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Interview : Jean-Luc Terrade, directeur artistique de Trente Trente

dans ART ET CRÉATION/ÉVÉNEMENTS

Du 21 janvier au 2 février 2020, la Compagnie des Marches de l’Été organisera la 17ème édition de son festival Trente Trente. Mettant sous les projecteurs les formes courtes des arts vivants, le fondateur et directeur artistique du festival, Jean-Luc Terrade tient à une programmation au croisement des disciplines. Entretien d’un homme passionné, en compagnie de Magali Starck, responsable des relations presse de l’événement.

Le Type : En tant que directeur artistique depuis sa création, quel est votre rôle dans l’organisation de Trente Trente ?

Jean-Luc Terrade : Principalement la programmation du festival, et puis tout ce qui est autour. Notamment les nombreuses actions qu’on essaie d’organiser avec des jeunes et des étudiants. Cette année on a par exemple une grosse opération avec l’école des Beaux-Arts, que j’ai confiée à Cédric Charron et Annabelle Chambon, qui sont deux danseurs de Jan Fabre. Il y a aussi des étudiants de l’école 3iS, le CIAM et la faculté ingénierie. Je travaille sur la programmation un an à l’avance !

Choisissez-vous un thème pour chaque édition ?

J-L T : Il n’y a pas de thème. Il y en a eu quelques fois, mais là ce sont simplement des formes courtes (qui ne doivent pas dépasser officiellement 30 minutes) et qui sont pluridisciplinaires. La direction artistique est tournée vers les formes très contemporaines et la performance. En plus, on va plus du côté de la danse et de la performance que du théâtre : il y a de moins en moins de texte.

Je pense que l’art est fait pour se perdre et être déstabilisé

Vous décrivez le festival comme apportant un « autre regard sur les arts de la scène ». Qu’appelez-vous un « autre regard » ?

J-L T : J’ai tendance à penser que j’ai une façon différente d’appréhender l’acte artistique que la majorité des gens. En plus de ça, c’est vrai que le public a l’habitude d’aller voir des spectacles plus ou moins formatés où ils ne vont pas se perdre. Personnellement je pense que l’art est fait pour se perdre et être déstabilisé ; sinon, si on reste dans son propre confort on ne bouge pas. Donc les propositions qu’on fait ont très peu de chances d’être vues ailleurs, surtout en région. On les voit un peu dans certains festivals comme le FAB (festival international des arts de Bordeaux Métropole).

Comment choisissez-vous les artistes invités ?

J-L T : Pour une part je les choisis tout seul. Quand je travaille avec une autre structure comme le Théâtre des Quatre saisons, Boulazac ou le CDCN , on fait une programmation en accord avec la direction de la structure.

Anthony Egéa / Cie Rêvolution

Parmi les artistes invités, y a-t-il une certaine place réservée aux artistes locaux ?

J-L T : Pas automatiquement. Cette année il y en a plus que l’année dernière mais je ne fais pas la différence. Ça peut aider pour avoir plus de financement, mais je ne veux pas être manipulé par ça. Il y a entre autres Anthony Egéales ateliers du Panoramale Collectif Tutti et ce sont presque que des créations en plus. Cette année on a d’ailleurs 10 créations sur les 30 spectacles donc c’est pas mal !

En tant que metteur en scène, est-ce que vous travaillez avec des artistes invités ?

J-L T : Cette année 2 circassiens que j’ai accompagnés artistiquement vont présenter des solos. C’est leur projet mais ils m’ont demandé de travailler avec eux. Il y a aussi un jeune chorégraphe, Patrick Haradjabu, qui m’a demandé de regarder son travail. Grâce au lieu de résidence L’Atelier des Marches qu’on a mis en place au sein de la compagnie au Bouscat, les artistes peuvent travailler et très souvent me demandent un avis. Notamment dans les compagnies régionales qui créent pendant le festival, certaines sont en résidence ici donc ça crée une proximité de travail.

Comment avez-vous eu l’idée de créer ce festival ?

J-L T : Il y a presque 20 ans, il y avait très peu de structures de diffusion ou de théâtres qui programmaient des formes courtes. Moi je m’intéressais entre autres aux pièces de Beckett, qui étaient des formes courtes. Avant, si on ne créait pas des formes de plus d’une heure, on avait peu de chances d’être programmé. Ça a quand même un peu évolué aujourd’hui de ce côté-là. Maintenant, toutes les formes sont pluridisciplinaires : un peu tous les arts se sont mélangés, alors qu’avant les arts étaient un peu plus sectoriels. Je pensais donc que c’était bien pour une soirée que le public se mélange. Maintenant, ça se mélange un peu plus mais c’est encore très très confidentiel. Je prends l’exemple de notre festival : je trouve qu’on est assez confidentiels sur Bordeaux. On remplit mais on ne fait que 300 personnes par soirée, ce qui est très peu.

Magali Starck :  Après, il y a aussi beaucoup de formes courtes programmées qui sont dans une « configuration public » plus intimiste. Les spectacles programmés ne sont pas forcément des spectacles qui se jouent sur des grosses scènes de 500 personnes et les lieux partenaires sont pour la plupart des lieux intermédiaires.

J-L T : Sauf au Chapiteau en hiver, où il y a un potentiel de 350 ou 400 places. Il y a des jours où c’était plein mais le Théâtre des quatre saisons c’est une grosse jauge qu’on a du mal à remplir.

Qu’est-ce que vous pensez de l’évolution de la création contemporaine dans la région ?

J-L T : Je dirais qu’il y a beaucoup d’initiatives de jeunes qui sont très intéressantes. Malheureusement ils sont largués tout seul dans la nature. Ils n’ont pas assez d’aide et d’accompagnement. Le problème est donc qu’ils s’épuisent très rapidement et que maintenant, les jeunes artistes se trouvent souvent obligés de faire des ateliers, du social, etc. pour gagner de l’argent. Cela perverti le métier qui devrait être de créer du contenu. Je trouve ça dommage mais il y a quand même des jeunes qui font des choses intéressantes. Je prends toujours l’exemple de Nicolas Meunier qui est venu travailler l’année dernière. Il court après des rendez-vous pour rencontrer des directeurs de théâtres depuis 2 ans et il n’y arrive pas. C’est à force d’en parler autour de moi depuis 1 an qu’il commence à obtenir des rendez-vous mais il va encore attendre 3 ou 4 ans avant de pouvoir présenter quelque chose, 8 ans après la création de son œuvre. Ce temps-là est très long à cause de la concurrence qui est très nombreuse !

Magali Starck : C’est aussi à cause de la prise de risque ! Les directeurs de théâtres veulent s’assurer de remplir leur salle. Donc même avec des artistes qui prennent des risques, si les programmateurs n’en prennent pas, c’est difficile…

Je veux vraiment revenir sur ce qu’on appelle l’émergence. La vraie émergence.

En ce sens, votre programmation se tourne-t-elle vers ces jeunes pour les faire sortir du lot ?

J-L T : Oui, par exemple je parlais de la compagnie des Limbes : je les ai programmés 3 ou 4 fois dans le festival il y a 15 ans. Ils ont fait la première édition. C’est ça aussi qui est bien dans ce festival : quelque part, je prends moins de risque parce que sur une soirée, il y a 3-4 spectacles ; donc si l’un ou l’autre ne plait pas, le public peut se rattraper. Par contre, il faut que je fasse attention parce que je voudrais revenir vers des gens encore méconnus, des jeunes. Dernièrement j’ai un peu perverti le festival en présentant des choses qui sont déjà un peu établies au niveau des artistes, mais je veux vraiment revenir sur ce qu’on appelle l’émergence. La vraie émergence. Quand je crois en quelqu’un de la région, quand je pense qu’il se passe quelque chose, j’essaie au maximum d’aider les gens mais le problème est que je ne peux pas tout faire !

Quel public vient voir les soirées de Trente Trente ?

J-L T : C’est très mélangé : il y a du 3eme âge, des étudiants, des jeunes. Il y a vraiment de tout.

Magali Starck : C’est vrai qu’il y a de plus en plus de jeunes sur les 3 dernières années. Ce sont surtout les journalistes nationaux qui viennent sur le festival qui l’ont constaté. Ils sont souvent étonnés de voir autant de jeunes.

J-L T : J’aimerais qu’il y ait plus de monde bien sûr ! En même temps je me plains mais c’est vrai qu’a Paris, il y a parfois moins de monde que sur le festival.

Magali Starck : Et à la fois sur certaines soirées à Bordeaux on est quasiment complet à chaque fois.

J-L T : On remplit mais je trouve qu’on ne développe pas le public, on reste sur une jauge à peu près identique depuis 4 ou 5 ans, avec un potentiel pour un spectacle de 300 personnes. Je ne vais pas me plaindre mais je trouve que dans une aussi grande ville ça pourrait être plus important… Après, c’est aussi un problème d’argent pour communiquer, pour faire connaitre l’évènement.

Magali Starck : En plus, tu proposes des spectacles qui peuvent déranger, choquer, qui ne sont pas des spectacles faciles.

Teaser – Trente Trente – 17e édition from Trente Trente on Vimeo.

Pensez-vous que les jeunes ne sont pas assez sensibilisés aux arts de la scène ?

J-L T : Certains sont très curieux, par exemple, hier j’ai rencontré 2 étudiants en première année de cinéma. Je suis resté deux heures avec eux pour parler de la direction d’acteur. Je leur ai expliqué comment j’envisageais Trente Trente et j’ai senti une curiosité incroyable qu’ils n’avaient pas à l’école, pas assez. Donc je pense qu’il y a des jeunes qui sont vraiment passionnés, intéressés et interrogatifs, donc c’est vraiment bien, surtout des gens qui veulent faire de l’art, du cinéma. Le problème, c’est que très vite, ils montent leur propre projet, ils croient qu’ils sont des comédiens très vite au bout de 3 ou 4 ans et pour une grande majorité ils ne sont pas assez curieux de ce qu’il peut se passer et des différentes manières d’appréhender le théâtre.

Magali Starck : De manière générale, il y a encore une certaine culture de l’élite, certains jeunes ne poussent pas la porte des théâtres parce qu’ils pensent que c’est réservé à une certaine classe de la population.

J-L T : Ils croient que le théâtre c’est cher mais c’est le même prix qu’une séance de cinéma. Moi si les jeunes se mettent en groupe pour Trente Trente par exemple, ils paient 8 euros. Ce n’est pas cher !

Avez-vous quelque chose à ajouter ou à préciser?

Magali Starck : On peut ajouter que sur cette édition-là, les arts circassiens sont assez mis en avant par rapport à d’autres années. C’est notamment dû au fait qu’on travaille en partenariat avec Boulazac qui est un lieu de cirque mais aussi à la soirée que l’on partage avec le Chapiteau en hiver à Bègles, que nous faisons tous les 2 ans. Il y a donc en tout une dizaine de formes circassiennes parmi la trentaine de représentations.
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Festival Freeze Music 2019 : début des fêtes de fin d’année

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS

L’équipe du Free Music n’a pas le temps d’hiberner. La 13ème édition de leur édition Freeze Music nous sort de la dépression hivernale avec une programmation sur-vitaminée à base de rap, d’hip hop et d’électro. Découverte de ce line up qui viendra secouer le centre des congrès de Jonzac le 21 décembre.

