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Bordeaux

Insomni Club : la rencontre

dans ART ET CRÉATION/Entretiens/MUSIQUE

Festival Grand Coeff, Get Wet Party à l’Iboat, première partie de Flavien Berger à la Rock School Barbey, Insomni club multiplie les apparitions et les performances. Entre musique et vidéo, le bordelais nous confie ses passions et sa philosophie. Entretien avec le musicien et aussi réalisateur des clips d’un certain Miel de Montagne

Le Type : Salut Insomni, comment vas-tu ?

Insomni Club : Ça va et toi mon frère ?

Beh écoute, la grande forme ! Comment te sens-tu au lendemain de la sortie du clip de « L’Amour » de Miel de Montagne ?

Satisfait de ouf ! J’ai commencé à écrire le scénario en décembre alors que j’étais parti trois semaine au Maroc. Milan et Joris m’ont appelé et m’ont demandé si j’étais chaud, ça m’a mis un peu le jus. C’était un peu tendu là-bas car j’étais en mode wild, sans portable etc. Pendant une semaine on s’est envoyé les pitch, c’était « L’Amour », et puis on s’est dit qu’on voulait le faire à la montagne, directement.

Du coup la montagne c’était le clin d’œil direct à l’artiste ?

Ouais en quelque sorte. Milan (Miel de Montagne) voulait le faire là-bas depuis le début. On était parti dans l’idée de faire le clip de « Pourquoi pas » à la montagne, mais finalement c’était pas le bon timing et plus celui de la plage ! Pour ce dernier clip, on voulait représenter l’amour, mais pas forcément l’amour homme-femme tu vois, c’était plutôt un amour universel. L’amour que tu peux avoir pour tes amis, quand tu es seul devant un coucher de soleil, etc… quelque chose de pur et naïf. On est parti sur plusieurs idées. Au final il a fallu un mois au total entre l’écriture, le montage et le tournage, ce qui est assez rapide.

Tu as réalisé les clips de « Pourquoi pas », « Slow pour mon chien », « Petit Garçon » et « L’Amour »As-tu rencontré des difficultés pendant tes tournages ?

Des difficultés forcément, mais en soit j’en garde de supers souvenirs car c’est avec les potes quoi. C’est toujours entre copains, le scénario est écrit seconde par seconde, mais sur le moment on improvise aussi. Le but c’est de progresser tous ensemble. Par exemple pour « Slow pour mon chien », c’était un délire de driver des petits vieux pendant leur cours de danse avec un chien-homme en plein milieu, ahah. Ils se sont pris de ouf au jeu et criaient : « Eh Gildas ! Tu veux des croquettes ?! ».

« Pourquoi pas » c’était mon premier clip, c’était un lourd défi de filmer depuis un autre bateau. D’ailleurs quand on a décidé de faire le clip, j’étais à l’Iboat avec Milan, on s’est dit « tiens on va faire du ski nautique », et c’est parti ! Il n’avait jamais fait de ski nautique, il était obligé de chanter sans entendre la musique car les moteurs faisaient trop de bruit ! Pendant ce temps ça bougeait dans tout les sens, c’était la première fois que j’utilisais vraiment un vrai boitier (comparé à mes caméras au poing) et bien sur sans steady cam ou quoi que ce soit pour stabiliser !

En gros on s’éclate sur les clips, tout est bien taffé en amont, comme ça sur le moment on peut rajouter ce que l’on veut, des délires des blagues ou des idées. C’est la famille. Pour L’Amour on a loué un Van, on passait plus de temps à essayer les chaînes pour la neige que pour tourner le clip ! Bon, j’exagère mais on est arrivé le premier weekend et il tombait de la neige vénère, mon pote Joris (Picaszo) s’est mis quelques bons jus de conduite sur le verglas en plus des falaises ah ah. J’aime énormément notre équipe, on galère de ouf parfois mais c’est que de la débrouillardise qui régale. Que du Love en fait.

En vérité c’est quoi ton domaine de prédilection ? Musique ou vidéo ?

