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SUPER Daronne fête ses deux ans en deux étapes

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS

A l’occasion de leur second anniversaire, SUPER Daronne voit les choses en grand. A l’initiative de ce collectif, quatre mecs amoureux des belles sonorités qui partagent avec fougue leur ivresse musicale. Deux dates sont prévues pour célébrer deux années de groove intensif. Tandis que la première se déroulera le 26 avril à l’Iboat, la seconde aura lieu le 11 mai dans un hangar qui reste, pour du moins, secret. Revenons sur l’évolution de ce crew qui ne cesse de nous faire danser.

SUPER Daronne c’est l’association de quatre DJs bordelais, plus communément appelés sous les pseudonymes de Rigo, Juniore, Doowi et Neida. Fondé en 2017, ce crew s’est vu évoluer à Bordeaux où la musique occupe une place de plus en plus importante. Heureux de pouvoir contribuer au développement de cette ville nous confient-ils, ce collectif puise ses inspirations dans la musique électronique, passée et présente.

SUPER Daronne, 2 ans de teufs à Bordeaux

On peut les retrouver à l’Iboat, où ils s’expriment avec récurrence depuis deux ans maintenant ; institution locale qui a su leur faire confiance et sans qui, ils n’auraient pas évolué de la sorte. SUPER Daronne y a notamment invité des artistes comme Boo WilliamsAfricaine 808, Bradley Zero, Glenn Underground, Bamao Yendé, Earl Jeffers ou encore Nu Guinea et autres avec qui, ils ont collaboré sur des sets le temps d’une soirée.

Mais SUPER Daronne ne s’arrête pas là. Sur Bordeaux, on a pu les entendre à Darwin (lors des Heures Heureuses), Le Fridge, l’Astrodome, Le Poisson Rouge, Les Vivres de l’Art ou encore à l’Union Saint-Jean. Ils ont également été invités sur des plateaux comme le Ahoy Festival, le Carré Coast à Biarritz, le Debonair à Paris (ce fut la toute première fois qu’ils sortaient de Bordeaux avec l’équipe au complet) ou encore le Bordeaux Open Air où ils ont rassemblé plus de 10 000 personnes sur les pelouses du Jardin Public.

Une fête d’anniversaire en 2 étapes

Pour célébrer sa deuxième bougie, SUPER Daronne organise pour l’occasion une première soirée qui se déroulera le 26 avril à l’Iboat en compagnie de Mr. Scruff, qui nous vient tout droit de Manchester. Soul, Hip-Hop, Jazz, Downtempo, Afro, Jungle, House & co se retrouvent joyeusement dans les bacs, et sont conviés sur le dancefloor sous le regard amusé et enfantin de l’ami Scruff. Mais qui dit deux bougies, dit deux événements. Le second aura lieu le 11 mai dans un hangar où l’adresse est tenue, jusqu’ici, secrète. Ce que l’on sait, c’est que la SUPER Daronne ne va pas nous décevoir une fois de plus.
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tplt : 6 ans et une tournée

dans ÉVÉNEMENTS/LES NOUVELLES/MUSIQUE

Le collectif tplt – à qui l’on doit notamment Le Verger et La Serre – fête ses 6 ans en 2019. Six années au service de la fête diurne et nocturne et du défrichage artistique à Bordeaux et au-delà, à l’image de la tournée du crew en France et en Suisse.

Crédit photo : Janeb

Particulièrement actif sur Bordeaux, tplt s’est fait en 6 ans une place de choix dans le game local et hexagonal, à travers différents formats et propositions artistiques. C’est d’abord Le Verger et La Serre, deux événements ayant su imposer une nouvelle rythmique festive en ville, avec des teufs organisées en après-midi aux Vivres de l’Art. Avec le succès significatif rencontré par le concept, le collectif s’est même essayé à l’exercice du festival, en 2017, avec un casting impeccable de diggers européens et d’ailleurs (Tornado Wallace, Orpheu The Wizard, Jamie Tiller…). On peut également retrouver tplt derrière les soirées Déviante, consacrées aux musiques « qui ne filent pas droit », généralement programmés au Void.

tplt, collectif défricheur

A Bordeaux, le crew joue un rôle important dans le défrichage artistique, en cherchant toujours à inviter des artistes peu médiatisés mais qui méritent toute l’attention de celles et ceux qui s’intéressent de près ou de loin à la scène électronique actuelle. Avec un show sur LYL Radio et maintenant sur Ola Radio, tplt participe aussi à la création de liens forts entre les acteurs du milieu ; des liens que le collectif tisse aussi à travers les invitations lancées à des artistes d’autres villes françaises ; dont certaines que tplt arpentera lors de sa tournée.

