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Bordeaux

Cancan, l’union fait la ville

dans ART ET CRÉATION/DIVAGATIONS LOCALES/VIE DE QUARTIER

Regroupés en « collectif » (même s’ils réfutent l’appellation), les membres de Cancan développent à Bordeaux un véritable savoir-faire dans la création, la co-construction de la ville et de l’habitat. A travers une vision sociale et écologique, ainsi qu’une approche trans-disciplinaire, ce regroupement de talents divers œuvre sur différents projets dans une optique toujours inclusive.

« Tout seul on va plus vite, ensemble on va plus loin » : l’esprit Cancan

Difficile de cerner au premier abord le périmètre d’action de Cancan. Architectes ? Scénographes ? Designers ? Artistes ? Sans doute tout ça à la fois. Réunie ensemble, la vingtaine de membres qui compose ce collectif (un terme « mot-valise » galvaudé que tend à éviter Cancan) se reconnait « autour d’une approche du « penser-faire » ». Tout ça dans un modèle associatif et, surtout, « une organisation horizontale » où les notions de groupe ou de co-gouvernance prennent tout leur sens.

Cancan s’illustre concrètement à travers la conception de scénographies, d’installations urbaines, ou encore l’animation d’ateliers mobiliers voire l’aménagement d’intérieurs. Au-delà, c’est dans leur manière d’aborder leurs projets que les membres de Cancan se distinguent. En rassemblant un « grand nombre de personnes autour de [leur] bannière », l’équipe entend créer un véritable rapport de force en faveur « d’une société plus humaine, soutenable et qui inclut chacun.e dans la fabrique de la ville ».

Une vision de l’architecture et d’une ville inclusive

La dimension réflexive qui entoure Cancan est à n’en pas douter l’une de ses spécificités. Le groupe met notamment un poing d’honneur à faire respecter certains critères en vue d’accepter certains projets. Cette démarche s’illustre à travers notamment une charte interne à l’association. Celle-ci prône des notions de « durabilité, de respect de l’environnement, d’implications des acteurs… » : autant de valeurs qu’on retrouve dans la vision de l’architecture et de la ville de Cancan.

Cette vision place bien entendu au cœur de ses préoccupations les enjeux d’économie circulaire et donc écologiques. « Une fabrication écologique avec des matériaux bio-sourcés et/ou réemployés, toujours dans un élan d’auto-formation partagée où tant les membres Cancan que les commanditaires entre eux vont apprendre à chaque instant » explique un des fondateurs de l’association.

Une démarche également inclusive et d’échanges dans la conception puisque Cancan évolue autant avec des géographes que des graphistes, des architectes ou des artisans. Cette volonté se matérialise aussi par une « attention [portée] au cadre convivial, entre les différents acteurs d’un projet » comme le précise l’équipe, basée en région bordelaise. A l’échelle locale, Cancan a d’ailleurs l’opportunité d’évoluer sur un territoire disposant de structures similaires, à l’image du Bruit du Frigo ou du Bureau Baroque. Ailleurs, le collectif ETC (à Marseille) ou Encore Heureux (Paris) semble inspirer l’association.

Cancan, acteur bien ancré sur son territoire

C’est bien au plan local que Cancan définit sa zone d’action. Avec seulement 4 projets sur 55 ayant été réalisé hors-Gironde (et la totalité menés en Nouvelle-Aquitaine), l’équipe affirme son rôle d’acteur ancré sur son territoire. Ce « localisme » entre en résonance avec leur discours social et écologique. Aussi, comme l’exprime un des membres de Cancan : « notre connaissance des quartiers, des différentes zones urbaines ou périphériques que nous arpentons, des populations que nous rencontrons et des différents acteurs décisionnaires, associatifs, culturels avec qui nous collaborons est pour nous une force ! ».

Ces liens avec les acteurs du locaux se manifeste bien à travers la diversité des projets mené par Cancan. De la conception d’une scénographie pour le festival Climax ou pour les 7 ans de notre média Le Type (cf. photos), en passant par le traçage d’un parcours à travers Bordeaux (le « Fil Rouge » pour rendre un trajet écolier ludique, sur commande de la Mairie), le réaménagement participatif d’un appartement, ou encore la réalisation d’une étude sur le réemploi de matériaux de construction faisant place à l’expérimentation… les projets sont très différents et font la force de ce groupement d’acteurs.

En tant que concepteurs-constructeurs, les équipes de Cancan disposent d’ailleurs d’un grand local de fabrication situé à Villenave d’Ornon (route de Toulouse). Ce lieu leur permet d’organiser « quelques événements ponctuels comme la projection de la finale de la coupe du monde l’été dernier, un vide-grenier en janvier pour les habitants du quartier » détaille une personne du groupe. Avec la volonté d’y mettre en place « d’autres expériences festives », Cancan pourrait même renforcer son rôle de créateur de liens sur le territoire…
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Tess Parks, Mike Krol : le printemps rock de L’Astrodøme

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS

L’Astrodøme continue son beau boulot de valorisation de la scène rock garage et psychédélique au cœur de Bordeaux, dans son lieu du centre-ville. Dans les prochains jours, c’est Mike Krol (15 avril) et Tess Parks (20 avril) qui y seront conviés. Un printemps qui s’annonce sous les meilleures hospices.

