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Bordeaux

Le FIFIB, une huitième édition prometteuse

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS

Comme chaque année depuis sept ans, se déroule le Festival International du Film Indépendant de Bordeaux, dit FIFIB. Cette huitième édition ne déroge pas aux règles ; du 15 au 21 octobre, vous pourrez assister à un spectacle cinématographique à travers Bordeaux.
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Le FIFIB, c’est quoi ?

Depuis 2012, le Festival International du Film Indépendant de Bordeaux, présidé par Pauline Reiffers (directrice de production) et Johanna Caraire (directrice artistique) se déroule dans la métropole bordelaise. Ce festival est l’occasion de défendre le cinéma indépendant mondial en rendant compte de toutes les formes d’indépendance : d’esprit, de liberté de création et d’innovation. Outre la projection de longs et courts-métrages, le FIFIB proposera en partie cette année encore, des ateliers d’écriture poétique et d’habillage graphique, d’analyse filmique et des rencontres autour des festivals en Nouvelle-Aquitaine, de coproduction ou encore de création musicale et cinéma.

Clairement installé dans le parcours des festivals nationaux et internationaux, 77 films seront projetés à travers dix lieux, dont 36 en compétition officielle. Des lieux fidèles au projet qui permettent de visionner dans les meilleures conditions le choix artistique sont proposés comme :

  • Village Mably
  • Cinéma Utopia
  • CGR Le Français
  • UGC Ciné Cité
  • Station Ausone (Mollat)
  • Fabrique Pola
  • MÉCA
  • Base sous-marine
  • Bibliothèque Mériadeck

Quelques nouveautés

Pour cette huitième édition, la programmation du FIFIB est assurée par deux nouveaux membres, Edouard Waintrop (directeur de programmation) et Natacha Seweryn (directrice de programmation). Nouveauté encore du côté du dispositif du pavillon des réalités virtuelles qui se déroulera à la Fabrique Pola. Ce dispositif s’intéresse aux œuvres immersives en proposant au public la projection de films en réalités virtuelles. Le ton est donné dès l’entrée avec l’aménagement de ce pavillon en un tunnel organique et sinueux assuré par l’association Bruit du Frigo.

Un festival soutenu par des personnalités

Si cette édition « ne répond à aucun thème, elle compte autant de solitudes que d’amants, autant de peurs que d’espoirs » nous livre les fondatrices de ce festival.

Tout comme les années précédentes, le FIFIB convie un jury et des invités de renommé ; Nathalie Baye, Julie Depardieu, Oxmo Puccino, Kleber Mendonça Filho en sont le parfait exemple. Cette année, le jury est composé de Zal Batmanglij, réalisateur et scénariste de la série à succès Netflix, The OA, Félix Maritaud, connu pour son rôle poignant dans le long-métrage 120 battements par minute ou encore l’actrice et réalisatrice, Sara Forestier. Jean-Bernard Marlin, réalisateur de son premier long-métrage Shéhérazade, Monia Chokri, Roxane Mesquida et Zahia Dehar seront eux aussi présents.

Quant aux nuits FIFIB, elles se dérouleront tous les soirs dans la Cour Mably où des projections, des concerts à la programmation musicale indépendante et une exposition de Charles Burns formeront le point névralgique de ce festival.

5 morceaux d’ambient pour faire du sport par Dragutesku

dans MUSIQUE/SÉLECTA

Artiste montant de la prolifique scène roumaine, Dragutesku est invité à jouer à Bordeaux au Parallel le samedi 5 octobre par le collectif maracuja, pour sa deuxième date en phrase. Ce producteur originaire de Bucarest dirige le label DRG Series et est reconnu pour sa productivité sans faille, avec plus de 150 tracks produites au fil de sa carrière. Plutôt connu pour ses sets micro-house, le producteur nous livre ici une sélection de morceaux ambient qu’il envisage comme un exutoire dans le cadre de sa pratique du sport. Tour d’horizon et plongée dans l’univers de l’artiste.
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Marconi Union – Under Wires And Searchlights (Under Wires And Searchlights)

« J’adore partir courir entre deux concerts avec ce genre de tracks ambient, pour pouvoir me retrouver… La plupart du temps, les moments où je me retrouve seuls ce sont les fois où je suis dans les aéroports ou dans les avions, ce qui est aussi en soit une sorte de méditation active : regarder depuis la fenêtre de l’avion pour observer le ciel et notre belle planète. »
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Climatic – L’Horizzonte

« Le sport est essentiel pour moi, même si au final mon sport à moi consiste à courir pour choper mes vols en cas de retard et de danser dans des clubs autour de minuit. »
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AK – Icicle

« J’écoute beaucoup de tracks ambient car c’est hyper inspirant pour moi, même pour créer ma propre musique. J’aime le rythme de ce genre de morceaux ; ça permet de se libérer l’esprit et de vivre le moment présent ».
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Stev Gibbs – Adrift

« Je viens de finir un album qui devrait sortir en 2020. Maintenant je cherche de quoi faire la pochette qui correspond à ma vision… L’album sortira sur mon sous-lavel DRG LTD« .

 

SineRider – Moments Alone

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La très classe rentrée des classes de Night Cool en 5 morceaux

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS

Nouvelle rentrée pour Night Cool, promoteur bordelais qui peut se targuer d’avoir fait jouer dans nos salles, clubs et festivals locaux un paquet d’artistes élégants, toujours dans une volonté de décloisonner les genres, de L’Impératrice à Jacques, en passant par Odezenne, Miel de Montagne, Bagarre et bien d’autres encore (voir la liste complète sur leur site internet). Pour les prochains mois, les organisateurs ont concocté là encore un très joli programme avec de belles dates entre l’Iboat, le Rocher de Palmer, la Rock School Barbey ou le Krakatoa. Tour d’horizon de cette rentrée à la fois pop, rêveuse et jouissive à travers 5 morceaux de 5 artistes qui joueront ces prochaines semaines à Bordeaux grâce à Night Cool.
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Las Aves – Latin Lover (le 2 octobre à l’Iboat)

Pop, trap, électronique & R’N’B : une hybridation qui réussit au groupe Las Aves, « gang du futur » qui sort avec I’ll Never Give Up on Love Until I Can Put a Name on It un deuxième album très convaincant. Après une exploration de Shangaï avec le bien nommé Die in Shangai, ce second opus propose un voyage imaginaire qui devrait s’apprécier d’autant mieux en live. Le groupe jouera à l’Iboat le 2 octobre.

Papooz – You and I (le 5 octobre au Krakatoa)

Après un album (Green Juice) successfull ayant fait le tour du monde (jusqu’au Japon), le duo Papooz (qu’on avait rencontré à l’occasion de son passage à vie sauvage en 2016) revient en pleine forme avec Night Sketches, bien parti pour suivre le même chemin que son successeur. Des balades pop catchy s’y fredonnent avec une certaines tendance à regarder dans le rétro, tout en en gardant le meilleur et le plus frais.

Biche – L’Essor (le 24 octobre à l’Iboat avec La Récré)

Avec son premier album La Nuit des Perséides, Alexis aka Biche s’est fait une place de choix sur la nouvelle scène psyché-pop-nonchalante francophone qui n’en finit plus de voir émerger de multiples talents (on pense à une galaxie d’artistes comme Forever Pavot, Miel de Montagne et un paquet de groupes d’ailleurs déjà programmés par Night Cool).

Ouai Stéphane – Ouai (le 9 novembre à l’Iboat)

Notamment repéré par sa très absurde et jouissive parodie du format Cercle, Ouai Stéphane est surtout responsable de titres hybrides mêlant sonorités acides, entre techno et house. Doté d’un sens de l’humour non négligeable (ses clips parlent pour lui), le personnage fait parler de lui par ses live décapants, au point d’être l’un des noms évoqués par Florian, le programmateur de l’Iboat, comme l’une des performances attendues dans les prochains mois.