Crédit photo : JoT / La P’tite Fumée

Puppetmastaz

Le groupe allemand est une référence du hip-hop. Actif depuis 1996, leur musique a su évoluer à travers les années entre du hip-hop classique, passant par du trip-hop et même du cloud rap dernièrement avec Purple Maple. De leur voix addictive, une musique inter-générationnelle et un live animé, on peut s’attendre à un concert qui plaira à tous.
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Youv Dee

Le rappeur parisien est issu du groupe l’Ordre Du Périph’. Un rap bourré de références culturelles, une voix pure et d’une puissance rarement vue. Youv Dee a atteint une nouvelle dimension depuis son feat avec Trippie Redd et malgré quelques critiques, il montre une certaine flexibilité à adapter ses couplets aux standards américains. En bref un artiste complet.
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Kobo

Kobo : noir en lingala (du moins d’après le rappeur). Le noir dans sa finesse, le noir dans sa pureté. Kobo nous emmène dans une recherche sensorielle totale d’une noirceur inexplorée. Des clips affinés, des paroles exprimant nos sentiments les plus enfouis, le tout posé sur des prod délicates. Son premier album Période d’essai est sorti cette année et ne révèle qu’une partie de son talent.
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Tetra Hydro K

Deux alchimistes musicaux ont tenté de mixer la dub et la drum & bass. On ne va pas se mentir, le résultat est explosif. Kanay et Krilong ont réussi à maîtriser leur cocktail sonore pour produire un genre singulier tout en gardant des attaches fortes à la dub et à la drum & bass. Sur scène on a également droit à leur touche personnelle, un mélange de set et de live rendant l’expérience THK unique.
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Sorg

On le connait essentiellement comme beatmaker du rappeur Napoleon Maddox. Il évolue désormais en solo repoussant les limites de l’électro et des sonorités issues du hip-hop.
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Jetro

Nouveau sur la scène électronique, Jetro remet au goût du jour l’EDM avec une simplicité déconcertante ; produit des musiques trap avec aisance. Un artiste prometteur.
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La prog locale du festival Bordeaux Rock dévoilée

dans LES NOUVELLES/MUSIQUE

Comme à son habitude, Bordeaux Rock célèbrera pour sa seizième édition la scène locale, via la mise en avant d’un bon nombre de groupes et d’artistes bordelais. Zoom sur les talents finement sélectionnés par l’équipe du festival et qu’on aura le plaisir de (re)découvrir dans différents lieux de la ville (7 au total) le jeudi 23 janvier, pour la traditionnelle soirée « Rock en ville« .

Crédit photo : Gabriel Maydieu

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Heartbeeps


Formation qu’on a pu voir passer dans des hauts-lieux de la scène rock bordelaise tels que l’Heretic devenu Void ou aux feu Bootleg ou Saint Ex, Heartbeeps reviendra fouler l’une des salles de la ville pour la seizième édition d’un festival auquel le groupe avait pu participer en 2012 déjà. La formule gagnante du trio (au sein duquel on retrouve l’un des deux gérants du disquaire Total Heaven), entre punk, garage et rock devrait rassembler à nouveau au Void plusieurs générations de spectateurs de Bordeaux Rock.

Paul Félix


Après un passage par la case « retraite dans un monastère bouddhiste » pendant 20 ans, l’ex-chanteur du mythique groupe girondin Gamine (qui s’est reformé en juin dernier à la Salle des Fêtes du Grand Parc) est revenu sur la scène au début des années 2010, et on a bien hâte de voir et d’entendre à Quartier Libre ce que le bonhomme proposera pendant le festival.

Nasty Joe


Textes poétiques, sonorités rock garage tendance UK : le cocktail de Nasty Joe détonne en ville. C’est donc avec peu de surprise qu’on retrouve le groupe à l’affiche du festival – mais avec un malin plaisir qu’on ira les écouter.

Insomni Club


On l’avait rencontré il y a peu, le voilà présent à Bordeaux Rock ! L’artiste multi-facette qui a collectionné les belles dates en 2019 (Festival Grand Coeff, Get Wet Party à l’Iboat, première partie de Flavien Berger…) viendra ajouter une touche électronique pas déplaisante à la programmation de Bordeaux Rock.

Wonkey


Wonkey et leur « bedroom rap » viendront encanailler La Tencha pour la seizième édition d’un festival qui montre encore une fois son ouverture d’esprit en conviant en son sein des esthétiques très diverses.

Salamander Jive


Récemment croisé en première partie du groupe Flamingods au Krakatoa, le groupe à six têtes Salamander Jive viendra présenter à la Voûte son mix psyché explosif : à ne pas louper !

Patrick Scarzello


Avec un premier album paru en 1998 et une adolescence punk, Patrick Scarzello a d’abord évolué dans le sud-est de la France avant de se retrouver en terres girondines où il a, entre autre, contribué à des fanzines alternatifs (On Est Pas Des Sauvages) et participé à de nombreuses aventures musicales du coin : Des Claques, La Poupée Barbue, Scarzello & Lys Motion Orchestra… Un pan de l’histoire du rock local qu’on ira apprécier à Quartier Libre.

Oh Hank


Oh Hank est un projet de reprises de Hank William, guitariste country mythique de la première moitié du XXème siècle. Après s’être séparé une première fois, le groupe se reforme en 2019 avec quasi les mêmes effectifs qu’en 2016 et des artistes participant également à Quiche My Ass.

Desdemona

Sans doute inspiré du nom d’un personnage d’une pièce de Shakespeare (ou peut-être pas du tout), Desdemona est surtout le projet de musiciens issus de JC Satàn, Prêcheur Loup ou encore Cockpit. Après être passé par plusieurs noms de groupes (Lungsless, les Bites Enflammées, les Goonies), cette formation maintient le cap ; celui de la confection de véritables « armes par destination auditive » et des classiques garage-rock. À découvrir au Void !

Beisspony


Derrière Beisspony se cache deux filles à l’univers rose & bleu qui composent et improvisent de belles comptines piano-voix. C’est un peu l’intrus de cette programmation puisque le groupe vient de Munich, mais rassurez-vous, le lien avec Bordeaux est établit puisqu’il s’agit ici de mettre à l’honneur le jumelage entre les deux villes, quelques mois après un voyage de Bordeaux Rock à Munich lors duquel l’association a ramené dans ses valises deux groupes bordelais. Match retour, donc, qui se passera du côté du 58 rue du Mirail.

Wolfjuice


Formé en 2018, Wolfjuice écume depuis les bars bordelais, du One Percent au Houses of Parliament et a entre-temps remporté le prix tremplin du festival Relâche. Un EP sobrement intitulé EP.1 vient de paraître il y a quelques mois : un garage rock relativement énervé qu’on ira écouter à la Voûte.

Yoko ? Oh No


Pas mal de fun derrière ce groupe chez qui on retrouve les bien nommés John Lemon (à la guitare), Stone (à la basse et la voix) et Tim (à la batterie). Un amour assumé de la langue anglaise pour protester et surtout des rythmes punk et garage pour l’accompagner. Et pas mal d’amour, quand même.

Pyramid Kiwi


« Trentenaire ou pas, il n’est jamais trop tard pour démarrer un truc à trois ». Tel est l’un des leitmotiv de Pyramid Kiwi, composé depuis 2018 par Emeline, Elodie et Léo. Des influences psyché, folk, rock et électriques traversent cette formation plutôt inspirée qui se produira au Void pendant le festival.

Non Si Piu

Le « rock post combustion » de Non Si Piu a commencé à prendre lors d’un team building au Center Park Sologne, durant lequel trois employés qualifiés se sont liés d’amitié autour de leur passion pour les rythmes composés et les cacahuètes salées.

Sucky Dogs

Sucky Dogs c’est du garage blues, mais c’est surtout Jimmy B (ex batteur des Shtauss) et Seb V (chanteur de Petit Vodo), deux figures de la scène locale qui fouleront pour l’occasion L’Avant Scène.

Drunkmeat


Comme l’explique leur description Facebook, Drunkmeat est un mélange de SWAMP ROCK SYNTH PUNK INDUS NOISE COLD WAVE GARAGE. On retiendra que le premier album du groupe (qui joue parfois à deux, parfois à quatre) Plus ça va moins ça va est une belle réussite et qu’on est curieux de découvrir le groupe en live.

Noirset


4 gars qui balancent une recette post punk et coldwave pas déplaisante qu’on a pu découvrir à travers des premiers morceaux chopés sur les Internet. À suivre et découvrir en live à L’Antidote.

Judith Judah

Composé de Julie, Clém et Shay, Judith Judah « aime le grunge, la noise, le punk et le métal, et elle est convaincue que headbang et mélancolie sont tout sauf incompatibles. En revanche, elle déteste le patriarcat et tous ses avatars ». Tout est dit. Ou presque : le groupe vient d’envoyer en pressage son album qui devrait être prêt pour Bordeaux Rock et leur concert à L’Antidote. Hâte !

Torpedo Twister


Pas de chichi : Torpedo Twister fait du rock’n’roll, à trois membres et avec une forte propension à chauffer les salles là où le groupe passe, y compris donc L’Avant Scène où il se produira.

Stoner Bud’s


2 EP au compteur, de belles dates en ville pour le jeune groupe de garage rock et surf punk Stoner Bud’s qu’on aura le plaisir de découvrir sur l’une des scènes de Bordeaux Rock ; ce sera la Voûte !
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Les V.U par Boris Garineau : fusion événementielle & éducative

dans ÉVÉNEMENTS

Du 29 octobre au 3 novembre 2019 se tenait la 22ème édition des Vibrations Urbaines, un événement présentant des sports et des pratiques culturelles urbaines. Nous y avons rencontré Boris Garineau, acteur phare du festival qui nous raconte les débuts des V.U et ce qui fait la particularité de cet événement pluridisciplinaire.

Crédit photo : WL Crew par Intza Bagur

Le Type : Pour ceux qui ne vous connaissent pas, pouvez-vous nous dire quel est votre rôle au sein des Vibrations Urbaines ?

Boris Garineau : Bonjour, je suis Boris Garineau, directeur des sports, de la jeunesse et de la vie étudiante de la ville de Pessac. Ma mission est de réaliser l’ensemble des activités sportives en lien avec le monde étudiant et les campus pessacais. Je dirige aussi le festival Vibrations Urbaines dont on célèbre la 22ème édition cette année. C’est un événement qui mêle à la fois activités sportives et culturelles dans le champ des cultures urbaines. Je dois manager tout le festival en trouvant les moyens financiers et structurels pour le faire fonctionner. Ce festival est à la croisée de plusieurs politiques publiques qui sont culturelles et sportives. On essaie de considérer les pratiques urbaines comme des pratiques sportives à part entière. On a la volonté de leur donner cette légitimité. Le festival existe depuis 1998, il a été créé bien avant ma présence dans la ville de Pessac. Je suis arrivé à la tête de ce festival en étant au sein du service municipal.

