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Re-Vivre(S) : le festival des Vivres de l’Art dans un lieu unique

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS

Dans le cadre de la saison culturelle « Liberté! » Bordeaux 2019, un nouveau projet fait son apparition. Il s’agit du festival Re-Vivre(S) les 19, 20 et 21 juillet 2019. Cet épisode pilote à ciel ouvert, produit par Les Vivres de l’Art se déroulera dans un lieu, tenu jusqu’ici secret et que nous avons l’honneur de vous dévoiler. Un endroit unique, encore vierge de tout événement, bordant le fleuve : le Parc des Berges de Garonne.

Cet épisode pilote se déclinera en trois jours, les 19, 20 et 21 juillet, avec une programmation musicale dub, techno et expérimentale. Une exposition de type land art, c’est-à-dire une tendance de l’art contemporain, utilisant le cadre et les matériaux de la nature (bois, terre, pierre, sable, rocher, etc.) accompagnera ce projet afin de faire de ce lieu unique, une galerie à ciel ouvert. Certaines œuvres seront participatives, les festivaliers pourront y monter dessus. L’idée étant, à long terme d’ouvrir la saison avec une exposition qui restera tout l’été, de façon à ce que tout le monde puisse venir dans le Parc des Berges de Garonne, profiter de cet écrin de verdure. Pour Re-Vivre(s), l’aménagement d’un éco-village accueillera les festivaliers pour se restaurer, se reposer, flâner, jouer, s’émerveiller… On y retrouvera entre autre des food trucks éco-responsables. Une charte leur a été imposée par le festival pour utiliser des matériaux de récupération, mettre en place le tri sélectif des déchets et travailler avec des produits de saison également. L’aménagement d’un espace chill-out, des jeux géants ou encore un marché de créateurs travaillant uniquement à partir de matériaux de récupération feront le bonheur des festivaliers.

Un lieu vert pour un festival éco-responsable

C’est l’une des raisons pour laquelle il faut aller à Re-Vivre(s), son lieu, le Parc des Berges de Garonne. Huit hectares descendent en peigne vers la Garonne et créent une percée visuelle vers le fleuve jusqu’au pied du pont d’Aquitaine. Un spot unique, vierge de tout événement, au terminus du tram B, arrêt Berges de Garonne.

TEASER – RE-VIVRE(S) FESTIVAL 2019

BIENVENUE À RE-VIVRE(S)… ☀️

Re-Vivre(S) : 19.20.21 Juillet 2019
PARC DES BERGES DE GARONNE NORD (BORDEAUX, 33)

culture sound system / land’art / global village

#revivres #lvda #libertebx2019

[Crédits]
Réalisation : Léna Jourde Ledoux & James Beacon
Musique : Jaquarius – Kernel Task

→ Billetterie : https://ypl.me/bdQ

Publiée par Re-VivreS sur Vendredi 7 juin 2019

Une programmation sur trois jours

Le festival débutera le vendredi 19 juillet de 17H à 5H avec une programmation dub. Pour rappel, créé en Jamaïque dans les années 60, qui, à l’époque, était colonisée par l’Angleterre, le dub était très peu diffusé. Dix ans après, dans les années 70 avec une migration jamaïcaine vers l’Angleterre, le phénomène fini par arriver en Angleterre mais sous une forme différente où les musiciens créaient eux-mêmes leurs soirées chez des particuliers. Il a fallu attendre les années 90 pour que le phénomène arrive en France directement d’Angleterre, de Londres. Ce qu’on fait aujourd’hui en France, du moins ce qu’on appelle sound system dub, c’est inspiré de toute cette culture anglaise qui a adapté la culture jamaïcaine sound system chez eux.

L’un des membres du collectif bordelais Wandem Sound System, qui jouera pour l’occasion a essayé de « faire un line-up qui soit hyper représentatif des sound systems, avec des artistes qui ont connu les prémices du sound system en Angleterre et de toute l’évolution qu’il y a eu vers l’Europe » nous dit-il. À commencer par King Earthquake ft Joseph Lalibela. King Earthquake fait partie de cette génération qui a du se débrouiller pour monter son projet et qui, aujourd’hui, 35 ans après, sont encore à s’intéresser à ce qui se fait de nouveau aujourd’hui. La deuxième tête d’affiche est Irration Steppas ft Kenny Knots, tandis que la troisième est Young Warrior. Fils d’une des légendes du sound system anglais, Jah Shaka, Young Warrior a baigné dans cette culture et a créé son sound system et son propre studio. Sans oublier, Lala Sound qui sera également de la partie.

La programmation du samedi 20 juillet est, quant à elle, tournée vers la techno. Re-Vivres(s) a cherché à rejoindre ces deux cultures dub et techno en un seul et même festival car le but du sound system reste le même bien que le genre musical ne le soit pas ; véhiculer un message de liberté. Des conférences auront lieu dans l’après-midi avec en partie, le journaliste Antoine Calvino qui est aussi l’un des fondateurs du collectif Microclimat, qui présentera une conférence qui s’appelle « L’Utopie techno et ses origines à nos jours ». Les artistes dub et techno feront également un débat pour parler de toute la technicité du sound system. Au programme, les locaux Alex Garcia, Loner et Felix Felight viendront performer sur la scène de Re-Vivres(s). À leurs côtés, les têtes d’affiches du samedi Alex Stein et Paul Nazca qui sont moins dans une dynamique sound system mais plutôt dans une techno rave. Enfin, il y aura le DJ français et toulousain K.D.S accompagné de djnee mais aussi Ben (Metek Sound System), Midilink (Drop’In’Caravane) et ZPKF (Microclimat).

Le troisième et dernier jour, dimanche 21 juillet, l’entrée sera à prix libre pour des lives de musiques expérimentales en quadriphonie. Une expérience rare que nous offre Re-Vivre(s) avec Gaël Segalen et sa performance scénique de danse mais également Victor Newman et le Slow Fest Orchestra.

 

Guide estival des festivals de la région 2019

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS

À l’approche de l’été, on vous propose un petit guide des festivals de la région 2019, histoire de ne louper aucune étape d’une saison estivale qui s’annonce chargée et pleine de belles surprises. Sélection d’événements qui nous font saliver d’avance, entre spots bien cool, line-up alléchants et propositions artistiques séduisantes.

Crédit photo : Alice Belair

Festival ODP

Outre le line-up incroyable qu’offre ce festival, il met la lumière sur « L’Œuvre des Pupilles Orphelins de Fonds d’Entraide des Sapeurs-Pompiers de France ». Cette association a pour but d’assurer la protection matérielle et morale des Orphelins et des familles des Sapeurs-Pompiers décédés en service commandé ou non. Un village sapeur-pompier, proposant des scénarios et décors adaptés à différentes interventions, sera ouvert au public. Mais c’est aussi et surtout, une occasion inespérée pour l’ODP d’aller à la rencontre de ses donateurs et de générer des fonds supplémentaires. Retrouvez-les du 6 au 9 juin.

