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BT59

Curses : 5 tracks pour hypnotiser le dancefloor

dans MUSIQUE/SÉLECTA

Invité au BT59 le vendredi 6 décembre par l’équipe de Musique d’Apéritif, le producteur new-yorkais vivant désormais à Berlin Curses est un habitué des dancefloors d’Europe qu’il arpente depuis maintenant un bout de temps, à coup de sets psyché, teinté de new wave, d’EBM, post punk et autres esthétiques industrielles. Récemment signé sur le label Autunno Dischi de la française Jennifer Cardini, l’artiste explore une facette assez hypnotique des musiques électroniques. Ce pourquoi il nous propose ici une sélection de 5 morceaux en lien avec ce désir d’envoûter la piste de danse.
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Alto Kango – Fondo – Splitted001/ From Disco to Disko

« La dernière sortie de mon crew corse préféré est une pure bombe. Sombre et lunatique à la fois, mais toujours entraînant. »
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Damon Jee, O.X.O. – Azylum- Critical Monday

« Ce sombre morceau qui remplit des dancefloors me rappelle ma jeunesse rave and ses pads et ses arpèges. Je le joue toujours à la fin de mes sets. »
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Front 242 – Welcome To Paradise


« Un classique intemporel pour les pionniers de l’EBM, produit par l’une de mes légendes préférées de la scène. »
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Lasser Drakar – Another One Bites The Dust – Piramide 1/Hippie Dance

« Ce morceau et cet EP a été conçu entre 2001 et 2004 et est finalement sorti sur Hippie Dance, et sonne comme si il avait été produit aujourd’hui. Il y a un côté humoristique dedans, et la dance music a besoin de plus d’humour selon moi ! »
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Zakmina – Not Everyone Can Enter – Ombra International

« Si ce producteur lituanien est l’auteur d’un grand nombre de titres incroyables ces dernières années, Zakmina continue toujours de délivrer des trucs d’une grande qualité. Je suis très excité à l’idée de le signer avec ce titre chelou et bancal, post-punk qui tabasse ! ».
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Sheitan Brothers : 8 tracks pour les 8 pêchés capitaux du sheitan

dans MUSIQUE/SÉLECTA

Adeptes de photos-montages de qualité et collectionneurs de raretés orientales et brésiliennes tendances disco, boogie voire house, les deux pilotes à bord du navire Sheitan Brothers sont de passage le vendredi 29 novembre au BT. Jamais avare en traits d’humour (allez les suivre sur Facebook, vous ne regretterez pas le voyage), le duo d’origine « inconnue » (dixit leur bio…) est surtout porteur d’une promesse, « celle qu’à aucun moment, talons et orteils ne restent simultanément arrimés au sol » des divers endroits où ils posent leur valise et leurs disques le temps d’une nuit. C’est bel et bien ce leitmotiv qui guidera ces bro maléfiques lors de leur venue à Bordeaux, sur invitation de Pardonnez Nous, autre collectif français décomplexé qui convie également pour l’occasion la talentueuse résidente de Rinse France يثرGlitter٥٥, originaire de Rabat au Maroc. Histoire de bien capter la passion des Sheitan Brothers pour le vice et pour la sélection de pépites sans aucune considération de frontières ni de genres, on a demandé aux deux lurons de nous confier des morceaux de leur choix autour d’un thème qui leur tenait à cœur : les pêchés capitaux.
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La Colère : MM – Terrible Muscle

Avec ce morceau la colère de dieux s’abattra sur le dancefloor !
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L’Avarice : Cleanic Pattaya – Contents! Contents

Petite pépite belge de l’ère synth pop des années 80, un morceau qui aurait pu être un hymne des gilets jaunes avec 35 ans d’avance.
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L’Envie : Mehmet Aslan -Baladi

On a tellement poncé cet edit que Mehmet Aslan ne joue jamais qu’on aurait aimé l’avoir produit à sa place. Mehmet ne saisie pas complètement l’impact de cette track sur un dancefloor.
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L’Orgueil : Sheitan Brothers – Gardien Volcan

C’est le moment où l’on peut caser une de nos production.
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La Gourmandise : S3A – FEVER

Ce morceau est un peu la cerise sur le gateau pendant nos set et surtout on partage avec Max « S3A » une passion étrange pour les snickers glacés.
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La Paresse : Sandy B – Amajovi Jovi

Le Kwaito c’est déjà une forme de house paresseuse qui dépasse pas les 105bpm mais là quand on y rajoute le flow de Sandy B qui sent le morceau bouclé une prise et des textes bien bien limités c’est le ponpon. Cependant ce morceau lent et paresseux est une bombe !
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La Luxure : Body Talk – Imagination

Le clip est tellement WTF ! Ne perdez pas une miette de ce bijou diffusé sur TF1 le 29 septembre 1981.
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Psytrans : Voidberg – Cervelum Bulbonicus

Aimer la psytrans c’est pêché ! On aime tellement ce morceau.
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BT59 : nouveau nom & programmation pour le club de Bègles

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS

Le BT59, l’un des plus anciens clubs électroniques locaux en activité, a profité de l’été pour se remettre à neuf. Nouveaux propriétaires, nouveau nom et nouvelle programmation pour le lieu : une excellente nouvelle pour les nuits bordelaises.