Après l’organisation de la deuxième édition du Sidéral Psych Fest, l’association culturelle L’Astrodøme enchaîne les belles dates. Tour à tour, le collectif accueillera des groupes bien identifiés de la scène rock, garage et psyché tels que les grecs de Bazooka, l’américain Mike Krol ou la canadienne Tess Parks. En sus de ce beau rassemblement, un travail de valorisation de la scène locale est effectuée, à travers l’invitation de groupes de la région, à l’image de J.C.Satàn ou de Mamapsyche, « enfant caché de la scène underground française [qui] émerge des bas-fonds bordelais ». Grâce à L’Astrodøme, ces groupes peuvent côtoyer ces autres formations internationales et se connecter avec ces dernier en vue à leur tour, peut-être, de fouler d’autres villes d’Europe et au-delà. Tour d’horizon des ces artistes invités ramenés par le collectif à Bordeaux.

Mike Krol : garage power pop punk, Los Angeles

Tout droit débarqué de Californie, Mike Krol distille avec ses riffs disto et un son brut une énergie punk-rock qui sent bon les années 2000 sans pour autant regarder en arrière. Son dernier album Power Chords en est le meilleur témoin ; avec un certain talent de songwriting, le bonhomme prouve encore une fois que Los Angeles est un haut lieu de la créativité contemporaine.

Bazooka, garage punk psych, Athènes

Qui a dit que la Grèce déprimait ? Malgré un contexte socio-économique et politique complexe, la jeunesse du pays se fout bien des déterminismes et clame sa volonté de dessiner d’autres horizons à travers l’art et la culture. Groupe actif de la capitale Athènes, Bazooka pourrait bien être un porte-étendard de ce mouvement, à travers son punk tendance garage qui flirte avec des sonorités psyché. Un bon remède à la gueule de crise.

Tess Parks, neo psych pop sixties, Toronto & Londres

Originaire de la capitale canadienne, Tess Parks s’est installée à Londres, illustrant là encore l’attractivité de la capitale britannique qui malgré le Brexit continue d’accueillir (pour combien de temps ?) une belle partie de la faune psyché contemporaine. Son dernier album, sorti en 2018, est le fruit d’un travail avec Anton Newcombe (leader du Brian Jonestown Massacre) et s’inscrit parfaitement dans la veine d’une scène rock alternative et indie qui n’en finit plus de produire des sorties toujours quali.

5 films à voir au festival Musical Écran

dans ANNONCES/DIVAGATIONS LOCALES/ÉVÉNEMENTS/MUSIQUE

Bordeaux s’apprête à accueillir le festival Musical Ecran pour sa 5ème édition. Toujours organisé par Bordeaux Rock, le top départ sera donné ce dimanche 7 avril pour une semaine de projections, dj sets, et débats autour de la musique dans 6 lieux emblématiques bordelais.

Voir, écouter, comprendre

Avec plus de 5000 personnes présentes sur la précédente édition, le Musical Écran a nettement su attirer les amateurs de musique, qu’ils soient initiés ou non. Avec une large ouverture sur le monde de la musique, et posant un regard tant  sur le passé que sur le futur, nous aurons droit cette année encore à de belles surprises, une brillante sélection de projections ainsi que la présence d’Ariel Wizman comme président du Jury.

Du cinéma l’Utopia à l’institut Goethe, en passant par le Cour Mably et le café Mancuso comme terrains des soirées musicales, le festival investira des lieux forts de la ville toujours dans le but de sensibiliser le public à l’histoire de la musique, prenant en compte les dimensions sociales et géopolitiques des courants représentés. Avec 23 films programmés cette année dont 8 documentaires en compétitions et 4 soirées musicales, c’est une programmation complète qui tiendra largement ses promesses.

Notre sélection de 5 films coups de cœur

OTO NO HAKO – Lundi 8 avril – 19h00 – Cinéma Utopia

Ce documentaire franco-japonais d’un heure et quart sorti en 2018 dresse le portrait intimiste de 3 artistes de la scène musicale indépendante de Tokyo. Réalisé par Thomas Griffin et Gwilym Tonnerre, nous allons plonger dans les milieux underground de ces artistes qui lutent pour faire vivre leur art.

BLUE NOTE RECORDS : BEYOND THE NOTES – Mardi 9 avril – 21h15 – Cinéma Utopia

Comment parler de musique sans citer le plus emblématique des labels américains de jazz, Blue Note Records. Créé en 1939, le label pionner à révélé des artistes historiques tel que John Coltrane, Art Bakley, Herbie Hancock, Norah Jones ou encore Robert Glaspert. Ce documentaire de Sophie Huber retrace ce siècle dernier à travers les coulisses de la maison de disque qui fût un lieu d’expression, de liberté, d’égalité et de dialogue, valeurs encore défendues à nos jours.

A la suite de la projection, un dj set spécial Blue Note est organisé au café Mancuso avec la présence de Zimpala aux platines.

RUDEBOY : THE STORY OF TROJAN RECORDS – Mercredi 10 avril – 20h45 – Cinéma Utopia

Ce documentaire, réalisé par l’anglais  Nicolas Jack Davies, retrace l’histoire de Trojan Records, premier label à introduire les courants musicaux Jamaïcains d’après guerre comme le reggae, la dub, le ska ou le rock steady. Créé en 1968 par Lee Gopthal et Chris Blackwell, ce sont des millions d’exemplaires vendus et le succès pour des artistes comme U Roy, Lee « Scratch » Perry, les Maytals et bien d’autres. Porte étendard de cette culture née des ghettos, c’est aujourd’hui un phénomène culturel qui suscite encore et toujours la même passion.

