurs premières tournées, faisant d’eux un groupe différent des autres, avec son lot d’interrogations. Jeudi 20 décembre, lors de la tournée suite à la sortie de Bakara, leur dernier album, le groupe se produisait à la salle des fêtes de Grand Parc, fraîchement rénovée et ré-ouverte en juin 2018. Les hostilités ont été ouvertes par Moussa Fennira qui a joué de son talent durant une heure afin de laisser le temps à Odezenne de se préparer à un spectacle qui n’aura déçu personne. Mais on vous laisse en juger par vous-même.
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Interview – Le Healthy Boy de Reverence

dans MUSIQUE

Une fois n’est pas coutume – mais ça pourrait le devenir – Le Type que je suis s’est retrouvée dans une soirée Bordelaise pur jus : escalier en pierre, parquet au sol, pièces à l’enfilade, le tout juste au dessus d’un bar. L’ambiance était bonne, la musique aussi.

Il faisait assez sombre et après un rapide coup d’œil en direction du bar, je constate l’état avancé de la soirée. Les bouteilles vides se dressent encore, comme pour faire semblant – heureusement pas les gens. Au détour d’une moulure, je me retrouve à discuter avec le chanteur du groupe bordelais Révérence.

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Révérence c’est (liste non exhaustive) :
– Tout jeune (mais pas temps),
– Une formation de trois artistes,
– Un show sur scène assuré par l’énergie des trois garçons,
– Des concerts à Darwin et pour le French Pop à l’Hérétic
– Des mélodies électro pop et des textes français (et ça fait du bien) aux saveurs délicieusement kitch
– Des pantalons très serrés, des chemises à motifs et des chaussettes bien visibles
– Une reprise de Dirty Diana de MJ qui m’a fait transpirer de la moustache.

C’est cadeau :

Il se tient bien droit, et n’a pas du tout l’air touché, Benjamin contraste avec le décors, alors :

Bonsoir, Benjamin… Peux tu te présenter ?

Oui, Je m’appelle Benjamin Debon, je suis le chanteur de Révérence, accessoirement le compositeur, j’ai monté le groupe avec Julien Granel et Matei Convard…. Et on fait de la musique qui a pour vocation de faire danser les gens. Moi même je danse sur scène avec mon micro sur scène (première fois que je m’offre ce luxe de ne faire que chanter dans un projet). En fait, le but du jeu c’est de faire bouger les p’tits culs ! Tu sais, moi y’a un mec qui m’a dit un jour : « Ton groupe aura du succès quand tu feras bander à la fois les mecs, et les filles. » Bon, pour l’instant j’ai l’impression que les mecs ça marche pas mal, j’attends encore de voir pour les filles…

Je vous le passe en live : c’est pour toi Julien, qui nous fait tant rire :

Tu peux me décrire un peu ton univers ?

J’aime beaucoup tous les projets qui sont à base de pop et qui danse, encore une fois pour danser parce que c’est cool la musique qui danse. J’aime aussi beaucoup les projets avec de forts partis pris sur les mélodies. On manque de mélodie de nos jours dans la pop.

Sur quel dancefloor on peut te voir danser le weekend ?

Heu… Je reste souvent chez moi en fait, je compose dans ma chambre et du coup, c’est là que je danse, pendant que j’essaye de faire opérer la magie.

Y a un bar où on peut te voir te préchauffer ? Ou juste chiller avec tes potes (à part le Milos ou l’Appolo) ?

J’aime beaucoup l’étage de la Vie Moderne, il est très cozy et pour traîner c’est cool. Mais sinon mes amis je les vois plutôt aux concerts, sinon je préfère travailler.

Et la décuve, elle se passe où ?

En vrai, ça va être un truc bizarre mais, je ne bois pas d’alcool, j’ai commencé à boire tard, il y a tout juste deux ans, je voulais juste prouver aux autres et à moi même qu’il est possible de vivre une jeunesse tout à fait épanouie et rigolote sans alcool ! Et le 2 janvier 2014 (c’est pas des conneries) je me suis dit que j’avais assez fait mes preuves et que je pouvais commencer à m’y mettre !