Une tournée anniversaire

Histoire de célébrer comme il se doit ces six années de bons et loyaux services pour la fête et la découverte musicale à Bordeaux, le collectif part donc à la rencontre d’autres clubs français et suisses pour distiller ses sélectas aiguisées. Du nord au sud, en passant par le centre du pays ou même de la Suisse ; le maillage du territoire est bien complet. La tournée a commencé par Lille, Paris (à Concrete) puis Clermont-Ferrand au réputé One-O-One dont le résident Ixell fut convié à passer des disques lors d’une précédente Serre avec la roumaine Aleksa Alaska. Passage également obligé par Bordeaux, maison mère du crew qui y a dignement fêté ses 6 ans, à l’Atelier B, en compagnie du belge Rick Shiver. La Rochelle, Toulouse puis Lausanne et Nantes suivront ; de quoi continuer à nouer de belles connexions avec d’autres acteurs de la scène française et de continuer à promouvoir les couleurs d’une scène locale qui n’a décidément rien à envier à ses voisines.

Les Typiques #10 – Les Amplitudes

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

Nouveau rendez-vous sur le webzine, avec des cartes blanches offertes à des acteurs culturels bordelais et de la région, qui viennent présenter des photos, vidéos, morceaux et autres œuvres qui composent leur univers esthétique. A travers ces « typiques », ces promoteurs, médias, lieux, restaurants, associations et autres organisations locales présentent ainsi leur identité artistique. Dixième épisode de cette série avec Les Amplitudes. Formé de 3 copains bien décidés à faire danser et bouger les lignes en ville, ce collectif navigue sur des influences différentes, « pour trois fois plus de plaisir ». Entre groove, house suintante, amour et soleil, Beby, Leyti et La Mouette nous présentent donc leur délicieux cocktail, juste avant leur soirée à l’Iboat le jeudi 13 décembre où ils invitent deux activistes des nuits bordelaises et parisiennes : Délicieuse Musique et House Of Underground.}

                                LEYTI

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Joe Cleen – Give You All I Got

« Je suis tombé un peu par hasard sur cette edit un dimanche soir ! Vague groovy qui t’envahit et crée une vraie envie de bouger et de danser. C’est l’objectif que je me fixe quand je digg des tracks. Sans vouloir nécessairement se limiter à des genres particuliers ou pointus, la volonté est surtout de faire passer une émotion joyeuse et fédératrice à partir des sélectas que l’on fait. »
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ANZU – Heartbreaker

« J’aime beaucoup l’énergie et la dynamique qu’il y a dans cette track. Petit coup de cœur en général pour le saxophone et les cuivres que l’on retrouve ici. Un plaisir à écouter, un bonheur à partager ! »

                                  BEBY

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I Need Some Money (Perdu Edit)

« Comme un petit souvenir d’été, que tu écoutes sans te prendre la tête, moment de relâche. Bien évidemment les percussions sont entraînantes c’est l’une des petites touches qui nous fait toujours tendre l’oreille. Un morceau qui me donne le sourire à chaque fois, c’est ça la musique non ? »
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Niles Cooper – Feelin’ U

« Ah le piano je pense que les gars pourront toujours le dire mais c’est peut être mon instrument préféré dans la house music, je suis tout de suite sensible quand je l’entends dans les tracks. Ce morceaux illustre parfaitement l’énergie qu’il peut apporter à nous et au public ! »

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                               La Mouette
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Bosq: Dem Know feat. Kaleta

« Depuis tout petit je fais des percussions, au fur et à mesure je me suis intéressé a tout style d’instrument et je me suis vachement retrouvé dans l’afro rythme. C’est entrainant, ça fait bouger quoi ! Ce track la c’est comme du Manu Dibango modernisé par Bosq ! Les cuivres c’est la vie ! »

KNG Edits – Damn Girl

« Je suis aussi sensible à la funk depuis tout petit, j’ai grandit avec The Commodores, The Brothers Johnson et bien d’autres ça fait partie de mes influences. Celui-là est un de mes tracks favori pour lancer le public, un sample de Gwen McCrae ça marche a tout les coups, ça groove, ça danse, ça siffle de partout c’est que du kiff de le jouer. »

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                                 Sarah

« Mes influences depuis petite sont la nature et ses courbes que j’adorais dessiner, j’ai grandi dans un environnement coloré, musical et festif. Je me suis toujours mieux exprimée par l’intermédiaire d’un crayon que par les mots. Marly Gallardo m’inspire beaucoup par exemple. Aujourd’hui, je retranscrits mon imagination dans un rendu joyeux et épuré. « L’artiste n’est que la passerelle entre rêve et réalité. » disait Pierre Paul Marchini. »
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Les Typiques #06 – Raibow Pony