Suite à la projection, une soirée Speciale TROJAN RECORS est organisée au Café Mancuso avec Soulful Patrol en dj set 100% vinyle. Gratuit.

 

SHUT UP AND PLAY THE PIANO  – Jeudi 11 avril – 19h00 – Cinéma Utopia

Cette séance organisée en partenariat avec le Dokfest de Munich nous présentera le pianiste virtuose Chilly Gonzales. Récompensé d’un Grammy Awards, le montréalais continue son parcours, naviguant entre classique, électronique ou même rap. A bientôt 50 ans, le pianiste extravaguant à collaboré avec des célébrités comme les Daft Punk, Feist, Drake, Katerine et bien d’autres. Ce documentaire réalisé par Philipp Jedicke nous emmènera sur les traces de l’artiste mégalomane, de son Canada natal jusqu’aux grandes salles philharmoniques du monde.

 

FROM TOILETS TO STAGES – Samedi 13 avril – 16h00 – Cinéma Utopia

En faisant le pari de nous emmener dans les coulisses d’un des plus gros festival d’Europe, Vincent Philippart et Dominique Henry, mettent en lumière la réalité d’une organisation colossale. Avec le Dour Festival, comme sujet de ce documentaire, nous explorerons la face caché de cette événement qui rassemble 50 000 festivaliers sur 5 jours, posant les questions sur la société actuelle, son évolution, dérives et excès.

Une discussion avec Vincent Philippart sera organisée à l’issue de la projection.

 

Les nuits Musical Ecran : Cour Mably

 

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Il ne vous reste plus qu’à foncer dans les salles obscures, sans oublier les pop-corn…

Soirées SAFE ZONE à Bordeaux : quand la house reprend ses droits

dans ANNONCES/DIVAGATIONS LOCALES/ÉVÉNEMENTS

Vendredi 5 Avril le Void viendra accueillir dans sa cave un nouveau format de soirées atypiques, les Safe Zone. Avec Electrocorp magazine comme lanceur de cette première résidence dédiée à la house et ses ramifications telles que le disco, il est ici question de remettre au centre la musique, le dancefloor, et surtout le plaisir. 

Comme à la maison

Tel est la philosophie de cette soirée qui affiche clairement la couleur en proposant un line up coup de poing, avec aux platines des figures locales mais pas que. Le bordelais Real J qu’on ne présente plus, fervent défenseur d’une house puriste et rétro, viendra nous faire groover méchamment, de quoi s’attendre à une sélection de qualité supérieure.

Le parisien Pierre Moritz, du label parisien Copie Blanche viendra faire tourner des galettes, et pour terminer le bordelais Scud de chez ElectroCorp qui nous promet une selecta soignée et esthétique.

Le dancefloor comme mot d’ordre

Le pari de la Safe Zone réside dans l’audace de proposer un line up sans ordre de passage, l’idée étant de ne plus se focaliser sur les djs, qui ne seront même pas visible pendant toute la soirée. Oublions donc nos disc jokey, dansons, fermons les yeux, ou fixons la boule à facette. Revenir à l’époque du Paradise Garage ? et bien pourquoi pas. Le mythique club, né dans les 70’s à New York et où officiait le célèbre Larry Levan était un temple de la piste de danse, mais aussi un espace favorisant les interactions sociales, avec un dancefloor ouvert.

Et puisque l’on parle d’interaction, oubliez vos stories Instagram, la soirée interdit l’usage des appareils photos des smartphones. Retour dans les années 70 et 80, on parle ici d’un revival, d’un bon dans le passé, d’un plaisir juvénile et d’une atmosphère qui se veut intimiste, sans culte du dj. De la house à ses sous-genres, de la deep au disco en passant par l’acid et autres pépites surprises, Safe Zone nous invite pour un voyage dans le temps, où le public sera au centre de la soirée.

Le Type vous donne donc rendez-vous ce vendredi dans la cave du Void, et on vous laisse avec un petit Megamix comme avant-goût… Let’s Dance !

  • Des places sont à gagner sur notre page Facebook, ça se passe ici.

Extérieur Nuit sur courts

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Porté par l’association étudiante Extérieur Nuit, le Festival Européen du Court-Métrage de Bordeaux s’est fait une place de choix dans le calendrier cinématographique de la ville. Cette année, du 27 au 29 mars, la vingt-deuxième édition mettra en avant à l’UGC une vingtaine de films avec le thème de la symétrie en arrière fond.

Ville de cinéma, Bordeaux peut se vanter d’accueillir un bon nombre de manifestations autour du septième art. C’est notamment le Festival International du Film Indépendant de Bordeaux, en octobre, qui a permis à la ville d’être mis sur le devant de la scène à l’échelle internationale. D’autres rendez-vous contribuent à cette dynamique, qu’il s’agisse du festival Les Tropicales (porté par le média So Film, en été) mais aussi le festival Coupé court en mai prochain dont on fêtera la vingt-deuxième édition. Organisé par l’association étudiante Extérieur Nuit (à KEDGE Business School), le Festival Européen du Court-Métrage de Bordeaux fêtera lui aussi sa vingt-deuxième bougie du 27 au 29 mars et participe lui aussi à la renommée de Bordeaux dès lors qu’on parle de cinéma.