La Claque Festival

Les 7 et 8 juin, c’est la (GROSSE) Claque Festival au Château Montplaisir. Sur deux jours, pas moins d’une quarantaine d’artistes sont invités pour présenter douze spectacles. Parmi, les locaux Taranta Lanera, Les Dolphin Apocalypse et Lord Rectangle aux côtés d’artistes comme Francky Goes To Pointe à Pitre et Mechant Mechant. À dix minutes de Bergerac, avec un prix très abordable et le camping gratuit sur place, dépêchez-vous à réserver vos pass.

NSENSE

Le nouveau festival multi-culturel de Bordeaux, NSENSE s’installe aux Vivres de l’Art le 8 juin. L’occasion d’assister à de nombreuses performances et d’aller au devant des artistes. Artistes plasticiens, photographes, danseurs, chanteurs ou encore humoristes seront réunis pour nous partager leurs arts à travers une journée à la programmation éclectique. En guest, le rappeur Sopico vient d’être annoncé aux côtés de la chanteuse Naë.

So Good Fest

La Plaine du Courneau à Canéjan accueille la neuvième édition du So Good Fest les 8 et 9 juin. Un festival open air, tourné vers les musiques électroniques et le dub et des artistes de renoms. Entre Oliver Huntemann, Apollo Noir, Channel One, DJ Aphrodite, Diƶtone, King Shiloh… il y en a pour tous les amoureux des musiques électroniques et du dub. Quelques nouveautés pour cette édition 2019 comme son engagement dans une dimension environnementale par le biais de la digitalisation de sa communication et de l’internalisation de ses produits de restauration. Une troisième journée gratuite avec une programmation ludique et sportive permettra aux festivaliers de profiter de l’écrin verdoyant du site.

vie sauvage

Il fait partie des festivals auxquels on peut se rendre les yeux fermés chaque année. vie sauvage, c’est ce festival de musique, d’art et de gastronomie, situé dans le village de Bourg, surplombant le fleuve et la nature environnante. Cette saison, le 14, 15 et 16 juin, on pourra y croiser Flavien Berger, Todiefor, les collectifs bordelais, L’Orangeade, les Amplitudes et Super Daronne ou encore Vendredi sur Mer et CHIEN NOIR

SoliFest

Le SoliFest 2019 est un festival rassemblant petits et grands autour de valeurs qui lui sont chères aujourd’hui : le développement durable, l’intégration des personnes et la solidarité locale. Qui plus est dans un lieu qui partage les mêmes valeurs, Darwin. Sur deux jours, le 15 et 16 juin, vous retrouverez deux temps, un accès gratuit l’après-midi et payant le soir. Les bordelais WL Crew, Deep & IGee, Majin Killaz, MLX, YunG $hade assureront la programmation du samedi soir tandis que Bellaire Music, Identified Patient, Gentry et Nathan Zahef assureront celle du dimanche.

Free Music

Depuis 18 ans maintenant, le Free Music Festival séduit les festivaliers. Et pour cause, entre programmation idéale et prix abordable, il devient au fil des années un événement musical d’envergure nationale. Cette année, il attend entre autres les artistes Møme, Angèle, Orelsan, Ninho, WL Crew, Josman, Taiwann MC, Hyphen Hyphen du 21 au 23 juin. Niché près du lac de Montendre, le festival met en place des activités estivales autour du site afin de faire profiter aux festivaliers du cadre idéal qu’offre le Lac Baron Desqueyroux.

Écho À Venir

Écho À Venir est un festival bordelais porté par l’association Organ’Phantom dont la programmation singulière est tournée vers les musiques électroniques et les arts visuels qui l’entourent. Pour sa 8ème édition, le festival s’inscrit dans la saison culturelle 2019 de Bordeaux Métropole, sous le thème : « Liberté ! », en partenariat avec l’Office National des Forêts. Ce festival se déroule les 24, 25 et 26 juin avec des programmations gratuites les 24 et 25 et une programmation payante le mercredi 26 juin.

Hoop’ Festival

À seulement deux heures de Bordeaux, et dans un cadre paradisiaque, se tiendra la quatrième édition du Hoop’ Festival le 9 et 10 août 2019. Une programmation musicale diversifiée, loin des artistes qui squattent les affiches de la plupart des festivals de l’été. Conjugué à cela, des performances et des animations animeront ce festival dans le Château d’Excideuil.

Baleapop

Dixième et dernière édition du festival Baleapop, c’est maintenant ou jamais qu’il faut y aller. Du 14 au 18 août à Saint-Jean-de-Luz, l’édition anniversaire est, du coup, promise encore plus belle que les précédentes. « C’est la fin. Baleapop ne s’est pas fait virer, n’est pas ruiné. On ne s’est pas engueulé, nous ne sommes pas fatigués. Tout va bien. C’est juste que… c’est juste que c’est le moment. Ce qui est beau et magique doit finir un jour, même à Saint-Jean-de-Luz. »

Beau c’est Festival

À Bosset se déroule la quatrième édition du Beau c’est Festival. Sur deux soirs, se déroulent une première soirée théâtrale le 16 août et une soirée concerts le 17 août. Vous pourrez assister au spectacle « Du Son à L’Amusique » et Le Théâtre du Roi de Cœur interprétera Le Chaperon Rouge. Le jeune groupe Bergeracois Roundabout ouvrira la scène, s’en suivra Daguerre Officiel, Naya et Les Fatals Picards.

Tribus Libres

Du vendredi 30 août au dimanche 1er septembre 2019, le festival Tribus Libres vous propose cinquante heures de découvertes musicales, culturelles, culinaires, environnementales et d’animations dans le parc du château de Cadaujac (33). Le concept de ce festival n’est pas commun puisque le festivalier à la particularité de choisir la tribu qu’il souhaite rejoindre (La mer, l’air, la Terre) lorsqu’il achète son pass. C’est en quelque sorte son équipe pendant tout le festival, celle avec qui il relèvera des défis, bien que chacun est libre d’aller et venir dans tous les univers…

Night Mess #3 : et si on questionnait la notion d’identité ?

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS

Organisé par les étudiants de seconde année de l’ICART Bordeaux (école de médiation culturelle et de marché de l’art), Night Mess revient pour une troisième édition habiter les lieux de l’espace Saint Rémi le 29 mai au soir. À travers des expériences artistiques immersives et décalées, cette soirée inédite sera l’occasion de questionner la notion d’identité à savoir faire découvrir à chacun les différents masques que peut revêtir l’art.