J’ai commencé la musique assez tôt au collège, puis j’en faisais vachement plus au lycée, j’avais un groupe de rock garage sur Bordeaux qui s’appelait les Wild Cactus. Après j’ai fait des études d’architecture que j’ai terminé il y a deux ans. Ça m’arrivait en école de sortir ma caméra pendant des projets et faire des petites vidéos tu vois, c’était genre une cam’ année 2000 mais ça faisait le taff. Du coup j’ai mis la musique de côté, j’avais l’appartement, les potes, les sorties et les filles. Et en passant mon diplôme je savais déjà que ça ne deviendrait pas mon taff. En soit les études était incroyables, j’étais super libre au niveau de la création. Je ne serais pas comme je suis sans ces années, elles m’ont formé et ont développé ma liberté. Puis j’ai eu un an de césure, et au lieu de voyager ou autre, je me suis dis que j’allais me remettre à faire du son. Et au final, la vidéo et la musique se sont liés.

Comment en es-tu venu à devenir Insomni Club ?

Le nom Insomni Club est arrivé quelques temps avant la fin de mes études. C’est quelque chose de vraiment personnel, je n’aime pas dire d’où ça vient mais ça ne veut pas forcément dire que c’est quelque chose d’incroyable tu vois, c’est mon truc tout simplement. Insomni Club c’est la partie de moi créative. Il y a mon moi avec mon nom réel, ça c’est pour mes copains, ma famille, ou toi qui voit mon visage. Et à côté Insomni Club c’est ce besoin de m’exprimer, de sensibilité, de partager ce que il y a en moi. Mon taff c’est du sentiment, que ça soit en musique ou en vidéo. Après l’archi j’avais une guitare et un petit clavier, puis j’ai acheté un clavier midi, une carte son, des enceintes et là c’est parti quoi ! De là j’ai commencé à poser ma voix sur mon premier Ep Lamentation, c’était compliqué de la trouver, je la cherche toujours d’ailleurs, mais comme un instrument ça se bosse. Aujourd’hui je prend vraiment plaisir à chanter ! »

C’est une forme d’exutoire en quelque sorte ?

Je pense que de manière générale je suis quelqu’un de sentimental, j’ai envie de retranscrire ces sentiments matériellement (en vidéo ou musique) et pouvoir partager ma sensibilité. Tout ça à la base c’est pour moi, c’est hyper personnel, je suis dans ma petite bulle, j’écris mes morceaux et ça me fait du bien. Les retours sont assez vrais, sur qui je suis, ma personne en général. Ce que j’aime ce sont les gens qui sont humbles, qui ont des sentiments hyper naturels tu vois, un peu naïfs, qui sont honnêtes et j’essaie de mettre ça en musique et dans mes lives. Rester modeste et authentique. La vérité c’est très très important pour moi. Et la famille !

Au niveau de tes scènes comment ça se passe ?

J’ai un souvenir de ma première scène en Allemagne dans un festival perdu mec, au fin fond de la pampa dans le nord, un pote m’avait invité à jouer là-bas et j’étais le seul mec qui chantait et jouait d’un instrument, il n’y avait que de la techno ! On était trois cent, que des allemands en mode teknivaliers, je suis arrivé là, c’était trop bien. Ce qui marche bien, et ça m’est arrivé plusieurs fois, c’est que l’on m’appelle souvent pour jouer sur des scènes avant des Djs, et il y a le côté un peu club, ça fait l’introduction et ça marche trop bien tu vois.

J’ai joué à Paris avec La Mamie’s, un collectif qui organise des soirées en mode Les Vivres de L’Art mais en mode un petit peu plus fat tu vois, les teufs commencent à 14h00 et finissent à minuit. Je devais passer justement à 14h00, sauf que le groupe qui jouait après moi a pris du retard sur ses balances et ils ont finalement du jouer à ma place, je me suis retrouvé à jouer à 20h00 devant mille personnes prêtent à faire la teuf en mode techno et se percher ! Et moi j’étais là avec les tracks de mon dernier EP Envie, et au final ça a super bien marché.

Le live devient vraiment très important pour moi. C’est là que l’échange se fait et que je peux montrer/partager qui je suis. C’est à chaque fois un défi, un jeux, une thérapie, un baiser, c’est tout en fait !!! c’est la vie ! J’aime beaucoup trop ça !!!!