3 lieux, 25 courts-métrages, 1200 propositions initiales : une riche édition

Le festival a pour originalité d’explorer divers lieux de la ville, de l’UGC Ciné Cité de Bordeaux (avec les projections) à Cap Sciences (avec un échange sur les effets spéciaux) en passant par la Cité du Vin (pour une Masterclass). Cet ancrage local se manifeste également à travers la compétition « production Aquitaine » qui vise à soutenir la création des acteurs du territoire. Au-delà, ce sont 25 courts-métrages qui seront présentés dans trois catégories : « officielle », « animation » et donc, « production Aquitaine ». Une sélection ayant été effectuée à partir des 1200 propositions reçues de toute l’Europe par l’équipe d’Extérieur Nuit !

Symétrie au programme

Un jury de professionnels du monde du cinéma français composé de Pablo Pauly (nommé dans la catégorie meilleur espoir masculin aux Oscars 2018), Camille Razat et Christophe Offenstein (réalisateur de « En Solitaire » et « Comment c’est loin » avec Orelsan) aura la difficile mission de récompenser les œuvres les plus abouties et qualitatives. Un jury étudiant proposera parallèlement son propre palmarès. Celui-ci s’effectuera ainsi parmi divers voyages spirituels où l’idée de symétrie et de miroir est développée sous diverses facettes, celles « d‘innovation, de diversité, d’exploration, de renouveau, de régression, d’insouciance et d’inévitables changements ». De quoi laisser présager un bon cru 2019 pour cette vingt-deuxième édition qui, encore une fois, offre à Bordeaux un rayonnement cinématographique européen et qui célèbre la jeunesse créative du continent.
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Les Vivres de l’Art : 10 ans d’utopie créatrice

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Lieu iconique de la scène artistique bordelaise, les Vivres de l’Art viennent de connaître dix années de travaux qui s’achèvent cette année. Histoire de fêter cet aboutissement, ses équipes organisent une grande fête étalée sur un weekend avec une programmation dédiée.
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Des anciens magasins des Vivres de la Marine aux Vivres de l’Art : un lieu artistique bordelais singulier et symbolique

Implanté dans le dynamique quartier de Bacalan, les Vivres de l’Art occupent une place de choix dans la tête des bordelais. Cet espace de création artistique, véritable terrain d’expérimentations et lieu événementiel a su accueillir bon nombre de manifestations au fil des années. A travers notamment des formats diurnes (avec notamment Le Verger / La Serre du collectif tplt), Les Vivres ont fait le pari de s’implanter dans un quartier pas forcément très attractif au départ, devenu depuis l’une des zones les plus fructueuses en terme de défrichage culturel, aux côtés d’autres structures comme l’Iboat ou le Garage Moderne.

Au départ de cette aventure, dix ans plus tôt, on retrouve un artiste visionnaire, amoureux de Bordeaux ; Jean-François Buisson. Celui-ci découvre ce lieu du patrimoine industriel de la ville, alors à l’abandon : les anciens magasins des Vivres de la Marine classés au Patrimoine Mondial de l’Unesco. Visionnaire, le sculpteur y façonne un bunker paysagé avec un jardin participatif, une galerie d’art, un espace de résidences artistiques et un écrin capable d’accueillir associations et collectifs du territoire souhaitant bénéficier d’un lieu de diffusion hybride. La dernière tranche des travaux vient donc de se terminer, l’occasion de célébrer ce « Domaine du Possible » où l’art peut vivre et faire vivre.

Une programmation diversifiée pour les 10 ans du lieu

Ce week-end d’anniversaire étalé se déroulera du 21 au 24 mars et sera le moment idéal pour découvrir l’aspect définitif de ces Vivres de l’Art réhabilités. Cet événement sur quatre jour sera ponctué de diverses propositions artistiques, à l’image d’un lieu qui se plaît à mêler les pratiques et décloisonner les publics. Le jeudi soir sera ainsi consacré à une inauguration en compagnie des élèves du Conservatoire de Bordeaux, suivi le lendemain par une carte blanche au collectif Santa Machete, entre sonorités africaines et sud-américaines. Une Silent Party tropicale suivra ; l’occasion de danser avec un casque sur la tête, au son des vibes de Tristão et de Dj NewBell du collectif L’Orangeade.

Le samedi, on continuera avec une exposition interactive avec les résidents des Vivres de l’Art, suivi d’un spectacle d’arts visuels. Un brunch musical viendra clôturer ce (long) week-end de fête et de déambulations artistiques idéal pour cerner l’ambiance et l’esprit d’un lieu iconique et singulier dans la vie culturelle bordelaise.

Sidéral Fest #2 : raout psyché bordelais

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Après une première édition réussie l’an dernier, le Sidéral Bordeaux Psych Fest rempile cette année et voit les choses en grand les 14, 15 et 16 mars. En investissant L’Astrodøme mais aussi la Salle Des Fêtes Bordeaux Grand-Parc et en musclant sa programmation, le festival affiche ses ambitions : devenir le rendez-vous incontournable de la région des musiques psychédéliques.