Crédit photo : Luna Omer-Verny

Refonte visuelle

Les habitués ne seront pas surpris : le club s’appelle désormais simplement « BT », un nom déjà adopté par les fêtards bordelais depuis longtemps. Le lieu a été racheté avant l’été, et l’équipe a mis la saison à profit pour l’améliorer. Ainsi, la décoration et l’éclairage de la salle comme de l’espace extérieur ont été revus, et un nouveau bar a également été placé à l’extérieur, utile pour réduire l’attente des fêtards au comptoir.

Un large spectre musical

Cette nouvelle identité vient bien sûr avec une nouvelle programmation qui vient piocher dans une très belle variété de courants électroniques. Après plusieurs années orientées principalement vers la bass music, la trance et la techno, le BT s’ouvre à plus d’éclectisme sans oublier ses racines, en proposant un bon équilibre entre pointures et talents émergents. Les amateurs de techno froide et puissante seront ravis de retrouver des artistes comme UVB, boss du label Body Theory. Le très productif DJ et producteur français jouera le 6 décembre prochain en compagnie de Reka, Alienata et Laura BCR. Une autre affiche à surveiller est la date qui verra Pardonnez-Nous, Glitter et le duo Sheitan Brothers se succéder aux platines.

Le club ne s’arrête pas là et élargit son offre en invitant également d’excellents selectors. Les immanquables du genre : Josey Rebelle, dont les sets imprévisibles mélangeant techno, house et breakbeat ont régalé les dancefloors des plus grands clubs du monde, ainsi que Paul Woolford/Special Request, véritable maître du DJing à la technique irréprochable ou encore Victor Ruiz, populaire producteur basé à Berlin, fort de remixes pour des mastodontes tels que Moby ou Stephan Bodzin, ainsi que de sorties chez Drumcode ou Electric Ballroom. On laisse son incroyable Boiler Room de 2018 à Dekmantel parler pour lui. D’autres artistes tels que Mila Dietrich, française elle aussi, et ses inspirations EBM/Cold Wave ont foulé le lieu.

Le BT propose aussi désormais de très bons live, et il y en a pour tous les goûts. Claro Intelecto a déjà eu l’occasion d’y apporter sa dub techno/IDM avec son nouveau live. Kosh, signé sur l’excellent label marocain Casa Voyager, proposera son electro ultra pêchue, et le trio Lyonnais J-Zbel était récemment de passage pour vous renvoyer au début des années 90 avec leur musique mélangeant gabber, old school rave et drum & bass. Vous êtes prévenus, le BT frappe fort cette année, avec des bookings variés et recherchés qui amènent une fraîcheur bienvenue sur une scène bordelaise parfois un peu étriquée.

Autres affiches à surveiller au BT : Armless Kid, OCB, Elisa Do Brasil, Mayeul…

Entretien avec Florian, programmateur de l’Iboat

dans ENTRETIENS/MUSIQUE

Lieu culturel et club qu’on ne présente plus à Bordeaux, l’Iboat vient de fêter ses 8 ans à renfort d’une belle programmation, à l’image de ce qui est proposé tout au long de l’année en son sein. Témoin de la démocratisation des musiques électroniques en ville, l’équipe du bateau jouit depuis 2011 d’une notoriété sur ce terrain-là, et a pu observer l’évolution des mentalités, des styles musicaux et du changement de regard des pouvoirs publics vis-à-vis de cette culture. Se considérant comme « défricheur des cultures de marge », l’Iboat se voit d’ailleurs comme un « hub » à destination des jeunes acteurs et promoteurs locaux. À l’occasion de cet anniversaire, on a rencontré Florian, son programmateur, avec qui on dresse un état des lieux de la scène bordelaise, de l’émergence d’une multitude de collectifs et des divers épisodes qui ont jalonné l’histoire du club ; de l’expérience d’un festival à de récents formats réinventés en passant par une volonté de développer des activités hors les murs et des dates marquantes… Entretien fleuve.

Crédit photo : Miléna Delorme

Le Type : Salut Florian ; joyeux anniversaire à l’Iboat qui vient de souffler sa huitième bougie – comme Le Type d’ailleurs. En 8 ans, qu’est ce qui a changé à Bordeaux sur le plan des musiques électroniques selon toi ?

Florian : Joyeux anniversaire Le Type ! Au début de notre arrivée en 2011, on était plus ou moins seul, avec d’autres propositions différentes des nôtres. Le mythique 4 Sans venait juste de fermer. Entre temps, on a vu une volonté politique plus forte émerger petit à petit. De nôtre côté on a aussi fait un travail de relations publiques avec ces acteurs, qui ont depuis compris ce qu’on faisait, notamment musicalement.

Tu dirais qu’il y a un soutien des pouvoirs publics locaux envers les cultures électroniques et envers l’Iboat aujourd’hui ?

Oui, il y a un soutien et une volonté de comprendre la nuit avec des groupes de travail “Bordeaux la nuit” initié par la Mairie. C’est entre autre ce qui a changé en huit ans. On travaille main dans la main avec les collectivités, ce qui nous a permis de faire évoluer leur vision. On a fait des projets avec eux, comme par exemple avec la cathédrale de Bordeaux où on a mis en place un live techno gratuit. On a aussi déjà investit le CAPC Musée d’Art Contemporain de Bordeaux avec une nuit techno, là aussi en collaboration avec la ville.