On te revoit où et quand ?

Et beh je jouerai à La Maroquinerie le 5 avril en avant première du frère Miel de Montagne !

JAH BLESS !

Les deux nouveaux clips rétroactifs de Vladigital

dans Les nouvelles/MUSIQUE/Sélecta

L’artiste bordelais Vladigital, membre actif de l’écurie locale Dumbhill Records sort tour à tour deux nouveaux clips futuristes et rétroactifs en février : découverte.

Bien que Michel Berger soit un intemporel, Vladigital a décidé d’en faire quelque chose dans l’ère du temps, limite futuriste. DJ et producteur bordelais aux influences variées et éclectiques, Vladigital est aussi membre du groupe rapocalyptique L’Armée des Morts. Aujourd’hui produit par le label bordelais Dumbhill Records, il se lance dans un projet plutôt personnel.

« Dumbhill est un label de musique rétroactive. La musique est rétroactive quand on la diffuse en différé, pour exister maintenant ou demain sous des aspects inattendus, inintéressants ou radioactifs. Dumbhill est aussi un label de musique radioactive, une musique qui pourrait être radio-diffusée si seulement elle n’était pas aussi instable ou nocive.» 

En 2016, il crée Undercover, un projet de 6 reprises de ses vieux tubes préférés pop dance internationaux et français des fameuses années 80 et 90, ayant pour motivation de séduire la fille qui lui plaît alors qu’il ignore ses goûts musicaux. En s’amusant à donner à ces sons une énergie emo/cloud plus contemporaine, cette fille est séduite par Undercover mais Vlad restera dans la friendzone… En seulement 3 mois, il parvient à enregistrer les 6 reprises présentes dans son mini album. Parmi elles, les reprises un peu bizarres de « Paradis blanc » dont le clip est sorti début février et « Fade to Grey » en featuring avec Lara Massaï, à découvrir ci-dessous.

2019 : la saison très cool de Night Cool

dans Annonces/ÉVÉNEMENTS/Les nouvelles/MUSIQUE

Malgré une année précédente chargée en concerts et festivals, Night Cool ne s’arrête plus de nous surprendre et promet une année 2019 toute aussi qualitative, pour notre plus grand plaisir.

Night Cool. Il se peut que ce nom ne vous dise rien, mais si vous vous demandez à qui la scène locale doit la présence d’artistes de renom, la réponse est sous vos yeux. Derrière ces programmations du feu de Dieu se cache un passionné, François-Xavier Levieux, fondateur de Night Cool production. Suite à une année 2018 plutôt riche (on pèse nos mots), Night Cool ne se retient pas de continuer à nous balancer un programme des plus détonants. On les retrouvera notamment sur l’ancien ferry préféré des bordelais, l’Iboat, leur lieu de prédilection.

En ce mois de février, le bateau le plus côté des quais accueille l’électrique Yarol Poupaud, aussi ancien guitariste de notre Johnny, ainsi que l’américain excentrique de 20 ans Gus Dapperton le 11 février. Encore et toujours à l’Iboat, c’est l’artiste pluridisciplinaire Johan Papaconstantino qui se produira le 25 avril, avant d’attendre le 18 mai où Night Cool et l’Iboat présenteront Miel de Montagne, auteur de « Pourquoi pas » avec qui Le Type avait eu la chance de s’entretenir quelques minutes à l’occasion de l’édition 2018 du festival Vie Sauvage. Night Cool participera également à la programmation du festival Jalles House Rock à Saint-Médard-en-Jalles dès le 5 juillet et, bien évidemment, au festival Vie Sauvage.

Le festival se déroulera cette année du 14 juin au 16 juin dans la citadelle de Bourg-sur-Gironde et frappe une nouvelle fois très fort. Après avoir ramené Rejjie Snow, Tommy Cash, Miel de Montagne, Yuksek ou encore Étienne de Crécy l’année dernière, les premiers noms de 2019 sont arrivés : le fascinant Flavien Berger et Marc Rebillet, ancien bedroom producer qui a visiblement pas mal percé. Des noms très prometteurs donc…

Compil Banzaï Lab #10 : amour pour la musique indé

dans Les nouvelles/MUSIQUE

À l’occasion de la dixième édition de ses compilations annuelles, Banzaï Lab en balance trois d’un coup pour un total de 28 titres ! Gagne la tienne (en numérique) à la fin de l’article.

