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Beau C’est Festival en Dordogne : petit mais vaillant

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS

Des festivals n’ont cessé de naître et de grandir ces dernières années, en Nouvelle-Aquitaine tout autant qu’ailleurs. On pense notamment à Garorock, le Climax, vie sauvage ou encore Baleapop. Mais au-delà de ces noms, précurseurs de ces manifestations musicales annuelles, il existe des festivals plus petits, en train de fonder leur public, leur communauté. Dans cet article nous nous sommes focalisés sur un particulièrement : le Beau C’est Festival.

Crédit photos : Alexis Ricateau

Mais qu’est-ce que c’est le Beau C’est Festival ?

Il s’agit d’une initiative lancée par l’association Passerelle(s) en 2016. Là, vous vous dites « mais c’est quoi Passerelle(s) ? ». C’est une association culturelle dont l’objectif est de créer des correspondances entre différentes formes d’art. Elle œuvre depuis 10 ans, non pas qu’à Bosset, pour organiser des concerts, créer du lien artistique, en passant par la musique pour rendre cela encore plus beau, et ça fonctionne.

Un début à fond les ballons

La première édition du Beau C’est Festival a eu lieu en 2016, dans la petite commune de Bosset, qui ne compte que 205 habitants, et avait rassemblé près de 1300 personnes sur le stade municipal de la commune. Pour l’évènement, Les Ogres de Barback y avaient réalisé un concert ainsi que Les Tontons Michel, une première édition réussie. La seconde année Cali était en tête d’affiche, mais tout ne s’est pas vraiment passé comme prévu… En effet, une accumulation de problèmes techniques a entrainé l’impossibilité de faire chanter Cali sur la scène du Beau C’est Festival. Mais contrairement à ce que l’on pourrait croire, le concert a bien eu lieu, en acoustique et en plein milieu du public. Oui vous avez bien lu et je n’ai fait aucunes fautes de frappes. Cali, l’homme aux 7 albums, aux tournées sans fins, a joué, sur le stade municipal d’une commune de 205 habitants en acoustique et au milieu du public. Lors de la troisième édition, le festival fit venir un groupe de rock connu de tous, Feu! Chattertonen tant que tête d’affiche, accompagné par Trois Cafés Gourmands, Ryon ainsi que Marion Fouré et Dom.

Et pour cette année ?

Cette année la petite commune se voit accueillir quatre nouveaux noms, RoundaboutDaguerre, Naya et Les Fatals Picards. D’abord Roundabout, il s’agit d’un groupe de rock crée il y a quelques années par trois jeunes périgourdins. En premier on retrouve Raphaël, franco-anglais bercé dans le rock des années 50-60 de ses parents, passant des soirées avec les CD d’Elvis, Johnny Cash ainsi que Ray Charles. Il rencontre Tim au lycée, grand fan des Beattles. Ils se réunissent tous les week-end pour reprendre les chansons des 4 de Liverpool. Raphaël commence à gratter ses premiers textes très rapidement, les deux garçons composent sans cesse. Cependant, il leur manque toujours un batteur. Mathieu, batteur depuis tout petit, vient clore le trio de Roundabout. Ils partagent la même idée de la musique et trouvent vite leur style qui ne cesse d’évoluer depuis. Des mélodies attirantes sur des riffs allant du folk au rock’n’roll que vous aurez l’occasion de vivre le samedi 17 août à partir de 19h00.

Ensuite on retrouve Daguerre, Olivier Daguerre précisément. Il a passé son enfance et son adolescence entre la Gironde et le Pays Basque avant de décider d’aller s’installer à Paris lors de ses 18ans où il s’imergera très vite dans le milieu artistique alternatif parisien. En 1990, il fait ses premiers pas d’auteur-compositeur-interprête en fondant le groupe « Les Veilleurs de Nuit », groupe qui se séparera 9 ans plus tard. Les 15 années qui suivront, l’artiste réalisera de nombreux albums, seul ou à plusieurs en faisant référence à l’album « Mandrogore » coréalisé par Cali (Beau C’est Festival #2). Puis en 2019 il sort 107218 km/h, en référence à la vitesse de rotation de notre belle planète bleue en orbite autour du soleil, ne déviant jamais de sa trajectoire. Daguerre est l’heureux artisan d’une chanson libre et indépendante : elle n’est pas faite que pour être entendu mais aussi pour s’écouter, se voir, réveiller et ressentir ce qu’il y a au creux du ventre, ce qui palpite sous nos poitrines.