D’autre part, ce qui a changé en huit ans c’est qu’au début on était considéré comme alternatif. Ce qui n’est plus forcément le cas aujourd’hui… bien que la programmation n’ait fondamentalement pas changé. Le terme « défricheur des cultures de marge » serait davantage adéquat pour définir ce que l’on fait. Effectivement, entre temps, les musiques électroniques se sont popularisées auprès du grand public en quelques années. Il y avait eu un premier cycle à l’époque de nos parents qui est retombé vers la fin des années 1990, et là on est dans la seconde vague. Aujourd’hui on est dans une sorte d’effet de mode qui à Paris est devenu un mouvement générationnel. À l’ouverture de l’Iboat on était clairement dans une mode techno berlinoise, et maintenant on peut dire que les musiques électroniques se sont divisées davantage en sous genre, avec en ce moment une visibilité plus forte de la house à Bordeaux comparé à Lyon. Les modes marchent souvent par cycles.

La différence avec la première vague de nos parents c’est l’avènement d’internet, chaque mouvement musical est toujours lié à une innovation technologique. Les machines ou les premiers ordinateurs pour la vague de nos parents. La démocratisation des ordinateurs personnels, le développement de logiciel de musique, l’internet pour l’écoute et le téléchargement des musiques immatériels, la diffusion de cette culture et cette musique qui n’est pas diffusée sur les grands médias.

Une autre chose qui a évolué en huit ans à Bordeaux c’est qu’on voit de plus en plus d’événements diurnes émerger (cet été il y avait Bordeaux Open Air, L’Orangeade, Le Verger…). Vois-tu cela comme une menace par rapport à l’offre club ? Observes-tu une inversion de la temporalité jour/nuit qui pourrait se faire ressentir en termes de fréquentation pour l’Iboat ?

Il faut dire qu’avec la volonté de la Mairie, il y a eu cet été un événement diurne consacré aux musiques électroniques chaque jours de la semaine ! Ces événements diurnes organisés par des associations sur l’espace public sont bien souvent gratuits et subventionnés par les collectivités à hauteur de 3000€ jusqu’à 50000€ pour certains.

Certains sont plus destinés au grand public tandis que d’autres sont plus de niche. C’est le cas du Verger qui vient de se terminer : c’était un événement qui s’adressait aux des aficionados de la musique et qui ont fait un travail remarquable. D’autres sont plus accessibles comme Bordeaux Open Air ou L’Orangeade. Vu qu’ils sont gratuits, il peut y avoir des personnes de tous les ages qui s’y rendent : un public plus large qui se laisse tenter par le jardin public transformé en dancefloor. Ils ont le mérite de sortir notre musique en dehors des clubs, de la populariser et de la promouvoir, loin de la musique électronique EDM qu’on peut entendre à la radio. De ce fait ces offres culturelles sont plutôt complémentaires avec l’Iboat puisque ces événements se terminent vers minuit, moment où le club ouvre. Certaines personnes qui s’y rendent ont souvent envie de continuer la fête et viennent chez nous. Pour nous il n’y a donc pas de changements par rapport à cela, voir une convergence.

À quelques occasions, on s’exporte aussi hors du bateau, début octobre, on a collaboré avec le FAB en proposant une programmation musicale électronique accompagnant leur QG à St-Michel. On a commencé à proposer cet été des formats Open Air sur notre nouvelle terrasse. Ces formats seront développés sur la nouvelle saison. On avait même eu la visite surprise de Terrence Parker un lundi soir, mémorable !

Bordeaux Open Air. Crédit photo : Miléna Delorme

On sent aussi à Bordeaux et dans d’autres villes une volonté du public de se rendre dans des événements moins contraints que des clubs, tels que des warehouse, comme les Demain Kollectiv, pour sortir du format club et expérimenter de nouveaux lieux. Le format club est-il encore pertinent en 2019 selon toi ?

Il y a de plus en plus de publics, avec un S à la fin. Effectivement, les musiques électroniques se sont popularisées, ce qui fait que les clubs se sont un peu gentrifiés. C’est un phénomène que l’on observe en France. Après, certaines personnes cherchent aussi d’autres expériences plus permissives. Essayer de re-vivres les premières raves des années 1980. Pour notre part, nous n’irons jamais dans l’illégalité avec la structure de l’Iboat. Chaque modèle a ces avantages et ces désavantages. Notre club est ouvert à l’année, avec des salariés professionnels en CDI. Nous payons notre loyer, les prestataires et toutes les charges liés à une entreprise du spectacle avec des périodes de basse saison et haute saison. C’est un fonctionnement beaucoup plus lourd à porter que de faire des one-shots avec des bénévoles ou du personnel payé à l’heure.

Les deux types d’expérience sont fondamentalement différent dans leur fonctionnement. Notre façon de nous différencier, c’est d’être le plus professionnel possible, de se renouveler constamment et d’inviter les meilleurs artistes internationaux à bord. C’est mon positionnement : accueillir les meilleurs artistes internationaux, connus ou en devenir. C’est aussi d’accueillir le public avec un sound system bien réglé. Celui de l’Iboat est d’ailleurs l’un des sound system les mieux réglés des clubs en France.

L’Iboat. Crédit photo : Pauline Roquefeuil

Quelle importance tu accordes au sound system d’un club ?

Au départ nous avions un Funktion one mais il n’était pas adapté aux concerts que nous faisons en première partie de soirée. Depuis, nous avons un système d&b, directement réglé par des ingénieurs de la marque venus l’installer au bateau. Notre problématique c’est que notre bateau est constitué de fer. Or le béton et le fer sont deux matériaux qui font résonner le son. Il a fallu donc paramétrer sur des ordinateurs et calculer la courbe de la coque pour faire en sorte que le son soit efficient partout… On fait appel a de l’ingénierie de malade en perpétuel perfectionnement ! Aujourd’hui, le son est aussi bien calé à l’avant qu’à l’arrière avec des rappels cachés dans les plafonds ; ce pourquoi je considère que c’est l’un des meilleurs. C’est comme ça qu’on va aussi se différencier d’une warehouse qui est peut-être plus permissive mais qui va se contenter de poser des enceintes pas forcément bien réglées. C’est aussi la beauté de la warehouse d’ailleurs.