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

Nouveau rendez-vous sur le webzine, avec des cartes blanches offertes à des acteurs culturels bordelais et de la région, qui viennent présenter des photos, vidéos, morceaux et autres œuvres qui composent leur univers esthétique. A travers ces « typiques », ces promoteurs, médias, lieux, restaurants, associations et autres organisations locales présentent ainsi leur identité artistique. Dans ce sixième épisode, ce sont Clément et Étienne du collectif Raibow Pony qui se sont prêtés à l’exercice. Avec leur crew, ils sont à l’origine d’un certain nombre de bringues à Bordeaux et ont invité des artistes tels que Borrowed Identity, Demuja ou Bellaire, notamment à l’Iboat. Ayant récemment exporté quelques événements à Paris, Raibow Pony a aussi marqué le coup avec une fête de la musique bordelaise d’envergure place Saint Projet, en compagnie des locaux Les Amplitudes. Petit tour d’horizon de leurs inspirations musicales.
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Sophie St. Laurent – Sex Appeal

« Les années 80, le disco, on peut tout à fait dire que c’est la base de tout.
Un de mes tracks favoris, impossible de rester en place sur ces instrus typiques de cette époque. Mais ce qui me rend le plus réceptif c’est cette voix incroyable qui te porte durant cinq minutes. »
 

Sunkids Feat. Chance – Rescue Me (Bini & Martini ‘999’ Funk Mix) (1999)

« Du funk, de la house et une voix qui te perce de tous les côtés. C’est juste LE genre de house qui nous fait kiffer. C’est positif, c’est entrainant, pure balle. »
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Moby – Bodyrock (Olav Basoski’s Da Hot Funk Da Freak Funk Remix) (1999)

« Alors ce track c’est ce qui nous représente lors de nos sets club. Grosse house tappageuse et d’un coup boom, ça part en break hip-hop. Rien de plus linéaire et ennuyeux qu’un set house avec que du 4/4. Il Faut savoir variété les beats. On écoute beaucoup de hip-hop, de break, de trap même et pouvoir balancer des tracks de ce style c’est juste du bonheur pour nous et pour les gens qui nous écoutent. »

 

Adryiano – Move it move it

« On adore les « postives vibes » mais on adore aussi quand ça tabasse ! Dernière sortie d’Adryiano sur Heist Recording, le label de Detroit Swindle. Sur un peaktime tu déboites tout avec ce track. Tu sens l’acid arriver, le kick t’entraines sans que tu comprennes rien. Tu galopes comme un poney. »
 

Armless Kid – Renforcement Musculaire

« Pour finir, Armless Kid et sa deep house. Un artiste qu’on a rencontré très tôt dans nos débuts. On aime beaucoup ce qu’il fait, particulièrement celui-ci qu’on a souvent joué en club. »
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Les prescriptions du Dr. San Proper par Ciao!

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

Le 21 juillet prochain, c’est un moment céleste qui vous sera amené à vivre. En effet, pour la première fois la Cour d’Honneur de l’Université de Bordeaux (Campus Victoire) sera investie, le temps d’une fin de journée et d’une soirée, d’un système son vrombissant à l’univers house-disco de l’inénarrable San Proper. C’est au crew Ciao! que nous devons ce plaisir.

Cela va faire bientôt deux ans que l’équipe débarque sur différents terrains bordelais, avec notamment une prévalence pour les open air dans des cours d’écoles et autres centres aérés. Après avoir eu le privilège de recevoir Moodymann à domicile dans la Cour de l’Union Saint-Bruno le 2 juin dernier, embellit la Cour des Coqs Rouges au mois de mai, le crew a souhaité revenir à son amour d’hiver, à savoir le Campus Victoire de l’Université de Bordeaux. Cette fois, l’Atrium sera désamplifié au profit de la Cour d’Honneur et pam pam! Dr. San Proper apparaitra.

Expertise néerlandaise et attributs locaux

Activiste de la scène depuis plus de 15 ans, et travaillant de près avec les institutions du groove néerlandais telles que Rush Hour, Dekmantel ou encore Trouw, il est reconnu pour ses sets house et disco d’une grande qualité. Un selector de qualité donc, mais également un compositeur prolifique, qui compte à son actif plus d’une quinzaine de sorties sur de multiples labels de renom, Perlon ou Voyage Direct.

Un brin déjanté, Dr. San Proper saura vous prescrire une bonne dose de groove bassliné en ce samedi d’été, il sera, par ailleurs, accompagné du local Levrey et des gars du Ciao! Sound System, toujours avides de chauffer les plateaux comme il se doit. La chaleur sera sans doute au rendez-vous, les glaces de Fernand & Paulette vous rafraichiront. Enfin, suivez de près la page Facebook du Type, car un jeu concours pour gagner des places pour l’open air aura lieu d’ici peu.