Flavien Berger – Contre-Temps (14 novembre au Rocher de Palmer)

On ne présente plus Monsieur Flavien Berger, nouveau héros d’une chanson française réinventée qui mélange ses nombreuses influences pour un rendu sensible et mélancolique toujours juste et jamais de mauvais goût. Après une année chargée (avec la sortie de deux albums, un nouveau live), le prodige nous fera l’honneur d’un passage à Bordeaux, au Rocher de Palmer.

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Les Campulsations, l’immanquable douzième édition

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS

Cette année encore, le Crous de la Nouvelle-Aquitaine régale les campus universitaire de sa région avec les Campulsations. Dès le 26 septembre, et jusqu’au 5 octobre, on peut retrouver une multitude de concerts, ateliers d’expression artistique ou scientifique et des workshop sur tous les campus de la métropole bordelaise ; mais également à Biarritz, Limoges, Pau, Périgueux ou Poitiers.

Texte par Intza Bagur et Romain Vas

Cette année le festival des Campulsations fait tout pour vous séduire. Comment passer à côté des deux jours de concerts intenses qui vous attendent à Bordeaux ! En tête d’affiche, on retrouve Odezenne. Le groupe bordelais l’a annoncé, c’est leur dernier concert à la maison avant un long moment. Georgio, un rappeur dont la renommé est désormais internationale. Dampa, le duo électronique intense qui a remporté le prix de la société Ricard Live Music cette année. Dätcha Mandala x Josem : voir un groupe de rock psyché accompagné d’un orchestre symphonique d’une soixantaine de personnes est une expérience singulière. Mais aussi Suzane, Ben l’Oncle Soul x Stefan Filey, Obsimo et Par.Sek lauréat du tremplin Musique de R.U. 

Respirez un bon coup, ce n’est pas fini. Les Campulsations sont aussi l’occasion de découvrir et de participer à des événements d’acteurs culturels locaux. La soirée de clôture de Relache le 4 octobre au Square Dom Bedos. Le Festimut organisé par l’association Tous Azimut, le 5 octobre également à Dom Bedos, avec entre autres : Skarra Mucci et le WL Crew (tout pour le W !). 

Si vous n’êtes pas sur Bordeaux, pas d’inquiétudes, à Pau vous pourrez retrouver également Dampa et Par.Sek mais aussi Al’tarba x Senbeï. À Biarritz on retrouve une programmation très rock avec les Psychotics Monks et Swaarm ; tandis qu’à Limoges vous pourrez retrouver l’électro envoûtante de Clement Bazin qui était passé au Climax 2018.

  • Ça donne envie ? Et bien on a à peine présenter la partie émerger de l’iceberg. Si vous voulez plus d’informations rendez-vous de suite sur le site des Campulsations.

Les 8 ans de l’Iboat en loopings

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS

L’Iboat s’apprête à souffler sa huitième bougie les 28 et 29 septembre. Un anniversaire avec « une série de looppings » prévue pour célébrer comme il se doit un bateau et une équipe à qui l’on doit beaucoup pour le développement des cultures alternatives et électroniques à Bordeaux.

Crédit photo : Pauline Roquefeuil

Comme chaque année, le mois de septembre est pour l’Iboat l’occasion d’une double célébration. Celle de la fin de saison estivale qui marque le début d’une nouvelle et, surtout, une fête d’anniversaire. Né en 2011 d’une volonté d’offrir aux bordelais un club défendant des esthétiques peu entendues tout en créant des ponts avec d’autres disciplines, le projet est devenu depuis une référence, tant au niveau local que national et au-delà. Comme l’explique son programmateur Florian, le lieu fait office de véritable « hub » pour les collectifs et promoteurs qui y ont été accueilli. En cela, le club a su accompagner l’évolution de la scène bordelaise et continue son chemin à travers un travail de programmation soigné, à l’image de celle de son huitième anniversaire.

Les 8 ans de l’Iboat : une programmation looping

Pour célébrer cet anniversaire, tout une série d’événements seront proposés durant le week-end du 28 et 29 septembre. Pour entamer tranquillement mais sûrement les festivités, une boum kids-friendly offrira la possibilité aux plus jeunes et à leurs parents de se déhancher tout en se désaltérant via un « bar à bonbons » qui devraient là aussi ravir petits et grands. Des ateliers DIY seront également mis en place lors de ce samedi après-midi. Le deuxième looping est en accès libre, en fin de journée, situé au niveau de la Dalle du Pertuis, avec en plus d’un BBQ une série de concerts-dj sets et notamment le retour de WhoMadeWho, formation pop électronique déjà croisée lors du Hors Bord, le feu-festival co-produit par l’Iboat.

Durant cette même soirée, l’Iboat soundsystem passera quelques plaques sur cette même dalle à quelques pas du bateau. Une fois terminé, direction celui-ci pour une soirée haute en couleur dans la cale avec un live de DMX Krew (récemment signé sur le nouveau label de Peggy Gou) et la présence du Soundsystem d’un des festivals européens les plus en vogue : Dekmantel. Un back-to-back entre Virginia et Steffi sera également à scruter de près, de même qu’un show drag de Maison Eclose. Enfin, pour clôturer ce week-end d’anniversaire, un brunch au bord de l’eau verra le jour le dimanche avec également un concert détente de Pantin Plage.
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Boiler Room : une première à Bordeaux

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS

La célèbre chaîne anglaise Boiler Room s’apprête à faire trembler les murs de l’imposante Base Sous Marine de Bordeaux le 27 septembre. Derrière cette venue inédite on retrouve le collectif tplt qui a composé un plateau 100% français et bien local pour l’occasion.

Crédit photo : Thierry Llansades

Boiler Room à Bordeaux : une première

Difficile d’être passé à côté du phénomène Boiler Room ces 9 dernières années. Depuis 2010, ce projet londonien propose des captations vidéos live de dj sets, dans différents clubs ou festivals, en Europe et dans le monde entier. Se concentrant à la base principalement sur quelques événements bien ciblés (avec en tête de proue le Dekmantel et une scène BR dédiée qui a fortement contribué à forger sa renommée), la chaîne anglaise a opéré une ouverture ces dernières années en partant à la conquête d’autres manifestations et en s’entourant d’autres promoteurs.

La Base Sous Marine de Bordeaux

On a ainsi pu observer l’apparition plus fréquente de ces scènes, avec par exemple la Palestine ou le Bassiani à Tbilissi, en passant récemment par Barcelone. En France, après des premières teufs affiliées à Paris (avec Teki Latex aux commandes), Boiler Room s’est exporté dès 2016 à Nantes  – et y retourne en octobre 2019 – ainsi que cette année dans des villes comme Marseille à l’occasion du Bon Air Festival, à Lyon, lors de Nuits sonores ou même à Rouen dans quelques jours. L’équipe anglaise du projet a même annoncé prochainement la tenue d’un festival éponyme. À Bordeaux, ce sera donc dans le magnifique écrin de l’imposante Base Sous Marine que ses caméras se tourneront. La bâtisse, chargée d’histoires, a déjà accueilli quelques événements d’envergure, avec notamment la venue de Rone ou Kerri Chandler pour le « Ahoy » de l’Iboat ou de CHLOE Endless Revisions. Un lieu pas forcément évident à sonoriser (on se souvient d’un événement s’y étant déroulé ayant causé des nuisances sonores jusqu’en centre-ville…) mais qui reste particulièrement majestueux et où la fête a toute sa place une fois bien réglé.

Un collectif bordelais aux manettes : tplt

A l’orchestration de cette première, on retrouve le crew tplt, bien connu des adeptes de la bringue en ville. Déjà à l’origine du Verger, de La Serre ou des soirées Déviantes, le collectif frappe un gros coup en signant cette première historique qui va indéniablement renforcer la place de Bordeaux sur la carte hexagonale (et au-delà) des cultures électroniques. D’autant que, pour mener à bien l’opération, c’est une programmation très en phase avec l’identité artistique de tplt qui sera proposée.