WL Crew. Crédit photo : Intza Bagur

On essaie de considérer les pratiques urbaines comme des pratiques sportives à part entière.

Pouvez- vous nous décrire rapidement comment se passe l’organisation de ce festival ?

La particularité de cet événement c’est qu’il est organisé par une ville qui fédère le milieu associatif. Le fait d’agréger les différentes associations et acteurs du territoire, c’est quelque chose d’assez atypique pour une ville. On fait le lien avec les associations qui organisent les contests. Par exemple le centre social de Saige qui organise le Battlekids, le battle de breakdance à destination des enfants ou encore les services municipaux comme Pessac Animation qui a proposé des activités virtuelles, aussi à destination des jeunes .

Il y a également le dispositif de musiques actuelles PAMA, qui lui va s’occuper de la partie concert. Ensuite l’organisation des productions musicales à la salle Bellegrave varie en fonction des propositions que l’on peut nous faire. Au niveau structurel, depuis 3 ans, le festival a évolué et s’est étendu sur le campus universitaire. Par exemple on doit construire un skatepark éphémère de 20000 m2. C’est une prouesse technique de le faire chaque année. Il y a aussi des expositions en amont du festival. Par exemple une exposition de peinture street art sur skateboard à l’artothèque de Pessac. Sciences po accueille aussi une exposition qui est ouverte au public.

On se sert de l’événement pour tisser des liens avec le campus, qui fait partie intégrante de Pessac mais qui reste encore un peu à part. Cela permet de changer les regards, de démocratiser le lieu. On a souhaité recentrer le festival sur 6 jours, au lieu de 10 précédemment. C’est un peu plus dense mais cela permet de le faire monter en intensité en terminant par les activités phares du festival c’est à dire les finales pro de BMX et le battle final de breakdance le Pessac Battle Arena.

Pouvez-vous nous raconter les débuts du festival ? Comment ça a commencé ?

C’est un festival qui a évolué sur sa forme et s’est étoffé en contenu. Au début, il y avait exclusivement une entrée de musiques actuelles, avec cette idée qu’avait la ville de proposer des concerts, des activités culturelles et artistiques à destination de jeunes. Est entrée très rapidement la partie glisse, avec les contests de BMX. Le festival a donc eu pour point central des pratiques culturelles et sportives des jeunes. Il a pour obligation d’être en adéquation avec les pratiques sportives actuelles. Le breakdance est arrivé également, il y a une quinzaine d’années, avec un gros battle chaque année, le Pessac Battle Arena.

On n’est pas sur l’idée de réaliser des recettes supplémentaires, il y a plutôt la volonté de mêler de l’éducatif à l’événementiel.

Et maintenant, quels sont les changements que vous constatez ?

Il y a 5-6 ans on a mis en place les contests de trottinettes, on donne une place aux pratiques qui émergent. À travers cette manifestation on arrive à s’ouvrir au campus, par la programmation, le choix des lieux ou des artistes… Cette année on s’ancre dans le champ du développement durable avec un village éco-responsable. On met en place des activités de sensibilisation à l’environnement avec une démarche « sans plastique jetable ». On n’est pas sur l’idée de réaliser des recettes supplémentaires, il y a plutôt la volonté de mêler de l’éducatif à l’événementiel. On essaie d’éduquer les jeunes sur le développement durable.

Le skate tient une place importante aux débuts des Vibrations Urbaines. Quelles sont les autres disciplines sportives ou artistiques que vous mettez en avant ?

On essaie plutôt de combiner les disciplines en fonction des temps et des moyens. Il y a des activités qui émergent, comme la trottinette. Là on va approcher les 150 à 180 inscrits sur le prochain contest qui aura lieu le 31 octobre et le 1er novembre. C’est un sacré volume, donc il faut essayer de permettre l’expression de chacun. Le skate garde toujours sa place, d’autant plus que lui comme le BMX sont devenus des sports olympiques. Donc le skate fait partie des élément centraux du festival.

Les contests de skate justement sont un tremplin pour que les sportifs se fassent connaître par des sponsors et le grand public ?

Le festival a toujours eu cette position d’être révélateur de jeunes talents. Ceux qui peuvent gagner les Vibrations Urbaines peuvent très bien se retrouver aux FISE (un rendez-vous urbain sportif à Montpellier, ndlr). C’est un des plus gros contest internationaux de skate et de BMX. Shani Bru, qui a fait l’affiche du festival de l’an dernier, est une jeune skateuse qui a été sélectionnée pour partir aux FISE en Chine. Elle représente la France, après avoir gagné en 2017 aux VU. Cela prouve qu’on arrive a faire éclore les jeunes talents, qui vont représenter les couleurs de la France à l’autre bout du monde.

Quel est le public que vous attendez de voir au festival ? Est-il hétérogène ou vise-t-il une population particulière ? Les sportifs plutôt que des familles ? Des jeunes ou des adultes ?

Il y a un peu de tout. À la base l’entrée est destinée aux jeunes car c’est un festival qui représente la culture jeune. Il y a donc un public de jeunes sportifs professionnels ou amateurs, par exemple le BMX avec une finale pro. Mais il y a toujours une part d’éducatif qui est prépondérante. Derrière on propose des ateliers, des initiations aux enfants dans les centres de la commune. On permet à des jeunes de participer aux contests.

Donc notre public premier ce sont les jeunes mais aussi les Pessacais, puisque c’est un événement au cœur de la ville. Ce festival a vu son public grandir au bout de 22 éditions. Les jeunes qu’il y avait il y a 22 ans sont maintenant parents et ont toujours à cœur les cultures urbaines. Ils viennent donc avec leurs enfants. Du coup à ce public de sportifs s’ajoute une dimension familiale sur le site, avec la mise en place d’ateliers pour les enfants. C’est aussi le temps pour les riders des 4 coins de la France de disputer une compétition certes, mais aussi passer un moment convivial ensemble.

Parlez-nous un peu de la programmation musicale du festival. C’est une dimension forte de l’événement, comment s’établit-elle ?

La programmation de cette année prend une part d’événementiel avec deux grosses soirées à la salle Bellegrave. Le 31 octobre et le 2 novembre, avec Sebastian et une soirée « Here I come » avec l’Entourloop en tête d’affiche. Ce sont de gros concerts, qui accueillent plus de mille personnes. Mais à coté de ça on fait aussi une place à la scène bordelaise, donc on fait aussi émerger de jeunes talents. Là on réalise ces concerts au Royal. Cette salle ouvre après 3 ans de travaux. Les 3 premières soirées inaugurales vont être pour les Vibrations Urbaines. Donc il y a des groupes locaux qui ont aussi leur temps d’expression. Ce festival est un tremplin international pour les contests sportifs et sur le plan musical il peut servir de tremplin pour les groupes locaux.

Salle Le Royal. Crédit photo: Intza Bagur

En 2019, quelles esthétiques musicales correspondent le mieux aux  « cultures urbaines » ? Hip hop ou musiques électroniques ?

On travaille avec des boîtes de production, ce sont des producteurs qui nous font des propositions pour la programmation. Mais le style musical, comme les disciplines sportives, évoluent au fil des ans. Il y a dix ans, on passait beaucoup de rock ou de hip hop classique. Maintenant ce sont plus des concerts d’électro ou d’électro hip hop. Les soirées dans la salle Bellegrave correspondent aux grosses têtes d’affiches que l’on retrouve dans l’agglomération. Nous nous efforçons d’avoir également un cadre d’exposition pour les jeunes talents. Nous présentons d’autres styles musicaux, peut être les styles de demain avec, par exemple, des fusions d’électro, rock, reggae… Toutes les franges musicales qui existent.

WL Crew. Cédit photo: Intza Bagur

Quelle est la place des cultures urbaines à Bordeaux?

J’essaie de prendre du recul sur ça. Au niveau local ce festival a contribué, à notre humble échelle, à donner une place aux cultures urbaines, quelles qu’elles soient. Il y a 22 ans, ces pratiques étaient considérées comme du vandalisme. Par exemple, aujourd’hui on expose des grafittis. On parle des activités de glisse mais aussi du street art ou du breakdance. Ces activités étaient avant soit clandestines, soit perçues comme quelque chose qui allait entraîner des dégradations, ou des interdictions. Elles sont maintenant des activités reconnues. Aujourd’hui des street artistes sont exposés dans des musées. Des lieux comme Darwin, la patinoire de Bordeaux ou le campus de Pessac accueillent aussi des fresques de street art. Cette culture qui a beaucoup évolué en 22 ans.

On est entrés sur une reconnaissance de ces pratiques. Il y a des débats sur leur institutionnalisation. Nous aussi on fait rentrer ces artistes dans des galeries, pour montrer leurs œuvres. Le regard a changé parce qu’il y des événements comme le nôtre qui ont des effets là dessus. C’est aussi dû à l’effet générationnel: les jeunes d’il y a 20 ans ont transmit à leurs enfants leur attrait pour la culture urbaine. Sur Pessac la culture urbaine est déjà bien ancrée. Est-ce que c’est parce que les enfants de la ville ont tous à un moment ou à un autre accédé à des activités de glisse par le biais des activités proposées par la commune ? Ou peut être avec le skatepark, sur le site de Bellegrave qui est là depuis 2007 ? C’est un lieu de rassemblement des skateurs mais aussi des familles.

Les Campulsations, l’immanquable douzième édition

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS

Cette année encore, le Crous de la Nouvelle-Aquitaine régale les campus universitaire de sa région avec les Campulsations. Dès le 26 septembre, et jusqu’au 5 octobre, on peut retrouver une multitude de concerts, ateliers d’expression artistique ou scientifique et des workshop sur tous les campus de la métropole bordelaise ; mais également à Biarritz, Limoges, Pau, Périgueux ou Poitiers.

Texte par Intza Bagur et Romain Vas

Cette année le festival des Campulsations fait tout pour vous séduire. Comment passer à côté des deux jours de concerts intenses qui vous attendent à Bordeaux ! En tête d’affiche, on retrouve Odezenne. Le groupe bordelais l’a annoncé, c’est leur dernier concert à la maison avant un long moment. Georgio, un rappeur dont la renommé est désormais internationale. Dampa, le duo électronique intense qui a remporté le prix de la société Ricard Live Music cette année. Dätcha Mandala x Josem : voir un groupe de rock psyché accompagné d’un orchestre symphonique d’une soixantaine de personnes est une expérience singulière. Mais aussi Suzane, Ben l’Oncle Soul x Stefan Filey, Obsimo et Par.Sek lauréat du tremplin Musique de R.U. 

Respirez un bon coup, ce n’est pas fini. Les Campulsations sont aussi l’occasion de découvrir et de participer à des événements d’acteurs culturels locaux. La soirée de clôture de Relache le 4 octobre au Square Dom Bedos. Le Festimut organisé par l’association Tous Azimut, le 5 octobre également à Dom Bedos, avec entre autres : Skarra Mucci et le WL Crew (tout pour le W !). 