Puis il y a Naya, apparue pour la première fois sur la scène de The Voice Kids à 14 ans où elle commence à écrire et composer ses premières chansons. À 16 ans elle se labellise dans la cour des grands et sort son premier EP Blossom. Petit à petit elle enchaîne les scènes, les concerts à l’acoustique et les douces mélodies. Elle réalise son premier album en coproduction avec Valentin Marceau, Ruby, sortit en 2018. C’est un genre de concentré énergique et euphorique berçant son passage du monde adolescent vers le monde adulte, tel un témoignage parsemé d’étoiles, de lumière et d’étincelles. Une langue solaire déclinée en français et en anglais à la manière d’une poésie universelle. C’est avec « Girl on the Moon » que la plupart d’entre nous la découvrirons, un titre qui comptabilise plus de 4,5 millions d’écoutes sur Spotify à l’heure où cet article est écrit. Naya est donc une personne attendue de pieds fermes lors de cette quatrième édition du Beau C’est Festival.

Enfin, Les Fatals Picards, un groupe de rock pas comme les autres. Disons que c’est avant tout un groupe capable de rire de tout, mais aussi de parler de tout. On remarque leur volonté d’aborder des sujets sensibles comme l’homophobie, les violences faites aux femmes, le chômage, le naufrage des illusions politiques, toujours avec décalage et humour sous cette certaine forme de politesse du désespoir. Mais Les Fatals Picards c’est aussi 15 années d’existence, 15 années de concerts où l’énergie du rock se dispute une certaine idée de la chanson française.

Tout cela, c’est le samedi 17 août 2019 à Bosset, Dordogne, de 19h00 à tard dans la nuit. On vous l’assure, il faut le voir pour le croire.

5 raisons d’aller au Hoop’ Festival

dans ART ET CRÉATION/MUSIQUE

Les 10 et 11 août prochain, à deux heures de Bordeaux et dans un cadre paradisiaque, la troisième édition du Hoop’ Festival prendra place avec une myriade de propositions artistiques. Manifestation culturelle pluridisciplinaire, ce rendez-vous est l’occasion idéale pour faire une pause dans l’été et d’aller se rafraîchir dans le Périgord tout en profitant d’une programmation défricheuse et soignée. On vous a listé 5 raisons pour lesquelles le déplacement vaut le coup.

Jouir d’un havre de paix à seulement 2 heures de Bordeaux

Installé en Dordogne, le Hoop’ Festival bénéficie d’un cadre exceptionnel ; celui du Château d’Excideuil. Datant du XIIème siècle, ce dernier est un petit bijou du patrimoine de Dordogne. En se le réappropriant en le transformant en lieu artistique et culturel, l’équipe du festival propose à son public une expérience atypique, « dans une ambiance festive, sauvage et décalée ». Sont en effet exploités les espaces à l’intérieur du château ainsi que les cours extérieures (dont deux fermées habituellement), avec une attention portée à la scénographie. Au-delà de l’emplacement du festival à proprement parler, se rendre au Hoop est l’occasion de découvrir un bout de la région particulièrement agréable à vivre en été, à seulement 2 heures de route de Bordeaux.

Découvrir une multitude d’artistes grâce à une programmation aventureuse et pluridisciplinaire

L’une des spécificités du Hoop’ Festival réside dans la dimension pluridisciplinaire de sa programmation. Axée autour de 3 grands volets (musique, performances et animations/ateliers participatifs), elle combine « le décalé et l’actuel » dans un esprit de découverte réjouissant, loin des artistes qui squattent les affiches de la plupart des festivals de l’été. L’équipe organisatrice fonctionne au coup de cœur, et ça se sent. Côté musique, on compte 15 artistes, de l’international au plus local, avec un seul mot d’ordre : la diversité. 7 performances seront également à découvrir lors du Hoop’, de même que différentes animations, entre danse, cirque, body painting, exposition, art numérique…