Qu’est que t’écoute à balle en ce moment ?

Hum, j’ai passé toute une année à étudier l’œuvre de Michael Jackson, je l’ai décortiqué autant du côté danse que musique parce que ça m’inspire beaucoup, de part la persévérance de Michael… Il a bossé toute sa vie sans relâche ! Et du coup j’ai essayé de choper l’essence de ce travail pour la mettre dans mes chansons.

What’s next avec Reverance ? Projets / collaborations / concerts…

Là, on a gagné un tremplin à Darwin pour notre deuxième concert (enregistrement et date prévue à l’étranger), et une première partie à l’iBoat d’un groupe qu’on aime beaucoup beaucoup, Oscar & the wolf. C’est donc samedi soir prochain à l’iBoat.
Juste après à l’Hérétic y’a la release party du groupe de Matei, nos frères des Be Quiet. Et enfin, pour les plus motivés qui voudraient passer la soirée complète avec nous, Julien Granel finira par mixer à la Tencha pour un DJ set de 22h à minuit ! Grosse soirée en perspective ce samedi 7 novembre !

OK, vraiment cool ! Et avec qui t’aimerais faire des trucs ? Musicalement parlant.

Justin Timberlake ! Direct. Parce qu’encore une fois, grosse influence, ça danse, j’adore..

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Fast cut

Label ou indépendant ?
Indépendant

Mp3 ou vinyle ?
MP3

Petite salle ou grosse scène ?
Grosse scène.

Festoch ou concert ?
Festivals !

Merci à Benjamin !

Pour les suivre c’est ici : https://www.facebook.com/reverencebx/timeline

et : https://soundcloud.com/r-v-rence

et pour les voir par ici : https://instagram.com/r_v_rence/

En concert le Samedi 7 Novembre !

Interview : My AnT

dans MUSIQUE

Il y a quelques jours le Type rencontrait Vincent, chanteur et membre du groupe Bordelais My AnT qui fait son grand retour le jeudi 2 avril à 20h30 à la Rock School Barbey pour une Release Party qui s’annonce mouvementée ! Entre invités, passion féline, projets, nouvel EP et Michel Sardou, Vincent nous a raconté de drôles de choses. 

Le Type : Pour nos lecteurs qui ne vous connaissent pas encore, vous pouvez vous présenter ?

Vincent : My AnT, basé à Bordeaux, je crois que le premier disque a du sortir en 2010 mais vérifie parce que je ne suis plus tout à fait sur. Le groupe existe depuis 5-6 ans maintenant. Je prends toujours la sortie du premier disque comme le truc un peu de naissance du groupe. C’est pas mal un groupe de copains, ça a commencé vraiment comme ça. Moi j’avais des morceaux de mon côté que j’avais écrit quand j’étais en Australie et après (un Panpan sauvage apparaît et nous coupe dans l’interview pour une histoire de micro qui marche ou qui ne marche pas) j’ai rencontré ces potes là, certains que je connais depuis super longtemps, on a décidé de faire de la musique ensemble, c’est vraiment parti d’un truc de potes quoi. Voilà, après je ne sais pas, tu veux que je sois plus précis peut-être ?

My AnT
My AnT

Le Type : Tu le définirais comment le style de musique de My AnT ?

Vincent : On dit toujours pop, mais c’est très large !

Justement, à travers les albums ça a changé, le premier était plutôt Folk et le deuxième plus électrique.

Vincent : Sur le premier disque j’écoutais que Sufjan Stevens à l’époque et du coup j’aimais beaucoup les guitares folk avec plein de cordes partout, c’était à l’époque d’Illinois. Et voilà, après on a plus bossé en groupe, c’était pas des morceaux que j’avais. J’ai apporté des démos et on n’a plus travaillé en groupe, c’est-à-dire que chacun y rajoutait un peu de son truc et du coup, c’est devenu plus électrique. On définit ça comme de la pop avec, genre, plein de reverbs. De la Pop à reverb (rires).