Tu parlais tout à l’heure de gentrification. Comment on fait pour rendre un club inclusif et ouvert à des communautés et des catégories autres que les CSP+ ? À travers ton travail de programmation comment tu vas chercher ces nouveaux publics ?

Pour nous, à partir du moment où tu aimes la musique, que tu n’es pas en état d’ébriété, et que tu te comportes bien avec tout le monde ; tu as le droit de rentrer. Tu as le droit d’être là, quelque soit ton statut social. Je n’ai pas l’impression qu’on soit un club de riche, on n’a pas de carré VIP, ce n’est pas notre positionnement Le public est assez brassé à l’Iboat, avec pas mal d’étudiants notamment. On pratique aussi des prix à l’entrée qui sont progressifs en fonction du moment où tu achètes ton billet. Ça peut commencer à 5 euros, un tarif correct quand tu veux aller voir Carl Craig ou Robert Hood… C’est démocratique et permet d’aller toucher un public qui a moins d’argent. On ne veut pas se fermer et n’accueillir que des CSP+.

As-tu d’autres modèles de clubs en France ou en Europe qui t’inspirent ?

Je pense forcément aux clubs à Berlin comme la figure de proue de notre génération le Berghain. On n’y perd toute notion de temps dedans, sans téléphone portable auquel on n’a pas accès pour faire des photos… Ça permet aux gens de se reconnecter avec ce qui se passe, c’est assez intéressant. Après, malheureusement, ce ne sont des expériences qu’on ne peut avoir que dans certaines villes, qui sont bien souvent des capitales ville-monde. Londres était la capitale du Rock pour cette musique, Berlin pour le mouvement de la techno (même si effectivement Amsterdam pourrait nous surprendre). Ce qui fait la force et l’ambiance d’un club c’est à 50 % sa direction artistique et l’autre 50 % c’est aussi son public. Il y a beaucoup d’autres bons clubs en France mais je ne vais pas les citer par peur d’en oublier… Peut- être un nom ; le Macadam à Nantes où je suis allé mixer il y a peu, c’est une super aventure humaine avec une belle équipe !

Le Berghain, modèle de club. Crédit photo : Simon Tartarotti

En autre club français, il y a le Batofar à Paris, qui a récemment fermé et qui était lié à l’Iboat. On a appris récemment l’arrivée de son ancien programmateur au BT59. Comment perçois-tu l’arrivée de cet ancien collègue dans un club local et est-ce que tu envisages de travailler en synergie avec lui ? Plus globalement, est-ce que tu travailles en collaboration avec les autres clubs de la ville ?

Je travaille avec tous les promoteurs, collectifs et clubs de Bordeaux (voir France également). On échange régulièrement tous ensemble au téléphone ou à l’apéro (rires). La plupart sont des potes. On travaille tous ensemble, en intelligence, sans essayer d’écraser les uns les autres, puisque plus il y aura d’offres à Bordeaux et plus les gens auront envie de sortir, de découvrir notre passion. Il y a une vraie synergie à trouver entre les clubs et les warehouse, ou même les collectifs qui font des événements, de jour comme de nuit. La plupart de ces acteurs sont d’ailleurs passés en stage à mes côtés. Je suis assez fier de ce qu’ils font aujourd’hui. Mon rôle c’est d’accompagner ces collectifs. Il leur arrive souvent d’avoir des résidences ou de venir organiser des soirées au club. L’Iboat se voit un peu comme une maison d’accueil, un hub pour tous les acteurs locaux. On parle à tout le monde, il n’y a pas de souci de ce côté-là. Idem pour le BT.

Tu envisages l’Iboat comme un « hub » pour les collectifs locaux : quelle est la politique du club par rapport à ces collectifs émergents ? Comment vois-tu la place de l’Iboat là-dedans ?

Il y a huit ans il y avait essentiellement des promoteurs autodidactes qui organisaient des soirées. Ce qui a basculé aujourd’hui c’est que ce sont les crews qui ont pris le pouvoir et ont remplacé les promoteurs en local. Souvent, ces crews sont des bandes de copains passionnés. En voyant d’autres organiser un open air, ils se disent pourquoi pas eux? On travaille avec quasiment tout le monde. Même les plus émergents, que l’Iboat incube d’une certaine façon. Mon rôle c’est d’accompagner ces nouveaux acteurs car l’Iboat est une sorte de maison. Et on ne veut pas être le seul lieu qui va diffuser de la musique électronique à Bordeaux ; ma direction artistique n’est pas omnisciente, je ne connais pas tout et ne programme pas tout de facto. On est aussi content que certains autres acteurs éveillent la belle endormie. On est souvent les premiers à venir chez eux, dans leur événement pour les soutenir, quand on n’est pas en train de bosser…

Ne penses-tu pas que Bordeaux manque de lieu, malgré tout ? Et que l’arrivée d’un nouveau club de musiques électroniques serait la bienvenue ?