Soutenir une équipe organisatrice 100 % féminine

Fait particulièrement rare dans le milieu événementiel, l’équipe qui se cache derrière l’organisation du Hoop’ Festival est composée de 4 jeunes femmes qui se sont connues sur les bancs de l’université. D’abord fictive et imaginée en vue de répondre à un projet professionnel de Master, leur idée s’est matérialisé en 2015 avec la création d’une association ; WILD. C’est elle qui porte le projet, et son bureau est composée de Margot, Sophie, Nolwenn et une autre Margot. Toutes évoluent à côté dans le secteur culturel, et se retrouvent l’été venu en vue de la mise en place du Hoop’ Festival. Chacune apporte ainsi son expertise sur telle ou telle question (production, communication, administration, etc.), pour former un collectif qui se complète, se professionnalise et vise à développer de nouveaux projets sur le territoire.

Profiter de la présence d’artistes internationaux

Nouveauté cette année : le festival accueillera deux artistes internationaux ! Et pas des moindres. Le chilien Matias Aguayo est originaire du Chili, et s’est fait un nom dans le circuit des musiques électroniques grâce à ses sonorités minimales qui mêlent inspirations latines et techno. Vivant depuis son adolescence en Allemagne, à Cologne (ses parents ont fuit la dictature de Pinochet) , il est notamment très proche du prestigieux label de la ville Kompakt, qui fête d’ailleurs ses 25 ans cette année. À ses côtés, on retrouvera un autre artiste originaire d’Amérique Latine en la personne de Jhon Montoya. Ce dernier est née en Colombie et vit désormais en Italie où il expérimente depuis 2001 un savant mélange entre électronique, culture latino-américaine et structures classiques (il est violoniste). Deux artistes exotiques qu’on a hâte de (re)découvrir dans un cadre aussi plaisant que celui du Hoop’ Festival.

Encourager le développement de festivals à taille humaine et inscrits dans le tissu local

Par son envergure raisonnable et la qualité de son cadre, le Hoop’ Festival s’inscrit dans le paysage des manifestations culturelles « à taille humaine » qu’il est agréable d’explorer. Loin des grosses machines de l’industrie musicale qui voient se succéder les mêmes têtes d’affiches, ce type de festival offre à son public une expérience différente des plus appréciables. La volonté d’ouverture et la dimension multigénérationnelle du Hoop contribue à renforcer cette singularité. Son ancrage local participe également de cette dynamique, puisque ce sont en effet des producteurs locaux qui sont mis à contribution pour une partie de la restauration, de même que ce sont des bières du coin (la BAM, bière artisanale de Marsac) qui sont proposées au public. Un cocktail estival idéal qu’on a hâte de tester cet été.

Le retour à la Vie Sauvage

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

Pour la quatrième fois, les sauvages investiront Bourg-sur-Gironde du 12 au 14 juin prochain. Une parenthèse enchantée qui alliera bonne musique et vibes aquitaines.


Loin des gros festivals impersonnels aux allures de beuverie générale, la collection été Vie Sauvage 2015 entend nous préparer à l’été en douceur.

Côté musique, les festivaliers pourront shaker des épaules (et du reste) sur une programmation pointue et fraîche : Barbarossa, Thylacine, Thousand, Forever Pavot… Encore une fois, Vie Sauvage mise sur des talents en route pour un couronnement imminent. Une preuve : l’année 2014 fut l’année de la révélation pour Fakear, au programme de la collection été de la même année.

En plus d’une programmation musicale aux petits soins, les organisateurs n’ignorent pas les besoins primaires de chaque festivalier affamé et assoiffé. C’est pourquoi Belle Campagne et le vin Côte de Bourg seront également de la partie. C’est un peu plus chic qu’un panini accompagné d’une bière tiédasse oui.

Pour parfaire cette petite bulle que s’évertue à créer Vie Sauvage, des activités à la cool rythmeront le week-end : tournoi de football, pétanque et piscine notamment. Le concept-store itinérant Noir Gaazol fera également un stop au festival avec sa sélection léchée et tendance.

Le programme des réjouissances est à retrouver sur le site officiel de Vie Sauvage ainsi que sur la page événement Facebook du festival.

Pour se procurer le précieux sésame, rendez-vous sur les réseaux de distribution habituels (Fnac, Weezevent, Ticketnet et Digitick) et Total Heaven. Tarifs en prévente : 19€ (hors frais de location), 25€ sur place et gratuit pour les moins de 10 ans.