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Persepolis, they can’t control : nouveau clip

dans Les nouvelles/MUSIQUE

Le duo montois Persepolis revient avec son deuxième EP Temptation Part I&II le 9 février. Un premier extrait est disponible avec le clip sombre et explosif de « Can’t Control ».
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Cinq raisons d’aller à Trente Trente

dans Annonces/ART ET CRÉATION/ÉVÉNEMENTS

On vous en parlait récemment, Trente Trente revient en Nouvelle Aquitaine du 18 au 31 janvier pour une seizième édition qui s’annonce riche. Par la mise en avant de disciplines artistiques très variées, le festival affirme sa singularité, autant sur le fond que sur la forme avec des créations courtes (une trentaine de minutes) présentées tout au long de la manifestation culturelle. Protéiforme, Trente Trente entend casser les cadres préétablis pour ouvrir les horizons de son public. Pour y voir plus clair, on a sélectionné cinq raisons pour lesquelles il faut absolument se rendre à l’événement. Lire plus

SoliFest, la fête locale autrement

dans ART ET CRÉATION/ÉVÉNEMENTS/MUSIQUE/Reportages

« Village éphémère », le SoliFest est un festival qui fait la part belle à la scène locale. Basée à Bordeaux, l’équipe met en œuvre plusieurs OFF dans différents lieux de la région afin de créer des synergies sur le territoire et renforcer l’identité de son concept. La première étape de cette séquence a pris place dans un lieu artistique emblématique de la capitale Gironde ; Les Vivres de l’Art. Une fête réussie et surtout singulière par les formats et les propositions qu’on a pu y voir, avec notamment des performances de danse qui ont accompagné les dj sets des différents collectifs, à commencer par Musart Concept Label qui pilotait l’événement. Une démarche à suivre de près et dont on vous propose quelques moments captés en décembre dernier.
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Odezenne, comme à la maison !

dans ÉVÉNEMENTS/MUSIQUE/Reportages

Actif depuis 2007, Odezenne s’est fait une place de choix dans le monde musical hexagonal. Originaire de Bordeaux, le groupe n’a jamais été adepte des techniques conventionnelles, notamment lorsqu’ils se sont fait connaître. Ils ont en effet su tirer profit du développement d’internet pour sortir du lot et programmer leurs premières tournées, faisant d’eux un groupe différent des autres, avec son lot d’interrogations. Jeudi 20 décembre, lors de la tournée suite à la sortie de Bakara, leur dernier album, le groupe se produisait à la salle des fêtes de Grand Parc, fraîchement rénovée et ré-ouverte en juin 2018. Les hostilités ont été ouvertes par Moussa Fennira qui a joué de son talent durant une heure afin de laisser le temps à Odezenne de se préparer à un spectacle qui n’aura déçu personne. Mais on vous laisse en juger par vous-même.
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Trente Trente, la création courte et engagée à l’honneur

dans Annonces/ART ET CRÉATION/ÉVÉNEMENTS

Du 18 au 31 janvier, la seizième édition du festival Trente Trente se déploiera en Nouvelle-Aquitaine. À coup de performances, workshops, concerts, expositions et installations qui mettent à l’honneur des formats courts (une trentaine de minutes) et radicaux, l’événement « propose une résistance à la pensée générale dominante » à travers des formes d’expression et des écritures nouvelles. Étalé dans le temps et sur le territoire, Trente Trente devrait bousculer plus d’un spectateur, tout en offrant à chacun un terrain de découverte foisonnant. Lire plus

Rap : Bordeaux, la rebelle endormie ?