Si vous n’êtes pas sur Bordeaux, pas d’inquiétudes, à Pau vous pourrez retrouver également Dampa et Par.Sek mais aussi Al’tarba x Senbeï. À Biarritz on retrouve une programmation très rock avec les Psychotics Monks et Swaarm ; tandis qu’à Limoges vous pourrez retrouver l’électro envoûtante de Clement Bazin qui était passé au Climax 2018.

  • Ça donne envie ? Et bien on a à peine présenter la partie émerger de l’iceberg. Si vous voulez plus d’informations rendez-vous de suite sur le site des Campulsations.

Coconut Music Festival : toujours plus loin, toujours plus fort

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L’incontournable festival de la citée charentaise revient pour sa septième année consécutive du 12 au 15 septembre avec encore une fois une programmation soignée et alternative. Avec l’Abbaye aux Dames de Saintes comme terrain de jeu, le Coconut Music Festival nous promet quatre journées de fête, entre grosses pointures et scène underground dans un des plus beaux spots de la région.

Crédits photo : Max Chill, William Millaud, visuels par Coconut Music (Holy Soakers)

Sept ans d’aventure musicale

En perdurant sereinement au sein de son Abbaye, le Coconut entame sa septième année en proposant encore une fois un festival indépendant à taille humaine, avec pourtant une lourde programmation éclectique. On y a vu passer de nombreuses têtes d’affiches, allant de Flavien Berger à Rone, Metronomy ou Acid Arab… tout en laissant place à une scène atypique et émergente, tout styles confondus.

À la fois populaire et défricheur, c’est une fête de village à l’envergure nationale, qui séduit enfants, ados, adultes et seniors, dans le cadre enchanteur de l’Abbaye. Le Coconut c’est avant tout une histoire de potes qui innovent sans cesse et réinventent leur identité chaque année.

Une programmation sans frontières

En proposant 4 jours de festivités dont deux soirs gratuits (jeudi sur invitation et dimanche), le Coconut étend une programmation alternative et très ouverte entre rap, pop, électro et bien d’autres genres.

JEUDI

C’est AJA, chanteuse du groupe La Femme, qui se chargera d’ouvrir le bal, ainsi que le français Bumbypetit nouveau accouchant d’une dream pop française très poétisée. Et petite surprise, Andrew VanWyngarden du duo mythique MGMT viendra présenter son nouveau projet Gentle Dom. Et surprise de dernière minute, François Marry le leader de François And The Atlas Mountains concoctera un dj set 100% k7 avec sa collection venue des quatre coins de l’Afrique.

VENDREDI

Nous continuerons sur la lancée avec un beau bouquet bien coloré :

Auto-tune et sentiments avec une figure montante de la scène rap bruxelloise, Hamza. Parti pris de représenter la scène du rap game français, on pourra enchaîner avec la bande de Sevran, les 13 Block. Un rap ultra conscient nourri aux grosses instrus et de prod’ aux multiples influences, qu’elles soient passées, futures, d’ici ou d’outre atlantique. Lyon sera représenté par Lala&ce jeune rappeuse aux atmosphères vaporeuses et nourrie à la trap.

Jeune londonienne de 18 ans, Arlo Parks rythmera la foule de son r’n’b torturé aux effluves hip-hop, tandis que LAFAWNDAH, française d’origine égypto-iranienne et produite sur l’énorme label Warp, se chargera de nous bercer d’un r’n’b mystique qui ira jusque dans des contrées orientales. Nyoko Bokbae, trio avec pour chef de file le producteur Bamao Yendé sera également de la fête. Pour ce qui est de la partie plus électronique, la parisienne et discrète Andy4000 distribuera un furieux mix dont elle à le secret, et Full Option, un local à l’origine de pas mal de beaux projets électroniques…

Mais la fête ne s’arrête pas là puisque l’after au Silo sera orchestré par NTS Radio, antenne Londonienne de musiques alternatives, ce qui nous promet un beau plateau composé de la bass music de Culture Jah Tovo, la djette Crystallmess et pour finir une figure légendaire du prisme musical français et international, Monsieur Teki Latex, ancien membre des TTC, Boss du label Sound Pellegrino et résident chez Rinse ou Nova.

SAMEDI

A peine remis de vos émotions il faudra vous remettre en selle pour du gros lourd encore, Salut c’est Cool, groupe parisien déluré et anti-sérieux que l’on ne présente plus, ces quatre joyeux lurons vont encore exploser les oreilles et la scène, comme à leur habitude. Belle surprise que de voir sur l’affiche la formation néerlandaise d’Amsterdam Altin Gün, groupe de rock folk turque psyché des années 70’s emmené par la voix de Merve Dasdemir et Erdinç Yildiz Ecevit et leurs musiciens de renoms comme Jacco Gardner ou Jasper Verhulst.

Retour sur Londres avec le collectif de jazz KOKOROKO. Abusey Jonction sonnait déjà comme un tube jazz et c’est le cas, compilé sur le label Brownswood Recordings du grand Gilles Peterson, leur premier album fût produit par ce dernier, la grande classe. Allons ensuite vers le sud avec Ms Nina qui nous vient de la capitale espagnole pour faire bouger les filles (mais pas que) au rythme de son reggaeton féminin endiablé. Encore un Ovni avec Quinquinze et leur mélange psyché d’anglais et de tahitien, tandis que la douce et vitaminée folk de l’anglaise Rozi Plain se chargera de nous caresser dans le sens du poil. Charlotte Gainsbourg, Air ou encore François & The Atlas Moutains, nombreuses sont les collaborations que compte David Numwami alias Le Colisée, multi-instrumentaliste et songwriter qui n’en n’a pas fini de chanter l’amour, peu importe la manière. En terme de fin de soirée, juste avant l’after, c’est le nantais Discolowcost se chargera d’électriser les plus téméraires d’un set aux styles sans limites.

L’after sera 100% féminin avec une belle variété de styles, en commençant par l’italienne Ehua – basée en UK – qui a sorti son premier EP fin 2018 avec un savant mélange de basses, percussions africaines et d’electro. Sarah Farina quant à elle, livrera un set qui marquera sans doute les esprits, à en croire ses mix Boiler Room, et risque de faire trembler le Silo. Pour finir cette belle programmation, c’est Clara! venue tout droit de Bruxelles qui nous déhanchera de son reggeaton 2.0 pour un ultime voyage.

 

LES APRÈS-MIDI

Pour terminer cette belle programmation, une COCOKIDS Party est organisée le samedi après midi pour les tout petits (qui eux aussi ont droit de taper du pied quand même) ainsi qu’un bal trad’ le dimanche juste après une sieste électronique pour digérer, comme tout bon festivalier qui se respecte.

Il ne vous reste plus qu’à prendre la route, direction Saintes et son Abbaye Aux Dames jeudi prochain, pour la billetterie et les infos pratiques ça se passe ici !

La Rochelle au rythme des Francofolies

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Oh La Rochelle, ville en bord d’océan, citadelle agréable dans laquelle il est possible de tout faire à pied. C’est dans ce cadre que se nichent les Francofolies depuis 1985. Autant vous dire que des artistes, la ville en a vu défiler. Ils sont d’ailleurs placardés un peu partout sur les murs du festival. C’est l’occasion rêvée de prendre une photo avec Cabrel toute moustache dehors ! Quant à nous, nous allons avoir le plaisir de passer trois jours au sein de ce festival ahurissant. Retour sur un événement qui ne manque pas de folie (oui c’était facile).

écrit à 4 mains par Miléna Delorme et Noémie Malo

Mercredi 11 juillet

Le vent marin nous caresse le visage, les gens sont déjà nombreux, ça sent la musique. Nous nous chargeons d’aller récupérer nos pass média et en route pour l’aventure. Nous entamons cette première journée sur les chapeaux de roues. Après avoir fait un tour de reconnaissance du site, nous nous dirigeons vers l’espace « média » pour assister à la conférence de presse d’Angèle, jeune prodige de la pop culture actuelle. Nous découvrons une jeune femme plutôt sûre d’elle et bien dans ses baskets répondant aux questions des journalistes, tantôt avec humour tantôt avec sérieux. Elle nous parle de son parcours, de sa tournée des festivals, et de son état d’esprit pour le show de ce soir.

Nous prenons ensuite le temps d’aller faire un tour du « Village Francocéan » : ce site, positionné à l’orée de la grande roue de La Rochelle, laisse de multiples possibilités. Il est très agréable d’entreprendre une petite ballade menant du festival au port et de découvrir un condensé de stands de sensibilisation à la protection de l’environnement. 

Nous prenons ensuite rapidement la route du festival afin de ne pas louper une miette du spectacle et retrouver Angèle sur scène : une prestation à son image, dynamique, drôle, touchante. Face à la foule, Angèle démontre une fois de plus qu’elle mérite son succès. Derrière nous, une famille : « mais papa, tu connais? – ben oui chérie, tu l’écoutes en boucle…là elle dit, « touuuuut oublier » ».

Entre deux concerts, nous retournons flâner à l’espace « presse » aménagé à l’intérieur de l’école de voile de La Rochelle, cadre idyllique près de l’eau. Nous finissons la soirée devant M, artiste incroyablement inventif, se présentant sur scène avec toute une bande d’automates en guise de musiciens : un véritable spectacle pour les yeux et les oreilles. Nous nous sommes placés volontairement loin de la scène afin de pouvoir laisser aller nos corps au rythme de la musique. M, ce grand artiste habitué des Francofolies est heureux d’être là une nouvelle fois, pour le plus grand plaisir de son fidèle public.

Jeudi 12 juillet

Le soleil se lève sur une nouvelle journée de festival ce Jeudi. Les Francofolies ne sont pas uniquement concentrées sur un site. Toute la ville est mobilisée. Nous prenons donc la route du théâtre Verdière afin de rencontrer Arthur Ely, jeune artiste émergeant des chantiers des Francos 2019 (une sélection de jeunes artistes épaulés tout au long de l’année par une équipe de professionnels). Ce jeune homme a déjà beaucoup à dire : Arthur est doté d’un talent prometteur, scéniquement et musicalement parlant. Nous assistons à son live dans une salle pleine et déjà envoutée par ses mots. Nous vous parlerons un peu plus bas de notre rencontre avec ce phénomène… patience.

Nous pressons le pas pour assister à la conférence de presse d’Hocus Pocus, se transformant rapidement en entrevue privée. Nous nous apprêtions  à assister à un plateau regroupant plusieurs collectifs : C2C, Alltta et PARRAD, trois groupes d’artistes étroitement liés à Hocus Pocus. « La colonne vertébrale c’est Hocus Pocus, mais c’est d’abord une grande famille », nous raconte 20syl, leader du groupe.

L’artiste nous évoque la manière dont le live à été pensé et construit, la sélection de titres pour la scène mais également l’adaptation, le dynamisme et la volonté d’établir un réel lien avec le public, véritable élément moteur pour ces artistes. Après avoir fait référence aux différents collectifs présents, 20syl aborde le futur de manière assez vaste en expliquant sa volonté personnelle de se diriger vers la production. C2C nourrit des trajectoires individuelles et, quant à lui, c’est derrière ses platines et son écran que nous aurons le plaisir de le retrouver.