La Vidéo du jour #75

dans ÉVÉNEMENTS

Ouais, c’est un peu la Vidéo du jour qui sort de nulle part. Elle était un peu en hibernation. Elle revient timidement mais elle revient avec du bon ! Du très bon même ! On vous parle bien sûr du docu-fiction « Le skate moderne » qui tourne partout depuis quelques jours. La vidéo n’est pas vraiment nouvelle mais Le Type l’a tellement kiffé, qu’il ne peut que la publier.


Et ce pour 3 raisons

la première c’est que ce petit bijou est signé KloudBox, à qui l’ont doit l’excellent clip « Nightown » (Hoosky).

la deuxième c’est parce qu’une ancienne partie du Type a contribué à la mise en beauté de tous les protagonistes du docu, ces héros des campagnes, bouseux mais tellement classe. Big up à elle !

la troisième parle d’elle-même : ça claque, c’est beau. Tous les codes d’une campagne morne où l’on s’ennuie, où le temps d’étire et n’en finit pas, sont exagérés pour n’en être que plus magnifiés. Puis vient le skate et l’environnement change. La campagne prend une autre dimension. On y voit ce qu’est vraiment le skate finalement. Loin du bitume, dans le fin fond de la Dordogne, ces mecs se sont affranchis des vaches pour repousser les frontières, et être plus libres, plus indépendants.

KloudBox : http://kloudbox.com/
Magenta skateboards : http://www.magentaskateboards.com/
Les Belles Histoires : https://www.facebook.com/lesbellesh  

Souvenirs de Vie Sauvage

dans MUSIQUE

Pour la deuxième étape de son roadtrip des festivals de l’été, Le Type n’est pas allé bien loin…Oh non…seulement à 45 min de Bordeaux, à Bourg-sur-gironde, un charmant village situé au bord de la Dordogne pour la deuxième édition du festival Vie Sauvage. Nous sommes presque à un mois de cette journée mémorable mais Le Type s’en rappelle encore. Malgré la pluie, malgré le froid, malgré une heure et demi de queue pour des barquettes de frites, Le Type s’en souviendra longtemps !

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La date : 22 juin 2013
Le lieu : Vie Sauvage #3 – Bourg-sur-gironde

14:30 Bon…Faisons encore confiance à Mappy…Cette fois pas d’embrouille, on a quand même pris de la marge ! Le ciel est gris mais il ne pleut pas. En route !

15:15 Bon…cette fois nous sommes perdus. Nous ne trouvons pas le site, pas de signalétique alors que nous avons tout fait comme il le fallait. TOUT. Nous avons une conférence de presse avec Fauve à 16h30, nous commençons à paniquer.

15:20 Victoiiiiiire nous sommes tombés sur une voiture qui arborait fièrement une affiche « Vie Sauvage » sur son pare-brise. Nous la suivons.

15:30 Nous sommes arrivés !!!!! Nous sommes arrivés !!!

15:40 Direction l’espace presse pour préparer les interviews de la journée…et boire du vin – et ce de manière purement innocente, par soucis professionnel parce que le vin en question, c’est une cuvée spéciale Vie Sauvage, du Château La Croix Davids.
On se rend compte que nous n’avons pas vidé nos cartes SD. Heureusement pour nous, Luc d’Un Disque Un jour passait par là et habite dans le coin. Halellujah !

16:00 Toujours en train de boire du vin…et de manger du saucisson…c’est toujours professionnel…On s’accorde un tour au Marché Gourmand pour baver devant un plateau de fromage de chèvre et loucher sur les huîtres tout en dansant sauvage au son des Disques de Coconut.

16:45 Conférence de presse avec Fauve. Enfin…cela devait être une conférence mais finalement nous ne sommes que deux médias au rendez-vous. C’est presque un face à face. On parle d’eux, de leur musique puis sans trop savoir comment tout bascule. Ils ne sont plus artistes, nous ne sommes plus rédacteurs. Nous ne savons plus trop qui nous sommes…

17:15 Interview avec Benjamin et Charlotte du groupe Archipel au Café de la Halle. On parle de voyage, d’art et de cornes d’abondance.