Le Type : Et du coup pour le troisième EP, comment ça se passe ?

Vincent : Alors oui c’est un EP qu’on sort pour la Release Party. On sort un deux titres qui s’appelle Shit et Chouette Summer. On a un morceau c’est Shit Summer, l’autre Chouette Summer. On trouvait ça marrant d’avoir ce thème. C’est aussi la première date de la tournée à Bordeaux donc c’est un peu pour relancer la machine. C’est une des premières soirées qu’on fait en partenariat avec l’Equipe A qui est notre tourneur manager depuis quelques mois. Je ne sais pas trop quoi te dire sur ces deux titres là, ce sont des morceaux assez récents, voilà il y avait cette idée d’été dans ces morceaux et tout.

Le Type : Vu que ça parle de Summer, ça va vraiment être un été copains-guitare-plage ou au contraire on va avoir droit à quelque chose de plus sombre ?

Vincent : C’est ça qui est bizarre, il faudrait que je vous envoie les paroles et vous vous ferez votre jugement vous-mêmes parce que je ne sais pas trop. Il y a un des morceaux, Shit Summer, qui tape pas mal du pied, c’est un truc pas mal été même si les paroles sont un peu tristounettes. L’autre, c’est un morceau qui parle pas mal de trucs d’enfance avec des voix très haut perchées. C’est un morceau complètement inchantable. J’avais un peu Alba Lua dans la tête quand je l’ai écrit, ils en ont sûrement rien à branler mais moi c’est un groupe que j’aime bien !

Le Type : Niveau visuel, vous venez de troquer l’ours pour un banc de poisson, est-ce que vous restez dans la même thématique un peu Canadienne, grands espaces verts (je pense notamment au « We are fine » et son affiche de nudiste en fond de montagnes) ou est-ce que c’est totalement un hasard et c’est le Type qui est parti trop loin ?

Vincent : Han putain c’est marrant, on n’a pas du tout pensé à ça ! Par contre le rapport aux grands espaces c’est un truc que tu peux comprendre aussi bien dans les morceaux eux-mêmes qui sont genre hyper pop machin que dans les textures de sons comme la reverb, cet espèce de truc encore très aérien et lumineux. Tu peux y voir ce que tu veux ! L’ours c’était un concours de circonstances parce que le pote qui nous a fait la jaquette avait retrouvé ce truc là qui était libre d’utilisation alors on s’est dit « Ah bah on va utiliser ce truc là ». Le deuxième, Gerboise à poil dans les montagnes c’est parce que c’est juste TROP COOL cette photo, on était absolument obligés de l’utiliser et là c’est Ita qui fait pas mal tout le côté graphique du collectif des Fennecs qui joue dans le A aussi. C’est elle qui s’est occupée de ça, c’est vraiment un concours de circonstances elle a proposé ça et on était là « Eh c’est cool on valide ! » et puis voilà, on n’est pas vraiment allé chercher plus loin que ça.

Le Type : Justement vous faites souvent appel à des artistes pour faire vos affiches, vos décors lors de petits concerts (je pense à celui chez Edith un jour où on a eu le droit à de jolies sérigraphies d’Ita), c’est un besoin d’aider vos copains artistes, de faire parler d’eux tout en vous assurant d’avoir une visibilité des deux côtés ?

Vincent : Les sérigraphies c’est effectivement Ita qui les a faites, elle avait fait ça pour le Printemps de Bourges où t’as une enveloppe où tu choisis ce que tu fais pour la communication et nous on avait décidé en plus des affiches de faire un beau truc, un bel objet, on a fait des sérigraphies car on trouvait ça cool. Avec le collectif des Fennecs, t’as 10 groupes donc on essaie de mutualiser les compétences, aussi bien le côté vidéo que visuel. Être plus facilement identifiable. Il y a effectivement cette envie d’ouverture et d’essayer que ça ne soit pas que de la musique, que ça aille en dehors de ça, le côté esthétique, vidéo, etc.