Rencontre musicale et artistique pluridisciplinaire, Night Mess réunit DJ’s, peintres, photographes et graphistes. Et puisque l’art n’a pas de frontière, des talents locaux et internationaux seront mis à l’honneur à l’occasion de cette troisième édition.

L’espace Saint-Rémi réhabilité

Après une seconde édition autour de la fameuse Factory d’Andy Warhol, cette année les étudiants décident de bousculer la vision du public en faisant évoluer les artistes au cœur d’une scénographie unique, alliant néon, miroir et jeux de transparence. Le tout dans l’espace Saint-Rémi et son église, édifiée entre les XIe et XVIe siècles. D’abord magasin à fourrage, puis magasin des douanes, écurie, garage pour enfin finir réserve du musée d’Aquitaine, l’espace Saint-Rémi accueille désormais des expositions artistiques temporaires et des événements culturels éclectiques. Éclectique tel est le mot qui définit la programmation tant attendue de cette troisième édition.

La notion d’identité au sein des projets

En longeant les murs de cette espace atypique, on pourra tomber sur une série de peintures des artistes Xing Xiao et Xiyue Hu, mettant en scène l’identité au sein de frontières identitaires et politiques. À ces côtés, des instants de vie capturés par Octave Pineau, qui joue avec les formes géométriques de son environnement afin de composer ses photographies. Côté musique, on retrouvera le trio incontournable des Amplitudes pour donner de l’amour en rassemblant le public autour de bonnes ondes mais également un DJ-set en fin de soirée assuré par l’artiste autodidacte Thomas Gosset allias Toums. Il y présentera des œuvres originales créées pour l’événement. Le DJ émergent Billy Vers les accompagnera avec son originalité et sa musique qu’il définit comme « musique d’asile » aux côtés de Cepren synth (Victor Gaudin).

Enfin, nos oreilles auront le plaisir d’entendre le projet musical (et visuel) Tolo the Grandpa qui s’inscrit dans une mouvance lo-fi. La maison éclose, maison bordelaise de Drag 2.0 se déplacera pour l’occasion avec T.Beast et La Señorita Maryposa. Le collectif Si (?), association qui vise à promouvoir et diffuser les œuvres des artistes adhérents, abordera le thème de la sexualité, autour de l’exercice du monologue. Le tout, animé par le duo Poulets Pastaga qui déambulera au travers des sculptures de Lucas Leclercq afin d’interagir avec le public. L’art de la danse aura l’honneur de se greffer à cette soirée en compagnie de Claudia, Lola, Morgane et Isolde qui nous viennent toutes les quatre du Pôle d’Enseignement Supérieur de la Musique et de la Danse de Bordeaux. Pour cette soirée mystérieuse leurs corps se laisseront aller vers une danse innovante et poignante. Enfin, un atelier de Flash tattoos sera également de la partie. Sans oublier les artistes Clément Houbart, Mathilde Lacombe et Lucie Duranson, qui sont réunis pour nous présenter leurs œuvres d’art en s’interrogeant sur la notion d’identité.

Mais Night Mess #3 nous réserve encore des surprises. Deux nouveaux noms viennent d’être annoncés ; Wenceslas Joch et ses peintures transcendantes aux côtés de Marie Viard et ses images à l’univers mélancolique.

 

Photographe en temps troublés

dans DIVAGATIONS LOCALES/POLITIQUE & SOCIÉTÉ

Depuis octobre 2018 et le déclenchement de la « crise des gilets jaunes », des milliers de journalistes et de photographes documentent les manifestations. Comme pour tout mouvement social, ces derniers sont au cœur de l’action, souvent en premières lignes et donc bien placés pour capter au mieux les tensions d’une telle mobilisation. Photographe indépendante évoluant (entre autre) chez Le Type et co-fondatrice du collectif Banal Production, Astrid fait partie de celles et ceux qui suivent le mouvement depuis les débuts. Le week-end du 18 mai, elle exposera aux côtés d’autres artistes au Volcan certains de ses clichés les plus marquants qu’elle a eu l’occasion de prendre au cours des multiples « Actes ». De Bordeaux à Paris en passant par Toulouse, Astrid nous dévoile et commente en exclusivité son travail de reportage qui frappe par sa sensibilité et les surprenantes scènes qu’elle a photographiées.
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Une jeune femme porte un bouquet de fleurs jaunes pendant la marche des Gilets Jaunes. Bordeaux, France – Samedi 16 Mars 2019

 

La manifestation du 1er mai a Paris, regroupant gilets jaunes, syndicats et black blocs, a dégénéré en début d’après-midi en affrontement violent. Les forces de l’ordre nombreuses ont fait usage de bombes lacrymogènes et de bombes de désencerclements tandis que les black blocs utilisaient le goudron et la matériel urbain qu’ils trouvaient. Un échange tendu tout au long de la journée. Paris, France – 1 er mai 2019

 

L’acte 22 des Gilets a réuni plusieurs milliers de personnes ce samedi à Toulouse. 21 personnes ont été blessées. 45 individus ont été arrêtes. Une journée marquée par la violence. Toulouse, France – 13 avril 2019

 

 

Les trois graces Place de la bourse affubles d’un gilet jaune lors du rassemblement des manifestants. Bordeaux, France – Samedi 16 Mars 2019

 

Manifestant effrayé par le flashball que tient un des policier vise vers lui.
Place de la victoire, Bordeaux, France – 02 mars 2019

 

Pour la 20eme semaine, Toulouse et Bordeaux se sont réunis ce samedi pour un grand rassemblement Gilets Jaunes. Une journée marquée par de nombreux kilomètres de marche et une forte violence. Bordeaux, France – samedi 30 Mars 2019

 

La manifestation du 1er mai a Paris, regroupant gilets jaunes, syndicats et black blocs, a dégénéré en début d’après-midi en affrontement violent. Les forces de l’ordre nombreuses ont fait usage de bombes lacrymogènes et de bombes de désencerclements tandis que les black blocs utilisaient le goudron et la matériel urbain qu’ils trouvaient. Un échange tendu tout au long de la journée. Paris, France – 1er mai 2019

 

Pour la 20eme semaine, Toulouse et Bordeaux se sont réunis ce samedi pour un grand rassemblement Gilets Jaunes. Une journée marquée par de nombreux kilomètres de marche et une forte violence. Bordeaux, France – samedi 30 Mars 2019

 

Intervention d’un street medic. un manifestant souffre de brulures aux yeux a cause des gaz lacrymogènes jetés par la police. Il lui mets du sérum physiologique dans les yeux pour le soulager.
Place Pey Berland, Bordeaux, France – 02 mars 2019

 

La manifestation du 1er mai a Paris, regroupant gilets jaunes, syndicats et black blocs, a dégénéré en début d’après-midi en affrontement violent. Les forces de l’ordre nombreuses ont fait usage de bombes lacrymogènes et de bombes de désencerclements tandis que les black blocs utilisaient le goudron et la matériel urbain qu’ils trouvaient. Un échange tendu tout au long de la journée. Paris, France – 1er mai 2019

 

 

La manifestation du 1er mai a Paris, regroupant gilets jaunes, syndicats et black blocs, a dégénéré en début d’après-midi en affrontement violent. Les forces de l’ordre nombreuses ont fait usage de bombes lacrymogènes et de bombes de désencerclements tandis que les black blocs utilisaient le goudron et la matériel urbain qu’ils trouvaient. Un échange tendu tout au long de la journée. Paris, France – 1er mai 2019.

