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Une webradio à Bordeaux : Ola Radio

dans ART ET CRÉATION/DIVAGATIONS LOCALES/Médias/MUSIQUE

Bordeaux verra débarquer dans un mois sa première webradio dédiée à la culture électronique et ses acteurs : Ola Radio. Le Type a eu l’honneur de rencontrer Alice, Rémi et Tommy, les trois créateurs de cette révolution musicale et culturelle locale longtemps attendue. Lire plus

Écho à Venir : en immersion de Montréal à Bordeaux

dans Annonces/ÉVÉNEMENTS/MUSIQUE

Toujours organisé par l’association bordelaise Organ’Phantom, le festival d’arts visuels et de musiques électroniques Écho à Venir revient pour sa septième édition et mettra cette année à l’honneur nos confrères québécois de Montréal ainsi que la scène électronique locale. 4 jours mêlant immersions audiovisuelles, lives, dj sets, et ateliers au cœur de Bordeaux.

C’est sur la placette de Munich – ce petit coin ajouré à la Place des Quinconces d’habitude prisé des touristes et autres événements populaires bordelais – que nous pourrons découvrir une septième édition qui réserve une surprise de taille :  deux dômes accessibles au public d’un peu moins d’une vingtaine de mètres de diamètre. Ici c’est bien plus qu’un concept qui est proposé, il est question d’une réelle et totale immersion à 360°, où la musique sera mariée à des projections visuelles uniques, issues de la résidence en collaboration avec SAT (Société des arts technologiques de Montréal). Mettre en avant la scène canadienne et européenne, innover et proposer le futur des lives de demain, telle est la volonté de ce projet qui se déclinera en 3 performances uniques, avec pour le Dôme A/V :

INTERPOLATE (jeudi 20 septembre)

Crédit : Sébastien Roy

Alliance des musiciens Push 1 Stop et Woulg qui repousseront les limites de la représentation audiovisuelle en confrontant la musique à l’image, et l’image à la musique. Une interaction totale pour donner une matière physique à la musique. Ils seront suivis par le duo bordelais d’electronica Look For Device qui viennent de sortir un nouvel EP.

ORBITS (vendredi 21)

Crédit : Sébastien Roy

Projet du musicien et producteur David Gardener (Dems) venu du label Ninja Tune, il officiera sous son nouveau pseudo Montreal Life Support. Il sera aussi ici question d’immersion à 360° où le londonien promet un live qui risque, à juste titre, de nous satelliser… Le bordelais Vacant Expression sera aussi de la partie pour un vertigineux voyage entre techno, ambient et expérimentale.

ALTER ITEM (samedi 22)

La djette et productrice montréalaise Debbie Døe et l’artiste visuel bordelais Pablo Gracias s’associent ici sur un projet ambitieux. Une pièce créée cette année à Montréal, traitant de l’homme et du numérique. Déformation des images, de la matière, il s’agit ici d’une création originale et d’une belle alliance entre les deux villes. Les bordelais Martin Mestres et Hieros Gamos se chargeront de nos oreilles et nos yeux avec techno et Vjing au programme…

Sur les 4 jours du festival le Dôme « bar Dj set » proposera une programmation gratuite et 100 % bordelaise avec Fruckie du label bordelais We Fine Aura 1Pierre Gewohnheit, ou encore Täz, figure connue des teufs bordelaises. Le Type sera donc présent pour ce festival qui promet de folles et réelles expériences sensorielles, visuelles et auditives !

La belle endormie se réveille : le festival Hors Bord débarque !

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

C’est la fin de l’hiver, le temps s’adoucit, les bourgeons vont commencer à pointer le bout de leurs étamines et la saison estivale des festivals va débuter. Si vous êtes en quête d’un festival axé sur les cultures électroniques, ce n’est pas la peine de partir à l’autre bout de la France, restez dans le sud-ouest car l’association TraficAmical Music Production et l’iBoat, nous ont concocté un événement qui s’annonce particulièrement alléchant…

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Pour sa toute première édition (et surement pas la dernière), le festival Hors Bord n’a pas fait les choses à moité. Lieu qui n’a encore jamais accueilli un tel événement et line-up audacieux : on en a déjà l’eau à la bouche. Ce festival prendra racine les 20, 21 et 22 mai prochains dans un quartier en pleine mutation, au cœur du Bassin à Flot. Et plus précisément, ce sera au pied de la grue Wellman qu’un grand open air se dressera et accueillera un village et deux scènes, où durant trois jours se succéderont une trentaine d’artistes. Nouveau venu dans l’éventail des festivals français, le festival Hors Bord se veut accessible à tous et fédérateur d’un public varié. D’ailleurs le premier soir, pour l’ouverture, les concerts seront en accès libre. Plutôt chouette non ?