La Coloc, nouveau bail des collectifs à Bordeaux

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

A partir du 14 juillet et pour tout le reste de l’été, un nouveau rendez-vous prend ses quartiers au Café de l’Étoile à Bordeaux : La Coloc. Avec pour objectif de se faire rencontrer différents collectifs musicaux de la ville, cette résidence offrira un espace d’échange privilégié pour ces artistes. Une initiative bienvenue afin de souder et rapprocher certains acteurs de la vie culturelle locale. On a eu l’occasion d’échanger avec Rémi, à l’origine du projet (et également membre fondateur de Microkosm), sur sa vision de la scène bordelaise et de sa volonté de réunir tout ces gens.
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Le Type : Salut Rémi, peux-tu te présenter et nous raconter un peu ce que tu fais à Bordeaux ?

Rémi : Je suis Rémi, j’habite actuellement à Bordeaux, j’ai fondé l’association Microkosm avec des potes en 2014. En ce moment, je taffe au Café de l’Étoile à Bordeaux, mais aussi à Paris la semaine, dans une association qui finance l’aide alimentaire locale. Ça s’appelle Ernest, et je kiffe ! Il y a pas mal d’événements à gérer et je rencontre pleins de gens cool. En plus, il y a toujours Microkosm en parallèle bien sûr.

Tu peux nous parler un peu plus de Microkosm ?

Microkosm est une association fondée entre ami, peu de temps après le bac, au moment où on venait d’arriver sur Bordeaux. Tout de suite, on s’est mis d’accord pour monter un collectif pour mettre en avant des artistes, toutes disciplines confondues. Aujourd’hui, ça a bien évolué, il y a certainement beaucoup plus d’objectifs qui rentrent en jeu. Les notions comme le local ou l’éco-responsabilité sont aujourd’hui des notions que l’on veut clairement mettre en avant à travers nos événements. Microkosm c’est devenu pour nous aujourd’hui une aubaine pour développer la culture à Bordeaux, et ça c’est gratifiant. Ce que je veux dire c’est que grâce à cette association, on peut mettre en lumière des valeurs qui nous tiennent à cœur. Microkosm, en gros, c’est vraiment un projet de vie pour nous, on ne sait pas où ça va nous mener et on ne veut pas se fermer des portes. On avance et on fait ce qu’on aime.

Et du coup tu te lances dans un nouveau projet, détaché de Microkosm. Peux-tu nous expliquer ce dont il s’agit ?

J’ai envie de monter une résidence cet été à partir du samedi 14 juillet, un samedi sur 2 de 19h à 23h. Je veux créer une ambiance décontracte, à la cool avec des sélections de musique super sympa. Il y aura un happy hour de 18 à 20 heures, avec de la bonne bière pas très chère. Cette résidence aura lieu au Café de l’Étoile et s’appellera « La Coloc ». Aujourd’hui on constate que les collectifs acteurs de la vie culturelle à Bordeaux ont leur projet bien à eux et ne veulent pas forcément en démordre (même Microkosm je pense). Depuis que je suis rentré de mon voyage de 6 mois, il y a plein de nouveaux collectifs en ville qui font le taf, et dont je ne connais même pas le nom. Du coup, je me suis dit qu’organiser des dj set simple dans un endroit cool et neutre, ça pouvait être bonne ambiance.

Le but n’est pas compliqué : inviter 1 ou 2 artistes d’un collectif et pareil pour un autre collectif qui ne se connaissent pas. Je pense que ça favorisera des rencontres entre associations. Ça permettra aussi de croiser des genres musicaux, une dimension qui me semble très importante. D’un point de vue extérieur, on stigmatise énormément un collectif par ses line up et il est difficile d’en sortir après. Ces apéros à la cool, permettront à chacun aussi de se surprendre musicalement !

Cette volonté de créer ce nouveau rendez-vous part donc d’un constat sur la scène bordelaise ; quelle est ta vision de l’évolution de cette dernière sur les 2-3 dernières années ?

La vision que j’ai sur l’évolution de la scène bordelaise est positive. Je ne souhaite pas vraiment regarder ailleurs et comparer Bordeaux à d’autres villes françaises en disant « c’est mieux là bas ».

Pour autant, y-a-t-il certaines villes ou « scènes » qui t’inspirent en France, en Europe ou ailleurs ?

J’aime voir ce qui se passe un peu partout en France. C’est important je pense de voir ce que peuvent faire nos potes dans les autres villes et de connaître aussi les relations entre collectifs, acteurs culturels d’une ville et leur mairie respective. Je pense notamment à Rennes, Lyon ou encore Paris.

