Tag archive

Cenon

L’Alternative Urbaine de Bordeaux : tourisme alternatif

dans DIVAGATIONS LOCALES/VIE DE QUARTIER

A Bordeaux, l’Alternative Urbaine propose des balades découverte dans chaque coin de Bordeaux, notamment ceux dits « populaires », faites par leurs « éclaireurs urbains ». 

À travers ce projet d’association aux objectifs plus que positifs et respectables, l’Alternative Urbaine organise des balades pédestres qui mettent en valeur le patrimoine de certaines zones dites « populaires » de la métropole bordelaise, peu fréquentées par les visiteurs comme Cenon, Bastide-Benauge ou le fameux quartier de Saint-Michel, qui permettent à ces derniers de voir la ville sous un autre œil.

C’est aussi et surtout un projet qui défend une cause touchant malheureusement un bon nombre de personnes qui se retrouvent éloignées du monde du travail pour quelconque raison. Pour assurer ces balades, l’association a donc décidé d’employer ce qu’ils appellent joliment des « éclaireurs », grâce à une convention passée avec une autre association bordelaise, ARE33, structure d’insertion par l’activité économique agréée par l’État qui s’occupe de rapprocher des personnes en difficulté professionnelle et des employeurs depuis maintenant 25 ans.

Pendant deux heures, le visiteur se voit accompagné par un ou plusieurs éclaireurs de l’Alternative urbaine dans un lieu souvent oublié, chargé d’histoires que l’on apprécie entendre. Formés durant 2 mois avant de plonger dans les métiers du patrimoine, les (futurs) éclaireurs se voient gagner une chance de faire un pas de plus vers le métier de leur choix, dans le cadre d’un parcours d’insertion socio-professionnel.

Parmi les éclaireurs, on ne retrouve pas uniquement des passionnés d’histoire ou du patrimoine bordelais : les amateurs sont les bienvenues, et tous sont accompagnés par un bénévole de l’association. Entre le visiteur et l’éclaireur, chacun y trouve son bonheur.

Photo report : Caballero & JeanJass au Rocher de Palmer

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

En novembre dernier, deux grands noms du rap belge sont venus fouler la scène du Rocher de Palmer : Caballero et JeanJass. Depuis la sortie de leur projet commun Double Hélice, les deux artistes affolent les compteurs, multiplient les concerts et confirment morceaux après morceaux qu’ils maîtrisent toujours autant l’art de la rime et de la punchline. L’intérêt actuel porté à cette scène belge qui regorge d’artistes et de talents émergents est en partie due au duo, qui a su développer son audience au-delà des frontières du plat pays. C’est donc naturellement que Caba et JJ ont  fait salle comble pour leur venue à Bordeaux. Portant un intérêt prononcé pour ces artistes, on s’est faufilé dans la salle de Cenon pour capturer quelques moments passés en compagnie des deux MC. Merci beaucoup.

Crédit photo : Matthieu Bizeul

Popa Chubby @ Rocher de Palmer, 19 mars 2015

dans MUSIQUE

Immense Popa ! Surprenant Popa ! Généreux Popa ! Trois heures de show intenses qui paraissent trop courtes. Autant vous dire que c’est rare. Il y a toujours un vide dans un concert de cette longueur, l’attention chute (quasi-)inévitablement à un moment ou à un autre. Ici que nenni ! Inexorablement hypnotisé par la masse intense qui se démène sur scène, Le Type est aux anges. Habituellement le blues ne m’électrise pas plus que ça, mais ce soir c’est différent. Parce que le blues new-yorkais de Popa Chubby se nourri de rock’n’roll, de soul, de hard rock, de jazz, tout ce que l’artiste a absorbé au fil de sa vie. Après avoir longtemps officié dans le milieu underground de la grosse pomme, il fête cette année ses 25 ans de carrière solo. Né en 1960 dans le Bronx, le jeune Ted Horovitz découvre très vite les Stones, Jimi Hendrix, et autres Cream, et se passionne pour le blues, son style de prédilection. Un blues agressif dont Popa est un des plus fervent défenseur actuel, tout en ne rechignant pas devant le métissage. En résultent des chansons modernes bien sûr empreintes de la sempiternelle poisse du genre, mais très variées.