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17:45 C’est la première fois que nous voyons Dream Paradise en festival. Comme d’habitude, nous sommes touchés par leur douceur et leurs textes pas si innocents accompagnés par des mélodies angéliquement pop. « Ils sont de plus en plus bons » chuchotons-nous souvent chaque fois que nous les voyons sur scène. Aujourd’hui c’est confirmé. Le parc de la Citadelle de Bourg commence à se remplir.

18:45 Interview et session acoustique de Florian et Vincent, du groupe Dream Paradise. Déjà qu’on est super attendris quand on voit le duo sur scène, alors la rencontre nous a rendu complètement guimauve.

19:35 Il faut recharger la caméra. Du coup, on écoute Kim hurler et donner un cours de balances en live de loin. Selon nos sources, c’était drôle et captivant de voir un artiste évoluer et posséder une scène en solo.

20:15 Le jour commence à tomber et la pluie reprend de plus belle. Ce soir le public est waterproof. C’est l’heure de Pendentif. C’est l’heure de danser sans se soucier du mauvais temps. C’est l’heure d’accueillir la pleine lune. Alors quoi de mieux que la douce saveur de cette pop à images tantôt naïve, tantôt sensuelle, parfois plus spirituelle !

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Ellipse temporelle – l’ellipse qui suit n’a rien de comique. Elle parle d’une heure et demie de souffrance. Tout ce que nous voulions c’était des frites. Deux pauvres barquettes de frites. Nous avions les nerfs à vifs. Une sale envie de meurtre – surtout quand certains ont eu le culot de passer à côté de nous en mangeant. Sa mère, il pleut à nouveau. Et nous ratons Arch Woodmann. Tristesse.

21:45 Bon ok…Ca va faire la septième fois que nous voyons Arch Woodmann en un an et demi mais il faut se rendre à l’évidence : Le Type aime ce groupe d’amour. Le Type aime le voir muter et se renouveler au fil des années. Le Type aime qu’on l’embarque d’un univers à l’autre, d’une émotion à une autre. La nuit est tombée.

22:00 DJ MARTIAL JESUUUUS KILLS THEM ALL! Le Type ne l’avait encore jamais vu mixer – oui, oui sacrilège pour un webzine bordelais! Mais bon mieux vaut tard que jamais hein ! Et wow ! Quel homme ! On a rarement vu un DJ autant habité par son set. Tellement habité qu’on ne peut que venir à sa rencontre pour danser devant lui comme pour saluer un dieu à barbe qui passe d’Azealia Banks aux Flaming Lips, du vieux punk à Die Antwoord en passant par New Order ou Fergus & Geronimo.

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23:15 « Nique sa mère la pluie ». Elle s’arrête. Le ciel se dégage, laissant apparaître la pleine lune. Aux premières notes qui retentissent, nous reconnaissons l’instrumentale de Saint Anne. Les chansons s’enchaînent et on les a tellement saignées que même sans paroles on entend des voix. Est-ce les nôtres ? Est-ce les leurs ? C’est un peu comme ça que nous appréhendons la bête. Un flot d’interrogations sur toi, sur moi, sur nous. Un purgatoire mélodieux. Une thérapie brutale comme si on te poussait dans une piscine pour te guérir de ta peur de la noyade. Fauve c’est l’uppercut qui nous sort de la torpeur. Mais sans te faire sombrer, sans s’auto-flageller, avec une véritable foi en l’Homme et en la vie. Fauve c’est un corp(s) triste et désabusé qui se dope à l’optimisme.
Tu n’es pas seul. Ouvre les yeux. Là nous sommes près de 1200 dans le même périmètre.

00:20 DJ MARTIAL JESUUUUUUUUS RUUUULEEEES

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00:35 Prend un aller simple, on part avec Archipel. On court à travers la jungle, on traverse les océans, on se perd dans des villes futuristes. Archipel est un groupe composite dont la musique est née de voyages, de rencontres fortes et de collections d’objets mystiques.
(Mention spéciale au déhanché de Benjamin digne du bootylicious de Beyoncé – au moins !)

C’est terminé. Il faut partir. Il faut émerger de cette longue journée. Mais les rédacteurs que le Type a envoyé à Bourg sont unanimes, les meilleurs festivals sont les festivals indé où l’on sait vivre sauvage.

Crédits photos : Mélina Quintin

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