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NSENSE, nouveau festival multi-culturel

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS

À l’heure où Bordeaux est en pleine émancipation culturelle, un nouveau projet vient de faire son apparition : NSENSE. Pour la première édition de ce festival multi-culturel, NSENSE s’installe aux Vivres de l’Art, projet et lieu d’échanges et de partage artistique. Avec une programmation éclectique, NSENSE a pour but de mettre en avant des artistes émergents, tous domaines confondus : la peinture, la musique, la danse, la photo, l’humour…

NSENSE : un festival aux multiples facettes

NSENSE, c’est avant tout, une volonté d’appuyer et de suivre des artistes émergents pour les élever au meilleur de leurs capacités. Cette journée sera rythmée par des concerts, expositions, battle de danse anystyle, dj sets, conférence ou encore one man show.

Concerts

Les concerts seront assurés par les chanteurs LuXe, MLX et la brillante Naë (« No Fears », extrait de son premier EP est disponible dans notre playlist du mois – Eclectype #51).

  • Naë – Jeune musicienne nu-soul / R&B, son premier EP, “No Fears” est sorti en décembre 2018. Elle travaille actuellement sur un deuxième EP, écrit entièrement en français, prévu pour 2019.
  • LuXe – À 14 ans, sous le surnom de Nasty Yass, il s’est pris de passion pour le break. Il ne remet les pieds à Paris qu’en 2015 et sort une mixtape en 2016, la luXemixtape, téléchargée plus de 15 000 fois en 24h, et qui connait un succès croissant (150 000 téléchargements à ce jour).
  • MLX – Il rejoint MJK en 2015 et ses premières sorties se font en 2016. Caméléon hyperproductif, il sort trois projets en quelques mois et est adoubé lauréat du dispositif STRI-IT pour la rentrée 2018.

Expositions

Côté expositions, NSENSE se verra accueillir Kebab Noir, Flavor Kevs, Flavia Sistiaga et Simon Morda-Cotel.

  • Kebab Noir – Artiste à multiples facettes : plasticien, street artiste, peintre sur textile, photographe. Fada d’argentique, Kebab travaille les formes, déforme les corps et les images manuellement. 
  • Flavor Kevs – Issu de la culture graffiti qu’il pratique depuis plus de 20 ans, Flavor Kevs ne cesse de décliner et multiplier son personnage à travers ses voyages et son terrain de jeu : la rue. 
  • Flavia Sistiaga – Après des études d’art, elle se lance officiellement dans la photographie à Paris. Elle se spécialise dans le portrait et la mode, en travaillant principalement à l’argentique. 
  • Simon Morda-Cotel – Ambivalente et sensible, structurée, architecturale et contemporaine, l’oeuvre de Simon Morda-Cotel s’articule autour de questions de perception et d’espace. Egalement connu sous le nom de WOSE, c’est le graffiti qui l’amène naturellement vers la peinture.

Danses

Mais NSENSE ne s’arrête pas là puisque ce festival multi-culturel nous proposera des battles de danse avec Arnaud Deprez, SKORPION ainsi que Doudou, Marwan Lo, Clemence Juglet & more.

  • Arnaud Deprez – Danseur et chorégraphe, sans cesse en recherche d’un nouveau mouvement, d’un nouvel effet à la fois physique, musical et visuel, Arnaud Deprez, trouve son inspiration dans la musique électronique, hip-hop et les arts contemporains. 
  • SKORPION – Sa créativité et sa gestuelle animale lui ont valu de remporter de nombreux titres internationaux (double vainqueur « Juste Debout”, Hip Hop International) et de collaborer avec les plus grands Artistes (Kylie Minogue, Taylor Swift, Madonna).

DJ sets

Pour animer cette journée, NSENSE a également prévu des Djsets avec Ola Radio, webradio culturelle née au début de l’année 2019 à Bordeaux, spécialisée dans les musiques électroniques. Mais aussi Future Sound, collectif événementiel spécialisé des musiques électroniques futuristes en tout genre : futurehouse, futurebeats, futurebass, futuretrap… 

Humour

Enfin, pour encore plus de divertissement, le public pourra assister à un one man show du bordelais Nordine Gonso ; fragile mais pas victime, c’est le genre de mec qu’on a envie de prendre dans ses bras pour lui apprendre la vie… C’est ainsi qu’il se résume.

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5 raisons d’aller à l’expo de JM Calvet au Laboratoire Bx

dans ART ET CRÉATION/DIVAGATIONS LOCALES

Le Laboratoire Bx, lieu d’art contemporain à Bordeaux initié par Laurent Chiffoleau et Frédéric Thuon accueille les œuvres de Jean-Marc Calvet à partir du jeudi 18 octobre. Visible jusqu’au 27 juin prochain, l’exposition met en avant le travail du peintre francophone qui vit à Granada, au Nicaragua, depuis maintenant quelques années. Déjà primé lors de la Biennale du Nicaragua, l’artiste est inspiré des plus grands peintres de l’art contemporain, comme Jean-Michel Basquiat ou Jackson Pollock. Parmi ses réalisations et ses précédentes expositions, on retrouve des galeries basées à Miami, New York ou Paris. À noter que cette exposition au Laboratoire Bx s’inscrit dans le cadre du projet « Pont des Amériques, dans la mesure où le directeur de la galerie (Laurent Chiffoleau) a pour sa part été en résidence à l’atelier de Jean-Marc Calvet lui-même à, Granada au Nicaragua. On a listé 5 raisons d’aller découvrir le travail de l’artiste.
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Une peinture riche en détails d’un artiste reconnu à travers l’Amérique Centrale

La peinture de Jean Marc Calvet est riche en détails, d’une impressionnante esthétique, c’est un bonheur pour les yeux de se plonger dans les petits détails. Son œuvre est reconnu à travers l’Amérique Centrale, depuis qu’il a remporté la Biennale du Nicaragua en 2009.