Le Type : Entre le clip de Right & Round et le Teaser pour la Release Party avec un guest star félin, on a l’impression que vous aimez aussi vous mettre en scène et vous tourner au ridicule, on aura le droit à d’autres vidéos complètement décalées/folles ou c’était juste histoire de vous défouler ?

Vincent : Ah oui le teaser c’était moi avec mon chat ! Il est trop cool mon chat t’as vu ? C’est Puetos ! (Panpan propose de taguer le Facebook du chat sur la vidéo, grande idée qu’on espère verra le jour) On peut en parler plus longtemps de mon chat parce que je suis super fan de mon chat. Il est trop cool, il est tout fluffy, il est génial. Je reviens un peu à ce que je t’ai dit avant, comme quoi on est vraiment un groupe de pote. Ça fait parti des moteurs ce côté de faire les trucs comme on peut. On travaille beaucoup à l’arrache, vraiment, on a des périodes de travail où on bosse dur quand on se voit.

On a tous pas mal de groupes etc, donc on a des périodes des fois où on ne se voit pas et des fois on a des périodes de boulots où on essaie de faire des trucs cools. Mais là par exemple pour le clip de Right & Round on a eu une heure de tournage parce qu’on a pas eu le temps et que c’était très à l’arrache mais on a décidé d’essayer de jouer avec ça. C’est à dire que ça nous ressemble,le fait de travailler dans l’urgence. Et Edouard Bonnet qui a fait le clip a proposé de pas mal broder avec le peu d’images qu’on avait. Donc on a mis pas mal de trucs qui nous font rire avec des clins d’œil aux mangas, des vidéos de Dragon Ball Z et de chats débiles. On a décidé de faire un truc qui nous ressemblait un peu dans la démarche. Pour ce qui est du prochain clip, on ne sait pas encore quand est-ce que ça va sortir, on a fait quelque chose dont on n’est pas encore sûr, il faut encore qu’on rebosse dessus.

Le Type : Vous n’êtes pas tous de Bordeaux donc c’est un peu compliqué , non ?

Vincent : Non, Bastien est de Paris, après on est quatre à être de Bordeaux. Mais on a tous beaucoup de groupes et beaucoup de projets à coté donc on fonctionne vraiment par période de boulot. On ne va pas se voir pendant trois mois et après on va bosser ensemble pendant une semaine ou deux. On essaye de canaliser un peu.

Panpan : En fait ils ont beaucoup d’idées mais ils ont tous des plannings énormes qui ne concordent pas forcément. Du coup dès qu’ils se retrouvent, c’est pour des petites périodes de travail.

Le Type : Donc oui du coup vous bossez à fond quand vous vous retrouvez ?

Vincent : A fond, il ne faut pas qu’il y ait de Playstation 3 sinon on bosse moyennement à fond. Mais oui l’idée est là !

Le Type : Malgré quelques titres plus ou moins mélancoliques, vous êtes un groupe plein de soleil, vous aimeriez faire passer quoi comme émotion/message à votre public en priorité ?

Vincent : La vie ! L’amour ! La liberté ! Les grands aigles qui volent. Je ne sais pas, c’est une question bizarre ça, je ne vois pas trop quoi dire. Ça dépend de l’humeur en fait je crois, après en général j’écris les morceaux à la maison et après on les bosse en groupe, on les étoffe et y’a des trucs qui ne marchent pas du tout et d’autres qui changent complètement de direction en passant du tristounet au joyeux. Donc c’est un peu aléatoire.

Le Type : Mais alors, il n’y a pas de message ?