C’est vrai qu’il n’y a pas autant d’offre qu’à Lyon ou Paris par exemple. Mais, d’un autre côté, la ville de Bordeaux est beaucoup plus petite, avec au mieux 500000 personnes (plus d’un million à Lyon) – ce sera 1 million à Bordeaux en 2030. Aussi, la ville a un passif très rock, avec des groupes comme Noir Désir. Ce qui peut expliquer peut être en partie cette différence. On essaye avec notre équipe de développer quand même d’autres projets en dehors de l’Iboat. Par exemple une programmation techno au cœur de la Base sous marine à 500 mètres, ou un roller disco avec Cerrone. Ou encore un live techno et show laser dans une cathédrale, de la musique dans les jardins de l’Hôtel de ville, au CAPC, investir le Rocher de Palmer le temps d’un concert de Nils Frahm ou Darkside… On est une équipe de programmation qui ne souhaite pas s’enfermer dans son QG mais qui cherche à s’ouvrir dans d’autres lieux. Pourquoi pas travailler avec l’opéra prochainement… c’est peut-être dans les tuyaux…

Florian à l’Iboat. Crédit photo : Miléna Delorme

Vous avez aussi tenté l’expérience festival avec le Hors Bord. Est-ce que Bordeaux ne manque pas d’un festival emblématique des cultures électroniques ? Pourquoi ne pas avoir développé un peu plus le Hors Bord ?

Le Hors Bord a été développé avec des copains de Paris, Amical Production. Une telle aventure est très chronophage, nous étions pas mal pris par la gestion du club en parallèle ouvert toute l’année sans interruption. Entre les clubs qu’on doit promouvoir, les concerts, les formats apéroboat, le restaurant… ça prend beaucoup de temps. Le but de la collaboration avec Amical c’était d’être complémentaire. Au bout de deux éditions, on a vu qu’on ne travaillait pas de la même manière, ce pourquoi on a préféré arrêter l’aventure. Ils ont souhaité conserver le nom pour essayer de continuer à Bordeaux sans nous. Le nom ne nous appartient plus. Après, je ne regarde pas du tout derrière. Aujourd’hui il y a plein de choses à faire sur Bordeaux et peut-être qu’un festival sur l’année prochaine est en réflexion…

C’est la direction que vous voulez prendre avec Ahoy! ?

Ahoy! est davantage orienté sur les live, les concerts… Il n’y a pas de DJ sur scène. Ce n’est pas un festival, c’est plutôt une ouverture de la saison d’été qui se referme avec la date anniversaire fin septembre. Ahoy! c’est un événement sur le quai du bateau qui nous permet d’œuvrer au développement du quartier des Bassins à Flot et de Bordeaux avec des offres culturelles sur ce lieu. Pour ce qui est de l’organisation d’un véritable festival, on le fera plutôt en interne à l’avenir sauf si une structure nous sollicite entre temps.

Pour continuer sur la question de la scène locale, on observe qu’il y a assez peu de producteurs de musiques électroniques à Bordeaux – bien qu’il y ait énormément de dj’s. Penses-tu que c’est pour cette raison que la scène n’est pas aussi bien identifiée que des villes comme Nantes ou Lyon par exemple ? En tant que programmateur, tu ressens ce déséquilibre ?

La différence avec des villes comme Nantes ou Lyon c’est que là-bas il y a eu une vraie volonté politique de développer cette culture qui remontent. Nuits sonores (festival lyonnais de musiques électroniques et indépendantes, ndlr) a fêtée sa 17ème édition cette année. Toute une génération a été bercé par ce festival ! Il y a eu une vraie volonté des pouvoirs publics d’accompagner ces esthétiques, créant de fait une dynamique dans la ville. Il y a plein de collectifs sur Lyon aussi. C‘est ce qui a créé une émulation. A Nantes il y a le Scopitone, avec un véritable engagement culturel, avec une saison qui va au-delà de la musique avec des expositions, cultures numériques…

Sur Bordeaux il y a un basculement qui est en train de s’opérer. Mais ça ne peut pas venir que des salles de diffusion ; il faut tout un écosystème qui favorise cette émergence dans la ville. Aujourd’hui ça va dans le bon sens avec un disquaire spécialisé qui s’appelle le Boudoir Sonore, une radio qui vient de se créer : Ola Radio. Elle promeut les locaux et travaille beaucoup avec les collectifs. Parallèlement on voit se développer de plus en plus d’événements éphémères. Tous les clignotants sont au vert aujourd’hui pour voir émerger de nouveaux artistes.

Il y a quand même des producteurs au sein de la scène tels que Jann qui a déjà eu des sorties sur Pinkman Records. Il était en résidence à l’Iboat pendant trois ans, durant laquelle il invitait ses propres artistes. Il y a aussi Anetha qui est originaire de Bordeaux aussi (même si elle n’y vit plus). Djedjotronic également est revenu vivre ici. Laroze, Succhiamo (Panoptique et la chanteuse de J.C. Satàn) sur Antinote …Il y a donc quand même quelques artistes et plein d’autres producteurs…

En huit ans, la ligne artistique de l’Iboat a-t-elle évoluée ? En tant que directeur artistique d’un tel lieu, comment te renouvelles-tu et te tiens-tu au courant des nouveautés ? Comment faire pour être toujours pertinent dans tes choix ?

