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Bordeaux

Festival Bordeaux Rock : 16ème édition aventureuse & curieuse

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS/MUSIQUE
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Le plus grand festival rock de Bordeaux revient cette semaine pour sa seizième année consécutive du 22 au 25 janvier. Quatre jours de programmation aux quatre coins de la ville, entre conférences, projections et concerts, avec des groupes locaux bien évidemment mais aussi internationaux. 

Crédit photo : Noirset, groupe bordelais, par Clara Guizard

Rock your city !

Cette seizième édition débutera ce mercredi soir dès 18h30 avec pour ouverture une conférence intitulée « La génération post punk et new wave », orchestrée par Christophe Brault à la Salle des fêtes du Grand Parc, suivie de la projection d’un documentaire sur l’emblématique groupe Joy Division à 20h00.

C’est ce jeudi que les hostilités live commenceront, avec l’incontournable Rock en ville. Pour ce cru 2020 ce sont 7 lieux et une vingtaine de groupes qui investiront la ville, entre garage punk, darkwave, indie rock, french pop ou encore rock psychédélique. Du Void à La Voûte, en passant par La Tencha ou l’Astrodøme, c’est un véritable marathon auditif et visuel qui attend les festivaliers, de quoi transpirer et taper du pied de 19h30 à 1h00 du mat’.

Le Grand Parc comme QG

Nitzer Ebb

On connait tous plus ou moins la légendaire Salle Des Fêtes du Grand Parc de Bordeaux. Celle-ci qui avait fermé pendant de longues années après avoir accueillie en son sein masse de groupes, bordelais comme internationaux. Bordeaux Rock ne s’arrête donc pas à sa programmation locale et nous propose deux soirées et six groupes dans les vieux murs, avec pour le vendredi :

Les anglais de Nitzer Ebb et leur EBM incisif mené par Douglas McCarthy, le post punk de Frustration, groupe phare du label français Born Bad Records, suivi du duo franco-italien Succhiamo qui viendra embraser la salle de son EBM /synthpunk guidé par la voix de la chanteuse de JC Satan, rien que ça.

RENDEZ-VOUS

Le samedi, ça sera autour des british de RIDE pour leur unique date en France, de quoi (re)découvrir leur shoegaze made in outre-Manche et surtout made in 90’s. Enfant terrible du post punk, RENDEZ-VOUS nous propose de les rejoindre pour une transe endiablée, après un passage mémorable au Void il y a trois ans de cela. Les Bordelais de Cosmopaark viennent clôturer ce samedi de concert avec leur noisy-pop qui décapera les murs, et nos oreilles.

Un closing électronique

Romare

C’est dans la cale de l’IBOAT que viendra se terminer cette 16ème édition riche en tête d’affiches et découvertes, et c’est un beau pari que d’inviter un digne représentant de l’écurie anglaise Ninja Tune, j’ai nommé Romare. Avec son électronique teintée à la fois de house, funk, ou encore de sonorités africaines, c’est un orfèvre qui fera groover le bateau et ses matelots. Il sera suivi de l’autrichien Demuja, venu de chez Nervous Records qui nous balancera de bonnes galettes deep-house et lo-fi…
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  • Pour en savoir plus sur la billetterie et les infos pratiques, ça se passe ici !

RIGO (SUPER Daronne) livre un podcast pour Scene city

dans MUSIQUE/SÉLECTA

Co-fondateur du collectif SUPER Daronne, RIGO jouera le vendredi 17 janvier au Hangar FL dans le cadre du lancement de la résidence de tplt dans ce haut lieu de la fête bordelaise. Pour l’occasion, Jérôme de son vrai prénom livre pour notre plateforme Scene city un podcast d’une heure, histoire de partager ses influences et son goût prononcé pour les sélections hétéroclites.

Artwork : Bureau Nuits

Depuis 3 ans, RIGO et ses compères sont aux manettes du crew SUPER Daronne qui s’est fait une place de choix au sein de la scène électronique locale. Résidents d’Ola Radio, de l’Iboat (avec des invités de marque tels que Nu Guinea, Bradley Zero, le label Kalahari Oyster Cult, Mr. Scruff…) ou membres actifs de la FIMEB : le collectif apporte une vision décomplexée et libre de la fête à Bordeaux.

Pour la plateforme de promotion des scènes locales européennes (dont Bordeaux) lancée par Le Type Scene city, RIGO signe un podcast entre house, acid, percussions et autres plaisirs breaké. Une heure en guise d’avant-goût avant sa date au Hangar FL avec Tornado Wallace le vendredi 17 janvier et la prochaine résidence de SUPER Daronne à l’Iboat le 31 janvier avec Lauer.

Mémoires en friche : l’art pour explorer le patrimoine de la région

dans DIVAGATIONS LOCALES/VIE DE QUARTIER

Mémoires en friche est un projet multiculturel mélangeant poésie, musiques électroniques et arts numériques. Mené et créé par le collectif STiMBRE, il vise à explorer des sites industriels en friches de la Nouvelle Aquitaine pour y collecter de la matière visuelle et sonore afin de créer une chanson miroir de chaque lieu.