Vincent : Je bosse beaucoup au son plus qu’au sens. C’est pas pareil pour tous les groupes mais pour My AnT, on a toujours été attaché à ça. C’est à dire qu’il y a des paroles qui sont très télégraphiques, que tu peux lire et qui ne vont pas vouloir dire grand chose de manière concrète mais qui vont avoir ce son. Et on a toujours bossé là dessus. C’est un truc qu’on nous a toujours demandé. Comme on est à peu près un milliard de groupes à faire de la pop anglo-saxonne, on nous a toujours demandé « Pourquoi vous chantez pas en français machin les paroles ». Beh parce qu’on est vraiment attaché au son, comme pour le choix de reverb. On essaie de privilégier le son par rapport au sens.

Le Type : Ces derniers temps, il y a un renouveau de la langue française dans la musique est-ce que ça vous donne envie de sortir de l’anglais ?

Vincent : Si on devait le faire, ce ne serait pas par opportunisme. C’est la mode du moment, on pourrait se sentir obligé mais c’est un truc qu’on fera par envie. C’est à l’humeur, ça arrivera si ça arrivera, on ne se forcera pas. Après c’est dur de bien écrire en français, je trouve ça chaud quoi. C’est vraiment typique de la langue française d’entendre le sens avant le son quand on dit quelque chose.

Le Type : Racontez-nous un peu comment vous avez organisé une Release Party !

Vincent : On avait enregistré ces morceaux-là, ça faisait longtemps qu’on n’avait pas joué. Il y avait la tournée qui s’annonçait donc on s’est dit qu’il serait peut-être temps d’avoir une date un peu officielle, sortir un truc, inviter des copains et puis faire une soirée. Il y a A call at Nausicaa qui sort avec nous, Au pays des matins calmes en solo et il y a aussi El Brindador. C’est plutôt cool. Il y avait un peu d’actu, on devait relancer la machine, donc pourquoi pas ?

Et puis ça fait longtemps qu’on n’avait pas joué à Bordeaux, on avait besoin aussi de lancer des nouveaux morceaux. On va d’ailleurs jouer de nouveaux morceaux qui ne sont pas encore vraiment terminés qui passeront à la moulinette du studio d’ici la fin de l’année. Ce sera pour le troisième disque, on n’a pas encore de date pour celui là, on ne sait pas trop.

Le Type : Sinon au niveau des artistes qui seront avec vous pour la Release Party, comment s’est fait votre choix ?

Vincent : Car on aime bien leur boulot, leurs musiques. Il y a le côté humain aussi, vous êtes bien placés pour savoir ça. La scène musicale à Bordeaux elle est petite. Il y a un vrai truc, les gens s’entendent bien. Ce n’est pas hypocrite, l’ambiance de la scène pop à Bordeaux elle est cool, les gens sont sympas donc forcément t’as envie de bosser avec eux. Donc voila tu t’invites un peu les uns, les autres. Et là oui ça nous faisait plaisir de bosser avec A call at nausicaa et Au pays des matins calmes.

Le Type : Du coup il y aura trois groupes en plus ?

Vincent : Ouais il y aura trois groupes en plus !

Panpan : Sur deux systèmes différents. Et Brindador jouera entre les groupes pour les changements de plateaux !

Le Type : Ah ça c’est cool !

Vincent : Il y aura à manger aussi, avec le Catering qui fait de la bouffe là-bas. Ce qu’on s’est dit quand on a commencé à organiser l’événement, c’est qu’à Barbey il n’y a jamais à bouffer. Et quand t’es là-bas jusqu’à 1h30 du matin, ça fait un peu chier, t’as envie de bouffer un truc.

Donc il y aura le Catering, il y aura un truc qui fait des impressions de tee-shirts , un stand des Fennecs forcément avec tout le merch. On va essayer d’organiser une tombola avec des disques de groupes à gagner et quelques sérigraphies, on va voir. Et on offre le CD à l’entrée !

Le Type : Avec toutes les places ?

Vincent : Oui avec toutes les places. On offre le CD à l’entrée pour chaque personne. Donc voilà.

Le Type : Ce n’est pas trop stressant d’avoir fait tout ce travail et d’attendre le résultat ?