C’est mon éternelle question… Il faut toujours se remettre en question sur la programmation. Même si c’est compliqué de révolutionner une programmation par ailleurs. Ce qu’on peut faire, c’est évoluer. C’est possible car les musiques électroniques sont parcourus par des courants et des modes. Je voyage pas mal en allant constamment à l’étranger à Londres, Berlin, Amsterdam.. ou Lyon, Paris… mes potes m’appellent le ministres des affaires étrangères pour me charrier. Voyager me permet de m’imprégner de ce qu’il se fait ailleurs pour pouvoir proposer le meilleur à Bordeaux. Je rencontre ainsi, les programmateurs et acteurs de la scène européenne, ça facilite mon travail par la suite.

Sur les premières années du club on avait Jennifer Cardini qui faisait office de marraine informelle. Elle m’a pas mal aidé, c’était la première fois que je programmais dans un club en 2011. Quand j’avais besoin d’elle, elle a toujours été là. Ensuite, au bout des 3 ans j’avais mis en place des résidences de locaux dont Jann… Je m’appuyais sur ces locaux qui, chacun dans leur esthétique, invitaient d’autres artistes plus connus ou d’autres locaux afin de ne pas avoir une seule vision de la musique électronique, car je veux que ce soit un lieu pour tous les bordelais. Après, on a lancé des résidences d’artistes internationaux. On avait misé à l’époque sur Mézigue, Voiski, Bambounou, Palms Trax, Antal… Ils co-programmaient avec moi ; ils avaient chacun leur résidence tous les trois mois. Cet été, je suis parti sur une thématique « tour de France » en invitant des collectifs de tout l’hexagone comme le Méta a Marseille, Tapage Nocturne à Lyon, Midi Deux à Rennes… On est allé chercher des gens qui font bouger la France pour les ramener à Bordeaux ! A la rentrée 2020 il y aura peut être une nouvelle résidente bordelaise…

Au-delà de la programmation, il y a la question des formats. Ca a tellement été la course au booking notamment sur Paris que les prix des artistes sont hallucinants en France si l’on compare à il y a 10 ans. Cela ne peut pas durer car ce modèle est trop fragile et beaucoup sont en difficulté.

L’évolution de la programmation viendra par le développement de format concept, un retour vers l’esprit de la fête. Récemment on est allé créer un format club queer qui s’appelle Iridescence avec le collectif Maison Éclose, un collectif de créatures queen sur Bordeaux. Ce format queer inclusif donnera la parole à des icônes gay avec qui on revisite le club, avec une scénographie dédiée. On a aussi il y a peu lancé le format « Icône » en décalage horaires. C’est un club avec des artistes iconiques, qui parlent à plusieurs générations, notamment celle qui sortait avant et qui ne sort plus trop aujourd’hui… Ça peut être la programmation d’artistes de légende comme Carl Craig, Laurent Garnier ou Michael Mayer, qu’on programme le vendredi dès 22h00… L’artiste joue tôt et on assiste à un vrai mélange générationnel des publics qui n’est pas la spécificité des clubs en France. L’entrée est d’ailleurs gratuite pour les plus de 40 ans. On réfléchit aussi à des formats d’ouverture du dimanche comme a pu faire Concrete (club parisien ayant récemment dû fermer ses portes, ndlr) par exemple, sans passer par la case after car on reste un lieu pluridisciplinaire.

Y-a-t-il des artistes que tu as en vue et que tu souhaites programmer dans les prochains mois à l’Iboat ?

On a très envie que Red Axes reviennent… J’ai aussi très hâte de voir Emma DJ, CEM. DK avec Zaltan en back-to-back. C’était un des temps forts du Lente Kabinet (le petit festival de Dekmantel) … Il y aussi Ouai Stéphane que j’ai trop envie de voir, c’est assez intriguant. C’est la future sensation de l’année prochaine je pense.

En 2019, il y a une date qui t’a particulièrement marqué au bateau ?

Le Dekmantel Soundystem en all night long ! Thomas, du duo, n’avait pas pu venir. Du coup Casper Tiejrol, a fait 6 heures de set seul et a complètement retourné l’Iboat jusqu’à 6h30 ou 7h00 du matin… Octo Octa et Eris Drew aussi qui sont de purs dj’s techniquement. Stingray aussi, comme d’hab ! Djedjo aussi qui a fait son nouveau live EBM. Omar S qui a toujours des plaques de malade. Pour la petite histoire avec Omar S : il n’avait jamais joué au bateau… Il était venu au festival Hors Bord que j’organisais. On avait essayé par tous les moyens de le faire mixer sur l’Iboat mais il ne voulait pas, parce que c’était un bateau ! Il a une phobie des bateaux… On a finalement réussi à le faire venir mais, 5 minutes avant de jouer, on est descendu dans la cale, il ne se sentait pas très bien, je pensais qu’il n’allait jamais jouer, j’ai vraiment flippé. Finalement je suis resté avec lui, ça s’est très bien passé, il a fait un set de malade… !

Post-punk apocalyptique 2.0 au BT59 : Rendez-Vous

dans ÉVÉNEMENTS/REPORTAGES

Francis, Elliot, Maxime, Simon et Guillaume ont retourné ce 17 avril la totalité du public bordelais du BT59 aux cotés de VvvV, croisé en première partie. Le groupe old school dévoilait en octobre 2018 un nouvel album : Superior state, avant de se lancer à corps perdu dans une tournée mondiale jusquʼà la fin de lʼannée. Depuis leurs premières dates en 2015, Rendez-Vous ne cesse de régaler la soif littéralement insatiable de leurs fans et ce, pour notre plus grand plaisir. On a kiffé ce concert organisé par l’Iboat (et donc délocalisé au BT59) et on vous propose, en quelques clichés, de sombrer dans cette ambiance frénétique.
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Report photo : Lord Esperanza au BT59