Justement, à Lyon, la scène est réputée soudée, avec des acteurs qui se parlent beaucoup. C’est un vivier d’artistes, de disquaires, de labels ou de collectifs assez dense. Qu’est-ce qui manque à Bordeaux pour être au même niveau qu’une ville comme Lyon ?

C’est une bonne question… Ce qui manque à Bordeaux, je pense, c’est avant tout le fait de ne pas forcément se connaître entre collectifs et peut être le fait de s’apercevoir comme « rivaux » alors qu’on devrait tous se voir de manière complémentaire.

Et c’est dans cette perspective que tu souhaites proposer ce nouveau rendez-vous artistique à Bordeaux ? Quels sont les esthétiques qui y seront défendues ?

Je souhaite favoriser l’échange, ouais ! Partage, bonne humeur, bonne musique, bières et soleil. Aussi simple que ça ! Et je trouve que le Café de l’Étoile s’y prête parfaitement. Je ne fixe pas de limite sur les genres joués, même s’il faut quand même prendre en compte le lieu… Par contre, je n’imagine pas de dancefloor : on est vraiment plus axé sur l’écoute de la selecta du dj. On ne se limitera donc pas à la musique électronique. Après, je ne suis pas là pour être le chef d’orchestre. Je laisse carte blanche aux personnes invitées et je veux qu’il réfléchissent ensemble pour leur dj set de 4 heures. En faisant comme ça, ça favorise déjà l’échange en amont, ce qui est carrément mieux je pense.

Pour finir peut être ; quels sont les collectifs que tu as déjà identifié à Bordeaux et que tu as envie de valoriser lors de ce rendez-vous estival ?

De programmé, il y a À l’eau, SUPER Daronne, Basement Tales, Electrocorp, Eclipse, Microkosm et Birouette. J’attends encore des réponses, je ne me fais aucun soucis pour accueillir le nombre de collectif qu’il me faut pour recouvrir la première saison. Je suis ouvert aussi : si des collectifs sont chauds, j’ai encore de la place. Pour info, je peux inviter 12 collectifs cet été. Le 14 juillet c’est la première avec Microkosm (avec S36 et Menthesis) & Super Daronne (avec Taktyle et Junior).

Merci Rémi, bel été et bonne résidence au Café de l’Étoile cet été !
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[INTERVIEW] Girafes

dans MUSIQUE

VESICULE, INCEPTION ET PENIS

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On va commencer bateau : comment vous êtes-vous rencontrés ?

Mathieu : Question 2 ! … Vas-y Alex réponds j’suis trop fatigué moi.

Alex : Comment on s’est rencontrés ? Trois d’entre nous, on s’est rencontré il y a 10 ans à la fac de cinéma – du coup on fait d’la musique maintenant, on s’est pas vu pendant des années mais on s’est retrouvé grâce à la musique. J’ai écouté le groupe de trois d’entre eux, je leur ai dit qu’c’était bien, il m’ont dit « Salut, comment ça va ? », j’crois qu’ils sont allé écouter mon Myspace de l’époque, on s’est revu, puis on a fait des groupes. Et en jouant on a fait Girafe.

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Le rôle de chacun dans le groupe ? Y’a deux demi-batteries, c’est ça ?

Mike : Ouais, la batterie est divisée en deux, moi j’ai la grosse caisse et la basse, et Vincent a tout le reste. On n’a pas d’charley. J’ai un tambourin par contre. Et un tom aussi m’enfin c’est chiant on va pas rentrer dans les détails… En gros j’fais la batterie des pieds et lui la batterie des mains.

Alex : Gerboise [Mathieu] il fait de l’acoustique et de l’électrique, et il chante le lead la plupart du temps, 90% du temps, moi j’fais d’la guitare électrique et on chante tous les quatre sinon, sur les refrains.

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Vous faites de la musique à plein temps ?

Mathieu : Ça y est, on fait d’la musique à… Ah non non ! Moi je fais moitié-moitié, de la vidéo et de la musique. Et là, j’attends, je vais rappeler Pôle Emploi mais aujourd’hui je suis intermittent, normalement aujourd’hui même mais… c’est pas signé. Vincent il fait que d’la musique. Il en a rien à foutre, regarde-le ! Tu l’avais pas interviewé ? C’était pas toi qui l’avait interviewé ?

Vincent : Non c’était Margot et Mélodie.

Mathieu : Un interview débile avec des chats et Michel Sardou.

Vincent : Beaucoup d’Michel Sardou.

Mathieu : Et Alex il est un peu comme moi, mais en gagnant vachement plus de thune, il fait d’la vidéo et d’la musique.