Crédit photo : Gaëlle Chalton

Mémoires en friche

L’équipe de Mémoire en friche explore des lieux en désuétude de la nouvelle Aquitaine tel que la Grue Wellman sur les Bassins à flots, les anciennes cuisines de Charles Perrens, la Monnerie, usine de textile en Haute Vienne ou encore l’ESCAT à Bergerac. Dans ces espaces délaissés par le temps, les membres du collectif STiMBRE collectent des images, du son mais aussi des témoignages de personnes ayant fait vibrer ces lieux dans le but de créer une « chanson tableau » reflétant l’histoire de ces endroits.

Le choix des lieux s’est fait en accord avec les différents acteurs du territoire concerné, comme des partenaires culturels et des acteurs sociaux avec lesquels ils collaborent dans la médiation et la collecte des informations. L’assemblage de ces « chansons tableaux » mettant en avant entre dix et douze des sites explorés donnera naissance à un spectacle inspiré des thèmes des friches comme l’oubli, la solitude, l’espoir, l’isolement, l’attente ou la renaissance.

Mémoires en friche est un réel projet transmédias, où diverses créations se complèteront comme de l’art vidéo projeté en première partie du concert, de l’art numérique ainsi qu’un livre et un C.D pour laisser une trace et ancrer le projet dans le temps.

Crédit photo : Emma Derancy

Le collectif STiMBRE et ses acteurs

Né en 2016, STiMBRE est un collectif de musique éléctro-ambiant-industriel est composé du duo de Gaëlle Chalton, chanteuse, photographe et directrice artistique et Jo Stimbre poète, interprète et producteur. Leur musique évoque d’un côté le rock indus des Young Gods et de l’autre la noirceur électro des Massive Attack. En ce qui concerne l’écriture des titres, on peut souligner l’influence de Ferré, Thiéfaine et Baudelaire. Le groupe a enregistré son album composé de treize titres, Un sens au voyage, et évolue dans des concerts, cafés culturels et festivals. Mémoires en friche est leur tout dernier projet. Accompagné d’artistes proches, ils se déplacent ensemble dans ces friches industrielles

Bien qu’étant un duo, le collectif StIMBRE est aussi composé par d’autres acteurs majeurs comme, Julien Peraudeau, ingénieur du son qui, accompagné de Jo Stimbre écrit les textes, collecte les sons et crée la musique. Gaëlle Chalton interprète les chansons avec Jo et assure la direction artistique. Raphael Allain, pianiste trompettiste mais surtout ingénieur du son s’occupe de la mise en son.

Focus sur la Grue Wellman, reine des Bassins à flot

A 72 ans, symbole fort du patrimoine portuaire de Bordeaux, cette vieille dame trône toujours à 27 mètres au-dessus des Bassins à Flot depuis son installation en 1947. La grue Wellman, inutilisée depuis 40 ans, fait aujourd’hui l’objet d’un chantier de restauration en collaboration entre l’entreprise Adrenaline et les lycéens de la Sainte Famille Saintonge.

Crédit photo: Gaëlle Chalton

Intrigué par cette dame de fer et son histoire, le collectif STiMBRE, les jeunes du centre d’animation du quartier de Bacalan et leurs éducateurs se sont lancés dans cette première tentative de collecte de son, d’images et de mémoires. En effet, dans ce projet intergénérationnel des anciens de l’ephad Fleur de Gambetta ont pu livrer leurs témoignages et anecdotes sur la Grue Wellman à son époque d’activité.

Après avoir visité l’antre de la reine des Bassins à flot de leur propre yeux, l’équipage a pu découvrir son lot de sons inimitables lorsque muni d’un archer, ils y firent résonner des cordes de guitares préalablement fixées sur une des parois de métal. Jo, inspiré par les lieux ainsi que par les témoignages noircit son papier d’un texte énigmatique au nom familier « au ras des containers ».

Extrait du futur titre « Au ras des containers »

« Au ras des containers
Tremble une ombre chinoise,
Un glissement sous la toise
Des entrelacs de fer,
Un murmure de paroi
Secret comme un espoir,
Émoussé par le froid
Mais guidé par le phare;
Une rumeur d’oraison
Fondue dans l’arrimage,
Lestant la cargaison
D’un fantôme d’équipage.

Mais cette grue portuaire
Pourrait, depuis sa cime… »

Jo Stimbre

Interview : Jean-Luc Terrade, directeur artistique de Trente Trente

dans ART ET CRÉATION/ÉVÉNEMENTS

Du 21 janvier au 2 février 2020, la Compagnie des Marches de l’Été organisera la 17ème édition de son festival Trente Trente. Mettant sous les projecteurs les formes courtes des arts vivants, le fondateur et directeur artistique du festival, Jean-Luc Terrade tient à une programmation au croisement des disciplines. Entretien d’un homme passionné, en compagnie de Magali Starck, responsable des relations presse de l’événement.

Le Type : En tant que directeur artistique depuis sa création, quel est votre rôle dans l’organisation de Trente Trente ?

Jean-Luc Terrade : Principalement la programmation du festival, et puis tout ce qui est autour. Notamment les nombreuses actions qu’on essaie d’organiser avec des jeunes et des étudiants. Cette année on a par exemple une grosse opération avec l’école des Beaux-Arts, que j’ai confiée à Cédric Charron et Annabelle Chambon, qui sont deux danseurs de Jan Fabre. Il y a aussi des étudiants de l’école 3iS, le CIAM et la faculté ingénierie. Je travaille sur la programmation un an à l’avance !