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La grue Wellman au Bassin à Flot qui accueillera Hors Bord
La grue Wellman au Bassin à Flot qui accueillera Hors Bord

Hors Bord vise aussi à générer une nouvelle consommation de la musique électronique : que celle-ci soit mise hors des clubs et à la lumière du jour. D’où la déclinaison en deux formats, avec une partie du festival ON qui se déroulera en open air jusqu’à minuit sur la dalle du Pertuis et le festival OFF qui prendra le relais de minuit jusqu’au petit matin pour les plus noctambules d’entre vous. C’est un embarquement immédiat pour une croisière de trois jours et deux nuits à travers les cultures électroniques, dans laquelle on pourra croiser des artistes de tous horizons. Danois, allemand, parisiens, lyonnais, bordelais, anglais… Ils se partageront la scène Wellman et la scène Bacala. De plus, une attention particulière sera portée à la scénographie et aux décors qui s’inspireront directement de l’esthétique portuaire. Leur réalisation a été confié aux artistes locaux Charl et Just.

Côté programmation, on peut dire qu’elle est au top ! Le vendredi on notera que le groupe Who Made Who, qui se fait assez rare en ce moment, se produira sur la scène Wellman, pour un live inédit qui promet d’être aussi progressif qu’explosif, ce qui peut réserver de bonnes surprises… On pourra aussi retrouver Bonnie BananeLennparrot et Babe. Le samedi, on ne loupe surtout pas Pantha Du Prince & The Triad pour un live audio/vidéo aux teintes expérimentales et psychédéliques, le tout baigné dans un spectre techno aux sonorités un peu sorties de nulle part et de partout à la fois. Il faudra aussi aller remuer ses hanches sur la house groovy de Session Victim et faire un détour du côté du live de Syracuse. Scène Bacala, la carte blanche a été donné au collectif bordelais TPLT, fondateurs du Verger et de la Serre.

Pas de repos le dimanche, c’est au tour de Jeremy Underground de prendre les commandes de la scène Wellman. Fondateur du label My Love Is Underground, digger d’exeption et chercheur de pépites, il viendra livrer un live house de haute voltige car monsieur Underground est considéré comme l’un des meilleurs DJ de l’hexagone tout de même. A ses côtés on pourra aussi retrouver entre autres, le groupe Paradis pour un DJ set, ou encore Max Graef. Scène Bacala, c’est un autre collectif bordelais bien connu qui prendra les rênes : L’Orangeade. Ils fêtent leur deux ans d’existence ce week-end sous un chapiteau près de la Base Sous-Marine. En janvier ils avaient organisé une sacrée soirée dans le patio de l’université Bordeaux II à la Victoire, et leur énergie groove fait danser les bordelais depuis 2014.

Mais ce n’est que la partie émergée de l’iceberg, allez jeter un coup d’œil à la programmation complète juste là :

Prog Hors Bord
La programmation complète de Hors Bord

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Le festival ON laissant place au OFF, le vendredi on plonge dans les abysses de la techno. Cette soirée OFF se déroulera à l’iBoat et sera pilotée par VrilAntigone et Loner. Le premier nous vient de Berlin, il a été repéré par Marcel Dettmann et il est passé par le label de Rødhåd. Le second débarque tout droit de la Concrete et incarne la nouvelle scène techno française. On relèvera aussi que les deux sont passés par le Berghain. Le dernier est un des DJ résidents du collectif bordelais SSS (Seek Sick Sound). On ne peut que conseiller cette soirée au plus technoïdes d’entre vous !

Le samedi ce sera au choix : deux soirées OFF se dérouleront en simultané. Une au Void (feu Hérétic) et une dans la cale de l’iBoat. Au Void, le collectif Crème Fraîche se charge des réjouissances. Ils font venir pour l’occasion l’australien Mall Grab, qui entame sa première tournée européenne ! A ses côtés il y aura Baron et Maarius, qui sont eux des habitués de la nuit bordelaise. Pendant ce temps au bateau, ce sera LegoweltRoute 8 et Huerco S qui hisseront la grande voile pour une excursion vers des contrées un peu plus lointaines et plus House que la veille. Pour ce qui est de Legowelt, il décrit sa musique comme étant « une forme hybride de Slam-Jack mêlée à la Deep-House de Chicago, à la Techno-Funk Romantico-Ghetto et aux bandes-son de films d’horreur européens », ça ne vous évoque pas grand chose ? Nous non plus, mais il reste principalement influencé par l’électro de Détroit et l’Italo-Disco (oui oui). Son live s’annonce très intéressant. Deux DJ set s’ajouteront à ce live, un de Route 8 qui se situera entre House, Raw, Acid et fine Techno. Et un seconde de Huerco S qui sera une mélange de House et de Lo-Fi.

Bon, autant vous dire que ce ne sera pas simple de trouver le temps de dormir… Si vous avez besoin de faire une pause, un village verra le jour sur la dalle du Pertuis pendant le festival ON. Il regroupera des stands de créateurs, de beauté, des food-trucks et des expositions. Il y aura même une installation musicale mise en place par Playtronica pour faire de la musique avec des légumes…

Bref, nous on sait où on sera le 20, 21 et 22 mai prochain. Et vous ?