S’en suit une interview solaire avec la belle Corine. C’est une femme charismatique, douce et accessible que nous rencontrons pour la première fois. Nous revenons avec elle sur son parcours et ses différentes scènes de l’été. Elle nous explique l’engouement des gens pour son projet, ses influences Madonnesque (pour Madonna) et sa rentrée à l’Olympia (rien que ça !).

Revenons sur Arthur Ely. Oui, souvenez vous, nous vous avions présenté ce jeune artiste un peu plus haut. Nous avons eu la chance de le questionner au sujet de son parcours.

Un artiste au futur prometteur qui nous présente son EP en plusieurs parties. Après avoir été sélectionné pour le chantier des francofolies (cf : plus haut), Arthur nous explique avoir passé plusieurs semaines à La Rochelle où il eu la possibilité de travailler avec des professionnels et de faire évoluer sa réflexion et sa manière d’envisager la scène. Comme il nous l’explique, avant d’intégrer le chantier, Arthur était de ceux transit de leur passion, qui avaient tendance à partir dans tous les sens et se perdre dans leur art. Grâce à cette opportunité, il ressort changé et sûr de lui quant à la suite des événements. Il nous fait part de la sortie de la troisième partie de son EP aux alentours de la rentrée. Nous lui souhaitons le meilleur pour la suite.

L’heure des concerts sur la grande scène arrive. Ce soir, nous avons la chance d’assister au show de Hocus Pocus et ses acolytes, véritable déferlante de bonne humeur et de « good vibes ». Un vrai rêve d’adolescentes ! (Pour ne rien vous cacher, j’ai (Miléna) versé une petite larme dans le crash barrière, l’œil mouillé derrière mon objectif. Quant à moi (Noé) j’ai lâché mon groove d’enfer enfoui depuis bien trop longtemps.)

 

Chris et ses Queens prennent ensuite le relai et nous offrent un show d’exception. Un spectacle mélangeant danse, chants et émotions du début à la fin. Une artiste sachant pleinement communiquer avec le public et prenant plaisir à le faire.

Elle assure le show, présentant des chansons de son nouvel album et également des sons emblématiques de ses débuts. Quelques minutes plus tard, nous voici devant un duo atypique et des plus mystérieux : The Blaze prend possession de la scène. Nous observons et écoutons un set d’une exactitude déconcertante très fidèle à l’essence du duo. Le public est resté, malgré l’heure tardive et danse encore. Chacun vit le moment à sa manière, du psychédélique au silencieux ; un grand moment de musique, différent et atypique.

Vendredi 13 juillet

Notre dernier jour et pas des moindres. Nous sommes charmées par la voix et la présence d’Yseult. Elle se produit en plein centre ville, près de l’eau et le public est là, dansant, sous le charme lui aussi. Après son show, nous rencontrons Yseult, simple et décontractée pour échanger quelques mots. Nous évoquons son année, ses concerts, et la liberté qu’elle ressent d’être aux commandes de son propre label. Yseult, c’est également des associations audacieuses. Un duo avec Claire Laffut, qu’elle nous explique ainsi : « j’aime ce qu’elle fait, elle aime ce que je fais, voilà, c’est surprenant et nature ». Une jeune femme pleine d’ambition et dégageant un charme fou de part une personnalité positive et une accessibilité déconcertante.

Ce soir les Francofolies ont opté pour un line-up urbain. Nous entrons dans l’arène pour Aya Nakamura et ressentons une hystérie dans le public. Je (Noé) me retrouve collé-serré à un jeune public prêt à chanter à tue-tête « poooookieeee ». Aya communique beaucoup avec son public, le fait chanter et danser avec frénésie. 

Nous ne prenons pas une minute pour souffler que Lomepal débarque déjà sur scène et nous offre un show bouillant. Être un môme à 27 ans c’est comme arrêter le temps, et oui le temps s’arrête. On enchaine les grands tubes, ça pleure dans le public et ça chante sur « trop beau » : de l’émotion en pagaille.

Pour se remettre de nos émotions, nous allons nous offrir un moment de détente au bord de l’eau. La vue sur le port de La Rochelle et sa citadelle est incroyable, de jour comme de nuit. Puis, nous nous laissons aller à des flâneries dans le festival où des énormes coussins sont installés sur des coins d’herbes. C’est pile ce qu’il faut pour se sentir reposer et d’attaque pour IAM Symphonie mesdames et messieurs.

Quelle incroyable sensation. IAM, groupe phare, qu’on écoute depuis nos premières soirées. Et là, c’est un beau cadeau qu’ils s’apprêtent à nous faire. Les membres du groupe nous proposent une prestation 2.0 de leur rap, en invitant sur scène tout un orchestre symphonique : moment authentique. Autour de nous, des afficionados d’IAM, on hoche la tête à l’unisson et on hurle aussi fort qu’au début des années 80. C’est à notre tour d’apprécier ce moment hors du temps, entre l’eau et le la scène de La Rochelle.

Nous aimons les Francofolies pour ça. Une programmation éclectique, jeune et vivante mais qui regorge de classique qui nous font tous briller sous la même étoile. Nous reviendrons La Rochelle…

Baleapop, le grand final

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Le « festival de musique et d’art contemporain au Pays-Basque » Baleapop s’apprête à souffler sa dixième et dernière bougie du 14 au 18 août. Non-content d’avoir réussi le pari d’organiser un des festivals les plus courus de l’hexagone, le collectif Moï Moï prend en effet la très classe décision d’arrêter une petite machine pourtant parfaitement maîtrisée et bien huilée. Pour célébrer cette fin de règne en fanfare, c’est une édition « best-of « que l’équipe nous a préparé. Elle rassemblera ce que Baleapop a réuni de mieux lors de ses précédentes éditions, avec une programmation musicale toujours pointue et défricheuse, une mise en avant d’artistes contemporains et un amour inconditionnel pour son territoire et la culture locale.

Crédit photo : Laurence Revol

Le grand final

A l’heure de la « festivalisation de la culture en France« , qu’est-ce qui peut bien pousser l’équipe d’un festival à prendre la décision d’arrêter la machine en cours de route ? Soucis de fréquentation, difficultés économiques, fatigues des promoteurs peuvent bien sûr être invoqués a posteriori d’une édition compliquée. En ce qui concerne Baleapop, le son de cloche est un peu différent. Avant même la mise en place de son édition anniversaire (les dix ans), son équipe a en effet annoncé que cette dixième édition serait la dernière, quelque soit son issue.

Derrière cette décision de l’équipe du Baleapop (un des festivals qui a accompagné l’évolution du Type, dès 2012, 2013, ou en 2015 avec une rencontre des organisateurs, puis 2017 ou 2018), on peut voir une certaine suite à logique à ce qui constitue l’ADN du festival. À savoir la volonté de préserver une certaine authenticité et de ne pas dénaturer ce qui fait la recette gagnante d’un tel rendez-vous estival : un festival « à taille humaine » (pour reprendre une expression consacrée) qui ne voit sans doute pas d’intérêt à grossir ou se développer comme tant d’autres de ces homologues, alors que l’envergure prise par l’événement suffit à satisfaire ses fondateurs. Comme l’indique à Sourdoreille Jeanne Boulart du collectif Moï Moï, le pari de Baleapop est réussi : « fêter les 10 ans en étant toujours la même équipe qu’à nos début. C’est dingue. Mais c’est pour ça aussi qu’on est ravi que ça s’arrête ».

Une programmation « best of »

Pour cette occasion forcément particulière, il faut s’attendre à un grand final orchestré tel un best of qui rassemblera les coups de cœurs des programmateurs sur les 9 éditions précédentes. Comme à son accoutumée, le festival proposera d’ailleurs une partie musique qui s’articulera avec de l’art contemporain. Des expositions qui « méritent mieux que de servir de faire valoir à des mecs qui chantent faux », ce pourquoi les commissaires veillent bien à ce que cette dimension se fasse l’écho avec la musique.

Sur scène ou derrière les platines on aura le privilège d’apprécier du mercredi au dimanche ce qui se fait de mieux sur la planète « digger » et producteurs de la nouvelle scène électronique française, à commencer par le boss d’Antinote, Zaltan, ou encore Jita Sensation, Belec (aka Bisou), les Fils de Jacob, Maxi Fischer (du label du coin Décalé.), les lyonnais de Sheitan Brothers ou Botine… Les live des français Botibol, Petit Fantôme, Forever Pavot, Epsilove et Etienne Jaumet seront également à scruter de près. Hors frontières, on retrouvera Connan Mockasin (déjà présent lors de la troisième édition du festival ), l’amstellodamois-volant Young Marco ainsi que Bufiman (Jan Schulte) pour des performances attendues.

Par ailleurs, tout au long du festival, plusieurs installations artistiques seront présentés au public, en écho à la partie musique. Le colombien Iván Argote investira ainsi le parc Duconténia à travers une intervention qui explorera « nos liens inextricables avec l’Histoire, la tradition, l’art, la politique et le pouvoir ». De la même façon, on découvrira l’univers graphique du montpelliérain Jimmy Richer qui, pour l’occasion, est invité à repenser le mythe du fantôme domestique. Du travail photographique et de la vidéo investiront aussi le parc du festival avec le travail de Ludivine Large-Bessette, diplômée de La Femis et qui prend pour objet le corps et la performance. Les œuvres de nombreux autres artistes seront accessibles dans le parc, du danseur Mathieu Calmelet en passant par Nicolas Daubanes qui travaille sur les espaces sociaux fermés ou encore Nils Guadagnin, Octave Courtin, Récit, Séverin Guelpa ou Valentin Gabelier.

La Familia

Enfin, Baleapop ne serait pas ce qu’il serait sans l’esprit de famille qui y règne. À l’image de la programmation best of qui s’est faîte via les différents coups de cœur des programmateurs, le festival ne s’envisage pas sans tout ceux qui font partie intégrante de l’organisation de l’événement. Cette « Moï Moï Familia » se compose autant du quatuor Baleonda – sorte de Soundsystem du festival pour le dire très rapidement – que des membres d’Odei ou du producteur originaire de Ciboure Panda Valium. Manon Boulart, du collectif Moï Moï et qui travaille sur l’organisation du festival proposera quant à elle tout au long des 5 jours une installation in situ, « un monde fantasmé qui prend place dans le réel ».

Marque de fabrique d’un festival qui célèbre chaque année sa culture locale, une Grande Bouffe est aussi mise en place le dimanche. Celle-ci rassemble à la fois festivaliers, équipes et artistes dans un esprit de convivialité et de fête. Cette année elle aura donc une saveur toute particulière puisque se sera le dernier moment pour profiter de Baleapop et communier autour d’un repas concoctée avec amour par l’équipe et en collab’ avec des producteurs de la région.