dans Analyses/DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

Vendredi 2 novembre, 20h30, le public impatient attend le show de Jazzy Bazz au Rocher de Palmer. Les premières basses retentissent, et un troupeau déchaîné fait irruption sur la scène. C’est le WL Crew, un groupe de rap bordelais, qui a peu de temps pour chauffer et convaincre le public. C’est chose faite, la salle est en feu. Mais au fait, pouvez-vous citer un seul rappeur bordelais ? Si Orelsan réalise l’exploit de placer Caen sur la carte de France du rap, pourquoi Bordeaux, neuvième plus grande ville de France semble exclue de la discipline ? Nous avons rencontré le WL Crew dans leur studio, improvisé dans une chambre de leur colocation, afin de comprendre ces raisons qui empêchent l’éclosion de talents bordelais.  Lire plus

Une webradio à Bordeaux : Ola Radio

dans ART ET CRÉATION/DIVAGATIONS LOCALES/Médias/MUSIQUE

Bordeaux verra débarquer dans un mois sa première webradio dédiée à la culture électronique et ses acteurs : Ola Radio. Le Type a eu l’honneur de rencontrer Alice, Rémi et Tommy, les trois créateurs de cette révolution musicale et culturelle locale longtemps attendue. Lire plus

Les Typiques #10 – Les Amplitudes

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

Nouveau rendez-vous sur le webzine, avec des cartes blanches offertes à des acteurs culturels bordelais et de la région, qui viennent présenter des photos, vidéos, morceaux et autres œuvres qui composent leur univers esthétique. A travers ces « typiques », ces promoteurs, médias, lieux, restaurants, associations et autres organisations locales présentent ainsi leur identité artistique. Dixième épisode de cette série avec Les Amplitudes. Formé de 3 copains bien décidés à faire danser et bouger les lignes en ville, ce collectif navigue sur des influences différentes, « pour trois fois plus de plaisir ». Entre groove, house suintante, amour et soleil, Beby, Leyti et La Mouette nous présentent donc leur délicieux cocktail, juste avant leur soirée à l’Iboat le jeudi 13 décembre où ils invitent deux activistes des nuits bordelaises et parisiennes : Délicieuse Musique et House Of Underground.}

                                LEYTI

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Joe Cleen – Give You All I Got

« Je suis tombé un peu par hasard sur cette edit un dimanche soir ! Vague groovy qui t’envahit et crée une vraie envie de bouger et de danser. C’est l’objectif que je me fixe quand je digg des tracks. Sans vouloir nécessairement se limiter à des genres particuliers ou pointus, la volonté est surtout de faire passer une émotion joyeuse et fédératrice à partir des sélectas que l’on fait. »
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ANZU – Heartbreaker

« J’aime beaucoup l’énergie et la dynamique qu’il y a dans cette track. Petit coup de cœur en général pour le saxophone et les cuivres que l’on retrouve ici. Un plaisir à écouter, un bonheur à partager ! »

                                  BEBY

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I Need Some Money (Perdu Edit)

« Comme un petit souvenir d’été, que tu écoutes sans te prendre la tête, moment de relâche. Bien évidemment les percussions sont entraînantes c’est l’une des petites touches qui nous fait toujours tendre l’oreille. Un morceau qui me donne le sourire à chaque fois, c’est ça la musique non ? »
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Niles Cooper – Feelin’ U

« Ah le piano je pense que les gars pourront toujours le dire mais c’est peut être mon instrument préféré dans la house music, je suis tout de suite sensible quand je l’entends dans les tracks. Ce morceaux illustre parfaitement l’énergie qu’il peut apporter à nous et au public ! »

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                               La Mouette
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Bosq: Dem Know feat. Kaleta

« Depuis tout petit je fais des percussions, au fur et à mesure je me suis intéressé a tout style d’instrument et je me suis vachement retrouvé dans l’afro rythme. C’est entrainant, ça fait bouger quoi ! Ce track la c’est comme du Manu Dibango modernisé par Bosq ! Les cuivres c’est la vie ! »

KNG Edits – Damn Girl

« Je suis aussi sensible à la funk depuis tout petit, j’ai grandit avec The Commodores, The Brothers Johnson et bien d’autres ça fait partie de mes influences. Celui-là est un de mes tracks favori pour lancer le public, un sample de Gwen McCrae ça marche a tout les coups, ça groove, ça danse, ça siffle de partout c’est que du kiff de le jouer. »