Vincent : Stressant non. On espère qu’il y aura des gens et pas que ma maman. Ça serait bien qu’il y ait du monde. On essaye de faire un peu de com’, de faire des rappels.

Le Type : Pour la communication vous avez travaillé comment ?

Vincent : On a fait des flyers, des affiches, on a fait passer le mot, on se sert beaucoup des réseaux sociaux mais on a essayé de faire un peu d’autres trucs. Amenez des potes !

Le Type : Si tu devais convaincre une personne de venir ?

Vincent : J’ai un peu du mal à attraper une personne par le col et à l’obliger. Venez juste car il y aura des groupes cools et que l’ambiance sera certainement sympa. Je ne peux pas vendre le truc différemment. C’est une soirée importante pour nous.

Panpan : On a beaucoup travaillé dessus, ça va être bien normalement !

Le Type : Et le futur de My AnT ?

Vincent : Il y a la tournée cette année déjà. Il y a pas mal de dates, l’enregistrement du troisième disque… Pour l’enregistrer ça va dépendre de nos disponibilités, du studio. Enregistrer à la fin d’été ça serait bien mais voilà il y encore plein de « si ». Et faire plus de projets avec les Fennecs.

Le Type : Les Fennecs c’est vraiment hyper important pour vous ?

Vincent : C’est vraiment les copains. C’est ce qui centralise un peu toutes les envies. Ça permet de donner de la dynamique, on sort des compiles sous l’appellation des disques du Fennec assez régulièrement.

Là on bosse sur la quatrième compile. Ça permet, quand un groupe a pas d’actualité de se sortir les doigts et d’écrire des morceaux.

Le Type : Du coup t’es tout seul donc c’est moins drôle pour les prochaines questions !

Vincent : C’est trop nul que je sois tout seul mais on va faire avec Panpan. Tu peux donner des trucs toi aussi. Sinon je me fais passer pour Bastien ou Matthieu.

Panpan : Je peux me faire passer pour Bastien.

Vincent : Allez on improvise !

Le Type : Si tu étais un type de musique ?

Vincent : Un type de musique. De la pop je suppose.

Panpan : Tom Frager

Vincent : Un type de musique ou un type dans la musique ?

Le Type : Un type dans la musique du coup ?

Vincent : Ça va forcement être méga prétentieux. J’aimerais être Ennio Morricone car il a vraiment la classe. Sinon Sujan Stevens. car son dernier disque est sorti et j’ai beaucoup pleuré dessus. C’est les trucs du moment.

Le Type : Un type de bière ?

Vincent : La Guinness ! Alors ça j’ai répondu avant même que vous me posiez la question, au début de l’interview.

Le Type : Un type de chat ?

Vincent : Puetos mon chat. En fait au début il s’appelait Capue donc après c’est devenu Capuetos et maintenant c’est Puetos. Il est mélangé Main coon avec je ne sais pas quoi. C’est les gros chats les Main coons, c’est trop cool !

Le Type : Une vieille musique ?

Vincent : Les lacs du Connemara de Michel Sardou, c’est assez vieux ça ? Facile quoi .

Le Type : Un bonne musique à conseiller ? 

Vincent :  C’est une question piège. Ça dépend vraiment des jours. J’en ai des tonnes. Tout le monde a ça, une chanson qui tient vraiment à cœur. Il y a forcément 50 morceaux qui règnent dans ton cœur. J’en sais rien, je vous en enverrai une par mail. Si y en a une là, c’est un morceau qui s’appelle Toilet Brushes de Nils Frahm. C’est un espèce de pianiste allemand qui fait de l’électro. Il passe à la caserne de Niel, à Darwin en avril.

C’est très beau. Il y a des grandes envolées. Par contre ce n’est pas facile d’accès, il faut vraiment te laisser embarquer par le truc, car ça peut être un peu abstrait. Mais voilà c’est le morceau que j’ai écouté ce matin. On va dire ça.

Le Type : Une musique récente ?