Credit photo : Julien Dupeyron

Fédé locale du trip psyché

Tout deux très actifs dans leurs villes respectives (Bordeaux et Biarritz), les deux collectifs aux commandes du Sidéral Bordeaux Psych Fest ont réussi le pari de mettre en place un beau raout psychédélique dans la capitale girondine. Comme en 2018, ces deux acteurs de la scène artistique régionale, L’Astrodøme et Musique d’Apéritif, vont permettre aux locaux de profiter d’une programmation perchée sur trois jours, dans notamment deux lieux de la ville : la toute fraîche Salle Des Fêtes Bordeaux Grand-Parc et bien sûr le QG de L’Astrodøme, qui a l’habitude d’accueillir des concerts et autres showcases d’artistes ou groupes psyché de passage dans la région. A l’heure où l’engouement pour le genre est manifeste (avec des formations comme Pond ou Tame Impala en tête de proue), il manquait en ville un rendez-vous capable de fédérer les amateurs de ces esthétiques et autres freaks adeptes de pareils trip psychédéliques. C’est donc chose faite avec ce Sidéral destiné aux aficionados de « fuzz, des boucles lancinantes, de réverbération, de découverte et d’aventure ».

Une deuxième édition qui décolle pour les nuages

Pour cette deuxième édition, les deux crews unissent leur force une nouvelle fois et proposent trois jours de fête hallucinées, avec un beau programme composé de pas moins de douze noms. Un premier showcase spécial permettra d’entamer les hostilités de douce manière le jeudi avec les belges de Phoenician Drive et les portugais glam de Big Red Panda. L’affiche de la soirée du vendredi (15 mars) résonne particulièrement bien avec les anglais de Temples, les allemands d’Odd Couple et leur surf-music délirante aux frontières du krautrock, les suédois de MaidaVale et leur transe nordique ou encore les deux groupes français Deux Boules Vanille et Kaviar Special, deux très beaux projets à ne pas louper.

Le samedi n’est pas en reste avec les ricains cultes de Radio Moscow et leur « blues-rock du XXIe siècle », ou encore Zombie Zombie, derrière lequel on retrouve le très talentueux Etienne Jaumet ; un projet qui fait savamment s’entremêler musiques électroniques et psychédéliques. Le Portugal, où la scène psyché est particulièrement bien développée, sera représentée avec Solar Corona, tandis que l’Italie nous enverra New Candys, entre rock alternatifs et vibes dark. Les toulousains de SLIFT et les allemands d’Electric Moon complèteront un plateau parfaitement équilibré qu’on a hâte de découvrir samedi 16 mars.
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L’Alternative Urbaine de Bordeaux : tourisme alternatif

dans DIVAGATIONS LOCALES/VIE DE QUARTIER

A Bordeaux, l’Alternative Urbaine propose des balades découverte dans chaque coin de Bordeaux, notamment ceux dits « populaires », faites par leurs « éclaireurs urbains ». 

À travers ce projet d’association aux objectifs plus que positifs et respectables, l’Alternative Urbaine organise des balades pédestres qui mettent en valeur le patrimoine de certaines zones dites « populaires » de la métropole bordelaise, peu fréquentées par les visiteurs comme Cenon, Bastide-Benauge ou le fameux quartier de Saint-Michel, qui permettent à ces derniers de voir la ville sous un autre œil.

C’est aussi et surtout un projet qui défend une cause touchant malheureusement un bon nombre de personnes qui se retrouvent éloignées du monde du travail pour quelconque raison. Pour assurer ces balades, l’association a donc décidé d’employer ce qu’ils appellent joliment des « éclaireurs », grâce à une convention passée avec une autre association bordelaise, ARE33, structure d’insertion par l’activité économique agréée par l’État qui s’occupe de rapprocher des personnes en difficulté professionnelle et des employeurs depuis maintenant 25 ans.

Pendant deux heures, le visiteur se voit accompagné par un ou plusieurs éclaireurs de l’Alternative urbaine dans un lieu souvent oublié, chargé d’histoires que l’on apprécie entendre. Formés durant 2 mois avant de plonger dans les métiers du patrimoine, les (futurs) éclaireurs se voient gagner une chance de faire un pas de plus vers le métier de leur choix, dans le cadre d’un parcours d’insertion socio-professionnel.

Parmi les éclaireurs, on ne retrouve pas uniquement des passionnés d’histoire ou du patrimoine bordelais : les amateurs sont les bienvenues, et tous sont accompagnés par un bénévole de l’association. Entre le visiteur et l’éclaireur, chacun y trouve son bonheur.

Un nouveau club réunit 10 collectifs de techno locaux

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Vendredi 8 mars, pas moins de dix collectifs de techno de Bordeaux unissent leur force à l’occasion de l’ouverture d’un nouveau club qui a vocation à se pérenniser : le Hangar FL. Ancienne discothèque, la réhabilitation d’un tel lieu et l’union des gens derrière cette initiative illustrent bien la vitalité de la scène électronique locale.