Choisissez-vous un thème pour chaque édition ?

J-L T : Il n’y a pas de thème. Il y en a eu quelques fois, mais là ce sont simplement des formes courtes (qui ne doivent pas dépasser officiellement 30 minutes) et qui sont pluridisciplinaires. La direction artistique est tournée vers les formes très contemporaines et la performance. En plus, on va plus du côté de la danse et de la performance que du théâtre : il y a de moins en moins de texte.

Je pense que l’art est fait pour se perdre et être déstabilisé

Vous décrivez le festival comme apportant un « autre regard sur les arts de la scène ». Qu’appelez-vous un « autre regard » ?

J-L T : J’ai tendance à penser que j’ai une façon différente d’appréhender l’acte artistique que la majorité des gens. En plus de ça, c’est vrai que le public a l’habitude d’aller voir des spectacles plus ou moins formatés où ils ne vont pas se perdre. Personnellement je pense que l’art est fait pour se perdre et être déstabilisé ; sinon, si on reste dans son propre confort on ne bouge pas. Donc les propositions qu’on fait ont très peu de chances d’être vues ailleurs, surtout en région. On les voit un peu dans certains festivals comme le FAB (festival international des arts de Bordeaux Métropole).

Comment choisissez-vous les artistes invités ?

J-L T : Pour une part je les choisis tout seul. Quand je travaille avec une autre structure comme le Théâtre des Quatre saisons, Boulazac ou le CDCN , on fait une programmation en accord avec la direction de la structure.

Anthony Egéa / Cie Rêvolution

Parmi les artistes invités, y a-t-il une certaine place réservée aux artistes locaux ?

J-L T : Pas automatiquement. Cette année il y en a plus que l’année dernière mais je ne fais pas la différence. Ça peut aider pour avoir plus de financement, mais je ne veux pas être manipulé par ça. Il y a entre autres Anthony Egéales ateliers du Panoramale Collectif Tutti et ce sont presque que des créations en plus. Cette année on a d’ailleurs 10 créations sur les 30 spectacles donc c’est pas mal !

En tant que metteur en scène, est-ce que vous travaillez avec des artistes invités ?

J-L T : Cette année 2 circassiens que j’ai accompagnés artistiquement vont présenter des solos. C’est leur projet mais ils m’ont demandé de travailler avec eux. Il y a aussi un jeune chorégraphe, Patrick Haradjabu, qui m’a demandé de regarder son travail. Grâce au lieu de résidence L’Atelier des Marches qu’on a mis en place au sein de la compagnie au Bouscat, les artistes peuvent travailler et très souvent me demandent un avis. Notamment dans les compagnies régionales qui créent pendant le festival, certaines sont en résidence ici donc ça crée une proximité de travail.

Comment avez-vous eu l’idée de créer ce festival ?

J-L T : Il y a presque 20 ans, il y avait très peu de structures de diffusion ou de théâtres qui programmaient des formes courtes. Moi je m’intéressais entre autres aux pièces de Beckett, qui étaient des formes courtes. Avant, si on ne créait pas des formes de plus d’une heure, on avait peu de chances d’être programmé. Ça a quand même un peu évolué aujourd’hui de ce côté-là. Maintenant, toutes les formes sont pluridisciplinaires : un peu tous les arts se sont mélangés, alors qu’avant les arts étaient un peu plus sectoriels. Je pensais donc que c’était bien pour une soirée que le public se mélange. Maintenant, ça se mélange un peu plus mais c’est encore très très confidentiel. Je prends l’exemple de notre festival : je trouve qu’on est assez confidentiels sur Bordeaux. On remplit mais on ne fait que 300 personnes par soirée, ce qui est très peu.

Magali Starck :  Après, il y a aussi beaucoup de formes courtes programmées qui sont dans une « configuration public » plus intimiste. Les spectacles programmés ne sont pas forcément des spectacles qui se jouent sur des grosses scènes de 500 personnes et les lieux partenaires sont pour la plupart des lieux intermédiaires.

J-L T : Sauf au Chapiteau en hiver, où il y a un potentiel de 350 ou 400 places. Il y a des jours où c’était plein mais le Théâtre des quatre saisons c’est une grosse jauge qu’on a du mal à remplir.

Qu’est-ce que vous pensez de l’évolution de la création contemporaine dans la région ?

J-L T : Je dirais qu’il y a beaucoup d’initiatives de jeunes qui sont très intéressantes. Malheureusement ils sont largués tout seul dans la nature. Ils n’ont pas assez d’aide et d’accompagnement. Le problème est donc qu’ils s’épuisent très rapidement et que maintenant, les jeunes artistes se trouvent souvent obligés de faire des ateliers, du social, etc. pour gagner de l’argent. Cela perverti le métier qui devrait être de créer du contenu. Je trouve ça dommage mais il y a quand même des jeunes qui font des choses intéressantes. Je prends toujours l’exemple de Nicolas Meunier qui est venu travailler l’année dernière. Il court après des rendez-vous pour rencontrer des directeurs de théâtres depuis 2 ans et il n’y arrive pas. C’est à force d’en parler autour de moi depuis 1 an qu’il commence à obtenir des rendez-vous mais il va encore attendre 3 ou 4 ans avant de pouvoir présenter quelque chose, 8 ans après la création de son œuvre. Ce temps-là est très long à cause de la concurrence qui est très nombreuse !