Mike : Moi je fais que d’la musique, mais à la différence de Vincent je suis pas payé pour le faire.

Vincent : C’est pas vrai !

Mike : J’suis payé des fois.

Mathieu : Et il sort avec une allemande aussi. Ça il faut l’noté.

Mike : Elle est française. Sa maman est allemande.

Alex : Mais ça je pense que notre ami s’en fiche.

Non, non, enfin ça peut intéresser des gens, on sait pas…

Mathieu : La copine de Mike est allemande ! Mais en fait française. D’accord. […] J’crois j’vais tomber dans les pommes. J’en chie gavé.

Quelqu’un : Prend du Truc de Fou, ça va t’faire du bien ça !

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Est-ce que vous pouvez me parler des disques du Fennec ? C’est un collectif d’une dizaine de groupes, ouais ?

Mathieu : Ah, ça c’est intéressant!

Alex : Ça c’est une belle question, ça c’est bien. Alors, les Disques du Fennec qu’est-ce que c’est ? C’est un collectif qui regroupe onze groupes aujourd’hui. Y’en a des plus ou moins morts… Enfin y’en a des morts.

Mike : Y’en a deux qui sont morts, clairement morts.

Alex : Y’en a deux qui sont morts mais leur musique est encore disponible donc on dit qu’ils sont là. Dix groupes de Bordeaux et un qui est plus Toulousain mais qui marche bien à Bordeaux. A la base c’était des groupes qui contenaient un de ces deux types [Vincent et Mike], parce que ces deux types jouent dans trois ou quatre groupes. Vincent il a… T’as combien d’groupes Vincent ?

Vincent : Là j’en ai que trois.

Alex : Trois, Mike t’en as… quatre ?

Mike : Neuf, mais du collectif j’en ai genre, sept j’crois. Équipe de Foot, Frankenstein, Moloch, Le A, My Ant, Girafes, etc. Et avec tous ces groupes on s’aimait bien donc on s’est regroupé sous un même nom.

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Du coup vous vous retrouvez souvent dans plusieurs groupes, chacun de vous ?

Mike : En fait on a chacun un ou plusieurs groupe où on est frontman, et le backing band c’est plus ou moins toujours les mêmes. A deux ou trois exceptions près.

Mathieu : Disons que si y’a pas Mike ni Vincent, il reste plus que deux groupes qui peuvent jouer.

Alex : Enfin bref, toute la liste est sur le site lesdisquesdufennec.com ! Pub !

Ok, je le mettrais en gras.

Alex : C’est bien ça.

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[Ça dégénère, on parle de vésicule biliaire, de photos de mycoses…]

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Alors, maintenant de quoi on va parler si je vous demande où et comment vous avez enregistré les chansons du Soundcloud ?

Mathieu :Tu les as entendu ?! … Ah mais parce qu’il y a deux Soundcloud.

Y’avait que deux chansons.

Alex : Ah c’est le Bandcamp en fait.

Mike : Non, non, le truc démo. C’est à dire qu’en fait depuis on a enregistré trois chansons dans un vrai studio, chez c’monsieur [un monsieur].

J’ai vu une vidéo aussi, dans une église.

Alex : Celle-là on l’a filmé nous dans l’église, en enregistrant. La vidéo est faite par Matthieu.

Mathieu : J’ai pas filmé j’ai monté. Enfin jai dirigé les gens, je leur ai dit « Esclaves faites ça ».

Mike : Si tu veux les trois morceaux qu’on a enregistré c’est un CD promo, mais ils sont pas publics pour le moment.

Matthieu : C’que t’as entendu c’est du fait-maison sinon, vraiment maison, un dans une chambre et l’autre dans l’église.

Alex : C’était le bon vieux temps, d’il y a quatre mois.

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Et donc pour l’instant vous avez que ça d’enregistré ?

Mathieu : On enregistre début octobre, un EP six titres, mais y’a deux titres du CD promo qui vont rester dessus probablement, dont un qui risque d’être réenregistré. Voilà, on enregistre un six titres, qui va sortir euh… Je sais pas s’il faut annoncer ça de suite.

Mike : Bah… si, enfin, c’est début 2016.

Mathieu : On peut pas trop dire comment on va le sortir mais… Enfin… En fait on doit le sortir avec le Rocher de Palmer, on y fait une release en février mais il reste de la paperasse. Voilà. ‘Faut qu’on te file CD y’a une jolie pochette de la copine de Mike.

Alex : Qui joue dans Le A. Qui est aussi musicienne.

Ah ouais, Le A je les ai vus il y a peut-être un an, ici, quand ils ont joué avec Mars Red Sky.

Mike : Ah mais c’était pas y’a un an c’était en mars. J’suis dedans, j’suis l’batteur. J’te l’dis avant qu’tu dises « c’était d’la merde ».