Quand on arrive devant la salle d’où monte déjà le son souple et gras de sa guitare, elle est bondée. C’est simple, on ne peux pas rentrer. On essaie l’autre côté. C’est pareil, et même pire, ça déborde. On revient à la charge et en se faufilant entre les corps déjà sous emprise on se retrouve dans la fosse finalement assez aérée. Juste en face de Popa Chubby trônant sur son siège, son joujou préféré entre les bras. Ah oui, il aime ça jouer de la guitare notre ami, ça se voit quand il joue, quand il chante, quand il sue. Pour le blues, pour le rock’n’roll, pour la musique, pour sa guitare. Pour son public avec qui il échange volontiers quelques banalités entre les morceaux. Avec « respect » pour mot d’ordre et ligne de conduite, Popa fais résonner son blues urbain et énergique dans tout le Rocher, où le son est excellent. Et il mène ses trois acolytes (basse, batterie, clavier) à la baguette ! En effet, ceux-là ne le quittent pas des yeux et il est clairement le chef d’orchestre ici. Sur un geste de lui ils s’arrêtent ou repartent, toujours à l’affût. Après une excellente petite moitié de concert, dont le dynamique Cafeine And Nicotine, Popa nous balance une belle surprise, ou plutôt quatre. On reconnaitrait entre mille cette intro typiquement stonnienne, voilà « Sympathy For The Devil » sauce Chubby ! Exit les glapissements enjoués de monsieur Jagger, l’arrangement fait la part belle à la guitare et aux aboiements de monsieur Horovitz – ses « Wouh-wouh! » de vieux chien sont fantastiques ! S’ensuit un « Wild Horses » à faire pâlir l’original. C’est chaudement blues et ça fait dresser les poils. Puis « Love In Vein » et enfin « Brown Sugar », fédérateur bien sûr. Après cet hommage, le groupe revient aux compositions du New-yorkais qui se défoule jusqu’à la fin sur sa six-corde, ses doigts boudinés glissant avec une ardeur insoupçonnable le long du manche, précis et rapides. Et avec un groove des plus entraînant ! Alternant blues lents et rapides, rock’n’roll puriste et influences plus modernes, le groupe nous entraîne dans le monde de la note bleu. Tout n’y est pas rose mais c’est bien sûr ce qui fait sa force. « Rock On Bluesman » est remarquable. C’est un extrait du dernier album d’un Popa enjoué : I’m Feeling Lucky. Un beau bordel, qui nous rassure encore : pour lyncher le blues, il faudra d’abord passer sur le corps de ce mec-là. Ce qui n’est pas une mince affaire… La fête est éclectique et Popa semble ne faire qu’un avec sa guitare. Quand finalement il la lâche, c’est pour s’installer derrière une petite batterie épurée et entamer avec le batteur un duo qui est loin de la pure démonstration « Hey regardez, je joue super bien de la guitare mais aussi de la batterie ». Non, là c’est original, construit et travaillé, sans en faire des tonnes les deux percussionnistes nous offrent un exercice de synchronisation inhabituel ! C’est à voir. L’imposant guitariste s’acharnant consciencieusement sur sa minibatterie, c’est à voir. Et il joue bien ! Il joue droit ! Il est bon.