Magali Starck : C’est aussi à cause de la prise de risque ! Les directeurs de théâtres veulent s’assurer de remplir leur salle. Donc même avec des artistes qui prennent des risques, si les programmateurs n’en prennent pas, c’est difficile…

Je veux vraiment revenir sur ce qu’on appelle l’émergence. La vraie émergence.

En ce sens, votre programmation se tourne-t-elle vers ces jeunes pour les faire sortir du lot ?

J-L T : Oui, par exemple je parlais de la compagnie des Limbes : je les ai programmés 3 ou 4 fois dans le festival il y a 15 ans. Ils ont fait la première édition. C’est ça aussi qui est bien dans ce festival : quelque part, je prends moins de risque parce que sur une soirée, il y a 3-4 spectacles ; donc si l’un ou l’autre ne plait pas, le public peut se rattraper. Par contre, il faut que je fasse attention parce que je voudrais revenir vers des gens encore méconnus, des jeunes. Dernièrement j’ai un peu perverti le festival en présentant des choses qui sont déjà un peu établies au niveau des artistes, mais je veux vraiment revenir sur ce qu’on appelle l’émergence. La vraie émergence. Quand je crois en quelqu’un de la région, quand je pense qu’il se passe quelque chose, j’essaie au maximum d’aider les gens mais le problème est que je ne peux pas tout faire !

Quel public vient voir les soirées de Trente Trente ?

J-L T : C’est très mélangé : il y a du 3eme âge, des étudiants, des jeunes. Il y a vraiment de tout.

Magali Starck : C’est vrai qu’il y a de plus en plus de jeunes sur les 3 dernières années. Ce sont surtout les journalistes nationaux qui viennent sur le festival qui l’ont constaté. Ils sont souvent étonnés de voir autant de jeunes.

J-L T : J’aimerais qu’il y ait plus de monde bien sûr ! En même temps je me plains mais c’est vrai qu’a Paris, il y a parfois moins de monde que sur le festival.

Magali Starck : Et à la fois sur certaines soirées à Bordeaux on est quasiment complet à chaque fois.

J-L T : On remplit mais je trouve qu’on ne développe pas le public, on reste sur une jauge à peu près identique depuis 4 ou 5 ans, avec un potentiel pour un spectacle de 300 personnes. Je ne vais pas me plaindre mais je trouve que dans une aussi grande ville ça pourrait être plus important… Après, c’est aussi un problème d’argent pour communiquer, pour faire connaitre l’évènement.

Magali Starck : En plus, tu proposes des spectacles qui peuvent déranger, choquer, qui ne sont pas des spectacles faciles.

Teaser – Trente Trente – 17e édition from Trente Trente on Vimeo.

Pensez-vous que les jeunes ne sont pas assez sensibilisés aux arts de la scène ?

J-L T : Certains sont très curieux, par exemple, hier j’ai rencontré 2 étudiants en première année de cinéma. Je suis resté deux heures avec eux pour parler de la direction d’acteur. Je leur ai expliqué comment j’envisageais Trente Trente et j’ai senti une curiosité incroyable qu’ils n’avaient pas à l’école, pas assez. Donc je pense qu’il y a des jeunes qui sont vraiment passionnés, intéressés et interrogatifs, donc c’est vraiment bien, surtout des gens qui veulent faire de l’art, du cinéma. Le problème, c’est que très vite, ils montent leur propre projet, ils croient qu’ils sont des comédiens très vite au bout de 3 ou 4 ans et pour une grande majorité ils ne sont pas assez curieux de ce qu’il peut se passer et des différentes manières d’appréhender le théâtre.

Magali Starck : De manière générale, il y a encore une certaine culture de l’élite, certains jeunes ne poussent pas la porte des théâtres parce qu’ils pensent que c’est réservé à une certaine classe de la population.

J-L T : Ils croient que le théâtre c’est cher mais c’est le même prix qu’une séance de cinéma. Moi si les jeunes se mettent en groupe pour Trente Trente par exemple, ils paient 8 euros. Ce n’est pas cher !

Avez-vous quelque chose à ajouter ou à préciser?

Magali Starck : On peut ajouter que sur cette édition-là, les arts circassiens sont assez mis en avant par rapport à d’autres années. C’est notamment dû au fait qu’on travaille en partenariat avec Boulazac qui est un lieu de cirque mais aussi à la soirée que l’on partage avec le Chapiteau en hiver à Bègles, que nous faisons tous les 2 ans. Il y a donc en tout une dizaine de formes circassiennes parmi la trentaine de représentations.
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tplt entame une résidence au Hangar FL avec Tornado Wallace

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS

Le collectif bordelais tplt lance une résidence au Hangar FL où il accueillera tout au long de l’année de beaux noms du circuit électronique international. Première étape le 17 janvier avec l’australien Tornado Wallace, deux de ses résidents et RIGO du crew SUPER Daronne.