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

« Enfant du siècle », « héritier de Nekfeu » (Le Parisien), « rappeur bio »… Que ce soit sous sa plume ou celle des autres, Lord Esperanza est affublé d’un certain nombre de surnoms plus ou moins justifiés qui témoignent de la popularité d’un garçon à l’ascension fulgurante. Avec son album Polaroïd sorti en octobre dernier, le rappeur s’est illustré par sa maîtrise technique et un art prononcé de l’écriture. Déjà repéré dans la trente-et-unième Grünt fin 2016 puis avec son EP Drapeau Noir, ce seigneur partage aujourd’hui le haut de l’affiche avec les plus grands. Début février, c’est avec la convaincante Chilla et le rappeur belge Senamo qu’il a foulé le BT59, pour un concert très chaud dans tous les sens du termes. On y était, on vous raconte en images.
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2×1 places : Classic w/ Alan Fitzpatrick @ BT59 29/09

dans ART ET CRÉATION

Deux places à gagner pour la venue d’Alan Fitzpatrick au BT59 vendredi 29 septembre, invité par les soins du collectif Happiness Therapy.

Pour sa prochaine soirée Classic, Happiness Therapy ramène un poids lourd de la scène techno ; le britannique Alan Fitzpatrick. Fort d’une carrière de presque 20 ans, l’artiste est un habitué des sets énergiques, à l’image de ses furieuses productions dansantes. Notamment signé sur le label d’Adam Beyer, Drumcode, Alan Fitzpatrick a déjà écumé un grand nombre de clubs dans le monde, du Berghain à Fabric, pour qui il avait d’ailleurs réalisé un set de soutien après la fermeture du lieu (à écouter ci-dessous). Le BT59 lui ouvrira grand ses portes vendredi 29 septembre, aux côtés de Magnetic Space et de KΘNT∆KT en B2B avec Sëeman, et on t’invite à la fête !

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3×1 places : Marcelus (Tresor Berlin), SFNL, Blåck Bøw et Fabio Lopes @ BT59 09/06

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Le Type te propose un jeu concours pour tenter de remporter ta place pour la venue très prochaine de Marcelus au BT59 et d’une belle tripotée d’artistes locaux. Save the date : ce sera le vendredi 9 juin !

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Fondateur d’un label (Singular Records), ayant signé sur la prestigieuse écurie Tresor où il a également tenue une résidence, auteur de nombreux EP et d’un album : le français Marcelus est du genre à ne pas s’ennuyer. Ayant évolué entre Paris et Berlin, l’artiste a su forger un univers qui empreinte à ces deux villes si emblématiques de la culture électronique, tout en puisant dans l’esthétique des années 1990, période à laquelle il découvre cette musique à l’écoute de Nova ou de Radio FG. Marcelus (Cédric Bros de son vrai nom) propose dans ses sets une techno à la fois énergique et mélancolique, avec laquelle il a déjà convaincu les plus grands clubs du monde et autres festivals tout aussi réputés. Vendredi 9 juin c’est donc au BT59 qu’il est attendu pour un numéro de haute volée ! À ses côtés, on retrouvera trois artistes locaux, avec SFNL du collectif Microkosm, ainsi que le duo Blåck Bøw (Label & La Bête) et Fabio Lopes (Kam). Une soirée 100 % française et 100 % qualité, pour laquelle on a trois places à offrir !

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2×1 places : CLASSIC w/ FJAAK et sevenbeatz @ BT59 07/04

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Nouvelle soirée CLASSIC par Happiness Therapy à l’horizon avec le trio berlinois FJAAK ! Deux places à remporter pour une pièce en deux actes qui se déroulera vendredi 7 avril au BT59 à Bègles.

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Après une dernière CLASSIC bien solide en compagnie de l’italien Dusty Kid, le collectif Happiness Therapy en remet une couche en ce début de mois d’avril en conviant ce coup-ci une formation non moins efficace : le trio FJAAK. Originaires de Berlin, les trois lurons explorent un versant très analogique de l’esthétique techno, à coup de machines et de synthés aiguisés, mêlant allégrement influences anglaises, de Détroit ou de Chicago. FJAAK a notamment signé sur le label feu-50WEAPONS et sorti 2 EP remarqués qui leur valu notamment la reconnaissance d’un certain Modeselektor. Adeptes de prestations allongées, Kevin, Aaron et Felix auront de quoi bien profiter de leur passage à Bordeaux au BT59 puisque la salle leur sera confiée pendant 3 heures durant. Pour les accompagner on retrouvera un habitué des soirées CLASSIC en la personne de sevenbeatz !

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1×2 places : PALS w/ Arnaud Rebotini (dj set) @ BT59 31/03

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Le Type te file deux places pour un plan avec une légende de la musique électronique française, Arnaud Rebotini, invité par la jeune agence de booking PALS. Ça se passe vendredi 31 mars au BT59, avec la promesse d’un DJ set de rétrospective des 30 années de la musique techno.

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« C’est beau une ville la nuit ». Cette simple contestation de Richard Bohringer est d’une implacable vérité. La nuit on est tous des créatures différentes, se mouvant aux sons mécaniques des machines. Machine qu’Arnaud Rebotini manie avec talent. Outre sa fascination pour la musique électronique, il possède une capacité à allier les machines pour en extraire le meilleur et ainsi nous offrir un voyage musical hors corps.