Un plateau exclusivement français, sans « têtes d’affiches » : telle est la recette du plateau composé par l’équipe bordelaise. Soutenir et promouvoir sa scène locale, c’est le mojo de Thibault, aux manettes et qui œuvre depuis plusieurs mois à la réalisation de cet événement d’envergure. Récemment revenu s’installer à Bordeaux, Djedjotronic sera de la partie pour diffuser des ambiances indus & EBM. Jann et ses relents punks se feront entendre, de même que la parisienne Epsilove, ex-moitié de Syracuse ayant notamment signé l’an dernier un EP sur Antinote Records et qui arpente depuis les meilleurs clubs et festival de France (on l’a notamment aperçu à la dixième de Baleapop). Enfin, les membres du collectif tplt s’occuperont des finitions ; Superlate, Insulaire, Blumm et Theorama pour des back-to-back entre résidents qu’on attend impatiemment.
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Les ondes d’Ola Radio prennent le large

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS

La webradio locale Ola Radio embarque le dimanche 15 septembre à bord du Marco Polo. En deux temps, cette savoureuse croisière propose un véritable trip électronique à la confluence de diverses esthétiques.

Online depuis janvier 2019, Ola Radio a su s’imposer en quelques mois comme l’une des références médiatiques locales. Grâce à son travail de fédération des acteurs culturels bordelais, la webradio s’est entourée de la crème des collectifs et artistes en ville, devenant de facto un élément pilier de sa scène. Cet été, son équipe s’est même aventurée hors les murs à la Halle des Chartrons et a récemment rejoint la FIMEB qui réunit 12 structures œuvrant à la promotion des cultures électroniques à Bordeaux. Forte d’une communauté grandissante, la radio a donc décidé pour la rentrée de proposer à ses auditeurs, amis et autres curieux une croisière musicale sur la Garonne d’une heure, suivie de festivités sur le ponton.

Ola Radio hisse les voiles

Dimanche 15 septembre, de 16h00 à minuit, Ola Radio met en place cette ballade fluviale en deux temps. Un premier, de 16h00 à 17h00, donnera la possibilité aux matelots embarqués d’apprécier l’univers électronique du local Obsimo, à base de synthés et de guitares lors d’un live forcément spécial puisqu’en mouvement. Entre temps, sur le ponton, une deuxième salve de watts se feront entendre (dès 16h01) avec d’autres têtes connues des bordelais puisque ce seront les crews L’Orangeade et Crème Fraîche qui se chargeront, jusqu’à minuit, de faire danser les heureux élus qui auront eu le temps de récupérer leur prévente à temps (il n’y a pas de ventes sur places et attention ; il y a deux types de préventes !). Relativement rares en ville, on ne peut que saluer l’initiative d’Ola Radio pour cet événement dominical qui concilie live et dj sets et apporte un brin de fraîcheur aux dimanches bordelais en mal de musique et de fête.
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Coconut Music Festival : toujours plus loin, toujours plus fort

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS

L’incontournable festival de la citée charentaise revient pour sa septième année consécutive du 12 au 15 septembre avec encore une fois une programmation soignée et alternative. Avec l’Abbaye aux Dames de Saintes comme terrain de jeu, le Coconut Music Festival nous promet quatre journées de fête, entre grosses pointures et scène underground dans un des plus beaux spots de la région.

Crédits photo : Max Chill, William Millaud, visuels par Coconut Music (Holy Soakers)

Sept ans d’aventure musicale

En perdurant sereinement au sein de son Abbaye, le Coconut entame sa septième année en proposant encore une fois un festival indépendant à taille humaine, avec pourtant une lourde programmation éclectique. On y a vu passer de nombreuses têtes d’affiches, allant de Flavien Berger à Rone, Metronomy ou Acid Arab… tout en laissant place à une scène atypique et émergente, tout styles confondus.

À la fois populaire et défricheur, c’est une fête de village à l’envergure nationale, qui séduit enfants, ados, adultes et seniors, dans le cadre enchanteur de l’Abbaye. Le Coconut c’est avant tout une histoire de potes qui innovent sans cesse et réinventent leur identité chaque année.

Une programmation sans frontières

En proposant 4 jours de festivités dont deux soirs gratuits (jeudi sur invitation et dimanche), le Coconut étend une programmation alternative et très ouverte entre rap, pop, électro et bien d’autres genres.

JEUDI

C’est AJA, chanteuse du groupe La Femme, qui se chargera d’ouvrir le bal, ainsi que le français Bumbypetit nouveau accouchant d’une dream pop française très poétisée. Et petite surprise, Andrew VanWyngarden du duo mythique MGMT viendra présenter son nouveau projet Gentle Dom. Et surprise de dernière minute, François Marry le leader de François And The Atlas Mountains concoctera un dj set 100% k7 avec sa collection venue des quatre coins de l’Afrique.

VENDREDI

Nous continuerons sur la lancée avec un beau bouquet bien coloré :

Auto-tune et sentiments avec une figure montante de la scène rap bruxelloise, Hamza. Parti pris de représenter la scène du rap game français, on pourra enchaîner avec la bande de Sevran, les 13 Block. Un rap ultra conscient nourri aux grosses instrus et de prod’ aux multiples influences, qu’elles soient passées, futures, d’ici ou d’outre atlantique. Lyon sera représenté par Lala&ce jeune rappeuse aux atmosphères vaporeuses et nourrie à la trap.

Jeune londonienne de 18 ans, Arlo Parks rythmera la foule de son r’n’b torturé aux effluves hip-hop, tandis que LAFAWNDAH, française d’origine égypto-iranienne et produite sur l’énorme label Warp, se chargera de nous bercer d’un r’n’b mystique qui ira jusque dans des contrées orientales. Nyoko Bokbae, trio avec pour chef de file le producteur Bamao Yendé sera également de la fête. Pour ce qui est de la partie plus électronique, la parisienne et discrète Andy4000 distribuera un furieux mix dont elle à le secret, et Full Option, un local à l’origine de pas mal de beaux projets électroniques…

Mais la fête ne s’arrête pas là puisque l’after au Silo sera orchestré par NTS Radio, antenne Londonienne de musiques alternatives, ce qui nous promet un beau plateau composé de la bass music de Culture Jah Tovo, la djette Crystallmess et pour finir une figure légendaire du prisme musical français et international, Monsieur Teki Latex, ancien membre des TTC, Boss du label Sound Pellegrino et résident chez Rinse ou Nova.

SAMEDI

A peine remis de vos émotions il faudra vous remettre en selle pour du gros lourd encore, Salut c’est Cool, groupe parisien déluré et anti-sérieux que l’on ne présente plus, ces quatre joyeux lurons vont encore exploser les oreilles et la scène, comme à leur habitude. Belle surprise que de voir sur l’affiche la formation néerlandaise d’Amsterdam Altin Gün, groupe de rock folk turque psyché des années 70’s emmené par la voix de Merve Dasdemir et Erdinç Yildiz Ecevit et leurs musiciens de renoms comme Jacco Gardner ou Jasper Verhulst.

Retour sur Londres avec le collectif de jazz KOKOROKO. Abusey Jonction sonnait déjà comme un tube jazz et c’est le cas, compilé sur le label Brownswood Recordings du grand Gilles Peterson, leur premier album fût produit par ce dernier, la grande classe. Allons ensuite vers le sud avec Ms Nina qui nous vient de la capitale espagnole pour faire bouger les filles (mais pas que) au rythme de son reggaeton féminin endiablé. Encore un Ovni avec Quinquinze et leur mélange psyché d’anglais et de tahitien, tandis que la douce et vitaminée folk de l’anglaise Rozi Plain se chargera de nous caresser dans le sens du poil. Charlotte Gainsbourg, Air ou encore François & The Atlas Moutains, nombreuses sont les collaborations que compte David Numwami alias Le Colisée, multi-instrumentaliste et songwriter qui n’en n’a pas fini de chanter l’amour, peu importe la manière. En terme de fin de soirée, juste avant l’after, c’est le nantais Discolowcost se chargera d’électriser les plus téméraires d’un set aux styles sans limites.