Après une Boiler Room ambitieuse en septembre, une participation active au sein de la FIMEB et quelques sauteries à l’Atelier B, tplt s’apprête à inaugurer une série de plusieurs dates au sein d’un écrin qui s’est forgé en quelques mois une solide réputation auprès des noctambules bordelais : le Hangar FL.  Après l’annonce de la fin de ses populaires Verger aux Vivres de l’Art, le collectif relance donc un cycle d’événements réguliers.

Une nouvelle bienvenue quand on connaît la qualité des programmations des soirées de tplt. Cette résidence prendra place au Hangar FL, warehouse idéal pour des soirées d’envergure où, nous assure un des organisateurs, les sonorités varieront d’une date à l’autre.

L’australien Tornado Wallace aux manettes d’une vibrante première date

Pour son premier événement, tplt conviera le vendredi 17 janvier l’un des acteurs phares de la bouillonnante scène australienne : Tornardo Wallace. Originaire de Melbourne (ville récemment documentée par Resident Advisor) mais basé la plupart du temps à Berlin, le producteur et DJ avait notamment été convié à Bordeaux à l’occasion du Verger festival en 2017. Depuis une dizaine d’année, l’artiste se plaît à distiller ses vibes, que ce soit en teufs ou au fil de ses productions très soignées, toutes signées sur la crème des labels mondiaux. Lewie Day (de son vrai nom) peut en effet se targuer d’avoir sorti des EP sur des écuries telles que Second Circle (branche du très fin Music From Memory), ou encore Delusions of Grandeur, Instruments of Rapture, Sleazy Beats Recordings

En 2016, c’est son album Lonely Planet qui voit le jour, cette fois-ci sur le label de Gerd Janson, Running Back. Empreint de sonorités house, balearic et ambient, le projet illustre à merveille la patte du producteur et son goût pour les sonorités globales. Digger invétéré, c’est donc sans surprise qu’on le retrouve aux commandes de sets toujours entêtants et entraînants, à l’image de sa Boiler Room captée chez lui à Melbourne, au festival Sugar Mountain.

Le vendredi 17 janvier il se produira à coup sûr dans un Hangar FL bouillonnant, en belle compagnie d’acteurs de la scène locale. Ce sont en effet deux résidents du crew tplt récemment aperçu lors de la Boiler Room bordelaise qui se succéderont pour accompagner l’australien : Blumm et Insulaire. Pour compléter l’affiche, RIGO de l’équipe SUPER Daronne sera en charge de sélectionner ses meilleurs disques. Dôté d’une large sélection qu’on retrouve dans son bac de vinyles, ce dernier sait charmer son public, qu’il évolue au sein de son collectif ou en solo comme ce sera le cas vendredi 17 janvier. Pour l’occasion, il signe pour notre plateforme Scene city un podcast percussif et percutant qui lorgne autant sur la house que l’acid ou le breakbeat et qui laisse présager de belles choses pour la date à venir au Hangar FL.

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Soirées Icone à l’Iboat, quand les légendes montent à bord

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS

Après les soirées Legend, l’Iboat continue sa lancée avec les clubs Icone avec comme son nom l’indique, une programmation tournée vers les artistes iconiques de la scène house et techno internationale. Avec la venue ce week-end de Derrick May, un des pères fondateurs de la techno de Detroit, le bateau rassemble les générations et nous offre un véritable retour aux sources.

Purisme et nostalgie

Quoi de plus grisant que de pouvoir approcher de près les légendes qui ont forgé et donné naissance à la techno et la house ? A l’heure où ces genres sont désormais inscrits comme références musicales à part entière, avec un public qui n’a de cesse de s’agrandir, il parait indispensable de regarder en arrière et de connaitre les masterpiece qui furent les marqueurs de toute une génération.

Et il s’agit bien ici de purisme et de nostalgie. Les artistes invités par l’Iboat au sein des soirées Legend et Icone l’illustrent parfaitement. Ils appartiennent à une époque charnière, où les événements et contextes sociaux et politiques influençaient la créativité et le besoin d’expression. Détroit est l’exemple type de cette émergence, se positionnant comme berceau de la techno underground dans le début des années 90, tout comme l’Allemagne avec Berlin ou Cologne.

Robert Hood – Photo Bandcamp

Bordeaux avait déjà accueilli en son sein des grosses pointures dans la fin des années 90 et début des années 2000, à l’époque du 4 Sans et du Fat Kat (ancien Hangar FL) avec des noms emblématiques comme Paul Johnson, Jeff Mills ou Lil Louis. Il semble donc primordial de continuer à sensibiliser le public et de ravir les nostalgiques, surtout quand on sait que l’Iboat propose pour les plus de 40 ans une entrée gratuite avant minuit.

Depuis l’année dernière on compte déjà des poids lourds comme Robert Hood, membre d’Underground Resistance (UR), le dj et compositeur François K basé à New York, Kenny Dope (moitié du duo Masters at Work et officiant sur le légendaire label Strictly Rhythm), Carl Craig, ou récemment Michael Mayer, co fondateur du label allemand KOMPAKT, fondé en 1998.