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                                 Sarah

« Mes influences depuis petite sont la nature et ses courbes que j’adorais dessiner, j’ai grandi dans un environnement coloré, musical et festif. Je me suis toujours mieux exprimée par l’intermédiaire d’un crayon que par les mots. Marly Gallardo m’inspire beaucoup par exemple. Aujourd’hui, je retranscrits mon imagination dans un rendu joyeux et épuré. « L’artiste n’est que la passerelle entre rêve et réalité. » disait Pierre Paul Marchini. »
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L’Animalerie à la Salle des Fêtes du Grand Parc

dans ÉVÉNEMENTS/MUSIQUE/Reportages

Après de longues années d’absence, la Salle des Fêtes du Grand Parc de Bordeaux a donc fait son grand retour depuis quelques mois, avec déjà une belle flopée de concerts. Le lieu est forcément le bienvenu dans une ville manquant d’espaces de diffusion et de terrains d’expressions pour les différents promoteurs locaux, de plus en plus nombreux. Le 22 novembre dernier, c’est Banzaï Lab qui investissait les lieux, en convoquant des pointures du rap hexagonal : L’Animalerie, en présence du poète et technicien hors pair Lucio Bukowski, mais aussi OsTER LAPWAss, Eddy Woogy, Robse, Kalams Kalan et Baptiste. Une prestation impeccable accompagnée d’une première partie dans un délire punk très apprécié avec Droogz brigadE (Al’Tarba, Sad Vicious, Rhama le singe et Staff L’Instable.
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Un mini docu sur Andréa, figure queer locale

dans ART ET CRÉATION/DIVAGATIONS LOCALES

Dans un court-métrage documentaire réalisé par 4 élèves de l’école Eicar, on découvre Mathieu, comédien le jour et drag-queen certains soirs venus, sous l’identité d’Andréa. Un univers encore peu représenté à Bordeaux mais très bien dépeint et raconté par le protagoniste principal de ce mini film attachant et très bien réalisé.

Crédit photo : Jasmine Bannister

Self-made queen

« Normalement, une drag-queen née d’une mère. Et des drag-queen, à Bordeaux, y en a pas. Notre famille s’est créé parce qu’on avait une envie commune ; être drag-queen, se marrer avec le genre. » C’est en découvrant cet univers dans certaines soirées bordelaises que les réalisateurs d’«Andréa » ont pris la décision de consacrer leur court-documentaire à cette culture queer, à travers le portrait d’un de ses acteurs locaux. Intrigués et fascinés par les rares performances qu’ils ont la chance de découvrir dans quelques bars de la capitale girondine, les 4 cinéastes en devenir mènent leur propre recherches et tombent sur le profil de Mathieu, qu’ils vont alors questionner sur son identité.

« Sortir des sentiers battus, éclairer une génération »

Filmé entre Bordeaux et Toulouse (à la Sainte Dynamo et café Ginette notamment), le documentaire illustre également la volonté de l’équipe de « sortir des sentiers battus, d’éclairer une génération sur le thème du genre, de l’acceptation de soi » raconte Léa qui a travaillé de près sur le projet. En portant un regard plus poétique, attendrissant et humain sur ce personnage, les réalisateurs contribuent à valoriser et légitimer une culture qui souffre encore d’un manque de reconnaissance et qui fait parfois l’objet de stéréotypes marqués. Une suite de ce beau travail est d’ores et déjà envisagé : à suivre.

Explorer les Nouveaux Mondes à l’Iboat

dans Annonces/ÉVÉNEMENTS/Les nouvelles/MUSIQUE

Habitué des soirées aux programmations pointues et défricheuses, l’Iboat s’apprête à accueillir une nouvelle résidence, Nouveaux Mondes. En formant club, ces soirées proposeront une autre vision des musiques électroniques, plus ouvertes et globales, à travers des influences africaines, sud américaines ou orientales. Refusant l’étiquette trop réductrice de « world music » et désireux de casser les frontières habituelles de genres, Alix, programmateur de cette résidence, nous livre ici sa vision du prisme musical qu’il entend défendre lors de ce nouveau cycle. Pour découvrir celui-ci, rendez-vous le mercredi 31 octobre pour une première date avec Esa Williams, membre d’Ata Kak et résident sur WorldWide FM.
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Le Type : Salut Alix, tu lances une nouvelle résidence à l’Iboat à partir du 31 octobre intitulée « Nouveaux Mondes » : peux-tu nous présenter le concept ?