Beau C’est Festival en Dordogne : petit mais vaillant

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Des festivals n’ont cessé de naître et de grandir ces dernières années, en Nouvelle-Aquitaine tout autant qu’ailleurs. On pense notamment à Garorock, le Climax, vie sauvage ou encore Baleapop. Mais au-delà de ces noms, précurseurs de ces manifestations musicales annuelles, il existe des festivals plus petits, en train de fonder leur public, leur communauté. Dans cet article nous nous sommes focalisés sur un particulièrement : le Beau C’est Festival.

Crédit photos : Alexis Ricateau

Mais qu’est-ce que c’est le Beau C’est Festival ?

Il s’agit d’une initiative lancée par l’association Passerelle(s) en 2016. Là, vous vous dites « mais c’est quoi Passerelle(s) ? ». C’est une association culturelle dont l’objectif est de créer des correspondances entre différentes formes d’art. Elle œuvre depuis 10 ans, non pas qu’à Bosset, pour organiser des concerts, créer du lien artistique, en passant par la musique pour rendre cela encore plus beau, et ça fonctionne.

Un début à fond les ballons

La première édition du Beau C’est Festival a eu lieu en 2016, dans la petite commune de Bosset, qui ne compte que 205 habitants, et avait rassemblé près de 1300 personnes sur le stade municipal de la commune. Pour l’évènement, Les Ogres de Barback y avaient réalisé un concert ainsi que Les Tontons Michel, une première édition réussie. La seconde année Cali était en tête d’affiche, mais tout ne s’est pas vraiment passé comme prévu… En effet, une accumulation de problèmes techniques a entrainé l’impossibilité de faire chanter Cali sur la scène du Beau C’est Festival. Mais contrairement à ce que l’on pourrait croire, le concert a bien eu lieu, en acoustique et en plein milieu du public. Oui vous avez bien lu et je n’ai fait aucunes fautes de frappes. Cali, l’homme aux 7 albums, aux tournées sans fins, a joué, sur le stade municipal d’une commune de 205 habitants en acoustique et au milieu du public. Lors de la troisième édition, le festival fit venir un groupe de rock connu de tous, Feu! Chattertonen tant que tête d’affiche, accompagné par Trois Cafés Gourmands, Ryon ainsi que Marion Fouré et Dom.

Et pour cette année ?

Cette année la petite commune se voit accueillir quatre nouveaux noms, RoundaboutDaguerre, Naya et Les Fatals Picards. D’abord Roundabout, il s’agit d’un groupe de rock crée il y a quelques années par trois jeunes périgourdins. En premier on retrouve Raphaël, franco-anglais bercé dans le rock des années 50-60 de ses parents, passant des soirées avec les CD d’Elvis, Johnny Cash ainsi que Ray Charles. Il rencontre Tim au lycée, grand fan des Beattles. Ils se réunissent tous les week-end pour reprendre les chansons des 4 de Liverpool. Raphaël commence à gratter ses premiers textes très rapidement, les deux garçons composent sans cesse. Cependant, il leur manque toujours un batteur. Mathieu, batteur depuis tout petit, vient clore le trio de Roundabout. Ils partagent la même idée de la musique et trouvent vite leur style qui ne cesse d’évoluer depuis. Des mélodies attirantes sur des riffs allant du folk au rock’n’roll que vous aurez l’occasion de vivre le samedi 17 août à partir de 19h00.

Ensuite on retrouve Daguerre, Olivier Daguerre précisément. Il a passé son enfance et son adolescence entre la Gironde et le Pays Basque avant de décider d’aller s’installer à Paris lors de ses 18ans où il s’imergera très vite dans le milieu artistique alternatif parisien. En 1990, il fait ses premiers pas d’auteur-compositeur-interprête en fondant le groupe « Les Veilleurs de Nuit », groupe qui se séparera 9 ans plus tard. Les 15 années qui suivront, l’artiste réalisera de nombreux albums, seul ou à plusieurs en faisant référence à l’album « Mandrogore » coréalisé par Cali (Beau C’est Festival #2). Puis en 2019 il sort 107218 km/h, en référence à la vitesse de rotation de notre belle planète bleue en orbite autour du soleil, ne déviant jamais de sa trajectoire. Daguerre est l’heureux artisan d’une chanson libre et indépendante : elle n’est pas faite que pour être entendu mais aussi pour s’écouter, se voir, réveiller et ressentir ce qu’il y a au creux du ventre, ce qui palpite sous nos poitrines.

Puis il y a Naya, apparue pour la première fois sur la scène de The Voice Kids à 14 ans où elle commence à écrire et composer ses premières chansons. À 16 ans elle se labellise dans la cour des grands et sort son premier EP Blossom. Petit à petit elle enchaîne les scènes, les concerts à l’acoustique et les douces mélodies. Elle réalise son premier album en coproduction avec Valentin Marceau, Ruby, sortit en 2018. C’est un genre de concentré énergique et euphorique berçant son passage du monde adolescent vers le monde adulte, tel un témoignage parsemé d’étoiles, de lumière et d’étincelles. Une langue solaire déclinée en français et en anglais à la manière d’une poésie universelle. C’est avec « Girl on the Moon » que la plupart d’entre nous la découvrirons, un titre qui comptabilise plus de 4,5 millions d’écoutes sur Spotify à l’heure où cet article est écrit. Naya est donc une personne attendue de pieds fermes lors de cette quatrième édition du Beau C’est Festival.

Enfin, Les Fatals Picards, un groupe de rock pas comme les autres. Disons que c’est avant tout un groupe capable de rire de tout, mais aussi de parler de tout. On remarque leur volonté d’aborder des sujets sensibles comme l’homophobie, les violences faites aux femmes, le chômage, le naufrage des illusions politiques, toujours avec décalage et humour sous cette certaine forme de politesse du désespoir. Mais Les Fatals Picards c’est aussi 15 années d’existence, 15 années de concerts où l’énergie du rock se dispute une certaine idée de la chanson française.

Tout cela, c’est le samedi 17 août 2019 à Bosset, Dordogne, de 19h00 à tard dans la nuit. On vous l’assure, il faut le voir pour le croire.

Retour sur le festival SoliFest à Darwin

dans ÉVÉNEMENTS/REPORTAGES

En conjuguant solidarité et fête, le SoliFest qui s’est déroulé en juin dernier s’est révélé comme l’une des manifestations culturelles bordelaises majeures de ce début d’été 2019. Grâce à une programmation variée à la fois sur les esthétiques musicales présentées (hip hop avec entre autre les locaux de WL Crew ou encore house music, disco…) que sur les formats proposés (conférences, stands, performances…), le festival a su fédéré un bon nombre d’acteurs du territoire qui se sont rassemblés à Darwin. Par ailleurs, le SoliFest s’est distingué par la mise en avant de thématiques telles que les enjeux climatiques, illustrant sa volonté de s’inscrire dans son époque et de lier prise conscience et réflexion avec une dimension festive. Retour sur un rendez-vous culturel singulier qui a de l’avenir.

Crédit photos : Astrid Lagougine & Intza Bagur

vie sauvage, huitième édition : report photos

dans ÉVÉNEMENTS/REPORTAGES

Fleurs dans les cheveux, brin d’herbe à la bouche, déhanchés nonchalants… Aucun doute, les festivaliers ont encore été fidèles au rendez-vous vie sauvage pour la huitième année consécutive. Avec sa programmation singulière, les artistes présents cette année ont fait vibrer Bourg-sur-Gironde et sa citadelle. Des notes tendres de Voyou au show hystériquement maîtrisé de Marc Rebillet, tout le monde a su y trouver son groove. Des festivités également rythmées par de nombreux plateaux artistiques et gastronomiques. Retour en images sur ce festival haut en couleurs.
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Le Mayday : L’Aube d’un avenir prometteur

dans ÉVÉNEMENTS/REPORTAGES

Le Mayday Student Music Festival c’est l’histoire d’un groupe d’une dizaine d’étudiants, qui se sont rencontrées à la fac de sciences en intégrant une association : M-Tech. Sans le savoir, ils étaient tous passionnés de musique en tout genre et avaient tous un pied dans le monde festif.

Texte : Romain Vas et Noémie Malo

Lors que le projet du MAYDAY, qui s’appelait alors « Le concert des Moissons d’Avril » leur a été proposé par l’université en 2016, le petit groupe réalisa plus que ce qu’on attendait d’eux et une petite flamme s’éveilla alors. Réalisant le potentiel qu’ils avaient entre leurs mains, ils se remirent à travailler d’arrache pied, afin de convertir ce potentiel en un événement aspirant à s’ancrer dans le paysage culturel bordelais.

En 2017, après la seconde édition du concert des Moissons d’Avril, le projet leur fut totalement confié. Souhaitant donnée une identité propre à leur festival, Le MAYDAY naquit pour deux raisons : attaché aux questions d’écologie et d’éco-responsabilité et ce fortement lié à leurs études en biologie et en chimie, le MAYDAY se veut porter un signal de détresse pour notre planète. May-day c’est aussi un bel anglicisme signifiant que le festival se déroule un jour de Mai, et ce depuis trois ans.

L’édition 2018 du festival marqua un tournant dans toute l’organisation. Malgré les intempéries, les dix étudiants et leur asso, montrèrent un moral d’acier et une envie incomparable de mener à bien leur événement. Bilan : 3000 personnes, le parvis de la fac transformé en fosse de concert, et des groupes donnant tout pour leur public. Ce petit groupe d’étudiants venait d’accomplir le second plus grand concert de l’université après « Les Campulsations » et venait d’acquérir une reconnaissance qui leur mis sur l’orbite des organisateurs de festival reconnus de la région bordelaise. Nous voilà donc aujourd’hui à l’entrée de l’édition 2019, sur-motivé par la programmation, confiant dans le dévouement de l’organisation et une excitation exacerbée à débuter la saison des festivals d’été du bon pied.

Il est 15h, nous arrivons à l’arrêt Arts et Métiers et la première chose qui nous saute aux yeux est la grande arche surmontée d’un « MAYDAY » en bois. Ça y est, c’est le début des festivités ! Supposément du moins… Un petit retard de la sécurité nous retient à l’entrée le temps de faire encore plus monter l’excitation. Nous finissons par rentrer dans l’enceinte du festival par le pont d’Arts et Métiers d’où nous contemplons le site dans son intégralité.

Un rendez-vous écoresponsable

Au premier plan, le parvis devant lequel se situe les deux scènes : grand espace encore vide où fourmillent techniciens et bénévoles, il sera bientôt totalement opérationnel. De loin on entend les premières notes de l’open air. Chris, Antyo et Bri, étudiants à l’ENSEIRB, vont nous ambiancer durant tout l’aprem. En haut du parvis, des jeux en bois sont mis à disposition par une association du campus : La guilde du dés libéré. Nous souhaitons prendre une bière mais il faut passer par la case jetons. Premier fait étonnant, les jetons sont biodégradables. On nous propose également des cendriers de poche. Nous prenons alors conscience que le MAYDAY prend à coeur l’éco-responsabilité et que ce n’est pas juste une étiquette comme peuvent présenter d’autres festivals à Bordeaux.