L’after sera 100% féminin avec une belle variété de styles, en commençant par l’italienne Ehua – basée en UK – qui a sorti son premier EP fin 2018 avec un savant mélange de basses, percussions africaines et d’electro. Sarah Farina quant à elle, livrera un set qui marquera sans doute les esprits, à en croire ses mix Boiler Room, et risque de faire trembler le Silo. Pour finir cette belle programmation, c’est Clara! venue tout droit de Bruxelles qui nous déhanchera de son reggeaton 2.0 pour un ultime voyage.

 

LES APRÈS-MIDI

Pour terminer cette belle programmation, une COCOKIDS Party est organisée le samedi après midi pour les tout petits (qui eux aussi ont droit de taper du pied quand même) ainsi qu’un bal trad’ le dimanche juste après une sieste électronique pour digérer, comme tout bon festivalier qui se respecte.

Il ne vous reste plus qu’à prendre la route, direction Saintes et son Abbaye Aux Dames jeudi prochain, pour la billetterie et les infos pratiques ça se passe ici !

La FIMEB, union des acteurs électroniques bordelais

dans DIVAGATIONS LOCALES/POLITIQUE & SOCIÉTÉ

Douze acteurs locaux des cultures électroniques viennent de se réunir autour de la FIMEB, la Fédération Inter-associative des Musiques Électroniques de Bordeaux. Pensé pour promouvoir cette culture auprès du public et des élus, ce regroupement d’associations et de collectifs constitue un levier pour consolider la scène de la ville. Un premier événement est prévu le week-end du 21-22 septembre sur le parvis de la MECA dans le cadre des journées du Patrimoine en compagnie des différents crews.

Culture émergente par excellence, la musique électronique a longtemps souffert d’un manque de relais et de soutiens institutionnels pour promouvoir ses activités. Si la donne a bien changé depuis quelques années au niveau national (avec pêle-mêle ; un ancien ministre de la culture aficionados du club Concrete, une légion d’honneur remise à un dj…) comme au niveau local à Bordeaux (à l’image de certains collectifs subventionnés par la Mairie pour organiser divers événements autour de cette culture), il n’en demeure pas moins qu’en comparaison avec d’autres acteurs culturels, les porteurs de projets d’événements « électroniques » ne sont pas forcément les mieux lotis.

La FIMEB : l’union fait la force

Pour répondre à cette problématique et promouvoir leur message, des organisations locales se sont donc regroupées autour d’une fédération, la FIMEB. Comme indiqué sur la page du projet, l’objectif de celle-ci est relativement simple : « unir nos forces pour promouvoir une culture que nous défendons tout au long de l’année ». Quoi de mieux en effet qu’un tel regroupement afin de porter d’une voix unique auprès des élus certaines revendications nécessaires au développement de la filière ? Avec une pléthore d’événements ayant rencontré un succès populaire lors de l’été 2019, les collectifs et organisations locales ont bien démontré l’intérêt de leur activité et du soutien auquel ils peuvent légitimement prétendre.

Derrière la FIMEB, ce sont pas moins de 12 structures qu’on retrouve ; médias, collectifs, associations, promoteurs… Tous se retrouvent autour de valeurs communes et la volonté de défendre leur scène et de développer la culture électronique à Bordeaux. Parmi eux, de nombreux partenaires du Type tels que À l’eau, les Amplitudes, le festival Bordeaux Open Air, Canal 113, Eclipse Collective, Electrocorp, MICROKOSM, Ola Radio, L’Orangeade, SUPER Daronne, tplt ou Les Viatiques. On notera l’absence de certains collectifs et promoteurs locaux, dont on ignore s’ils n’ont pas été sollicité ou s’ils ont tout simplement refusé d’intégrer cette fédération.

Des Journées Électroniques à la MECA

En guise de première étape marquante pour la FIMEB, des Journées Électroniques sont d’ores et déjà prévues les 21 et 22 septembre à la MECA. Ce nouveau bâtiment proche de la Garonne qui accueille notamment le FRAC, l’OARA et l’ALCA a récemment ouvert ses portes et fait figure de haut lieu culturel ici à Bordeaux. Durant ce week-end qui s’inscrit dans le cadre des journées du patrimoine, ce sont 25 artistes des différents crews qui se succéderont aux platines. Deux jours de musique, d’activités et de culture au programme pour une première édition marathon qui pourrait presque s’apparenter à un mini-festival, accessible gratuitement qui plus est.
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Scene city : explorer les scènes locales européennes

dans DIVAGATIONS LOCALES/ÉVÉNEMENTS/MÉDIAS

L’équipe de Le Type lance une nouvelle plateforme : Scene city. A travers celle-ci, on se lance dans l’exploration d’autres scènes locales européennes, de Moscou à Tbilissi en passant par Kyiv, Bristol, Belgrade, Leipzig et d’autres villes. Grâce à une collaboration entre 10 structures culturelles locales (1 dans chacune des villes sélectionnées), un référencement d’artistes émergents permettra à tout un chacun de découvrir ces territoires culturellement fascinant. Dans le même temps, une série d’événements entend relier ces villes en permettant à leurs artistes de se rencontrer et de créer des connexions artistiques. Le premier épisode se tiendra à Bordeaux le samedi 7 septembre aux Vivres de l’Art avec un focus sur la capitale de la Géorgie, Tbilissi.

Identité visuelle : Bureau Nuits

Fondé en 2011, Le Type s’efforce depuis ses débuts à soutenir et valoriser toutes les initiatives des acteurs culturels de la région bordelaise. Festivals, lieux, jeunes médias, labels, disquaires, promoteurs et artistes ont ainsi toujours pu compter sur nous pour bénéficier d’un relais sur notre site et nos différents supports de communication (réseaux sociaux, etc.). Dans ce cadre, la nécessité d’appuyer particulièrement les artistes émergents de notre ville et de la région est vite apparue essentielle, à travers entretiens, événements ou sélections musicales. Meilleurs ambassadeurs pour défendre les couleurs de Bordeaux en France ou à l’étranger ; ce sont eux qui sont les plus à-même de faire rayonner notre territoire sur un plan artistique.

De Bordeaux à Moscou : explorer les scènes artistique locales en Europe

Toujours soucieux de promouvoir cette scène locale, Le Type se lance donc aujourd’hui dans la création d’un nouvel « objet » qui va lui permettre de renforcer cette dimension : Scene city. Ce nouveau média prendra d’abord la forme d’un site internet sur lequel chacun pourra découvrir d’autres scènes locales européennes, à travers un référencement d’artistes (qu’il sera possible d’écouter directement sur le site) pour chacune de ces villes. La première version du site se concentrera sur des artistes musiciens (groupes, DJ, collectifs…) sans contraintes de styles, genres ou esthétiques mais avec un prisme de sélection : l’émergence.

Scene city: documenting & showcasing European scenes / Scene city : documenter et promouvoir les scènes européennes

Pour démarrer, cette « V1 » de Scene city comptera 10 villes. Au-delà de Bordeaux, on pourra y découvrir Belgrade (capitale de la Serbie), Bristol, Kyiv en Ukraine, Leipzig (à quelques kilomètre de la capitale allemande), Lyon, Lisbonne, Moscou, Vilnius en Lituanie et Tbilissi, la captivante capitale de la Géorgie. Si d’autres métropoles telles que Londres, Berlin ou Barcelone peuvent apparaître au premier abord plus développées et actives en matière festive et culturelle, notre choix s’est porté sciemment vers des territoires qui constituent de véritables alternatives aux capitales un peu trop « évidentes » que peuvent être celles évoquées précédemment.