Du Space Opera au Hangar FL

Le Hangar FL ouvrira donc ses portes le vendredi 8 mars. Si le nom, le concept et la direction artistique sont nouveaux, le bâtiment est lui bien ancien et a déjà accueilli un certain nombre de fêtes en son sein sous le nom de Space Opera. Discothèque de la fin des années 1990 et du début des années 2000, le spot a vu passer un certain nombre d’artistes de la scène électronique de l’époque (on a notamment déterré un dj set de Miss Kittin qui y fut enregistré). Succédant au Space Opera en 2003 (et fermé en 2006), le FatKat a lui aussi été témoin de bons nombres d’événements avec des noms ayant foulé ses platines tels que Manu le Malin, The Horrorist, DJ Hell, The Hacker, David Carretta, Oscar Mulero, Angel Molina, Alexander Robotnick

Aujourd’hui c’est une nouvelle équipe qui s’empare de cet écrin situé Quai de la Souys (rive droite, non loin du Pont Saint-Jean et de la passerelle Eiffel, qui a à priori donné son nom au lieu). Le Hangar FL a l’opportunité de devenir un des spots de diffusion de référence à Bordeaux dès lors qu’il est question de techno, une esthétique musicale courtisée en ville qui cherche de plus en plus des endroits capables d’accueillir ce genre de rendez-vous. L’ouverture de ce nouveau club illustre ainsi bien cette dynamique à l’œuvre qui pousse des collectifs à réinvestir des vestiges du passé en vue d’y proposer à nouveau des soirées de qualité.

Une teuf le vendredi 8 mars qui fédère les collectifs locaux

Pour le lancement du lieu, on assiste à la réunion de 10 collectifs bordelais œuvrant sur des esthétiques techno, avec des prismes différents. Ces acteurs qui font la rave à Bordeaux depuis quelques années ont trouvé dans le Hangar FL l’occasion de se souder, signe résolument positif lorsqu’on regarde l’évolution d’une scène. « Les petits, les moyens, les grands, les légaux, les illégaux, les collectifs issus des classes populaires et ceux issus des classes aisées » : tous ont joué le jeu, indique Guillaume, membre d’un des collectifs du projet (Departed) et qui s’occupe plus précisément de cette première soirée.

On retrouvera pour cette première Forteresse, Demain Kollectiv, Microkosm, Departed, Fugitiv, We are Rave, BDB Sound, Velizion, KAM et Kobal. Une occasion suffisamment rare à Bordeaux et qui laisse présager de belles collaborations à venir dans ce nouveau lieu qui, on l’espère, saura s’ouvrir à la diversité et aux différents acteurs de la scène artistique locale.
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Insomni Club : la rencontre

dans ART ET CRÉATION/ENTRETIENS/MUSIQUE

Festival Grand Coeff, Get Wet Party à l’Iboat, première partie de Flavien Berger à la Rock School Barbey, Insomni club multiplie les apparitions et les performances. Entre musique et vidéo, le bordelais nous confie ses passions et sa philosophie. Entretien avec le musicien et aussi réalisateur des clips d’un certain Miel de Montagne

Le Type : Salut Insomni, comment vas-tu ?

Insomni Club : Ça va et toi mon frère ?

Beh écoute, la grande forme ! Comment te sens-tu au lendemain de la sortie du clip de « L’Amour » de Miel de Montagne ?

Satisfait de ouf ! J’ai commencé à écrire le scénario en décembre alors que j’étais parti trois semaine au Maroc. Milan et Joris m’ont appelé et m’ont demandé si j’étais chaud, ça m’a mis un peu le jus. C’était un peu tendu là-bas car j’étais en mode wild, sans portable etc. Pendant une semaine on s’est envoyé les pitch, c’était « L’Amour », et puis on s’est dit qu’on voulait le faire à la montagne, directement.

Du coup la montagne c’était le clin d’œil direct à l’artiste ?

Ouais en quelque sorte. Milan (Miel de Montagne) voulait le faire là-bas depuis le début. On était parti dans l’idée de faire le clip de « Pourquoi pas » à la montagne, mais finalement c’était pas le bon timing et plus celui de la plage ! Pour ce dernier clip, on voulait représenter l’amour, mais pas forcément l’amour homme-femme tu vois, c’était plutôt un amour universel. L’amour que tu peux avoir pour tes amis, quand tu es seul devant un coucher de soleil, etc… quelque chose de pur et naïf. On est parti sur plusieurs idées. Au final il a fallu un mois au total entre l’écriture, le montage et le tournage, ce qui est assez rapide.

Tu as réalisé les clips de « Pourquoi pas », « Slow pour mon chien », « Petit Garçon » et « L’Amour »As-tu rencontré des difficultés pendant tes tournages ?

Des difficultés forcément, mais en soit j’en garde de supers souvenirs car c’est avec les potes quoi. C’est toujours entre copains, le scénario est écrit seconde par seconde, mais sur le moment on improvise aussi. Le but c’est de progresser tous ensemble. Par exemple pour « Slow pour mon chien », c’était un délire de driver des petits vieux pendant leur cours de danse avec un chien-homme en plein milieu, ahah. Ils se sont pris de ouf au jeu et criaient : « Eh Gildas ! Tu veux des croquettes ?! ».

« Pourquoi pas » c’était mon premier clip, c’était un lourd défi de filmer depuis un autre bateau. D’ailleurs quand on a décidé de faire le clip, j’étais à l’Iboat avec Milan, on s’est dit « tiens on va faire du ski nautique », et c’est parti ! Il n’avait jamais fait de ski nautique, il était obligé de chanter sans entendre la musique car les moteurs faisaient trop de bruit ! Pendant ce temps ça bougeait dans tout les sens, c’était la première fois que j’utilisais vraiment un vrai boitier (comparé à mes caméras au poing) et bien sur sans steady cam ou quoi que ce soit pour stabiliser !