La scène locale à l’honneur

Mais Bordeaux possède aussi ses orfèvres. En alliant une programmation locale, Icone soude les liens entre artistes et nous donne de belles affiches. Des jeunes collectifs aux anciens de la scène bordelaise, c’est tout le bateau qui est investi de la cale à la terrasse, comme avec Colten et Moreno du collectif Canal 113, Paolo Cortes, ou encore Junior Felip et Will Diggs.

Pour ce 27 décembre et clôturer en beauté cette année, ça sera une fois encore le local Leroy Washington que l’on ne présente plus, et qui viendra faire groover l’assemblée pour la prestigieuse venue de Derrick May. Back to 80’s avec l’un des pères fondateurs de la techno qui officiait à l’époque aux côtés de Kevin Saunderson et Juan Atkins

  • Rendez-vous à partir de 22h jusqu’à 6h pour la teuf, la billeterie c’est par ici.
Derrick May

 

Ola Radio à l’assaut du « plus grand b2b de tous les temps »

dans DIVAGATIONS LOCALES/MÉDIAS

Lancée en janvier 2019, la webradio bordelaise Ola Radio s’apprête à organiser le « plus grand b2b de tous les temps » à l’occasion de son premier anniversaire le 1er février 2020. 200 dj’s sont attendus pour battre le record pour l’instant établi à 182 artistes.

Depuis sa création, Ola Radio ne lésine pas sur les idées pour rythmer son actualité et mobiliser sa communauté grandissante à Bordeaux. De l’investissement de la Halle des Chartrons cet été en passant par une croisière ayant fait quelques vagues à la rentrée, l’équipe s’efforce de faire vivre le projet hors des murs du sous-sol du café Mancuso tout en le faisant rayonner ici à Bordeaux et ailleurs. La prochaine opé de la webradio va à coup sûr renforcer cette dimension en offrant un joli coup de projecteur à Ola avec un record à battre à inscrire au Guinness Records.

Un back-to-back record et 200 dj’s pour les 1 an de la radio

C’est en effet un back-to-back dantesque qui sera proposé le 1er février par Ola Radio avec 200 dj’s qui se succéderont aux platines, le tout livestreamé. L’actuel record est détenu par d’autres compères de Manchester qui avaient réunis 182 dj’s le 14 avril 2019 à Manchester pour 10 heures de set ! Cette fois, c’est 13 heures de performances qui seront proposées par la radio bordelaise, avec un morceau joué par chacun des artistes conviés à la fête, de 80 à 130 bpm. L’idée derrière est bien là encore de mobiliser la scène locale et les multiples collectifs qui ont trouvé depuis janvier 2019 un véritable lieu fédérateur en ville.

Cet anniversaire sera par ailleurs l’occasion de célébrer une dernière fois le lieu qui a accueilli Ola Radio : le Café Mancuso, qui vient lui de fêter ses 2 ans. À la suite de ce « plus grand b2b de tous les temps », l’équipe de la webradio (composée des deux co-fondateurs Alice, Rémi et d’autres acolytes) déménagera en effet dans un nouveau local « indépendant » et voguera ainsi vers de nouveaux horizons, histoire de continuer de soutenir la scène locale, comme la radio le fait parfaitement depuis sa création.

Memphis Plastic Field : l’irrévérence du design

dans ART ET CRÉATION

Le musée des Arts Décoratifs et du Design accueille l’exposition Memphis Plastic Field jusqu’au 5 janvier prochain. Après un passage à la Biennale d’architecture de Venise en 2018,  les 160 pièces iconiques du mouvement cohabitent dans l’ancienne prison bordelaise. Des motifs géométriques, des matériaux kitsch ou chics, asymétriques et colorés qui flirtent avec audace, humour et spontanéité.

Crédit photos : Luna Omer-Verny

Comme des jouets empilés aux imprimés colorés, le mobilier Memphis s’impose avec extravagance dans l’environnement carcéral. Sur les murs de pierre, on peut encore décrypter quelques inscriptions d’anciens prisonniers qui contrastent avec l’optimisme ambiant des objets. Un ring de boxe d’un côté, une coiffeuse de l’autre, les objets nous entraînent dans un environnement très années 80 emprunt du Pop Art et de la BD.

Un mélange d’influences

C’est un soir de décembre 1980, au rythme de la folk de Dylan et de sa chanson, « Stuck inside of Mobile with the Memphis Blues Again », qu’est né le mouvement. Memphis, c’est à la fois la culture rock’n roll d’Elvis Presley  (Memphis Tenessee), l’histoire de l’Egypte antique (Memphis était la première capitale de l’Egypte ancienne) et la fin d’une culture, en écho à la chanson de Bob Dylan. Accompagné d’une vingtaine d’artistes, Ettore Sottsass, alors âgé de 64 ans, fonde le mouvement à Milan. Deux femmes en font partie, deux bordelaises : Martine Bedun et Nathalie Du Pasquier. C’est d’ailleurs à Bordeaux, au Madd, qu’en 1983, a lieu la première exposition Memphis.