Alix : Salut Le Type ! En réalité, c’est un format qui existait déjà à l’IBoat, il y avait eu deux éditions et j’avais joué sur la seconde avec Awesome Tapes From Africa et Joe. C’était vraiment cool, car c’était la première fois que je faisais un set dans un club sans jouer de musique électronique. Et le concept c’est un peu ça, proposer un format club avec une programmation qui ne se limite pas à la musique électronique. Ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas de musique électronique, c’est plutôt qu’on essayera de casser les frontières habituelles pour laisser place à des influences larges. Je n’aime pas trop résumer la programmation avec le mot « world music » car c’est un peu un mot fourre tout… mais ça résume l’idée qui est d’apporter des influences africaines, sud américaines, orientales, etc. à la programmation de ce format. On aura aussi une scénographie sympa, je n’en dis pas plus.

Justement, le nom même de la résidence « Nouveaux Mondes » semble renvoyer indirectement aux « musiques du monde » (world music) dont tu parles. Une appellation assez contestée et contestable car renvoyant à un imaginaire hors-Europe un peu trop englobant. Quelle est ta vision sur cette question et sur le regain d’intérêt pour ces esthétiques, qu’on peine finalement souvent à décrire ?

Je pense que, de manière générale, les gens confondent les influences géographiques et le genre musical, ce qui entraîne cette contestation de l’utilisation du terme « musiques du monde » de façon générique. Mais la musique n’est pas toujours facile à décrire, donc on utilise les mots que l’on connaît, et que l’on comprend surtout ! Généralement, dès qu’on touche à des esthétismes musicaux spécifiques, qui ne sont pas prioritairement destinés au grand public, ça peut vite être compliqué de mettre les mots justes dessus.

Concernant la hype actuelle autour de ces genres musicaux, en soit, ils ont toujours été utilisés à des fins festives. Alors ça a du sens que dans l’univers du clubbing et de la musique électronique en général, ils soient aussi utilisés pour faire la fête. Il fallait juste quelques bons DJ qui sachent amener ces styles sur le dancefloor, pour habituer et éduquer le public. Certains médias ont joué un rôle important aussi.

Tu penses à quels médias en particulier ?

En Europe on pense bien évidement Worldwide FM la radio de Gilles Peterson, qui a proposé des résidences à tout un panel d’artistes venus des quatre coins du monde, qu’ils s’agisse de légendes vivantes ou d’artistes de la nouvelle génération. Ou encore des blogs comme Stamp the Wax ou The Ransom Note qui ont fortement participé à la promotion de cette scène mêlant de la musique aux esthétiques électroniques à des influences géographique multiples. Certains artistes ont également développé leur propre formats blogs comme Awesome Tapes From Africa ou bien Dj Okapi avec AfroSynth.
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Justement, peux-tu nous citer quelques noms d’artistes qui gravitent dans cette galaxie musicale et que tu aimerais bien voir participer à une date de « Nouveaux Mondes » ?

La liste est longue ! En live j’adore BCUC, Konono N°1, Mark Ernestus’ Ndagga Rhythm Force, Vaudou Game, Voilààà Soundsystem, Africaine 808, Femi Kuti, Ebo Taylor, ESG, Ata Kak, Pat Thomas… Pour les dj je pense à Mafalda, Dj Okapi, Sassy J, Sadar Bahar, Mr Bongo, Analog Africa, Auntie Flo, Alma Negra, Selvagem, Onsulade, Antal, Vakula, etc. Je m’arrête la !

Concernant la première date, c’est donc Esa, leader du groupe Ata Kak, qu’on retrouvera derrière les platines. Tu peux nous en dire plus sur cet artiste et pourquoi ton choix s’est orienté vers lui ?