Cela se confirme avec le village associatif mis en place pour l’occasion. Celui-ci se calque sur le modèle d’une maison dont les différentes pièces sont animées par plusieurs associations et initiatives personnelles qui oeuvrent pour une consommation responsable et respectueuse de l’environnement. Des conférences sont prévues égayant la curiosité de tous, à travers des moments d’échanges privilégiés avec des enseignants-chercheurs sur notre impact, même minime, sur notre environnement.

Place désormais aux concerts !

Il existe un genre musical indescriptible, que nous affectionnons particulièrement, qui se situe entre pop, rock, alternative, électronique ; basé sur une batterie discrète, un synthé maitrisé à la perfection, une guitare mélodieuse, le tout bercé par une voix grave et douce presque rassurante, une vraie thérapie musicale. Form c’est le prototype de ce genre, leur genre.

Farouq, Pharouq et Farouk (Hausmane, Adrien et Aksel de leurs vrais prénoms) sont trois joyeux lurons. D’humeur blagueuse et enjouée, ils se métamorphosent en montant sur scène, nous transportant dans un monde dont eux seuls ont la clé.

C’est le premier groupe de la soirée, le parvis n’est pas encore rempli mais pourtant cela ne semble pas les affecter. Aksel aux percussions donne le tempo, Adrien et Hausmane aux claviers jouent les premières notes. Le temps s’arrête. La totalité du festival tourne la tête vers la scène principale. Form commence leur concert avec Mirrors, un titre exclusif. Une douce vibration parcoure nos corps, la voix d’Hausmane est si particulière qu’elle nous transcende de la tête aux pieds.

La musique de Form est comparable à un nuage sur lequel on se pose et qu’on ne quitte pas le temps d’un concert. Do It Anyway est d’une brutalité fébrile, le refrain se retient facilement et met un sourire sur chaque bouche. Il est 19h, le Mayday 2019 est lancé et quelle meilleure façon de le lancer qu’avec Form, un groupe qui fait l’unanimité du public et qui le soudera jusqu’à la fin du festival.

crédit photo – Robin Delescluse

Dans chaque festival, il existe dans la programmation un ovni, un groupe dont on ne sait pas grand chose, qui attise notre curiosité et qui finit par être celui qu’on attend le plus. Nous avons découvert Inüit à travers la programmation du MAYDAY. La première écoute est assez particulière, la construction de leur musique est si complexe qu’on ne saisit pas de suite la puissance de celle-ci.

Il est 20h30, c’est le début du concert d’Inüit, et nous comprenons rapidement pourquoi leur musique est si singulière. Ils sont 6 sur scène ! Une batterie, deux synthés, un trombone à coulisse, un saxophone, plusieurs percus. Un bel orchestre mené à la perfection par Coline. La chanteuse du groupe a une voix si profonde, lui donnant un spectre vocal qui lui permet de chanter de toutes les façons imaginables.

Chaque chanson est une claque. On passe d’une mélodie lente et d’une voix frèle sur Sides, à des sonorités électro et des paroles quasi révolutionnaires sur We The People. Nous sommes tout simplement impressionnés par Inüit. Toutes leurs chansons atteignent un niveau supérieur en live. Ils redéfinissent la pop sur chacun de leur titre.

Dodo Mafutsi, leur chanson la plus connue, est un réel feu d’artifices sonore. Le peu de paroles est souvent slammé, la voix de Coline devient un instrument à part entière de cet orchestre. Nos tympans se régalent, nous sautons tous comme des fous. Inüit, cela peut être le nom d’un peuple vivant à proximité du cercle arctique, mais c’est avant tout le nom du groupe qui nous réchauffe à travers leur musique.

crédit photo – Intza Bagur

C’est avec une fierté indéniable que le MAYDAY accueille cette année en tête d’affiche, Disiz la Peste, grand artiste du rap français depuis plus de vingt ans.

Nous rencontrons Diszilla : l’évolution de Disiz à mi-chemin entre l’homme et le monstre qui sommeil à l’intérieur. Une mutation du passé et des blessures encore inabordées artistiquement. Un homme ayant toujours sû transmettre émotions douces ou sans détours à son public. Depuis ses débuts on observe une perpétuelle évolution dans l’art de ce grand monsieur mais aussi dans son personnage.

Ce soir sur scène c’est un Disiz évolué mais fidèle à son univers. Il reprend des morceaux de ses anciens albums : Grande colère de Pacifique, motivant la foule. Ce qui nous sautent aux yeux ce soir là c’est la rencontre avec un talent brut et à nouveau dans la production sans filtre de ce qu’il ressent et ce qu’il a envie de partager. Un talent que les fans n’auront jamais oublié mais qui semble se réinventer chaque jour.

Un artiste aux propos maitrisés, semblant se remettre en question à chaque nouveau projet qu’il entreprend afin de revenir plus fort et d’aller plus loin. Un rappeur qui perdure depuis plus de 20 ans de par l’intelligence de la réflexion, la curiosité artistique et l’envie d’utiliser ses démons pour avancer. C’est un homme marqué et saisissant qui entame Qu’ils ont de la chance : réel moment suspendu devant un public qui respecte ce moment semblant arrêter le temps.  Il « reviens du gouffre, reviens du froid » pour contenter nos oreilles et nos sens et se libérer un peu plus du poids du monde.

De la sensibilité à l’énergie brut et primitive de Hendek, l’ambiance évolue et se métamorphose ; une mise en abîme déconcertante mais d’une évidence authentique. Tout s’enchaine, Fuck l’époque, Niquer la fac. La rébellion est en cours, attention choc en approche. On termine ce show incroyable avec J’pête les plombs ou il répète les backs mais où le public prend le lead sur les paroles. Il est clair que le renouveau et l’évolution font partis de l’encre qui coule de la plume de cet artiste inimitable. Il nous laisse présager un futur projet avec Inüit qui semble passer du temps en studio ensemble. Affaire à suivre pour projet prometteur…

crédit photo – Intza Bagur

crédit photo – Alacante

C’est au tour de COLINE, nouveau groupe house techno émergeant de la scène bordelaise, de se présenter sur la scène du MAYDAY. Projet qui voit le jour quand Coline, jeune chanteuse et musicienne décide de développer sa passion aux yeux de tous. Elle s’entoure rapidement de deux artistes de talent, Dylan batteur et Tazzz, bassiste. Trois personnalités issues de trois univers différents réunis autour d’un seul et même projet. Et ça fait boum, tam tam…

Nouvel échange, mise en commun des univers, « Chacun ajoute sa touche au projet et ça donne ça. » COLINE revisite la pop : Grâce à une pincée de house, quelques boums boums et un soupçon de techno, elle nous raconte des histoires du quotidien dans ce qui est, à ses yeux, la manière la plus simple et douce de le faire. Un style de musique d’une base électronique : une batterie électronique, une basse sur synthé électronique, et un clavier. Et là, vous vous direz, « l’électronique c’est large ». Coline affine en ajoutant électronique d’influence house. Aujourd’hui, première scène de ces artistes en devenir. Le MAYDAY, leur fourni une place dorée au sein d’une programmation d’une qualité digne d’un grand festival.

« Je suis COLINE, ils sont COLINE, nous sommes COLINE. » Des mots qui résonnent encore aux oreilles du public. C’est alors que la magie opère. La prestation est inédite, belle et très professionnelle. La fraicheur du chant en français, donne un côté musique actuelle et très pop. Un véritable « satellite électronique de la planète pop musique. » Ils partagent leur aura et douceur dès le début du concert avec une première invitation à la danse, manière agréable d’emmener le public dans leur univers encore inexploré. Nous affirmons sans nuls doutes, que ce n’est que le début d’une aventure incroyable pour ce groupe doté d’un talent indéniable. Si vous voulez notre avis, retenez bien ce nom, car on ne leur laisse que quelques temps avant de tout exploser…

crédit photo – Miléna Delorme

Le MAYDAY se clôture avec le duo le plus sur-vitaminé de France. Tha Trickaz ! COLINE a à peine le temps de remercier le public qu’un kick long et grave fait trembler la totalité du festival. D’une note, la fosse du Mayday entre en frénésie. Pho et iRaize apparaissent enfin, ils dégagent une énergie telle en arrivant sur scène que tout le public a une montée d’adrénaline. Tout se passe si vite, on a peine le temps de reconnaitre le début de leur dernier son, Extinction en featuring avec Felckin, que drop met le chaos dans le public.

Nous avons eu la chance de discuter avec eux avant leur concert. Il faut savoir que Tha Trickaz jouent en live, c’est à dire qu’ils jouent leurs morceaux comme des musiciens, la moindre erreur et c’est un couplet ou un drop qui est gâché… Le choix du live s’est pourtant fait naturellement pour eux, influencé par une forte culture geek, joué en live « est à la fois un challenge et un plaisir personnel » qui se traduit par une vraie performance artistique, maitrisée à la perfection.

« Free the music », c’est le slogan de leur label, Otodayo. Être en indé leur alloue une liberté artistique totale. C’est ainsi que les Tha Trickaz sont non seulement des artistes sur scènes mais également en dehors. Ils font eux-même leur graphisme, travaillent avec des développeurs de jeux vidéos. Ils s’intéressent à tout car ils ont ce plaisir de tout faire de A à Z d’autant plus qu’ils font cela pour constamment faire évoluer leur live.

Et quel live ! Un pogo incessant, qui se calme seulement lors des ponts, petit temps de répit que les Tha Trickaz nous octroient gentiment pour qu’on puisse reprendre notre souffle, puis le drop revient et c’est avec le même entrain que la fosse re rentre en collision. Devant le délire de ce concert, Pho y mis sa touche personnelle en sautant dans la foule depuis la scène. Au final Tha Trickaz c’est le plaisir de faire plaisir et de se faire plaisir, une volonté qu’ils ont réussi à nous partager et qui restera ancrée en nous.

crédit photo – Alacante

Le Mayday Student Music Festival nous a régalé. Même la scène étudiante nous a surprise. Noone, groupe d’électro-rock issue du tremplin du CROUS, Musique de R.U, et La Meute Cosmique collectif de rappeurs qui s’est formé à la faculté de biologie, ont su, malgré leur expérience encore maigre de la scène, garder le momentum des têtes d’affiches.

Cette édition du MAYDAY a tenue toutes ses promesses et il va s’en dire que celui-ci s’inscrira bientôt dans la pyramide des meilleurs festivals de la région. Un programmation de qualité avec des artistes donnant le meilleur d’eux-même, une organisation très bien calibrée, et une cause parfaitement revendiquée. En bref, on est impatient d’être à l’édition de 2020.

SoliFest : festival écologique et associatif de demain

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS

La première édition du SoliFest se tiendra les 15 et 16 juin à Bordeaux, dans un écrin particulièrement adapté à son esprit : Darwin. Entre concerts, dj sets, performances mais surtout une dimension solidaire et écologique, le festival s’impose comme le rendez-vous festif et responsable immanquable de ce début d’été.