La liberté hors des normes du « bon goût »

Sans manifeste, ni théorie, Memphis est né d’un désir de spontanéité et de démocratie dans le milieu élitiste du design. Le mouvement s’éloigne de la rationalité et de la fonctionnalité jusqu’à présent au centre de la discipline pour se concentrer sur la communication visuelle à travers l’objet. Les couleurs se côtoient sans règles, les matières kitsch se marient aux matières plus chics. Le collectif cherche d’ailleurs à sortir des normes du « bon goût » de l’époque et apporte un souffle optimiste dans les intérieurs austères, pour le plus grand bonheur de collectionneurs passionnés, comme David Bowie ou Karl Lagarfeld.

40 ans plus tard, l’énergie décalée de Memphis inspire toujours autant les créateurs. On a pu retrouver la touche de Nathalie Du Pasquier chez American Apparel ou Hermès, apposant sa marque de fabrique : le mélange des styles et l’exotisme des motifs. Et il ne reste plus qu’un mois pour découvrir la poésie et l’humour de Memphis à Bordeaux !
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Avec son format Domingo, l’IBOAT conjugue dimanche avec fête

dans DIVAGATIONS LOCALES/VIE DE QUARTIER

L’IBOAT lance son nouveau format ; Domingo. Avec une petite particularité ; les festivités auront lieu le dimanche. Relativement rafraîchissant à Bordeaux, ce club dominical prolonge le temps de la fête et vise à « abolir la déprime » de fin de semaine. Premier épisode le 8 décembre avec un plateau 100 % local, et gratuit (avec invitations à retirer juste ici) !

Crédit photo : felibrilu

Quel meilleur remède à la classique déprime qui guette du dimanche ? L’IBOAT a la solution ; prolonger le week-end et investir nos après-midi dominicaux. Adepte des changements de rythmes, du défrichage de nouveaux formats et de l’extension du domaine de la fête, le club bordelais lance Domingo. Avec ce nouveau concept festif en ville, l’équipe du bateau vient combler un manque à Bordeaux, à l’heure où les événements diurnes ont largement démontré l’engouement qu’ils suscitaient.

Un premier Domingo dédié aux locaux

Le premier volet de cette fête dominicale aura lieu le dimanche 8 décembre. De 16h00 à 23h59, 3 collectifs locaux se succéderont aux platines pour faire danser les aficionados de la fête sans frontière de temps. Le crew de Bordeaux Open Air – habitué des dimanches à travers la série d’événements organisés dans les parcs bordelais tout au long de l’été – partagera le deck avec SUPER Daronne ainsi que le collectif Amplitudes.

Cette première teuf du dimanche, gratuite et dédiée aux acteurs locaux, l’IBOAT compte bien en faire un véritable rendez-vous pour le public bordelais. Le ferry n’en est d’ailleurs pas à son premier coup d’essai concernant le dimanche, puisque son équipe l’a déjà expérimenté avec concerts, marchés, propositions food et apéro.

Le dimanche, la fête est plus folle ?

Ce format dominical, d’autres clubs français l’ont déjà éprouvé. Ça a pu être le cas par exemple de l’institution parisienne (feu) Concrete. Au-delà de sa licence 24 heures qui lui avait permis de rester ouverte non-stop tout le week-end, la célèbre péniche s’était lancée et fait connaître dès 2011 grâce à ses dimanches et ses fêtes bi-mensuelles organisées de 7h00 du matin à 1h00 le lundi matin… Une expérience club appréciée des fêtards qui pouvaient l’envisager comme un after idéal pour terminer le week-end.

Mais au-delà de la dimension « after » de cette journée, c’est une toute autre expérience qui peut y être insufflée. En France, Le Sucre fait ainsi figure de pionnier sur ce terrain-là. Depuis 2013, cette institution des nuits lyonnaises propose également des événements diurnes le dimanche qui connaissent de véritables succès grâce à une programmation de poids-lourds de la musique électronique mondiale. Rien que sur le mois de novembre on a pu y voir défiler The Black Madonna, MCDE (Motor City Drum Ensemble), John Talabot, Boys Noize, Peach, Robert Hood… Le club affiche d’ailleurs régulièrement complet sur ces journées baptisées S. Society. De quoi présager de belles choses pour Bordeaux qui ne peut que voir d’un bon œil cette extension du domaine de la fête…
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La teuf La Bordelle célèbre la scène queer à Bordeaux

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS

Samedi 23 novembre, la Salle Des Fêtes Bordeaux Grand-Parc accueille la deuxième édition du Bal Queer. Derrière cette fête libre, pop et colorée, on retrouve le collectif Bordelle, activiste de la scène locale qui milite notamment pour une meilleure visibilité et représentativité des artistes queers en ville.
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La fête, objet politique ? C’est en tout cas l’une des dimensions des événements de Bordelle. Actif depuis quelques années en ville, cette réunion d’activistes entend promouvoir une autre idée de la fête, vectrice de valeur d’ouverture et de diversité. À l’heure du cloisonnement de certaines scènes, d’une forte augmentation de l’intolérance, de la multiplication des agressions transphobes (déjà plus de 330 victimes selon l’équipe Transrespect versus Transphobia Worldwide ), il est urgent de promouvoir ce genre de fêtes mixtes, inclusives et militantes.