En gros on s’éclate sur les clips, tout est bien taffé en amont, comme ça sur le moment on peut rajouter ce que l’on veut, des délires des blagues ou des idées. C’est la famille. Pour L’Amour on a loué un Van, on passait plus de temps à essayer les chaînes pour la neige que pour tourner le clip ! Bon, j’exagère mais on est arrivé le premier weekend et il tombait de la neige vénère, mon pote Joris (Picaszo) s’est mis quelques bons jus de conduite sur le verglas en plus des falaises ah ah. J’aime énormément notre équipe, on galère de ouf parfois mais c’est que de la débrouillardise qui régale. Que du Love en fait.

En vérité c’est quoi ton domaine de prédilection ? Musique ou vidéo ?

J’ai commencé la musique assez tôt au collège, puis j’en faisais vachement plus au lycée, j’avais un groupe de rock garage sur Bordeaux qui s’appelait les Wild Cactus. Après j’ai fait des études d’architecture que j’ai terminé il y a deux ans. Ça m’arrivait en école de sortir ma caméra pendant des projets et faire des petites vidéos tu vois, c’était genre une cam’ année 2000 mais ça faisait le taff. Du coup j’ai mis la musique de côté, j’avais l’appartement, les potes, les sorties et les filles. Et en passant mon diplôme je savais déjà que ça ne deviendrait pas mon taff. En soit les études était incroyables, j’étais super libre au niveau de la création. Je ne serais pas comme je suis sans ces années, elles m’ont formé et ont développé ma liberté. Puis j’ai eu un an de césure, et au lieu de voyager ou autre, je me suis dis que j’allais me remettre à faire du son. Et au final, la vidéo et la musique se sont liés.

Comment en es-tu venu à devenir Insomni Club ?

Le nom Insomni Club est arrivé quelques temps avant la fin de mes études. C’est quelque chose de vraiment personnel, je n’aime pas dire d’où ça vient mais ça ne veut pas forcément dire que c’est quelque chose d’incroyable tu vois, c’est mon truc tout simplement. Insomni Club c’est la partie de moi créative. Il y a mon moi avec mon nom réel, ça c’est pour mes copains, ma famille, ou toi qui voit mon visage. Et à côté Insomni Club c’est ce besoin de m’exprimer, de sensibilité, de partager ce que il y a en moi. Mon taff c’est du sentiment, que ça soit en musique ou en vidéo. Après l’archi j’avais une guitare et un petit clavier, puis j’ai acheté un clavier midi, une carte son, des enceintes et là c’est parti quoi ! De là j’ai commencé à poser ma voix sur mon premier Ep Lamentation, c’était compliqué de la trouver, je la cherche toujours d’ailleurs, mais comme un instrument ça se bosse. Aujourd’hui je prend vraiment plaisir à chanter ! »

C’est une forme d’exutoire en quelque sorte ?

Je pense que de manière générale je suis quelqu’un de sentimental, j’ai envie de retranscrire ces sentiments matériellement (en vidéo ou musique) et pouvoir partager ma sensibilité. Tout ça à la base c’est pour moi, c’est hyper personnel, je suis dans ma petite bulle, j’écris mes morceaux et ça me fait du bien. Les retours sont assez vrais, sur qui je suis, ma personne en général. Ce que j’aime ce sont les gens qui sont humbles, qui ont des sentiments hyper naturels tu vois, un peu naïfs, qui sont honnêtes et j’essaie de mettre ça en musique et dans mes lives. Rester modeste et authentique. La vérité c’est très très important pour moi. Et la famille !

Au niveau de tes scènes comment ça se passe ?

J’ai un souvenir de ma première scène en Allemagne dans un festival perdu mec, au fin fond de la pampa dans le nord, un pote m’avait invité à jouer là-bas et j’étais le seul mec qui chantait et jouait d’un instrument, il n’y avait que de la techno ! On était trois cent, que des allemands en mode teknivaliers, je suis arrivé là, c’était trop bien. Ce qui marche bien, et ça m’est arrivé plusieurs fois, c’est que l’on m’appelle souvent pour jouer sur des scènes avant des Djs, et il y a le côté un peu club, ça fait l’introduction et ça marche trop bien tu vois.

J’ai joué à Paris avec La Mamie’s, un collectif qui organise des soirées en mode Les Vivres de L’Art mais en mode un petit peu plus fat tu vois, les teufs commencent à 14h00 et finissent à minuit. Je devais passer justement à 14h00, sauf que le groupe qui jouait après moi a pris du retard sur ses balances et ils ont finalement du jouer à ma place, je me suis retrouvé à jouer à 20h00 devant mille personnes prêtent à faire la teuf en mode techno et se percher ! Et moi j’étais là avec les tracks de mon dernier EP Envie, et au final ça a super bien marché.

Le live devient vraiment très important pour moi. C’est là que l’échange se fait et que je peux montrer/partager qui je suis. C’est à chaque fois un défi, un jeux, une thérapie, un baiser, c’est tout en fait !!! c’est la vie ! J’aime beaucoup trop ça !!!!

On te revoit où et quand ?