Alex : C’était bien à part le batteur ! A part la batteuse !

Mike : Si tu veux on rejoue demain soir à Barbey ! Prochaine soirée du collectif Les Disques du Fennec, demain soir, à Barbey ! Tu veux une invit’ ? T’es un pro, t’es un journaliste. Tiens, viens faire une chronique.

Non demain soir j’peux pas, je joue à l’Antidote aussi.

Mike : Ah ouais ? T’as un groupe ? Qui s’appelle comment ?

Qui s’appelle Sunday Wankers.

Alex : Sunday Wankers ! Les branleurs du dimanche !

Mathieu : Tu sais c’que c’est l’Antidote ? T’y es déjà allé ?

Mike : Gerboise arrêtes t’as des goûts de luxe.

Ouais pas mal de fois, c’est sympa, et quand on peut pas jouer à Barbey…

Mike : Ben nous on peut parce qu’on a payé la salle !

Alex : Parce que le collectif paye la salle.

Mike : Absolument.

Alex : PUB ! PUB ! Collectif ! Collectif !

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[Interlude, blague salace… Auschwitz a, semblerait-il, 8/10 sur Yelp, etc…]

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Alex : Et du coup les Sunday Wankers c’est quoi comme style ?

Pop-rock-rock, on peut dire.

Mike : Et comment vous vous êtes rencontrés ?

Mathieu : Est-ce que vous avez enregistré des trucs ?

On verra ça après, quand on coupera l’micro.

Quelqu’un : L’Inception de l’interview !

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Bon, et une autre question chiante…

Vincent (hurle) : MON PENIS !

… Pourquoi chanter en anglais ?

Mathieu : Ah je l’attendais celle-là, mon ami.

Quelqu’un : Parce qu’on est américain !

Matthieu : Parce que c’que j’écoute, la langue de c’que j’écoute c’est l’anglais…

Alex : C’est nul comme réponse !

Mathieu continue : … Et quand j’étais petit je comprenais pas forcément tout et j’aimais bien les sonorités du trucs. Je pigeais quelques trucs, ça me donnait le sens général du truc et ça me suffisait. J’aime bien le côté de pas forcément tout pigé, de plus se baser sur des sons, des sonorités.

Alex : C’est pour ça que les paroles c’est n’importe quoi !

Mathieu : Non mes paroles sont très bien, elles sont écrites à moitié en écriture automatique.

Mais la grammaire est correcte, du coup.

Mathieu : La grammaire est correcte. Enfin je crois. Après l’orthographe, y’a des trucs à vérifier… Enfin bref, si je faisais du rap français j’écrirais en français.

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[Grosse balance dans l’iBoat, c’était déjà le bordel mais là c’est dur]

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On approche de la fin, une petite dernière question…

Vincent (hurle) : MON PENIS !

Ça j’vais l’mettre en gras aussi. Deux fois.

Alex : L’interview va s’appeler « Vésicule Biliaire, Inception et Penis ».

Votre meilleur concert, c’était où et quand ?

Mike : Le plus gros c’était les Quinconces, pour le coup.

Alex : On a joué aux Quinconces mais c’était euh…

Celui où vous avez pris le plus de plaisir.

Mike: Y’a eu Pey Berland, la victoire à Barbey, ça c’était pas mal.

Alex : Bizarrement moi j’pense que c’était la dernière fois, voilà. A Castres. Castres sur Gironde.

Mathieu : Moi j’suis pas d’accord. Tu pourras marquer : « Ils sont pas d’accords ».

Alex : J’avais mon gros ampli’ à burne, j’étais content.

Mathieu : Pey Berland c’était cool aussi, avec tout ces gens assis. Juppé nous regardait d’en haut et il nous a jeté des fleurs.

Mike : C’est vrai que jouer dans la cour de l’Hôtel de ville c’était bien mais ça fait bizarre de répondre ça. « On était très bien dans la cour de l’Hôtel de ville ! »

Vous avez déjà jouez à l’Antidote ? C’était moins bien ?

Mike : Pas avec Girafes.

Mathieu : Avec tous les autres groupes on a fait tout les plans pourris mais avec Girafes on a fait que des SMAC.

Alex : Tu peux pas dire ça, on n’a pas fait que des SMAC !

Mike : Si, on a fait Barbey, le Krakatoa, l’Antirouille, et on a gagné le concert au Rocher d’Palmer donc on va l’faire. L’idée c’était de commencer direct par toutes les SMAC !

Alex : On a aussi joué au Chicho, mais c’est vrai qu’on a jamais eu de grande galère.