Esa Williams, c’est un artiste que je suis depuis un bail, je l’avais découvert grâce à son premier EP d’edits sur Highlife, il y a 4 ou 5 ans. On voulait le programmer pour Bordeaux Open Air invite Londres, mais on était finalement parti sur Mafalda, donc c’était logique de penser à lui pour Nouveaux Mondes. C’est un artiste multi-casquettes, originaire de Cape Town en Afrique du Sud, vivant maintenant à Glasgow, où il a collaboré avec les artistes majeurs de la scène locale comme Auntie Flo, Jonnie et Keith de Optimo, ou bien Andrew Thomson le boss de label Huntleys + Palmers. Résident sur Worldwide FM, il sortait en 2017 un EP archi solide sur Dekmantel. Il est également aux commandes des machines et boites à rythmes sur le live ghanéen Ata Kak, remit sur le devant de la scène en 2015 grâce à une réédition sur le label de Awesome Tapes From Africa. Il est également investit dans des programmes éducatifs axés sur la musique électronique à Cuba, en Afrique orientale et en Afrique du Sud.
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Pour accueillir cette résidence, le choix de l’Iboat s’est fait naturellement ?

Alors comme je te disais, la résidence existait déjà. J’avais joué sur la seconde édition, puis Florian le programmateur club du bateau m’a proposé de m’investir davantage sur le projet, en tant que curateur. Ça fait m’a fait vraiment plaisir, car ça fait un moment qu’on bosse ensemble et j’avais envie de développer un projet à l’Iboat avec lui, donc j’ai tout de suite accepté !  L’Iboat est un lieu qui peut faire à la fois des formats club et concert, donc les possibilités artistiques sont tout de suite plus larges en terme de programmation. On peut imaginer des projets live, sans faire de concession sur l’accueil technique des groupes.

La « scène » que tu souhaites valoriser avec cette résidence est-elle représentée à Bordeaux selon toi ?

Bien sûr que cette scène est représentée ! On retrouve ce genre d’esthétisme sur la programmation de collectifs locaux comme L’Orangeade, tplt, Ciao!, Super Daronne, À l’eau, etc.  Ou encore des festivals comme Bordeaux Open Air, Hors Bord… Attention, de ce côté Bordeaux n’est pas en reste, mais selon moi il manquait un rendez-vous club récurent autour de cet univers artistique.

Au-delà des collectifs et festivals que tu cites, comment tu situes Bordeaux par rapport aux autres villes sur la carte des cultures électroniques en France ?

Objectivement, on est pas trop mal ! Paris et Lyon restent clairement les capitales de la musique électronique en France, de part le nombre de lieux, collectifs, labels, festivals, etc. qui animent les scènes locales. Mais l’été 2018 a été assez impressionnant à Bordeaux, dans le même week-end on pouvait retrouver : Chez Damier en open air avec Ciao!, Bordeaux Open Air invite New Delhi au Jardin Public, Around the World ou Good Block à la friche exploitée par L’Orangeade, la team
Baleapop invitée par tplt aux Vivres de l’art pour Le Verger, Omar S à l’IBoat pour leurs 7 ans…  J’ai hâte de voir ce que les Bordelais prévoient pour 2019 !

Pour finir, tu peux nous parler de Parade Studio, à l’origine de la très belle identité visuelle de Nouveaux Mondes ?

Alors, Parade Studio, ça fait un moment que je suis leur travail, et je n’avais jamais trouvé l’occasion de bosser avec eux. Je les ai contacté pour la résidence, on est allé boire une bière et on a tout de suit accroché musicalement, donc bosser avec eux avait du sens ! Ils font pas mal de création graphiques dans la musique : Grand Coeff, Moonrise Hill Material, More Festival, la residence Wonder au Warehouse à Nantes, Nuits de la Filature, et j’en passe ! Le mec derrière ce studio est hyperactif, il est à l’origine du blog le Tournedisque, la marque de sape Pavane, la web radio Prose, etc…  Bref c’est le début d’une belle collaboration !

Merci Alix ! Un dernier mot à ajouter ?

Allez checker l’émission de ESA sur Worldwide FM, c’est une mine d’or !
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