Et beh je jouerai à La Maroquinerie le 5 avril en avant première du frère Miel de Montagne !

JAH BLESS !

Les deux nouveaux clips rétroactifs de Vladigital

dans LES NOUVELLES/MUSIQUE/SÉLECTA

L’artiste bordelais Vladigital, membre actif de l’écurie locale Dumbhill Records sort tour à tour deux nouveaux clips futuristes et rétroactifs en février : découverte.

Bien que Michel Berger soit un intemporel, Vladigital a décidé d’en faire quelque chose dans l’ère du temps, limite futuriste. DJ et producteur bordelais aux influences variées et éclectiques, Vladigital est aussi membre du groupe rapocalyptique L’Armée des Morts. Aujourd’hui produit par le label bordelais Dumbhill Records, il se lance dans un projet plutôt personnel.

« Dumbhill est un label de musique rétroactive. La musique est rétroactive quand on la diffuse en différé, pour exister maintenant ou demain sous des aspects inattendus, inintéressants ou radioactifs. Dumbhill est aussi un label de musique radioactive, une musique qui pourrait être radio-diffusée si seulement elle n’était pas aussi instable ou nocive.» 

En 2016, il crée Undercover, un projet de 6 reprises de ses vieux tubes préférés pop dance internationaux et français des fameuses années 80 et 90, ayant pour motivation de séduire la fille qui lui plaît alors qu’il ignore ses goûts musicaux. En s’amusant à donner à ces sons une énergie emo/cloud plus contemporaine, cette fille est séduite par Undercover mais Vlad restera dans la friendzone… En seulement 3 mois, il parvient à enregistrer les 6 reprises présentes dans son mini album. Parmi elles, les reprises un peu bizarres de « Paradis blanc » dont le clip est sorti début février et « Fade to Grey » en featuring avec Lara Massaï, à découvrir ci-dessous.

2019 : la saison très cool de Night Cool

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS/LES NOUVELLES/MUSIQUE

Malgré une année précédente chargée en concerts et festivals, Night Cool ne s’arrête plus de nous surprendre et promet une année 2019 toute aussi qualitative, pour notre plus grand plaisir.

Night Cool. Il se peut que ce nom ne vous dise rien, mais si vous vous demandez à qui la scène locale doit la présence d’artistes de renom, la réponse est sous vos yeux. Derrière ces programmations du feu de Dieu se cache un passionné, François-Xavier Levieux, fondateur de Night Cool production. Suite à une année 2018 plutôt riche (on pèse nos mots), Night Cool ne se retient pas de continuer à nous balancer un programme des plus détonants. On les retrouvera notamment sur l’ancien ferry préféré des bordelais, l’Iboat, leur lieu de prédilection.

En ce mois de février, le bateau le plus côté des quais accueille l’électrique Yarol Poupaud, aussi ancien guitariste de notre Johnny, ainsi que l’américain excentrique de 20 ans Gus Dapperton le 11 février. Encore et toujours à l’Iboat, c’est l’artiste pluridisciplinaire Johan Papaconstantino qui se produira le 25 avril, avant d’attendre le 18 mai où Night Cool et l’Iboat présenteront Miel de Montagne, auteur de « Pourquoi pas » avec qui Le Type avait eu la chance de s’entretenir quelques minutes à l’occasion de l’édition 2018 du festival Vie Sauvage. Night Cool participera également à la programmation du festival Jalles House Rock à Saint-Médard-en-Jalles dès le 5 juillet et, bien évidemment, au festival Vie Sauvage.

Le festival se déroulera cette année du 14 juin au 16 juin dans la citadelle de Bourg-sur-Gironde et frappe une nouvelle fois très fort. Après avoir ramené Rejjie Snow, Tommy Cash, Miel de Montagne, Yuksek ou encore Étienne de Crécy l’année dernière, les premiers noms de 2019 sont arrivés : le fascinant Flavien Berger et Marc Rebillet, ancien bedroom producer qui a visiblement pas mal percé. Des noms très prometteurs donc…

Compil Banzaï Lab #10 : amour pour la musique indé

dans LES NOUVELLES/MUSIQUE

À l’occasion de la dixième édition de ses compilations annuelles, Banzaï Lab en balance trois d’un coup pour un total de 28 titres ! Gagne la tienne (en numérique) à la fin de l’article.

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Persepolis, they can’t control : nouveau clip

dans LES NOUVELLES/MUSIQUE

Le duo montois Persepolis revient avec son deuxième EP Temptation Part I&II le 9 février. Un premier extrait est disponible avec le clip sombre et explosif de « Can’t Control ».
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Cinq raisons d’aller à Trente Trente

dans ANNONCES/ART ET CRÉATION/ÉVÉNEMENTS

On vous en parlait récemment, Trente Trente revient en Nouvelle Aquitaine du 18 au 31 janvier pour une seizième édition qui s’annonce riche. Par la mise en avant de disciplines artistiques très variées, le festival affirme sa singularité, autant sur le fond que sur la forme avec des créations courtes (une trentaine de minutes) présentées tout au long de la manifestation culturelle. Protéiforme, Trente Trente entend casser les cadres préétablis pour ouvrir les horizons de son public. Pour y voir plus clair, on a sélectionné cinq raisons pour lesquelles il faut absolument se rendre à l’événement. Lire plus

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