Solidarité, écologie et festivités : les maîtres mots du week-end prochain

Les 15 et 16 juin Darwin, aussi nommé « la cité idéale », accueillera donc la première édition du Solifest : un festival associatif pour les petits et les grands au cœur d’un ancien bâtiment militaire. La célèbre caserne Niel, bien connue des bordelais, sera pendant plus de 24 heures envahie par les festivaliers et des divertissements en tout genre : dj sets, expositions, animations et performances dans le plus beau décor de la ville.

 

🎈LE SOLIFEST, C’EST VOUS ! 🎈
Il y a quelques jours, nous vous dévoilions le teaser du SoliFest 2019 accueilli cette année par DARWIN, l’Eco-Système de la caserne niel 💚
Mais ce n’est pas tout, nous lancions aussi notre campagne de crowdfunding car oui, nous avons besoin de vous pour faire vivre ce festival ! 👇
https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/solifest-2019/tabs/backers

Publiée par SoliFest sur Lundi 29 avril 2019
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Mais avant tout, Darwin c’est quoi ? Un décor urbain par excellence, de l’art à chaque coin de rue, et de la récup’ à s’y perdre. Sans oublier bien sûr le million de visiteurs annuels qui poussent l’éco-quartier dans le top des endroits les plus fréquentés de Bordeaux. Darwin c’est aussi 30 000 mètres carré sur lesquels s’inviteront, le week-end prochain, plusieurs associations locales comme ESSplicite, Eco Mégots, Surfrider Fondation… Ainsi que nombre d’ateliers et activités pour les plus jeunes. L’idée étant de sensibiliser un public de tout âge aux valeurs d’aujourd’hui et de demain.

Empreinte écologique, hip hop & musiques électroniques

Le festival débutera avec la conférence de Julien Vidal et Camille Chopin : « Comment réduire son empreinte écologique peut participer à augmenter son bonheur ? » avant que ne s’enchainent les visites des stands permettant d’illustrer au mieux les paroles engagées de nos deux protagonistes. Bluecub sera présent, mais aussi Etu’récup, Co-actions et Zero Waste Bordeaux. Répondront également à vos questions : les Restos du Cœur, La Ruche qui dit oui, Local’Attitude : Du jardin à l’épicerie… Bien sûr, les plus curieux pourront aussi se balader entre les trouvailles de la friperie de Black Mamba et, qui sait, peut-être trouver des pépites.

Seulement, SoliFest ce n’est pas que de l’associatif, c’est aussi de la musique à gogo. Des vibrations électroniques et urbaines envahiront le village. Aussi bien locales qu’internationales, celles-ci animeront l’évènement pour notre plaisir à tous. On reconnaît quelques noms tels que : Bellaire, Nathan Zaef, SMIB, Jayco, Hearec ou le crew Musart, mais également des représentants du rap game bordelais avec le WL Crew, Deep & Igee, Majin Killaz et bien d’autres qui se succéderont derrière les platines de 14h à 23h. Pour couronner le tout, un after au Parallel est prévu le samedi soir de 1h00 à 6h00 avec deux artistes d’envergure : Jensen Interceptor (pour sa toute première date à Bordeaux qui plus est !) et Electric Rescue. Alors, on se retrouve là-bas ?
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Re-Vivre(S) : le festival des Vivres de l’Art dans un lieu unique

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS

Dans le cadre de la saison culturelle « Liberté! » Bordeaux 2019, un nouveau projet fait son apparition. Il s’agit du festival Re-Vivre(S) les 19, 20 et 21 juillet 2019. Cet épisode pilote à ciel ouvert, produit par Les Vivres de l’Art se déroulera dans un lieu, tenu jusqu’ici secret et que nous avons l’honneur de vous dévoiler. Un endroit unique, encore vierge de tout événement, bordant le fleuve : le Parc des Berges de Garonne.

Cet épisode pilote se déclinera en trois jours, les 19, 20 et 21 juillet, avec une programmation musicale dub, techno et expérimentale. Une exposition de type land art, c’est-à-dire une tendance de l’art contemporain, utilisant le cadre et les matériaux de la nature (bois, terre, pierre, sable, rocher, etc.) accompagnera ce projet afin de faire de ce lieu unique, une galerie à ciel ouvert. Certaines œuvres seront participatives, les festivaliers pourront y monter dessus. L’idée étant, à long terme d’ouvrir la saison avec une exposition qui restera tout l’été, de façon à ce que tout le monde puisse venir dans le Parc des Berges de Garonne, profiter de cet écrin de verdure. Pour Re-Vivre(s), l’aménagement d’un éco-village accueillera les festivaliers pour se restaurer, se reposer, flâner, jouer, s’émerveiller… On y retrouvera entre autre des food trucks éco-responsables. Une charte leur a été imposée par le festival pour utiliser des matériaux de récupération, mettre en place le tri sélectif des déchets et travailler avec des produits de saison également. L’aménagement d’un espace chill-out, des jeux géants ou encore un marché de créateurs travaillant uniquement à partir de matériaux de récupération feront le bonheur des festivaliers.

Un lieu vert pour un festival éco-responsable

C’est l’une des raisons pour laquelle il faut aller à Re-Vivre(s), son lieu, le Parc des Berges de Garonne. Huit hectares descendent en peigne vers la Garonne et créent une percée visuelle vers le fleuve jusqu’au pied du pont d’Aquitaine. Un spot unique, vierge de tout événement, au terminus du tram B, arrêt Berges de Garonne.

TEASER – RE-VIVRE(S) FESTIVAL 2019

BIENVENUE À RE-VIVRE(S)… ☀️

Re-Vivre(S) : 19.20.21 Juillet 2019
PARC DES BERGES DE GARONNE NORD (BORDEAUX, 33)

culture sound system / land’art / global village

#revivres #lvda #libertebx2019

[Crédits]
Réalisation : Léna Jourde Ledoux & James Beacon
Musique : Jaquarius – Kernel Task

→ Billetterie : https://ypl.me/bdQ

Publiée par Re-VivreS sur Vendredi 7 juin 2019

Une programmation sur trois jours

Le festival débutera le vendredi 19 juillet de 17H à 5H avec une programmation dub. Pour rappel, créé en Jamaïque dans les années 60, qui, à l’époque, était colonisée par l’Angleterre, le dub était très peu diffusé. Dix ans après, dans les années 70 avec une migration jamaïcaine vers l’Angleterre, le phénomène fini par arriver en Angleterre mais sous une forme différente où les musiciens créaient eux-mêmes leurs soirées chez des particuliers. Il a fallu attendre les années 90 pour que le phénomène arrive en France directement d’Angleterre, de Londres. Ce qu’on fait aujourd’hui en France, du moins ce qu’on appelle sound system dub, c’est inspiré de toute cette culture anglaise qui a adapté la culture jamaïcaine sound system chez eux.

L’un des membres du collectif bordelais Wandem Sound System, qui jouera pour l’occasion a essayé de « faire un line-up qui soit hyper représentatif des sound systems, avec des artistes qui ont connu les prémices du sound system en Angleterre et de toute l’évolution qu’il y a eu vers l’Europe » nous dit-il. À commencer par King Earthquake ft Joseph Lalibela. King Earthquake fait partie de cette génération qui a du se débrouiller pour monter son projet et qui, aujourd’hui, 35 ans après, sont encore à s’intéresser à ce qui se fait de nouveau aujourd’hui. La deuxième tête d’affiche est Irration Steppas ft Kenny Knots, tandis que la troisième est Young Warrior. Fils d’une des légendes du sound system anglais, Jah Shaka, Young Warrior a baigné dans cette culture et a créé son sound system et son propre studio. Sans oublier, Lala Sound qui sera également de la partie.

La programmation du samedi 20 juillet est, quant à elle, tournée vers la techno. Re-Vivres(s) a cherché à rejoindre ces deux cultures dub et techno en un seul et même festival car le but du sound system reste le même bien que le genre musical ne le soit pas ; véhiculer un message de liberté. Des conférences auront lieu dans l’après-midi avec en partie, le journaliste Antoine Calvino qui est aussi l’un des fondateurs du collectif Microclimat, qui présentera une conférence qui s’appelle « L’Utopie techno et ses origines à nos jours ». Les artistes dub et techno feront également un débat pour parler de toute la technicité du sound system. Au programme, les locaux Alex Garcia, Loner et Felix Felight viendront performer sur la scène de Re-Vivres(s). À leurs côtés, les têtes d’affiches du samedi Alex Stein et Paul Nazca qui sont moins dans une dynamique sound system mais plutôt dans une techno rave. Enfin, il y aura le DJ français et toulousain K.D.S accompagné de djnee mais aussi Ben (Metek Sound System), Midilink (Drop’In’Caravane) et ZPKF (Microclimat).

Le troisième et dernier jour, dimanche 21 juillet, l’entrée sera à prix libre pour des lives de musiques expérimentales en quadriphonie. Une expérience rare que nous offre Re-Vivre(s) avec Gaël Segalen et sa performance scénique de danse mais également Victor Newman et le Slow Fest Orchestra.

 

AHOY ! Bordeaux : deuxième édition du festival à succès

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS

Après le succès de la première édition, en 2018, AHOY revient le 6 juin pour une soirée de concerts en plein air. De quoi bien commencer l’été avec une programmation variée.

À l’origine de ce projet, l’Iboat et l’association culturelle basée à Bordeaux, Trafic. Connu pour ses nombreux événements musicaux à bord du bateau, l’Iboat accueille pas moins de 2000 artistes tous les ans. Trafic, quant à elle développe un projet pluridisciplinaire, sur le terrain des cultures électroniques et numériques. Elle est associée à l’Iboat avec qui elle collabore en développant l’action culturelle du lieu, intra mais également hors les murs…

En 2018, lors de la première édition, les 1, 2 et 3 juin, AHOY avait investi quatre sites différents : la dalle du Pertuis, au pied de la base sous-marine, dans la Base Sous-Marine et à l’Iboat. Concerts, lives audio-visuels, performances digitales (dont 2 gros projets inédits à la Base Sous-Marine), déambulation artistique autour des Bassin à flots, spectacles jeune public, dj sets, ateliers de création numérique ou de production musicale, la programmation s’est avérée pluridisciplinaire et avant-gardiste, réunissant plus de 10 000 personnes et une quarantaine d’artistes.

Cette année, quatre groupes musicaux sont attendus sur la dalle du Pertuis pour une soirée de concerts en plein air de 18H à 01H, le jeudi 6 juin. Au line-up, nous retrouvons le collectif né à Kinshasa, KOKOKO. Recyclant et détournant la matière disponible, ils créent les moyens d’une esthétique radicale et résolument dansante. S’en suit, le groupe Ko Shin Moon. Brouillant les frontières temporelles et géographiques, le duo (que nous avons rencontré) mêle instruments acoustiques de diverses régions du monde, machineries analogiques, musiques traditionnelles, arrangements électroniques, sampling et enregistrements de terrain. AHOY invite également le duo Bruxas, qui se caractérise par une esthétique latine et tropicale, utilisant dans leurs productions disco et house des percussions sud-américaines, synthés vintages et lignes de basses accrocheuses. Enfin, nous pourrons entendre l’afro-caribbean space disco du collectif The Mauskovic Dance Band.
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