D’ailleurs pour patienter jusqu’au printemps, Le Type vous a mijoté une petite playlist qui vous donnera un premier aperçu de ce que vous réserve le festival Hors Bords. On vous pose ça là…

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Pour être tenu au courant et avoir toutes les infos relatives au festival Hors Bord c’est par ICI ou bien ICI

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Du nouveau, du bon, du vieux #1

dans MUSIQUE

Le principe de cette chronique musicale est de partager avec vous une sélection de 3 albums tous les 10 jours. Contrairement à une chronique musicale normale, il s »agira de choisir de bons albums (même si l »on ne peut pas plaire à tout le monde): une nouveauté, un bon album ni récent ni ancien, souvent méconnu, et un album que l »on peut considérer comme Vieux.

Le but étant de faire simple et accessible, les chroniques seront réduites à quelques paragraphes et une note sera donnée pour ceux qui n »ont pas envie de lire!

N »hésitez pas à faire part de vos avis sur les sélections!

 LE BLABLA :

 Un mois de retard, mais un album ça se digère avant de pouvoir en donner son avis !

C »est donc le 3ème album pour ce duo Berlinois, faisant suite à Hello Mom et Happy birthday. Monkeytown s »inscrit dans la continuité des deux précédents, mélangeant les styles et les featurings sur fond de basses, d »ailleurs certains des artistes ont déjà largement collaboré à des morceaux plus anciens.

On peut donc s »imaginer quelque chose d »un peu répétitif, une sorte de 2ème couche de quelque chose qui a déjà commencé a prendre. Eh bien ce n »est pas si simple !

Auparavant, seuls 3 ou 4 morceaux par album avaient un refrain ou une mélodie assez accrocheuses pour en assurer le succès commercial/nightclubal, on pouvait même rester insensibles à certains morceaux si l »on ne connaissait pas déjà le groupe. Ce ne sera pas le cas sur Monkeytown !

Après de nombreuses écoutes, je garde le sourire au début de chaque morceau, je n »ai pas le doigt qui reste appuyé sur la touche next. De plus c »est un album assez facile à écouter même lorsque l »on n »est pas attiré par le monde de l »électro, certains morceaux vous feront bouger les pattes (Berlin ft. Miss Platinum), d »autres vous donneront la patate (Pretentious Friends ft. Busdriver) ou encore vous feront planer (Shipwreck ft. Thom Yorke de Radiohead).

LE BLABLA :

Largement influencé par la musique des années 50 et 60, ce Toothbrush Gold factory est le premier album du quintet Pennsylvanien à être enregistré et distribué.

Enregistré en Lo-Fi agrémenté de chœurs sur la majorité des morceaux, comme les enregistrements du début du 20ème siècle, c »est ce son typique avec son écho et ses bruits de fond qui a, en partie, fait leur succès en ajoutant de l »authenticité à leurs influences.

A la première écoute, leur musique peut sembler désorganisée, très amateur (ce qu »elle est), et un peu lourde à l »écoute, mais après avoir accroché sur un ou deux morceaux, chacun d »eux a sa particularité et semble devenir plus propre. La simplicité de l »enregistrement, des mélodies et des rythmes est assez étonnante, pourtant ce n »est pas facile d »étonner en faisant simple dans les années 2000 !

Il y a cependant certaines conditions à respecter pour apprécier leur musique : Il faut être au calme, ce n »est pas le genre de musique que l »on écoute a 10 avant de partir en soirée, une fois les conditions réunies, cet album aura la capacité de vous transporter dans une atmosphère vraiment étrange, entre nostalgique (The ABC »s et Say Ahhh) et joyeuse (Adeline), tout en restant légère.

La suite de la discographie du groupe reste aussi bonne, se laissant écouter plus facilement que cet album, mais arrivant à créer une ambiance différente sur chaque disque. Love them !

LE BLABLA :

Tout le monde connait Woodstock, Jefferson Airplane, Jimi Hendrix et les autres, qui sont maintenant considérés comme ambassadeurs de la musique psychédélique. A l »époque il paraitrait que les 13th Floor Elevators d »Austin au Texas ont été les premiers a parler de psychédélisme pour décrire leur musique.

En effet, leurs artwork, rock, paroles, nom de groupe, bref leur monde semble difficile d »accès même avec le meilleur dealer du monde ! Menés par Roky Erickson (qui chante toujours) le LSD et les bruits de seau électrique (Sisi !), le groupe tente et réussit à jouer et chanter un monde et une perception supérieure, représentée sur tous leurs albums par l »oeil de la providence (l »oeil au sommet de la pyramide).

Pour tous les amateurs de rock des années 60/70, de rock psychédélique, il semblerait que ce groupe soit un des piliers de tout le mouvement du psychédélisme musical.

Depuis les 13th Floor Elevators, Austin TX continue à donner naissance à de nombreux autres groupes de rock psychédélique jusqu »à maintenant avec comme exemple « The Black Angels ».

Le plus grand succès du groupe est le morceau « You »re gonna miss me »  mais « Don »t fall down » est plus calme et planante pour commencer.

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