Un réseau de structures culturelles locales européennes

Toutes ces villes ont ainsi été choisies pour la qualité de leur scène artistique locale. Ce travail a été permis par la connexion avec d’autres structures qui, à l’instar de Le Type, œuvrent au soutien ou au développement de leur scène. Disquaires, webradios, magazines, festivals ou même clubs : ce sont 10 partenaires qui se retrouvent embarqués dans le projet et qui, depuis leurs villes respectives, permettent d’identifier des artistes pertinents en vue de les référencer sur Scene city.

En plus de Le Type qui sera la structure référente pour Bordeaux, on compte notamment 3 webradios qui représenteront 3 villes différentes ; Noods Radio à Bristol, véritable référence en Angleterre et dans toute l’Europe, ainsi que la jeune et DIY Palanga Street Radio à Vilnius et la très qualitative Rádio Quântica qui, depuis 2015, s’est érigé un véritable repère pour les activistes de la scène lisboète et autres artistes émergents de la capitale portugaise. Un magazine dédié aux cultures alternatives est également présent pour Kyiv : TIGHT Magazine, piloté par 3 ambassadrices de la capitale ukrainienne et de sa scène underground. Pour Leipzig, en Allemagne, c’est un festival un peu particulier qui a intégré le projet : Seanaps. Celui-ci a en effet la particularité de se développer autour de la technologie blockchain qui encadre les paiements des festivaliers et permet ainsi une transparence sur son budget.

Crédit photo : Dmytro Prutkin – Kyiv, l’une des villes référencée sur Scene city

Un club relativement intriguant représentera pour sa part la scène très active de Belgrade en Serbie ; le Drugstore. Localisé dans un ancien abattoir, ce lieu de fête a déjà hébergé une Boiler Room et fait office de haut lieu des cultures électroniques indépendantes dans toute la région en accueillant régulièrement des pointures internationales. Enfin, à cette liste s’ajoute des disquaires qui, via leur présence au sein de leur ville, sont des lieux idéals pour fédérer les artistes locaux. A Lyon, on compte ainsi Chez Emile Records, qui joue un rôle clé dans le développement de la scène lyonnaise et dans son identification comme bastion des cultures électroniques. La capitale géorgienne, Tbilissi, sera quant à elle représentée par Vodkast Records, un disquaire de référence qui fait notamment le pont avec d’autres territoires.

Ce réseau s’accompagnera toujours d’un travail avec d’autres acteurs de chacune des villes en vue de concevoir les différents événements. Pour la création de l’identité visuelle du projet, un studio de design bordelais a par exemple été sollicité en vue de concevoir les différents éléments constitutifs de l’ADN graphique de Scene city : Bureau Nuits. Les mêmes qui ont conçus l’identité visuelle de l’événement de lancement de la plateforme qui aura lieu le samedi 7 septembre à Bordeaux aux Vivres de l’Art.

Design : Bureau Nuits

Une série d’événements et un premier épisode à Bordeaux autour de Tbilissi le 7 septembre

Au-delà du référencement d’artistes accessible en ligne, l’objectif de Scene city est bien d’encourager les connexions entre les différentes scènes locales grâce à une série d’événements. Ces derniers auront pour but de favoriser les interactions entre deux villes afin d’améliorer les connaissances respectives de leur scènes en créant des ponts artistiques et des échanges culturels entre celles-ci. Une sorte de jumelage 2.0 porté par la culture et les arts. En plus de la musique, l’ambition du projet est de permettre d’appréhender chacune des villes sous d’autres angles.

Une sorte de jumelage 2.0 entre les villes porté par la culture et les arts.

Le premier événement de cette série s’inscrit dans cette logique. Le samedi 7 septembre aux Vivres de l’Art, celui-ci mettra en avant la scène artistique de Tbilissi et celle de Bordeaux, avec deux DJ de la capitale géorgienne invités à faire découvrir leur univers et deux collectifs locaux ; tplt et Birouette. Les deux artistes de Tbilissi sont bien représentatifs de l’effervescence à l’œuvre dans leur ville puisque Ninasupsa joue très souvent au Bassiani, l’un des clubs iconiques de la capitale qui a été au cœur de tourmentes socio-politiques l’an dernier. Suite à un raid de la police en son sein, une frange importante de la jeunesse de la capitale s’était en effet retrouvé à organiser en mai 2018 une fête géante devant le Parlement national, poussant le gouvernement à reculer et illustrant le fait que la club culture peut encore rimer avec résistances dans certains territoires européens. Le deuxième artiste, Parna, est quant à lui booker d’un autre club géorgien renommé : le Mktvarze qui accueille régulièrement des pointures du circuit électronique (le français Zaltan, PLO Man, Huerco S…).

Crédit photo : Vanupië – Manifestations devant le Parlement géorgien suite à la fermeture du Bassiani en mai 2018. Exposition à découvrir le 7 septembre aux Vivres de l’Art.

L’événement sera agrémenté d’un débat diffusé en direct sur notre partenaire Ola Radio durant lequel sera évoqué l’état de la scène artistique de Tbilissi en compagnie des deux artistes géorgiens. Une exposition photo d’une photographe de la région bordelaise, Vanupië, sera aussi mise à l’honneur. Celle-ci était en effet présente à Tbilissi lors des heurts liés à la fermeture du Bassiani. Son travail rend compte avec beaucoup de sensibilité de ces épisodes troubles. Enfin, une offre de restauration sera proposée afin de découvrir les délices de la gastronomie géorgienne trop peu connue dans l’hexagone.
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Live rock & sets électroniques, l’open air hybride de L’Astrodøme

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS

Jeudi 18 juillet, en guise d’après-le-travail prolongé ou simplement de vacances appréciées, l’équipe de L’Astrodøme organisent un open air au skatepark des Chartrons, entre rock et musiques électroniques, le tout en entrée libre !

Acteur devenu incontournable de la scène indé bordelaise, L’Astrodøme continue d’essaimer ses événements ici et là à Bordeaux. L’ère du temps étant aux open air, c’est naturellement que le crew s’apprête à investir un spot particulier en vue d’une longue et belle soirée d’été : le skatepark des Chartrons. En délocalisant ainsi son propos hors de son lieu habituel, l’association renforce son maillage du territoire local et la dimension atypique des rendez-vous qu’elle propose en explorant un terrain relativement peu exploité par les promoteurs et autres organisateurs d’événements de Bordeaux. Toujours soucieux de soigner son public, l’équipe a d’ailleurs prévu de quoi se désaltérer ainsi que se rassasier pendant l’open air qui se déploiera de 18h00 à minuit. Un stand de disques vinyles est également prévu pour les plus mélomanes. Au-delà, ce rendez-vous tranche de ce qu’on a l’habitude de voir à travers la mise en avant à la fois de collectifs de musiques électroniques et de live rocks.

Un événement hybride à la croisée des genres

Cet Astroshøw s’affirme en effet comme une fête singulière compte tenu de sa programmation. En mélangeant dj set et groupes de rock, l’événement promet un croisement singulier à la fois des publics et des esthétiques. Pour entamer le bal, c’est l’équipe organisatrice elle-même qui s’installera derrière les platines pour une sélection affinée de pépites rock et psychées. Les locaux de Cosmopaark (du collectif Flippin Freak’s) enchaîneront avec leur shoegaze débarqué d’une autre planète. Ce sera ensuite au tour des toulousain de SLIFT et leur psych garage de proposer un live survolté, avant de laisser la place à la tête d’affiche de cet open air : Le Villejuif Underground qui a « autre chose à foutre que de sauver le rock français ». Le CIAO! Soundsystem clôturera cette joyeuse fête avec la pêche qu’on leur connaît et qu’on a déjà hâte d’aller apprécier. Rendez-vous là-bas ?
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Entretien sans frontières avec Tushen Raï du label Hard Fist

dans ENTRETIENS/MUSIQUE

Co-fondateur du label lyonnais Hard Fist, Tushen Raï explore depuis maintenant quelques années une facette globale et ouverte de la musique. Défenseur d’un décloisonnement des genres musicaux et porteur d’une vision militante de la culture, Baptiste (de son vrai prénom) œuvre au développement d’une scène artistique qui fait fi des frontières et se connecte de Vilnius à la Palestine en passant par la Russie ou le Mexique. Également bien implanté à Lyon, l’artiste porte aussi un regard éclairé sur sa ville devenue l’une des références en Europe dès lors qu’on parle de cultures électroniques. Celui qui a choisi un nom qui renvoie à « l’essence de l’âme » (issu d’un dialecte ouest-africain) s’apprête à jouer à l’Iboat le vendredi 19 juillet pour la résidence Nouveaux Mondes : l’occasion idéale de revenir avec lui sur sa scène, son parcours, la création de son label ou encore les liens entre Bordeaux et Lyon…

Crédit photo : Gaétan Clément

Le Type : Peux-tu commencer par te présenter et nous raconter ton rapport à la musique ?