Le Type tient à saluer les performances non seulement du principal intéressé mais également de ses musiciens, qui ont ont été excellents du début à la fin. On a d’ailleurs eu droit aux classiques solos de basse (assez impressionnant) et de batterie, ainsi que quelques démonstrations vocales du plus bel effet de la part du claviériste. Bref, quand le concert se termine après un langoureux Hallelujah et que les quatre gaillards saluent ensemble, on est content du voyage. Le show marathonien aurait même pu s’étirer un peu plus, tout le monde aurait été content. Mais l’imposant malabar tatoué descend de scène et s’offre à nous pour une petite séance de dédicaces. Le Type s’en va tranquillement, de toute façon il a déjà la fameuse signature sur son billet du 31 mars 2007, date à laquelle Popa était venu au 4 Sans défendre son hommage à Hendrix : Electric Chubbyland. (Je me souviens qu’à la fin du concert il avait fait mine de se jeter dans le public en riant !) Aujourd’hui il n’a pas touché au répertoire de son guitar-hero favori, mais c’est sans regrets. Popa Chubby se réinvente à chaque fois mais Poppa Chubby reste le même, celui qui prend le temps de se frotter à la foule après un concert aussi plantureux et sans doute éprouvant.

A2H + NÉMIR + TRIPTIK @ ROCHER DE PALMER

dans MUSIQUE
A2H+NEMIR+TRIPTIK

Une soirée hip hop français au Rocher de Palmer, Le Type ne pouvait pas rater ça. Trois groupes, trois univers différents, pour finir avec un des grands noms de la scène rap française : Triptik, le concert a été à la hauteur de ce qu’un amateur du genre pouvait attendre.

Difficile de ne pas se sentir soi-même un peu gangsta sur les bords, quand une bande de policiers (garés là probablement par hasard…) observent avec insistance les faits et gestes des quelques futurs spectateurs agglutinés devant le Rocher. C’est donc avec l’esprit rebelle que Le Type et ses acolytes découvrent A2H et surtout Némir, les deux premiers concerts de cette release party.

 Némir

Agréable surprise pour la première partie, Némir, un mec tellement plein d’énergie qu’il réussit à refiler sa motivation à tout le public (pas très nombreux, certes, mais parfois la qualité vaut mieux que la quantité !). Accompagné du rappeur Gros Mo et de DJ Next Level, le freestyler arrive sur scène avec l’air de sortir de chez lui, blouson et sac sur le dos, mais clairement prêt à chauffer la salle ; Némir se promène, bondit partout, fait sauter et chanter son public, discute avec lui…

Les trois « Next Level Team » ont beau venir de Perpignan, on comprend vite qu’en fait, chez eux :  c’est sur scène. À l’aise, Némir allume sa cigarette avant d’entonner Smoking Kills, « j’enchaîne les clopes comme les freestyles ! », suivi par un public manifestement connaisseur. Infatigables, Gros Mo et son collègue rappent titre sur titre, parfois un peu engagés, chantant Wake up, parfois un peu fous, sautillant d’un bout à l’autre de la scène sur le son de Jump Around. Leur dernière chanson est interrompue par un « J’ai oublié l’couplet, putain ce soir j’assure pas bordel ! » de Némir, qui se lance pour se faire pardonner dans un freestyle incontrôlable mais efficace. On ne lui en veut pas, au contraire, on l’acclame, quand Némir quitte la scène avec Gros Mo et DJ Next Level pour laisser la place à l’artiste suivant, A2H.

  A2H

Autre style, autre ambiance ; A2H, c’est entre le hip hop et le reggae, entre le ragga et le gangsta rap. A2H, c’est un type à dreadlocks et tatouages qui a côtoyé sur scène les grands du rap français underground, comme les Svinkels ou la Caution. « Y’a-t-il des fonce-dés dans la salle ? » en guise de bonjour, il enchaîne sur une chanson entière dédiée aux joints. Ça tombe bien, ça a l’air de tourner dans la salle… Mais bon, la détente, c’est pour plus tard, et le bonhomme interpelle son public ; « j’veux tout le monde sur des putains de suspensions comme les Cadillac ! ». DJ Haz au scratch et controleur balance un beat funk, A2H dégaine un flow aussi impressionnant que celui d’un Busta Rhymes, puis reprend son souffle avant de nous avouer son (étonnant) pêché mignon : le pétard. D’ailleurs il s’en crame un, avant de le passer au public pour chanter Flying High (tout est dans le titre, non ?) en guise de conclusion… D’où les flics garés à l’entrée…S’ils savaient !