Jean-Marc Calvet présent le soir du vernissage

L’artiste sera présent le soir du vernissage ! Jean-Marc Calvet nous fait en effet l’honneur de sa présence, pour accueillir le public et commenter son travail, riche de ses expériences personnelles. Car Jean-Marc Calvet réalise une peinture proche de l’autobiographie. Une opportunité idéale de dialoguer avec ce dernier et de découvrir son travail sous une autre facette.

Crédit photo : Antonio Diez Parra

Une première à Bordeaux

Ce sera la première exposition de l’artiste à Bordeaux. Il va ensuite exposer à Nice, et un accrochage est à l’étude à Lyon puis à Paris. C’est donc une occasion unique de découvrir le travail d’un artiste international dans un cadre privilégié, celui du Laboratoire Bx.

Un vernissage gratuit, ouvert à tous

Le vernissage le jeudi 18 octobre, en plus d’être un moment convivial, est entièrement gratuit et ouvert à tous les publics.

Découvrir un lieu de création unique à Bordeaux

Le Laboratoire Bx est un lieu qui mérite d’être découvert par le public, car parfaitement situé en plein centre ville. C’est aussi un lieu associatif, vivant, où l’équipe de bénévoles et les artistes sont toujours prêts à discuter des projets de tous et chacun.

Légendes urbaines à la Base sous-marine

dans ART ET CRÉATION/DIVAGATIONS LOCALES

Depuis le 21 juin et jusqu’au 16 septembre 2018, la Base sous-marine de Bordeaux accueille l’exposition « Légendes urbaine ». S’inscrivant dans le cadre de la troisième saison street art de Bordeaux, l’expo met en avant une cinquantaine d’artistes avec un grand nombre d’installations inédites. Terrain de jeu de choix pour tout street artist, la Base sous-marine apparaît naturellement comme lieu d’accueil privilégié d’une telle manifestation artistique. Sous forme de rétrospective, l’exposition présente des œuvres d’artistes internationaux tout en mettant en valeur créateurs locaux, à l’image par exemple des étudiants de l’école ICART, dont le président Nicolas Laugero-Lasserre est l’un des commissaires de l’événement. On était au vernissage : on s’y replonge en images.
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« Et mes fesses, tu les aimes mes fesses ? » : l’expo de Pauline Roquefeuil

dans ART ET CRÉATION/DIVAGATIONS LOCALES
Pauline Roquefeuil

Le Type est allé à la rencontre de Pauline Roquefeuil pour son exposition « Et mes fesses, tu les aimes mes fesses ? » – référence à cette réplique lancée par Brigitte Bardot – magnifique – dans « Le Mépris ». Vous l’aurez compris, c’est donc de fesses dont nous allons parler ici… Pour une fois avec un œil plus sociologique que pornographique.
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Un projet à l’initiative du collectif « La Cerisaie »

À l’origine de ce projet se trouve La Cerisaie – collectif Marmandais – que Pauline avait fait venir à l’Iboat pour un événement. C’est au cours d’un repas pendant lequel se discutait l’organisation de la prochaine soirée dont le but était de mettre les fesses à l’honneur que la photographe a suggéré d’y ajouter une exposition, quelque chose de plus visuel. Le collectif connaissait déjà son travail de photographe, et a donc immédiatement pensé à lui confier cette mission : réaliser une exposition sur des fesses.

Sacré challenge pour Pauline qui n’avait donc qu’un mois pour mener à bien ce projet, d’autant que l’argentique demande du temps et du travail (développer, trier, recommencer les ratés…), c’est pourquoi elle a tout de même pris la journée pour y réfléchir… Et finalement accepter le défi avec enthousiasme ! Il faut dire que c’était là un projet auquel la photographe pensait depuis déjà un certain temps, et cette collaboration était donc l’occasion d’enfin le réaliser.

Une série de photo personnelle et naturelle

Un projet d’expo photo sur les fesses, voilà qui n’est pas commun ! Mais tout fait sens lorsqu’elle nous explique qu’en réalité cette idée part d’un complexe qu’elle avait : « […] c’est une partie de mon corps que je n’acceptais pas du tout chez moi, je me disais donc que j’aimerais me faire prendre en photo, que ça m’aiderait ». Ainsi, l’idée lui est venue que peut-être elle pourrait aider les autres à travers ses séances de photographie, sorte de « photothérapie », justifiant cette envie de réaliser cette série. Sachant cela, on comprend d’autant mieux de nom de l’expo tirée du Mépris de Godard « Et mes fesses, tu les aimes mes fesses ? ».

Cette série, elle la voulait la plus naturelle possible, hors de question de retoucher les photographies, la spontanéité était le mot d’ordre. « Je disais aux modèles que s’ils avaient une idée, nous pouvions la réaliser, que nous verrions ensemble, mais que c’était eux qui choisissaient. Après, une fois que la photo était faite, c’était celle-ci et on ne changeait pas. C’était très intéressant ! ». Cela s’explique alors par un objectif bien précis : faire en sorte que les gens acceptent leur corps tel qu’il est, comme une réconciliation avec soi-même.


Pauline Roquefeuil

Un projet inédit pour la photographe

Initiée à la photographie argentique par son père, Pauline a toujours fait de la photo. Jusqu’aujourd’hui, celles-ci relataient ses multiples voyages ; mais cette fois-ci c’est un nouveau sujet qu’elle a décidé de traiter à travers l’art photographique. Les paysages ne sont plus les vedettes, cédant la place aux modèles ou plus précisément les fesses de ces derniers.

« Je m’étais dit que j’allais être obligée de les motiver, les convaincre »

Au début sceptique sur la manière dont elle allait réussir à rallier des personnes à ce projet, elle s’est vite aperçue – via un message lancé sur Facebook, telle une bouteille à la mer – que son entourage, proche et moins proche, était finalement séduit et motivé pour y participer. Pas moins de 70 personnes ont alors répondu à l’appel, et seules deux se sont désistées. Pour beaucoup, il s’agissait là d’un défi, pour d’autres d’une expérience « marrante ».

Pauline Roquefeuil

La photographie, l’occasion d’aller à la rencontre de l’autre

Comme évoqué précédemment, l’objectif de l’exposition était clairement annoncé : mettre en exergue l’évolution du corps et son acceptation. Objectif rempli selon Pauline. Et tout cela, elle a pu l’observer et en être témoin tout au long des séances photo avec ses modèles : « il y en avait qui au début n’osaient pas trop, et puis en fait ils se donnaient le défi. Beaucoup de nanas, une fois qu’elles voyaient la photo, disaient « Ah mais en fait ça va ! » » ; « Il y a aussi eu un couple qui au début ne se sentait pas du tout à l’aise à l’idée de se mettre nu. Et puis ensuite, une fois qu’ils étaient à l’aise, ils ne voulaient plus se rhabiller, et ils avaient plein d’idées ! ».