Tushen Raï : Pendant des années j’ai collectionné des disques, du disco, boogie, des vinyles plutôt old groove, de la musique traditionnelle… J’ai toujours écouté beaucoup de musique. J’ai diggé pas mal de trucs qui venaient d’Amérique Latine, d’Afrique, du Moyen-Orient… Je me suis plutôt tourné sur des continents du Sud, même si j’ai aussi pas mal de musiques afro-américaines, et d’éléments de la culture américaine au sens plus large. Puis j’ai commencé à digger des disques de musiques primitives, de field recording, des musiques enregistrées par des musiciens anthropologues des années 1960-1970.

Comment on passe de cette passion au fait de créer un label ?

J’ai fais la rencontre de Cornelius Doctor il y a environ trois ans. Il gérait un label de house (Art Feast qui va fêter ses 11 ans) à l’époque tout en étant producteur – et il avait envie de faire autre chose. On s’est retrouvé notamment sur des esthétiques rock, sur notre patrimoine un peu plus ado, voire le patrimoine de nos parents. Il a fini par sortir un premier EP qui n’avait rien avoir avec ce qu’il faisait auparavant, sous un autre alias. On a trouvé ça mortel et on s’est dit avec tous les gars du collectif qu’il fallait qu’on créé un nouveau label, quelque chose de différents avec des choses qu’on avait vraiment envie de faire. C’est comme ça qu’on a créé Hard Fist. On ne savait pas vraiment à qui on allait s’adresser, ni pourquoi on le faisait, quelle était la stratégie. Tout ce qu’on savait c’est que, ce son-là, on n’avait pas beaucoup l’habitude de l’entendre. On avait quelques références d’artistes, notamment israéliens, lituaniens ou mexicains qui faisaient des trucs un peu dans ce délire… On a commencé comme ça.

Comment on construit l’identité d’un tel label et comment les premières sorties se font ?

L’idée de ce second label Hard Fist, était vraiment de proposer quelque chose de différents avec Guillaume et le crew d’origine ; Romain, Etienne… C’est un projet collectif. Le premier EP a été fait par Guillaume en une semaine chez lui. C’est un EP que j’adore et qui a apporté, quand il est sorti il y a trois ans, un truc que tu trouvais très difficilement. A l’époque il y avait une ou deux sorties par an dans ce délire. Aujourd’hui il y en a tous les jours !

On a sorti le deuxième avec Bawrut que j’ai découvert sur Ransom Note. On avait une émission sur Nova avec Guillaume à ce moment. C’était une porte d’entrée pour connecter des artistes en leur demandant de faire des podcasts. C’est comme ça qu’on a eu Bawrut. Un jour il m’a envoyé des démos, notamment d’un edit remix de Gainsbourg du son « Marabout ». Il l’a appelé « Chien de temps », une version africaine de ce track que Gainsbourg a lui même volé au Gin-go-lo-ba… On s’est dit que c’était aussi marrant de lui voler.

Depuis, cette aventure c’est beaucoup de fraternité, l’amitié. Il n’y a pas une ligne directrice claire ; on a sorti des trucs avec MR TC en mode post punk, ambient, psyché… Et des trucs plus banger, tropical un peu plus happy, disco… On fonctionne beaucoup à l’affect, aux rencontres qu’on fait. Au total on a eu 6 sorties ; la septième arrive en septembre, ce sera le deuxième volet d’une compilation dédiée aux musiques arabes dans la musique électronique : qui s’appelle Princes of Abzu,

Par rapport aux influences que tu cites ; est-ce que tu considères que toi et Hard Fist évoluez dans une scène particulière ?

Ce qui est sûr, c’est qu’il y a une scène, c’est indéniable. C’est une scène hyper intéressante ; elle est très globale – c’est d’ailleurs un mot qu’on utilise beaucoup pour en parler, même si cette idée de globalisation de la culture est quelque chose de très péjoratif au premier abord. Elle sous-entend la globalisation économique, celle des marchés… Elle a plutôt été hégémoniste dans un premier temps, avec la vision d’une culture occidentale qui écrase toutes les cultures du reste du monde…

Cette scène existe donc. Elle est hyper militante et passionnante…

On prend un peu cette idée à contre-pied. On promeut plutôt l’idée que la globalisation culturelle arrive dans une seconde phase, avec plutôt une mise en valeur de différents patrimoines traditionnels qui n’ont pas d’appartenances direct. Ce que je veux dire par là c’est que tout le monde peut se l’approprier. C’est ce qu’on plaide. Et c’est en lien avec notre génération, celle qui a fait Erasmus, qui a eu une certaine facilité pour voyager, pour passer les frontières… C’est tout ce qui fait qu’aujourd’hui on peut se passionner pour une culture qui n’est pas du tout la nôtre, qui ne fait pas partie de notre patrimoine culturel de base.

Cette scène existe donc. Elle est hyper militante et passionnante, dans le sens où on y retrouve des acteurs qui ne sont pas uniquement dj ; ils sont aussi directeurs de labels, promoteurs d’événements. Ils sont hyper activistes en fait. C’est d’ailleurs ce qui fait que cette scène grandit vite, parce qu’elle est très très fraternelle. On a tendance à tous s’appeler brother alors qu’il y a des tonnes de gars avec qui on parle depuis 2 ans et qu’on a jamais rencontré parce qu’ils sont à Tokyo…

Artistiquement parlant, comment tu pourrais décrire cette scène ?

C’est assez difficile de mettre un nom d’esthétique dessus… On n’a pas mis d’étiquettes dessus et je pense qu’on va se battre longtemps pour qu’il n’y en ait pas, car c’est plein de choses différentes. Ça va de la techno lente avec beaucoup d’influences cold wave, post punk, à de la musique plutôt tribale, africaine, quasi chamanique, psychédélique, acid… En terme général, on est slow tempo, on est dans un truc qui prend son temps, dans des sets qui se construisent avec une dimension de rituel, quasi-cérémonial où on essaye de créer une symbiose entre les danseurs, de créer quelque chose où on se libère complètement. Quelque chose d’assez introspectif en soit.

Sur Hard Fist on fait un mix entre de la musique électronique et de la musique organique ; que ce soit avec le rock des guitares ou des percussions, des voix et la musique du sud. Dans le côté électronique il y a un truc qui lit un peu tout ce qu’on fait, c’est l’acid house qu’on a dépitché (dont la vitesse a été ralentie, ndlr) et qu’on a rendu plus dark.

On a récemment rencontré Axel de Ko Shin Moon (qui jouaient à AHOY, le festival de l’Iboat) qui as utilisé l’expression de musique « extra-occidentale » pour parler de la musique qu’il écoutait (et non pas de la musique qu’ils font comme initialement écrit dans la première version de l’entretien, ndlr). De ton côté tu vas jouer sur une résidence «  Nouveaux mondes » à l’Iboat, qui renvoie de loin à l’expression contestée de « musique du monde ». Comment tu envisages cette notion et considères-tu que tu fais de la musique « extra-occidentale » ?