PALS, agence de production musicale, se définit comme « rigoureuse dans ses projets artistiques éclectiques et exigeants » ! Elle nous servira sur un plateau l’exigence des sets d’Arnaud Rebotini vendredi 31 mars, pour un all night long qui s’annonce dantesque ! Le BT59 sera le témoin de cette nuit mécanique. Nous aussi. Et toi ? T’as suffisamment de cran pour affronter l’obscur ?

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Report photo : Classic w/ Dusty Kid, FEM, Martin Sanka

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Thank’s god, it was friday ! Vendredi dernier, le collectif Happiness Therapy nous a encore rendu très heureux  ce vendredi ! Entre l’italien Dusty Kid, Martin Sanka et Fem, ce fut une petite merveille. Retour en photo sur une belle soirée !

 

 

 

Support : Mechanicall #02 Henning Baer et Regal @ BT59 11/03

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

Il fut un temps où la techno était marginale. Elle a représenté un exutoire, l’abscons et l’avant-garde. Il se murmure aujourd’hui que la techno ne peut survire dans un monde dominé par l’ouverture et le partage immédiat des connaissances, valeurs fondatrices de l’Internet. L’underground devient une notion désuète qui peine à retrouver sa sublime.

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La Mechanicall s’articule autour de ces problématiques. La mécanique de la techno. Une techno brute, incisive et vibrante. Une techno des machines. Une alliance apaisante et futuriste de l’homme et de la machine. KAM & B2B mettent en place un véritable voyage technologique. Une attention particulière est attribué à la décoration scénique. Pour ce faire, ils font appel à deux artistes, Manu Faktur et Thierry Lacroix. L’un crée des crânes grâce à la technologique 3D, tandis que l’autre installe de petits êtres entremêlés de fils électriques dont les yeux bleus acides hypnotisent tout autant qu’ils dérangent. Rien n’est laissé au hasard. L’univers est créé de sorte que la techno soit sublimée.

Lors de la première édition, Marcel Fengler nous avait conquis avec un set tout en finesse, d’une prouesse technique qui n’a laissé aucun amateur de techno indifférent. Oscillant entre pionnier du genre, tête d’affiche et émergence, les artistes présentés aux Mechanicall sont sélectionnés avec précision. Les machines, l’art et la technique ; c’est ainsi que la techno évoluera et apportera encore et toujours de l’inouï dans nos cœurs. Pour cette seconde édition, KAM & B2B font confiance à Henning Baer et Regal pour vous emporter loin, très loin. Fabio Lopes s’occupera du warm up, croyez moi, il n’y rien de tendre dans son set.

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2×1 places : Classic w/ Alan Fitzpatrick, Sevenbeatz @ BT59 10/11

dans ART ET CRÉATION

« Alan Fitzpatrick knows how to move your mind, body and soul by delivering tracks that stand out from the norm ». Parlons peu, parlons bien : c’est exactement le genre de jeudi soir que nous voulons, et ce sera au BT59 en compagnie de l’anglais Alan Fitzpatrick.

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Jeudi 10 novembre, le collectif Happiness Therapy invite Alan Fitzpatrick pour 3 heures de set endiablé. 3 heures c’est pile le temps qu’il faut pour bien prendre son pied et être pris dans une spirale envoûtante. Un vrai jeudi soir comme tu n’en fais plus depuis que tu as arrêté la fac. Et comme rien n’est laissé au hasard, on retrouvera également Sevenbeatz pour également 3 heures de mix. On risque fort de repartir sur les rotules. Mais on s’en fout, vendredi c’est férié. 6 heures de mix prenant + un jour férié + deux places à gagner. C’est la formule gagnante de la collab entre Le Type et Happiness Therapy. On se voit là-bas !

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2×1 places : Classic As Fvck w/ Chris Liebing @ BT59 04/11

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Le Type offre deux places à deux chanceux pour les 4 heures de set que nous prépare l’allemand Chris Liebing vendredi 4 novembre au BT59.

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  • Line-up : Chris Liebing (tête d’affiche, 4 heures de set), Sanka (A l’eau / NaturaViva / BedroomMuzik) et Klaan (TEKME)
  • Orgas : le collectif Classic As Fvck
  • Musique : techno
  • Spot : BT59
  • Date : vendredi 4 novembre
  • Mots-clés : boucherie, papa, CLR, marathon
  • Le conseil du Type : prévoir ses barres de céréales

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2×1 places : Shifted, Asier et Manu Lego @ BT59 21/10

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Deux places à gagner pour la venue au BT59 d’un poids lourd du techno game : Shifted. Rendez-vous est pris pour le vendredi 21 octobre ; soyez prêts.

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Si certains DJ aiment à exposer et à raconter leur vie sur les réseaux sociaux, d’autres préfèrent évoluer en brouillant les pistes, et en ne laissant filtrer que très peu d’infos sur eux-même. C’est le cas du mystérieux producteur anglais Shifted. Résident désormais à Berlin et ayant écumé une bonne partie des clubs du monde entier, l’artiste laisse avant tout parler sa musique et se place lui-même en retrait, histoire de ne pas influencer d’une quelconque façon l’auditeur. Il fait aujourd’hui partie des artistes les plus reconnus de la sphère de la musique techno, en proposant des productions sombres aux textures abstraites. De quoi construire des sets d’une grande intensité, auprès desquels on aura donc l’occasion de se confronter vendredi 21 octobre au BT59. Pour compléter la soirée, ce seront deux locaux qui assureront le reste des festivités : Asier et Manu LegoLe Type t’amène avec lui en te proposant deux places pour cette belle soirée.

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