Pour l’artiste, cette expérience a définitivement été l’occasion d’aller à la rencontre de l’autre. Et au-delà de son plaisir à réaliser les clichés, ce qu’elle a par dessus tout apprécié et ce qu’elle retiendra ce sont toutes les discussions et souvenirs créés avec les personnes chez qui elle ne serait jamais rendue si ce projet n’avait pas existé : partager un tajine vegan avec un mec, histoire de se détendre ; découvrir que, oui, les mecs aussi pouvaient être préoccupés par l’esthétique de leurs fesses, …

Une réelle expérience humaine qui la pousse à vouloir mener ce projet plus loin, d’autant plus qu’elle n’a pas pu photographier toutes les personnes qui ont répondu à l’appel. En effet, au cours de l’exposition à l’Iboat, certains sont venus à sa rencontre pour se porter volontaire, preuve que le sujet touche, que les gens sont en demande et que le projet pourrait facilement prendre de l’ampleur. Outre cela, c’est pour Pauline l’occasion de défendre l’argentique et tout ce qu’il a de spontané et de « brut », dans le sens où la photographie n’est pas retouchée, faisant toute sa beauté. C’est alors que l’on se rend compte que cette technologie était l’outil parfait pour ce projet : pour un résultat fidèle à la réalité, parce que nos fesses sont ce qu’elles sont et elles sont belles ainsi ; à nous de les accepter. Et les photos, parce qu’elles ne sont pas modifiées, sont un moyen de s’en rendre compte et de se réconcilier avec ce corps qui n’attendait qu’à être montré et regardé tel qu’il était.

Des projets axés sur l’humain

Grâce à cette expérience, la photographe a pu découvrir toutes les opportunités que présentait un projet qui permettait d’aller à la rencontre de l’autre. C’est pourquoi elle nous dit désormais vouloir réaliser des séries plus en rapport avec l’humain. Il faudra à priori être un peu patient, mais plusieurs idées lui trottent dans la tête et pourront faire l’objet d’expositions d’ici quelques temps, comme des photographies de plis du corps vus de très près (un bourrelet, une ride, différentes peaux…), des photographies de seins… Mais pour l’instant, son objectif reste de développer cette exposition sur les fesses et de la mener le plus loin possible.

Pauline Roquefeuil

Merci pour cette rencontre Pauline et à bientôt, le Type te souhaite une belle continuation, à toi, mais aussi à ton projet !

  • Une expo à voir au Bon Jaja jusqu’à la fin du printemps.
  • Pour plus de photos de Pauline Roquefeuil, rendez-vous sur son site ou son Instagram.

Exposition « Sauvages » par Julie Portal et Charlotte Sz

dans ART ET CRÉATION/DIVAGATIONS LOCALES

Le 13 avril dernier a eu lieu le vernissage de « SAUVAGES » aux Glacières de La Banlieue, exposition réunissant deux artistes plasticiennes bordelaises, Julie Portal et Charlotte Szymendera, ayant en commun le travail du métal. Une plongée dans leur art brut et hybride, où se mêlent voyages, féminité, et démesure.
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Expo à ne pas rater au Life (Bordeaux) : Roadside View de Sylvain Demercastel

dans ART ET CRÉATION/DIVAGATIONS LOCALES

Y a-t-il plus bel écran au monde que le pare-brise de la voiture avec laquelle nous partons faire le tour du monde ? C’est là tout le sujet de l’exposition « Roadside View » dont vous pourrez profiter jusqu’au 24 Décembre au Life.

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Sylvain Demercastel, touche-à-tout aux multiples talents (windsurf, musique, photo,…), s’est mis à la photographie au cours de ses voyages. Aujourd’hui, il vit de windsurf, de musique et de l’art de la photographie – de quoi le jalouser ! Son exposition, dont les clichés d’une Amérique de l’Ouest et d’un Alaska désertique, vous plongent dans un autre univers, loin des clichés touristiques.

Des photographies en noir et blanc qui donnent aux œuvres une profondeur incroyable, mais également des photographies de couleurs aux contrastes et aux perspectives qui vous donnent l’impression d’y être, de vivre l’instant capturé par le photographe, au milieu de nul part. Des voitures, des paysages à perte de vue et des enseignes américaines illustrent la plupart des photos de l’artiste dont le travail pourrait être comparé à celui de Fred Herzog ou encore Stephen Shore, avec toujours ces paysages désertiques américains.

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Mais le photographe ne s’arrête pas là, et va jusqu’à créer les cadres qui mettront en scène son travail pour le plus grand bonheur du spectateur. Un travail d’une minutie impressionnante donnant parfois l’illusion d’un cliché en 3D.

Allez vite découvrir cette exposition au bar Le life pour un belle soirée. On ne saurait que trop la conseiller aux amateurs de photographies.

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Infos pratique :

  • Le life, 7 rue parlement Sainte-Catherine, 33000 Bordeaux
  • Du 24 novembre au 24 décembre 2016

L’univers d’Audrey Pol

dans ART ET CRÉATION/DIVAGATIONS LOCALES

Audrey Pol, artiste Bordelaise montante, inaugurait sa première expo mardi 19 Avril au Wine shop expérience, la boutique du château Pape Clément, expo organisée par l’institut Bernard Magrez dans le cadre de la galerie des nouveaux talents. Le Type a découvert avec plaisir ses dessins dont les détails les rendent si réalistes, et a été été touché par la beauté qui émanait de chacun d’entre eux, mais aussi par l’histoire qu’ils racontaient. Rencontre avec une artiste fraîche, nature et si spontanée pour qui le Type a eu un vrai coup de cœur !

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Parle moi un peu de cette expo ?

Cette exposition fait suite à un concours auquel j’ai participé, le grand prix Bernard Magrez, où plus de 500 artistes se sont présentés avec une œuvre. J’ai été retenue pour exposer avec 100 autres artistes, au sein de l’institut Bernard Magrez, sur le thème « sagesse ». Et j’ai choisi de présenter « La Dernière », une des femmes de ma série. A la fin de cette exposition, l’institut a voulu voir le reste de mon travail est s’est intéressé à cette série. Ils m’ont alors proposé d’exposer à la boutique du château Pape Clément.13090624_1719722784983334_329708021_o

Je suis graphiste de formation, activité dont je me suis un peu écartée depuis quelques temps, et je ne savais même pas si j’allais être sélectionnée pour le concours dans la catégorie peinture. Cela fait 3 ans que je fais de l’illustration mon activité principale et lorsque j’ai vu ce concours, je me suis dis « pourquoi pas ! » sans oser y croire. Finalement il débouche sur une première exposition.C’est une très belle opportunité pour moi et je suis honorée que Mr Magrez s’intéresse à mon travail.