Je suis à l’aise avec aucun des deux concepts. Pour notre scène (et beaucoup d’autres l’ont fait avant nous), le combat c’est de bannir l’appellation « musique du monde ». C’est une notion très péjorative. Je ne suis pas non plus tout à fait d’accord avec Ko Shin Moon, même si je vois ce qu’ils veulent dire. Pour moi, le concept de musique extra-occidentale refait un cloisonnement entre le sud et le nord. Aujourd’hui notre philosophie c’est plutôt d’être curieux, de s’intéresser à des cultures qu’on ne connaît pas forcément. Je ne me retrouve dans aucun des deux termes, mais en même temps je pense qu’on tâtonne et qu’une définition en deux mots ça ne peut pas marcher. L’expression « nouveaux mondes » me va bien. Dans le sens où on parle avec notre musique de ce nouveau monde où la notion de frontière dans la culture est prête à être complètement abolie !

Pour donner un exemple, il y a le projet d’un pote qui s’appelle Gal Kadan. Il est israélien et nous a invité chez lui où il organise des teufs israélo-palestiniennes. Il vit maintenant à Berlin depuis 1 an où il a monté Awesome Orientalists From Europa. C’est donc un mec du Moyen-Orient qui se base à Berlin et qui fait un projet pour découvrir des sons géniaux orientaux mais fait en Europe ! Il déterre des trucs de big beats belge, du disco de la diaspora maghrébine en France de années 1990-2000 qui ont utilisé leur patrimoine en faisant des trucs de disco. Gal Kadan ne réédite que ces trucs là en free edit. Sa démarche renverse pas mal ce débat finalement.

Toi et Hard Fist êtes basés à Lyon. Quel est ton regard sur cette scène locale ?

Au moment où on a créé le label, on commençait beaucoup à parler de « scène lyonnaise », avec une sorte de hype autour, avec BFDM, G’boï et Jean Mi (de La Chinerie, ndlr), le label KUMP de Markus Gibb, Sacha Mambo… Beaucoup d’artistes qui font de la super musique, certains depuis très longtemps. On faisait des cartographies de Lyon, des visites de Lyon pour la musique alternative et les musiques indépendantes électroniques. Nous on ne voulait pas faire un « label lyonnais ». Le propos reste worldwide, global, ouvert… Du coup on a pas du tout basé notre propos là-dessus. D’ailleurs pendant longtemps très peu de personnes savaient qu’on était basé à Lyon !

Malgré ça on représente Lyon avec grand plaisir car on adore notre ville, on est vraiment connectés avec cette scène qui est hyper fraternelle, familiale… Lyon est un village ! On se croise tout le temps pour boire un coup, aller à un concert, digger des skeuds… On va tous aux mêmes endroits. On se connaît tous, on fait tous des trucs ensemble mais en même temps on respecte beaucoup l’indépendance des uns et des autres. Cette scène lyonnaise existe, c’est légitime d’en parler comme ça.

Comment cette scène a pu se développer et être identifiée comme une scène aussi active et rayonnante sur le plan des musiques électroniques ?

Déjà, il y a un truc qu’on dit rarement mais qui pour moi est important : Lyon est devenu une putain de capitale européenne du city break et du tourisme urbain éphémère ! Cet élément est forcément bénéfique pour les activités culturelles qui s’y développent.

Ensuite, ce qu’a fait BFDM est hyper qualitatif, leur édito sur Lyon est très fort. Après, tout le monde le dit, et on le répète ; la présence de Chez Emile Records est essentielle dans ce développement local. C’est un disquaire qui a ouvert à Lyon il y a 6 ans. Ils ont monté une plateforme de distribution qui a vraiment œuvré au soutien des labels locaux. Ils ont accompagné des artistes qui faisaient de la musique mais qui n’avaient pas de labels. Chez Emile Records les aide à monter un budget, ils s’occupent ensemble de la presse des disques, de leur distribution… Ils l’ont fait merveilleusement bien et de manière passionnée. Avoir un shop distributeur au coin de ta rue est une chance incroyable ! Avant, on bossait avec Bordello A Parigi (un disquaire/distributeur basé à Amsterdam, ndlr) on aurait pu aussi avec Rush Hour (autre disquaire amstellodamois, ndlr)… Mais les contacts se font par mails, il n’y a pas de rencontres, ce n’est pas le même rapport.

Tu reviens d’une tournée entre le Mexique, la Russie, la Belgique, le festival Fusion en Allemagne, Israël avant ça… Qu’est ce que tu en as retiré et y a-t-il des territoires qui t’ont marqué ?

D’abord, même si ces pays ne sont pas forcément identifiés par les amateurs de musiques électroniques, ce sont des pays impressionnants où tout est 1000 fois plus cool et pointu qu’en France niveau club culture !

Parmi les dates qui m’ont le plus marquées, il y a ma première fois au Kabareet, le spot de Ayed et Rojeh de Jazar Crew à Haifa. C’est un lieu militant ouvertement pro-palestinien, ouvert aux communautés arabes. Ils font de la conférence, montent des résidences de création et organisent de temps en temps des teufs. En l’occurrence ils nous ont invité avec Ko Shin Moon. C’était d’une lourdeur incroyable, le public était tellement à fond dans la musique, comme j’ai rarement vu… Tu sens la liberté, ça fait énormément plaisir : ça rappel ce qu’on peut imaginer du début des teufs au début des années 1990.

Plus récemment l’expérience du Fusion m’a marqué. Au-delà d’un festival, ça fait partie d’un patrimoine qui pourrait être classé à l’Unesco. La date était incroyable, avec Tom Tom Disco, le label sur lequel on vient de signer. Il y a des fees égaux pour les dj, c’est complètement végétarien pour 70000 personnes. Ils travaillent à l’année sur une base militaire achetée il y a plus de trente ans, ils passent un an pour construire la scénographie… C’est un modèle alternatif de festival, de bulle qui dépasse la musique pour revendiquer une autonomie et une liberté totale basée sur le respect, la tolérance…

Tushen Raï et Cornelius Doctor, les deux boss d’Hard Fist

D’autres dates à venir dans des lieux tout aussi fascinant ?

Guillaume et moi on travaille à côté de cette vie, ce n’est pas notre profession. On doit donc s’organiser pour ces différentes dates. L’année prochaine on va partir en Asie, au Japon, Corée du sud, Hong Kong… Un endroit où on a très très envie de jouer sinon c’est l’Opium club à Vilnius…

Vilnius a l’air d’avoir une scène bien active dans un délire assez similaire à Hard Fist (et c’est d’ailleurs l’une des villes qu’on va explorer via notre nouveau projet Scene city). Il y a d’autres spots comme ça que vous suivez ?

Tel-Aviv et Vilnius sont deux scènes pionnières pour ça. La Russie et le Mexique aussi, avec un nombre de producteurs chanmés dans ce délire. Toute l’Amérique Latine commence à vraiment bouger. En Asie aussi, en Australie, du côté de Melbourne. Il y a des labels comme Animal Dancing (sur lequel les lyonnais The Pilotwings ont sorti leur dernier EP), il y a Calypso records à Mexico city qui est une grosse frappe. En Russie il y a un label qui s’appelle ИДА, Cornelius a sorti un track dessus qui défonce avec Front de Cadeau, Pletnev et d’autres artistes… A Saint-Étienne il y a aussi Worst Records qui est bien lourd.