Vincent : Si ! Comment il s’appelle, ça va me revenir. Je pense au mec .. Ça va me revenir. Je vous le retrouve dans deux secondes !

Le Type : Un son que tu n’assumes pas d’écouter ?

Vincent : Alors lequel je balance. Il y en a vraiment des atroces. Déjà je suis fan de Sardou donc c’est dur. J’aimais bien le tout premier single de Keane. Comment il s’appelle, ah oui Somewhere only we know ! C’est un peu chamallow.

Le Type : Il y a pire que ça quand même !

Vincent : Qu’est ce que je peux trouver pire que ça. Ça aussi il faut que j’y pense par mail. Y’en a plein. Déjà la discographie de Sardou ça fait beaucoup.

Le Type : Pour finir est-ce que tu n’as pas une petite blague à raconter ?

Vincent : Elles sont hyper inappropriées. Je ne peux pas. Je ne connais que des blagues racistes ou pédophiles.

Panpan : Pédophile ou zoophile. C’est un zoophile, il rentre dans un Bar !

Vincent : Merci Panpan. C’est un zoophile qui rentre dans un Bar, nickel !

Merci à Vincent d’avoir pris le temps de répondre à nos questions.

Le Type vous donne rendez-vous à la Release Party le 2 avril à la Rock School Barbey ! Et en attendant, on se réécoute volontiers quelques morceaux de « We are fine » !

Rendez-vous ici pour toutes les infos de la soirée.

Money : un monstre fabuleux

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Si vous lisez le Type, vous avez sans doute entendu parler de My Best Fest organisé tous les mois par l’I-Boat pour nous donner un aperçu des festivals phares de l’été. C’est à l’occasion de la promo de Spirit of Eden que le Type a rencontré l’atypique groupe Money.

Money, c’est quatre gars originaires de Manchester, ville qu’ils décrivent eux même comme sombre, froide et humide. « En gros c’est le paradis mais sans le sable blanc et les palmiers » nous dit Jamie le chanteur du groupe durant ce qu’on ne peut pas appeler une interview. En effet, le groupe est pour une partie arrivé en chaussettes sur le pont de l’I-Boat. Ensuite on a du mal à les regrouper, ils préfèrent faire profiter le parquet de leurs belles chaussettes. La présentation est rapide. Scott le bassiste, Will le batteur, Charlie le guitariste et Jamie l’homme qui aime être nu. Cette brève description nous conforte dans l’idée qu’on n’est pas à une simple interview. Très vite, ils nous plongent dans leur monde, on tente de comprendre qui ils sont. En vain.

Décrire Money c’est comme tenter de décrire un monstre formidable aux origines si variées qu’on est incapable de trouver quelque chose de connu. Money c’est un oxymore à lui seul, il s’oppose, se contredit mais de manière si naturelle que ça en devient beau et qu’on croit les reconnaître dans chaque musique, chaque mot, chaque attitude.

« Croit » car Money aime brouiller les pistes. Il ne dit jamais complètement qui il est. Le groupe a déjà eu d’autres noms afin de se rendre invisible. Pour l’instant fixé sur Money, ils nous expliquent que le nom n’a rien à voir avec « l’argent » mais qu’il est la représentation de ce que les gens projettent dans ce mot. Ils s’intéressent de près à ce que pense l’Homme. D’ailleurs s’ils n’acceptent pas les interviews, c’est qu’ils veulent discuter avec les gens, pour apercevoir un peu qui ils sont. Une curiosité pour l’humanité que l’on retrouve dans les chansons. Mais sur eux on en apprend peu.

Finalement on repart en connaissant moins le groupe qu’on s’y attendait mais peut être un peu plus les personnes.

Money c’est le groupe qui ne se contente pas de faire écouter de la musique mais qui nous plonge dans leur propre univers aux connotations mystérieuses, aux influences variées (http://courtesyisafallacy.tumblr.com/)

Money c’est vivre l’expérience sublime de la musique passionnée.

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