Le dessin c’est devenu un peu toute ma vie, mon appartement s’est transformé en atelier, et je passe bien 60 heures sur une illustration. J’aime dessiner ou peindre comme un artisan travaillerait la dentelle.

Quelles sont tes influences ?

J’aime beaucoup la peinture baroque, flamande. Rembrandt, Caravage mais aussi Élisabeth Vigée Le Brun, par exemple. La peinture du 18ème siècle m’a très vite frappé, les drappés, les clairs obscurs… Je suis admirative ! La peinture à l’huile me plait énormément.

Sinon, je suis une grande fan des peintures de l’artiste Guillermo Lorca, et puis il y a la photographie : Tim Walker, Hendrik Kerstens, Sacha Goldberger, Isabelle Chapuis etc.

Quelles expositions pour la suite ?

Pour l’instant je ne sais pas, il y a de nombreux endroits dans lesquels j’aimerais beaucoup exposer, il va falloir que j’ose démarcher et montrer mon travail. Je ne pense pas être une bonne commerciale (rires).

Y a-t-il des projets qui te tiendraient à cœur ?

 J’aimerais beaucoup collaborer avec d’autres artistes/artisans, comme des céramistes par exemple. Tout ça est un peu nouveau pour moi, du coup je suis un peu curieuse de tout, c’est la découverte. Mais avant tout je veux laisser le temps aux gens de me connaître. Et je viens de terminer quelque chose qui me tenait vraiment à cœur. Ma série sur les femmes, c’était tout un projet pour moi, et c’était important. C’est avec mes tripes que je fais ça, ces femmes me représentent. Dans tous les cas je resterai fidèle à moi même, je ne peux pas faire autrement.

Quels sont tes projets après cette exposition ?

Prochainement j’ai pour projet d’aborder le thème vin/animaux sur de grands triptyques ! Mais je vais aussi me la13090699_1719722851649994_1744256789_o.pngncer dans une seconde activité, je n’en dis pas plus pour le moment… J’aime me compliquer la tâche pour toujours plus de défis, l’idée de pouvoir apprendre, m’améliorer, me plait beaucoup : cela doit être les raisons pour lesquelles la peinture à l’huile me fait de l’œil.

Je ne m’impose pas de règles par rapport à la mode actuelle. J’ai bien du mal à faire du joli parce que c’est joli. Je suis incapable de faire un dessin sans histoire, je n’y vois pas d’intérêt s’il n’y a pas vraiment de sens.

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Derrière cette artiste se cache une narratrice qui raconte une histoire au travers de chaque coup de crayon. Vous pourrez la lire et entrer dans l’histoire si vous savez écouter ce que ses dessins ont à vous raconter jusqu’au 31 mai !

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Et pour découvrir l’univers d’Audrey Pol et suivre son évolution, rendez vous sur son Facebook et/ou sur son son site !

Exposition visible jusqu’au 31 mai à la boutique Wine Shop Experience, 216 avenue Dr Nancel Penard, 33600 Pessac.

 

L’expo « Sculptures capillaires » de Charlie Le Mindu @ La Base sous marine

dans ART ET CRÉATION/DIVAGATIONS LOCALES

Prenez le lieu insolite qu’est la base sous marine, ajoutez y l’art et le savoir faire de Charlie le Mindu et vous plongerez dans une autre dimension : le Type est allé faire un tour à l’expo « Sculptures Capillaire ».

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Ce natif de Bergerac de 29 ans connu à l’international, entre autres pour les fameuses coiffures de Lady Gaga, revient en Gironde avec l’exposition « Sculptures capillaires » à la base sous marine. Cette exposition est l’occasion de découvrir des collections qui ont fait la semaine de la haute couture à Paris ou encore à la semaine de la mode à Londres. Entrez dans le monde décalé de Charlie Le Mindu, vous ne serez pas déçus du voyage !

Un show époustouflant : pour que l’exposition de son œuvre soit complète, un show imaginé par Charlie Le Mindu lui même a eu lieu mercredi dernier mettant en scène des corps transformés en œuvres d’art : corps peints, coiffures incroyables, masques magnifiques. Ces sculptures aux gestes sensuels, nous ont plongé dans un univers parallèle à en perdre notion d’espace temps dans lequel nous nous trouvions.

Une exposition insolite : après une bio13022418_10208998158010098_1387082605_ngraphie de cet artiste accompli, vous découvrirez au fil de l’exposition comment il fait du cheveu son outil de création, le façonne pour en faire des sculptures, masques, chapeaux, casques, méduses fluorescentes …. autant de créations inédites qui fascinent le spectateur.

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Mais le créateur ne s’arrête pas là et rend l’exposition plus vivante encore en la ponctuant de vidéos et de musiques faisant de la Base sous marine une nouvelle planète : celle de Charlie Le Mindu.

Une exposition à voir et à revoir jusqu’au 22 mai pour se déconnecter et découvrir le monde d’un artiste de haute coiffure au talent inédit !

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Expo : Un train peut en cacher un autre, Riky Kiwy @ L’envers

dans ART ET CRÉATION

On est allé faire un petit tour cette semaine à L’Envers à l’occasion de l’exposition de Riky Kiwy, qui s’y déroule jusqu’au 27 novembre.

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Dans cet immuable lieu qui a de la gueule, j’ai fait un tour entre les œuvres de Riky, qui est un photographe spécialisé dans le Train Writing. Ce qu’on peut appeler, vulgairement, le graff de train. Mais ce n’est pas une simple expo de graffitis ; ce qui le fait tripper, lui, c’est de capturer inlassablement les instants de création des graffitis urbains. Du coup en une photo on perçoit l’énergie, l’adrénaline que vivent les graffeurs dans ces moments, et qui ne sont jamais les mêmes. Depuis 2004, de Milan à Berlin, il rend accessible cet univers et ses coulisses, accompagné des artistes engagés et poussés par la passion qui donnent presque envie d’y être.