Tu as joué récemment à Bordeaux et tu reviens pour la résidence Nouveaux Mondes à l’Iboat le vendredi 19 août avec Deena Abdelwahed. Tu connaissais déjà cette ville ? Lyon et Bordeaux restent deux villes mal connectées mais qui ont des similitudes…

J’y ai joué une première fois il y a deux ans, pour un truc alternatif, une sorte d’expo. J’avais beaucoup aimé la ville. Ma sœur y a vécu donc je connais un peu, mais surtout la dimension touristique. La dernière fois qu’on est venu c’était pour les 2 ans de SUPER Daronne. On a kiffé cette ville, on suit beaucoup ce qui s’y passe, ça bouge bien ! Il a l’air de s’y passer beaucoup de choses, avec Bordeaux Open Air, l’Iboat qui a une programmation hyper classe. Il y a des tonnes de collectifs comme tplt qui font des trucs mortel… Aujourd’hui c’est une ville qui a un énorme potentiel et où tu sens la passion, comme à Lyon pour ses musiques alternatives électroniques. Mais on sent malgré tout qu’il n’y a pas le même niveau de développement, notamment sur ce dont on parlait avant avec le rôle qu’a pu avoir Chez Emile Records à Lyon… Il manque peut-être des noms d’artistes qui résonnent, des producteurs… Il y en a des anciens comme Djedjotronic (qui n’est d’ailleurs pas forcément affilié à Bordeaux car il a une carrière internationale) mais pas tellement dans la nouvelle génération… Il y en a sans doute plein de talentueux mais ils ne font pas de disques, il n’y a pas de Premiere (morceaux qui sortent avant leur sortie officielle sur Soundcloud par exemple, ndlr)… C’est comme ça que je m’informe et que je découvre des nouveaux noms d’artistes ! Nantes a un développement similaire à Bordeaux, et est arrivé à mieux passer ce step-là ; pas mal de plaques de très bonnes qualités sortent depuis là-bas.
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Retour sur le festival SoliFest à Darwin

dans ÉVÉNEMENTS/REPORTAGES

En conjuguant solidarité et fête, le SoliFest qui s’est déroulé en juin dernier s’est révélé comme l’une des manifestations culturelles bordelaises majeures de ce début d’été 2019. Grâce à une programmation variée à la fois sur les esthétiques musicales présentées (hip hop avec entre autre les locaux de WL Crew ou encore house music, disco…) que sur les formats proposés (conférences, stands, performances…), le festival a su fédéré un bon nombre d’acteurs du territoire qui se sont rassemblés à Darwin. Par ailleurs, le SoliFest s’est distingué par la mise en avant de thématiques telles que les enjeux climatiques, illustrant sa volonté de s’inscrire dans son époque et de lier prise conscience et réflexion avec une dimension festive. Retour sur un rendez-vous culturel singulier qui a de l’avenir.

Crédit photos : Astrid Lagougine & Intza Bagur

Broken District, le label vinyle bordelais qui s’exporte

dans LES NOUVELLES/MUSIQUE

Déjà à l’origine de trois sorties vinyles, Broken District s’apprête à remettre le couvert avec de nouvelles productions à venir. En mélangeant les sonorités jazz, house, soul et hip hop, le label bordelais entend casser les codes et réussit déjà à s’attirer le soutien d’une partie de la scène et de la presse musicale spécialisée à l’international. On retrouvera l’équipe du label le samedi 6 juillet pour le Pavillon d’été de L’Orangeade.

Casser les codes, mélanger les genres

Le label Broken District est né en 2018 et a été fondé par trois acteurs de la scène bordelaise : Jus Jam, qu’on retrouve régulièrement à l’Iboat ou au Void, ainsi que l’artiste Momla et Antwan, fondateur du magazine Electrocorp, référence locale médiatique dès lors qu’on parle house music et de ses différentes ramifications. Déjà à l’origine de différents événements, podcasts et autres soutiens à la scène, ces derniers ont souhaité à travers cette nouvelle aventure explorer des styles de musiques alternatifs, « à la croisée de leurs différentes influences, mélangeant ainsi la house au jazz, en passant par le hip-hop, la funk, la soul et les musiques expérimentales ».

Cette volonté de casser les codes et de mélanger les genres se manifeste à travers les trois premières sorties vinyles du label, parfaite expression de ce décloisonnement des styles. On y retrouve des artistes émergents et d’autres plus confirmés tels que SofaTalk, Turbojazz, Setwun, Marian Tone, Sam Irl, ainsi que des artistes locaux comme Leon Revol, Jus Jam ou Momla. En un an, on peut d’ailleurs dire que Broken District a connu une actualité chargée et a réussi le pari de s’accorder le soutien d’une bonne partie de la scène concernée et d’un bon nombre de médias internationaux, laissant présager le meilleur pour les sorties à venir.

De Bordeaux à Chicago : un label soutenu à l’international

Dès ses premières actualités, le label a en effet été distribué et supporté très rapidement à l’international par des références médias et des disquaires spécialisés. Côté relais, on a pu voir passer des choses du côté de Mixmag ou de XLR8R, deux pointures du game médiatique électronique. Au niveau des disquaires, ce sont les très influents Gramaphone Records à Chicago, mais aussi Phonica à Londres et OYE Records à Berlin qui ont déjà référencé les premiers VA (ou Various ; des disques composés de plusieurs artistes différents) vinyles de Broken District.

La suite de l’aventure s’écrira rapidement avec trois projets à venir dans les prochains mois, confirmant l’appétit et le dynamisme de l’équipe du label ! C’est d’abord une mini compilation (Brokenbits Vol.01) qui sortira uniquement en digital et sur laquelle figureront des artistes tels que le producteur danois Jeppe Wolmer, l’artiste originaire de Leipzig Duktus ainsi que le « one man project » Sofatalk et Jus Jam, co-fondateur de Broken District. Un mini LP suivra fin septembre, écrit et produit par le même italien Sofatalk et intitulé SofaTalk – South Side. Brokenbit Vol.02 suivra en fin d’année pour clôturer une saison bien chargée pour un label qui voit grand et a tout pour grandir encore en 2020 (avec un EP de Jus Jam déjà en préparation…).
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Ola Radio pose ses valises aux Chartrons

dans ANNONCES/DIVAGATIONS LOCALES/ÉVÉNEMENTS/VIE DE QUARTIER

Sept mois après son lancement, la nouvelle web radio bordelaise Ola Radio vient frapper une fois de plus là où il faut, et installe une nouvelle résidence les 25 et 26 juillet dans un lieux historique et atypique de Bordeaux : La Halle des Chartrons.
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Un bilan qui pèse son poids

Difficile de ne pas entendre parler d’Ola. Après son lancement en janvier dernier, c’est un florilège d’émissions, résidences, talk-shows, live stream, collaborations et autres concepts novateurs, pour l’instant jamais vu dans la cité girondine. Sept mois d’activisme au sein de leur QG au Café Mancuso, comme aussi la présence à de nombreux événements culturels de la ville ou de la région (AHOY! festival, vie sauvage, Fête de la Musique, Heures Heureuses…), sans parler d’un catalogue d’artistes qui ne cesse de s’allonger.

Nouvelle résidence d’été et nouvelle teuf en vue

 

Toujours plus culottée, la radio à récemment fait l’acquisition d’un petit bijou bordelais, la Halle des Chartrons. Localisée au centre de la Place Du Marché Des Chartrons, cette bulle de 200 mètres carrés est un lieu historique accueillant habituellement des marchés de créateurs, expositions, conférences et concerts. Jusqu’alors il n’était question d’y héberger quelconque radio locale. Et c’est là qu’Ola Radio prend les commandes en proposant un événement sur deux jours consécutifs les 25 et 26 juillet de 14h à minuit.

Appuyée par son graphiste en chef MACEO, se dernier se charge d’une scénographie pensée tout spécialement pour ses deux jours où viendront se mêler en journée des émissions, interviews, tatouages, expos et autre, le tout accessible au public. Mais nous n’en resterons pas à l’heure où les poules se couchent, les soirées proposeront des Dj set, live modulaire ainsi que du Rap. Pour clore le tout, boissons sur place et food assurée par le Café Mancuso pour ravitailler les troupes.

Le rendez-vous est pris pour nous, il ne vous reste plus qu’à suivre l’événement juste ici.

 

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