23h, c’est l’heure de bouger ses cheveux, comme dirait l’autre. Ou plutôt les trois autres. Triptik débarque sur scène avec ses bons vieux sons un peu funk, un peu électro ; « Observez la douceur de ce qu’il va vous introduire dans l’oreille ! » nous conseille Dabaaz, une 1664 à la main. « Il », c’est le troisième du triptyque (le deuxième étant Black’Boul, ou Greg Frite), ce mec qui fait du bien aux oreilles du Type, et même de tout le public : Drixxxé, producteur et DJ du groupe.

 Triptik

On remet le couvert, c’est parti

J’étais dans la cave je comptais les paquets comme un paki’

Drixxxé m’a averti, m’a dit « la machine est repartie »

C’est le hip hop funk à trompette électro de Ca fait plaisir qui résonne, et oui, il faut bien avouer que ça fait plaisir. Depuis MICROPHONORAMA et TR-303, c’était le désert musical chez les Triptik, revenus sur le devant de la scène en 2012 avec Depuis. Un album peut-être légèrement plus mature que ceux qui ont ensoleillé les oreilles de leurs fans des premières heures, notamment avec le titre Papa, chanté à l’occasion.

Mais Triptik n’a pas oublié d’emporter ses classiques, ceux de l’époque où un certain DJ Pone était aux platines. Mais si, DJ Pone ! Ce gars qui scratche dans un petit groupe nommé Birdy Nam Nam ! Bref, entre Bouge tes cheveux, Panam, ou encore Si t’aimes comme on rime, le public se fait arroser de bons vieux sons comme si les papas du rap français voulaient nous prouver qu’ils en étaient encore capables ; pari réussi pour ceux qui chantaient il y a plus de dix ans « dans l’rap j’deviendrai un monument ».

C’est comme à la maison ; Triptik et son public discutent, échangent. Dabaaz réclame des bières, Drixxxé fait péter le son : un mix de Walk On The Wild Side et Can I Kick It, sur lequel Triptik rappe en freestyle avant d’être rejoints par A2H, Némir et toute la bande. D’en bas, on croirait qu’il y a autant du monde sur la scène que devant celle-ci. Un petit public mais clairement loin d’être décevant, tellement les artistes semblaient donner tout ce qu’ils avaient ; un pur moment de bonheur pour les amoureux du rap de la bricole, du hip hop underground, des MC sans paillettes.

— ØVNI ØRGI∑ PARTΨ — #2

dans MUSIQUE

Depuis quelques jours, le Type vous rebat les oreilles avec Odezenne (Odezenne, Odezenne, Odezenne). Notre lavage de cerveau finira pas fonctionner, ne vous inquiétez pas. S »il y a une date que vous devez retenir, c »est bien le 15 Décembre 2012, date de la Ovni Orgie Party. On vous a déjà parlé de la musique, sauf qu »Odezenne ne fait pas les choses à moitié. Place à l »image !

Le Type te dresse une liste de ce que tes yeux vont aimer ce soir là.

Sebastien Cottereau, photographe bordelais a réalisé la fameuse série J »aime mon quotidien numérique dont tu as forcément entendu parler si tu suis Odezenne. Pour l »occasion il ressort ses clichés de 2010.

Japone est un Quelques-uns des jeux de casino sur Internet extremement populaires sont le blackjack en ligne , la Roulette et Baccarat. artiste peintre français ultra réaliste. Et quand on vous dit réaliste, il a fallu que le Type s »y prenne à plusieurs fois avant de voir qu »il s »agissait vraiment de peinture à l »huile. Japone a accepté de reprendre J »aime mon quotidien numérique de Sébastien Cottereau.