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Infos pratiques :

Bienvenue à l’hôtel commissariat

dans DIVAGATIONS LOCALES

Bordeaux regorge de belles et vieilles architectures, dont la plupart servent encore de locaux municipaux, destinés à divers services publics ou, comme la salle Amédée Larrieu, de lieux destinées à être prêtés à des associations. Mais tout promeneur curieux aura remarqué, çà et là, quelques bâtiments en proie aux friches, l’air un peu perdu entre deux époques, attendant, depuis qu’ils ont été démis de leurs fonctions, qu’on leur redonne une utilité et un peu de vie. Ce sont ces « lieux en transition » que Transfert, collectif de graffeurs et plasticiens, s’attelle à investir d’œuvres en tout genre, de la peinture au land art, en passant par la sculpture, la vidéo et la performance. De la fin du mois jusqu’à septembre, les artistes vous ouvrent les portes de l’ancien commissariat Castéja, bientôt requalifié en logements sociaux.

Coulisses cour intérieure Transfert 2015 - ©Apolline Clapson

Impossible de rater l’imposant immeuble en pierres de trois étages, entouré d’imposantes grilles, lorsqu’on arrive au croisement des rues Abbé de l’Épée et Castéja. Sur l’un des murs extérieurs noircis par le temps et les pots d’échappement se dressent une hampe sans drapeau et un panneau rectangulaire masqué par du plastique noir, vestiges d’une époque où des centaines de képis grouillaient derrière ces portes. C’est dans ce lieu encore vaguement empreint de son passé policier que s’invite le street art du collectif Transfert. La trentaine d’artistes qui le compose s’est investie d’une mission : métamorphoser, tout en le gardant intact, ce bâtiment inscrit au titre des monuments historiques. « On a plein de contraintes, mais ça pousse à la créativité ! » relativise cependant Charl, un des artistes du collectif. Au-delà de ce « détail », rien n’est imposé ; chaque pièce reflète l’idée de son ou ses créateurs, libres d’imaginer et de réaliser ce qui leur plaît. Car c’est aussi ça, Transfert : donner aux jeunes artistes la possibilité de s’exprimer et d’exposer, quelle que soit la tendance artistique du moment.

La jeune rebelle en moi s’est émerveillée devant une pièce réaménagée en salle d’interrogatoire par le toulousain Sike, mais décorée de procès-verbaux gribouillés et autres tags ACAB partout sur les murs. Odeg, quant à lui, aborde dans sa salle un thème qui semble lui tenir à cœur : les matières premières, à savoir « l’eau, la terre, le feu, l’air et… Le béton ». On admirera également les créations de Jean Rooble, artiste qui s’est découvert sur le tard un don pour les portraits, qu’il réalise avec une précision réellement bluffante. Ailleurs, on trouvera un hommage modernisant à Pablo Picasso. Enfin, je n’ai pas pu aller vérifier moi-même, mais un portrait géant d’une personnalité bordelaise, œuvre de Landroïd tenue secrète jusqu’à l’ouverture officielle, serait « vraiment à voir », selon une bénévole chargée des travaux préparatifs. Pour le reste, je vous laisse la surprise entière : de personnalité en personnalité, d’œuvre en œuvre, cette exposition est un véritable voyage dans des milliers de couleurs, des centaines d’idées et des dizaines d’ambiances toutes époustouflantes.

Azot-Charl-Tack 2013 ©Repaze

Pendant deux mois, différentes formes de visites (visites-ateliers, visites guidées, visites libres), des afterworks et différents événements vous seront proposés. Partenaire de l’Institution Nationale des Sourdes-Muettes, Transfert organise également des visites commentées à destination des personnes malentendantes. Le vernissage aura lieu samedi 27 juin à partir de 14h, avec showcase du collectif bordelais Template, performances et poésie au rendez-vous. Réservez également votre 26 septembre, soirée de dévernissage : « on va jouer du rap devant le monument au mort de la police », riait Kendo. Mais qui donc viendra faire cet honneur à l’ancien commissariat ? Juste un certain groupe bordelais adulé par le Type depuis ses débuts, et dont je trouverais presque indécent de vous rappeler le nom…

Toutes les infos, les horaires et les tarifs sont à retrouver sur le site internet du collectif. Allez-y, d’abord parce que ces artistes le méritent, mais aussi parce que c’est peut-être votre dernière chance d’entrer en ce lieu !

Collectif Transfert - ©NKaïd

Promenons nous dans les bois

dans DIVAGATIONS LOCALES

C’est fou ce qu’on peut trouver comme petites pépites à Bordeaux quand on ne reste pas scotché aux musées, et qu’on fouille un peu, qu’on se perd et qu’on ose aller là où nous ne serions jamais allé. Plus que de simples photos, c’est dans un univers à part que Champignon au Champagne nous a invité le 23 juin à Bordeaux.

Elle ne pose pas de questions, n’interroge rien ni personne. De toute façon elle n’aime pas les mots. Elle préfère ressentir et faire ressentir à travers des images. Son travail n’est que sentiments et émotions, sensations. Très inspirée par la poésie noire et par des personnes tel que David Lynch et Michel Leiris (son nom vient d’un de ses poèmes) elle reproduit des images qu’elle a vu. Où ? En rêve. Pour elle dormir, c’est travailler. Elle se base sur ses propres visions. En entrant dans cet espace qu’elle a habité le temps d’une soirée, on ne pouvait donc pas être plus proche de son monde. Elle nous le livre dans l’intimité d’une lumière sombre, tamisée, avec une douce violence.

Ses amis sont là. Son travail c’est aussi avant tout une histoire de personnes, de rencontres, de hasard et de destin. Ils sont tous là, ces modèles d’un jour, prêts à faire de cette soirée un moment à part. Beaucoup portent des costumes et servent de chevalet aux photos. L’artiste aime perturber l’œil, elle installe donc ses photos de manière peu conventionnelle.

Mais l’univers de Champignon au Champagne ne se résume pas à des photos. Ce soir là performance des danseurs d’impro Mathieu Grenier & Julie Oosthoek, musique et réalisation de son amie Fauste, artiste polymorphe, sont aussi de la partie. Le film « Tideland » de Terry Gilliam passe sans son pour se mêler à la perfection aux musiques choisies avec soin par Champignon au Champagne et Frau Marine Bernhard & Herr Quentin Gendrot qui occupent une partie de la soirée avec leur propre création musicale.
Une légère brume plane, de la mousse et des branches entourent les sculptures et agrémentent les coiffes des modèles (réalisées par Jane Brizard). Pendant une soirée, au cœur de Bordeaux, Le Type s’est retrouvé en pleine forêt.

Pour une première expo, c’est une réussite. L’artiste n’aime pas « exposer pour rien » et voulait marquer le coup. Elle a choisi le 23 juin car a eu 23 ans et est née un 23. Champignon au Champagne, c’est aussi ça, un jeu avec tout. Une innocente douceur mêlée à une poétique douleur.

Chez le Type, on attend sa prochaine exposition avec impatience.

Crédits photos : Artmony

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