Vous connaissiez peu-être déjà les circuits…

Mike : Ouais, avec My Ant on a fait tous les bars. Avec Girafes on a joué au Chicho, ensuite on a commencé à faire les soirées du collectif. Donc l’Antirouille, le Krakatoa, ensuite on a fait le tremplin Interquartier et on a gagné, et à partir de là, quand tu gagne le tremplin Interquartier…

Mathieu : Pendant un an t’es un gros groupe de droite ! Tu joues pour la mairie, wouhouuu ! Et ça t’permet de gagner de la thune. Pour enregistrer…

Mike : Nous on s’en branlait, on était un peu en mode on enregistrait des démos à la maison et on faisait un peu à l’arrache. Puis quand on a gagné c’truc on s’est dit « Bon maintenant on a 2000 balles et des gens qui nous regardent donc on va faire quelque chose. » Aller dans un vrai studio, sortir des vrais trucs… Trouver un graphiste… On a trouvé un tourneur avec ça aussi donc du coup c’est cool.

Alex : D’un coup t’as l’impression d’devenir un groupe, un groupe sérieux. Donc c’est bien.

Parfait.

Vincent (hurle) : MON PENIS !

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Non, attend, un dernier p’tit truc. Le Type, j’sais pas si vous avez regardé, c’est un webzine sur la vie bordelaise en général, y’a pas que la musique. Alors quelques conseil pour nos lecteurs : pour commencer un endroit où bien manger.

Mike : Le quai d’Paludate à deux heures du mat’, sur le bord d’la route t’as de quoi bien manger.

Alex : La Tanière !

Mathieu : En choisir un c’est hardcore. Ah si j’aime bien les trois vietnamiennes là euh… Ching Chang Chong ! Non, bon le vietnamien place St Mich’ est méga-cool. Je sais pas comment il s’appelle, c’est trois sœurs vietnamienne qui tiennent le truc et c’est très très bon !

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Et pour boire, vous allez où ?

Alex : Pour boire ? Partout. Beaucoup, partout.

Mathieu : Pour boire tu peux marqué l’Urban ! C’est un bar qui a duré un an parce que les serveurs c’était des gros branleurs ils donnaient tout le temps de l’alcool à tout l’monde et ils étaient bourrés comme des ânes en permanence et ça a fermé au bout d’un an. Mais pendant un an c’était très bien.

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Pour jouer, maintenant, sans parler des SMAC ?

Alex : L’Inca, c’était d’la merde mais c’était bien. Le Chicho c’était rigolo à l’époque aussi.

Mathieu : Maintenant c’est un peu dur de jouer, même au Fiacre il faut jouer en acoustique.

Y’a l’Antidote !

Mathieu : Ah non jamais l’Antidote !

Alex : L’Antidote, pour de vrai la dernière fois qu’on y a joué j’ai eu de l’eau qui me coulait dessus, un clochard qui me jetait des clopes à la gueules, qui a renversé sa bière…

Mike : L’Antidote, il te font jouer ils te donne à bouffer. Moi je m’en branle, tant que tu peux jouer fort et qu’t’es nourri ! C’est vrai que l’endroit crado et tout mais c’est sympa. Mais au final on joue plus beaucoup dans les bars.

Alex : Moi j’aime bien l’Heretic.

Mike : Le Son’Art c’était vraiment bien. Un méga-programmation. Bon le son c’était d’la merde mais tu t’en fout, y’a plein de bons groupes qui sont passé là-bas !

Mathieu : C’est vrai qu’on joue pas trop dans des bars.

Alex : Oh, quand on fait des Houses et des HMS.

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Ok. Bon, un peu plus limité, où est-ce qu’on trouve des bons disques ?

Tous ensemble : Total Heaven !

Mathieu : La Fnac, dis la Fnac !

Quelqu’un : La Charcuterie aussi.

Mathieu : Oui, rue Camille Sauvageau y’a un truc de vinyles, qui récupère des vieux appareil photo aussi, la Charcuterie. Et y’a un truc qui s’apelle Internet aussi c’est génial. Amazon ! Grooveshark ! Ah non ça existe plus…

Mike : On aurait du dire ça : Où bien manger ? A McDo’ ! Ou acheter des disques ? Amazon ! Un bon endroit pour jouer ? Le Rocher d’Palmer !

On peut l’refaire si tu veux et je peux marquer ça. Après moi j’écris c’qu’on veut en fait…

Mike : Ce journaliste de merde.

Alex : « Ils se rencontrent à la fac, et tout d’suite c’est l’coup d’foudre ! »

Mathieu : « Ils sont tous plus ou moins pédés. »

Bon, alors pour moi c’est terminé, j’ai tout c’qu’il faut.

Alex : Et alors Sunday Wankers, c’est quoi ?!

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