Edouard Nardon est pour sa part beaucoup plus énigmatique. Son site ne donne à voir qu »un écho de son travail, une trace temporelle. Alors si tu veux pouvoir te pencher plus longuement sur cet artiste actuellement exposé à Art Basel (Miami), viens au Rocher de Palmer demain.

Le Graffiti Research Lab est un collectif d »artistes technophiles qui redessinent l »espace urbain armé de lasers. Le temps d »une soirée ils vont s »approprier Palmer et en faire un nouveau terrain de jeu.

L »expo est de 19h à 5h du matin, alors pas d »excuses, ramène tes fesses.

Un post = Un cadeau ! On se retrouve sur la page Facebook du Type pour gagner un album OVNI Édition Louis XIV

— ØVNI ØRGI∑ PARTΨ — #1

dans MUSIQUE

Plus besoin de les présenter, vous n’êtes pas sans savoir que Le Type sombre parfois (tout le temps…) du côté groupie de la force. Et si il y a un groupe qu’il fallait mettre dans le TOP 10 des « Concert qui provoquent l’hystérie »,  il y a des chances pour qu’ ODEZENNE y soit.

Cinq jours avant la fin du monde, avant qu’une invasion de sauterelles mayas viennent nous manger le cerveau [envoie Sauterelle à tous tes amis. Si tu ne le fais pas, tu ne survivra pas à la fin du monde] ODEZENNE a organisé sa dernière boum pour clore les 2 ans d’ O.V.N.I, pour terminer en beauté ces 2 ans de tournée sur la route du succès.

« Ce n’est pas une carte blanche c’est une prise d’otage »

Tout Palmer sera mobilisé pour accueillir concerts, expo et projection en partenariat avec les Kino Sessions. « On a pris le soin de choisir des artistes qui ont le même délire que nous même si leur projet ne ressemble pas au nôtre » nous confiait Alix à propos de cette soirée.

Qu’est-ce qu’on va écouter le 15 alors ?


Paulie Jan (Partouze de synthé – Signé chez Fin de siècle)

Ce mystérieux parisien est une énigme. Voilà un petit moment qu’on le google…Peu d’info précise sur le personnage…à part Human, un incroyable EP, un mélange de synthé qui part en vrille, épais, opaque et lancinant (mais pas chiant). Un EP qui te fait voir le clavier autrement. Comme si on l’avait passé à la centrifugeuse.
Une petite claque en 6 pistes que Le Type a hâte de découvrir en live.

Arne vinzon (New wave halluciné – Edition DokiDoki)

On vous avoue que la première fois qu’on a écouté Arne Vinzon, on a cru à une blague.
Entre Lente Dépression, Mon Petit Lapin est Mort et Mon Téléphone il est Super, la première écoute de Le Monde Entier nous a laissé dubitatif. C’est qui ce mec ? C’est quoi ces textes naïfs mais crus, posés sur des instrus tantôt pop acidulée tantôt new wave des 80’s ? C’est tellement barré et décalé, qu’on ne peut pas croire à un hasard, on aime se dire que le Arne Vinzon sait exactement ce qu’il compose, qu’il faut lire entre les lignes. On espère qu’il répondra à nos question sur la grande scène de Palmer. A moins qu’il nous fasse sombrer dans une Lente Lente Dépression…

odezenne (Encore un rap plaintif , un OVNI du hip hop – Universeul)


C’est un petit groupe bordelais, il paraît qu’il marche bien en ce moment.  La rumeur veut que ce soit eux qui ait invité tout ce beau monde au Rocher Palmer. Ils joueront pour la dernière fois à Bordeaux et comme ils ne veulent pas nous laisser galérer dans Cenon après 1h, ils feront même les DJ Set dès 2h00 !

Grems (Hip-Hop Déviant – Miki Mini Show)


On a un peu peur de disséquer le travail de quelqu’un comme Grems. Peur de pas trouver les bons mots. Et de tomber à côté. Comme Arne Vinzon, c’est un personnage qu’on ne peut pas cerner. Insolent, agressif, ses textes percutent, choquent, dégoutent mais ses instru très house sortent des cadres, dérangent parce que pas maîtrisables, on a beau le présenter comme un marginal, le mal-aimé, Grems allument des foules.
Est-ce que ce sera le cas le 15 décembre ?

Après ça, Noob et Djédjotronic prendront le relai pour clore cette soirée pré-apocalypse !

—  ØVNI   ØRGI∑   PARTΨ  —
19h30 – 5h00
Au Rocher de Palmer
Pré-ventes 15€ – Sur place 18€

Sebastien Tellier @LeRocherPalmer

dans MUSIQUE

Le 23 Octobre 2012, Sébastien Tellier était au Rocher de Palmer et il nous a offert bien plus qu’un concert.

Fidèle à lui même – costard, écharpe, lunettes de soleil – il est apparu sur scène tel le Prophète, dans un rayon de lumière, en haut des escaliers. À ses côtés, un batteur et un mec qui ressemble à Mozart qui s’occupera de toute la partie instrumentale. C’est tout.

Premières notes : Pépito Bleu. Le la est donné.

Maman nous a gratifié de plus de deux heures de spectacle. Passant de la musique au one-man show, il nous parle de poisson pané, il nous chante du Sardou, il n’aime pas la Cristaline. Le public est euphorique, il rit, répond, hurle. Jamais Le Type n’avait vu un tel échange de la part d’un musicien, il discute avec nous (« À poil ! – Non, je ne me mettrais pas tout nu. ») comme si il était des nôtres, parmi nous.

Et puis il l’a été : Sébastien Tellier est descendu de scène pour venir « fusionner » avec nous, au beau milieu de la foule, sous les cris et les baisers.

Et puis surtout, il ne se cantonne pas à My God is Blue : si il nous parle de Russie avec Russian Attractions, ou de poisson avec My Poseidon, il nous prend ensuite au dépourvu avec Roche reprise en cœur par tous, il nous propose de monter sur scène (« mais seul la nudité intégrale sera acceptée ») sur Cochon Ville, on danse sur La Ritournelle, et on se tait devant L’Amour et la Violence. Sébastien Tellier nous met en transe.

On ne sait d’ailleurs plus quelle heure il est, il étire le temps, il reste là et il n’a pas vraiment l’air d’avoir envie de partir. Il nous dit pourtant que d’habitude l’ambiance est plus festive et il est vrai que ce soir là, Le Type était l’un des rares à danser. Mais clope au bec et bière à la main, il nous dit que c’est grâce à nous qu’il vit, et qu’il nous aime. C’est tout ce qu’on avait envie d’entendre. Ou presque.

On oublie souvent que derrière ce toxicshowman il y a un vrai mélodiste. C’est là tout le talent de Tellier. S’il perd son public à force de « digressions scéniques », en posant une main sur le clavier, il récupère l’attention de tous. Le public est blasé de ses tubes trop entendus ? On se lance dans une ambiance brésilienne et les rythmes s’adaptent à la samba. Il les adapte. Et en live s’il vous plait. Certains regretterons que bon nombres de ses improvisations naissent des erreurs qu’il commet (probablement trop d’eau dans l’alcool…). Mais quelle meilleure impro que celle dont l’artiste lui même ne se doutait pas?

 

Le Type est ressorti de la salle trempé de sueur, mort de chaud mais des étoiles plein les yeux. C’est sûr, Sébastien Tellier a su se faire pardonner pour l’annulation de l’interview, même si on regrette d’autant plus de ne pas avoir pu rencontrer Maman en vrai.

En tous cas, Sébastien Tellier est un véritable artiste à ne surtout pas manquer en live

Retourner là haut