De plus en plus de collectifs français œuvre à la mise en place de tels « safe space », à l’image par exemple des lyonnais de Plus Belle La Nuit à l’initiative des soirées à succès Garçon Sauvage au club Le Sucre. À Bordeaux, c’est donc Bordelle qui œuvre en ce sens depuis maintenant quelques années dans divers lieux de la ville. Associé à Cinémarges et à l’association Bordeaux Rock, le collectif queer a développé ses propres événements, constatant un manque à Bordeaux sur ce terrain-là. À coup de paillettes et surtout de hack « des genres, des normes, des lieux, des corps », le crew promeut et défend les cultures LGBTQI+ dans toutes leurs dimensions, tout en luttant fermement contre toute forme d’exclusion et d’intolérance.

Un bal queer festif et bienveillant

La prochaine manifestation célébrant cet état d’esprit se déroulera le samedi 23 novembre, à la Salle Des Fêtes Bordeaux Grand-Parc. La deuxième édition du Bal Queer, organisé par Bordelle, mettra la fête à l’honneur grâce à une programmation diversifiée, jouant sur plusieurs esthétiques colorées. En tête d’affiche, c’est Corine et sa disco tendance pop qui régaleront le public, quelques semaines après le passage de l’artiste à l’Olympia à Paris.

La soirée verra un certain nombre d’autres artistes se succéder, avec Gnučči, une artiste-performeuse suédo-yougoslave qui envisage sa musique comme une plateforme pour soutenir différentes causes, à l’image des raves antifascistes dont elle a l’habitude. On retrouvera par ailleurs sur le line up Nyoko Bokbae, du label Boukan Records (celui de Bamao Yende) qui considère la sape comme l’une des dimensions de leur projet et qui ont récemment joué au festival parisien Loud & Proud qui célèbre lui aussi les cultures queer.

Le co-fondateur du crew d’artistes hyper créatif House of Drama Igor Dewe sera aussi de la partie ; le performeur et chanteur devrait présenter un show bien explosif. Lolla Wesh officiera pour sa part en maîtresse de cérémonie. Véritable figure des internets, drag queen et militante LGBTQI+, l’artiste (révélée par Brain) est habituée des one-woman-show. Enfin, les performances des locaux Maison Éclose viendront agrémenter la soirée à coup d’apparitions, remplies d’amour et de bienveillance.
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Exposition Courts-Circuits, quand les œuvres d’arts se baladent en ville

dans ART ET CRÉATION
Isaac Cordal

Le 14 novembre dernier, Le Type s’est rendu au vernissage de Courts-Circuits, une exposition d’art urbain inédite menée par l’artiste Rouge aux côtés de la Fondation Desperados pour l’Art Urbain. Cette soirée a été la seule occasion de voir les œuvres dans une galerie. En effet, elles seront ensuite visibles par tous dans les rues de Bordeaux au gré des balades des 6 amateurs d’art sélectionnés pour acquérir une œuvre et s’engager à la montrer dans la rue.

Crédit photo : Non-lieux de Isaac Cordal, par Luna Omer-Verny

Courts-circuits une œuvre collaborative qui démocratise l’art urbain

C’est l’artiste bordelaise Rouge qui a pensé cette œuvre singulière et collaborative en invitant cinq autres artistes d’arts urbains internationaux. Ainsi, Madame, Manolo Mesa, Isaac CordalMatth Velvet et Rero, ont été choisis pour leur capacité à produire des œuvres d’arts variées, permettant de créer un lien avec les passants, de raconter une histoire. Tous avaient pour consigne de présenter quelque chose de “beau”. Bien que subjectif, c’est le mot utilisé par Rouge qui est convaincue que c’est cette forme de beauté, de sensualité, qui est nécessaire pour approcher le public. Le point de départ était de proposer une exposition sans lieu de présentation, revenir à la définition première de l’art urbain : art réalisé dans la rue ou dans des endroits publics, à la vue de tous.

Les artistes urbains, pour des raisons économiques, sont souvent contraints de suivre les conventions propres de l’art et de réaliser des œuvres, dites d’atelier, destinés aux expositions classiques. Rouge s’est donc demandé si ces œuvres d’atelier pouvaient être produites pour l’itinérance dans l’espace public et ainsi outrepasser les conventions établies. C’est sur cette question que Courts-Circuits est né, chahutant les codes traditionnels du monde de l’art, l’exposition cherche à rendre à la rue son art, souvent sacralisé et cantonné à des espaces clos. 

Cette œuvre collaborative et expérimentale a également pour but de montrer l’art là où il n’est pas vu, d’aller au plus proche de ceux qui n’y ont pas forcement accès. Il y a une volonté de créer du partage, du dialogue, des rencontres, de l’émotion. Sortir les œuvres dans la rue, afin qu’elles s’enrichissent de toutes ces rencontres, de tous ces regards, de leurs potentiels accidents, et qu’elles sèment un peu d’elles-mêmes tout au long de leur chemin. 

Volée pour pièces / Stolen for parts de Matth Velvet. Crédit : Luna Omer-Verny

Rouge, artiste bordelaise revendiquant l’accès de tous à la culture

En 2014, Rouge est diplômée des Beaux-Arts de Bordeaux avec les félicitations du jury qui avait déjà perçu un talent émergent. Le lieu, le milieu urbain et ses précarités avaient fait l’objet de ses recherches. Il y avait déjà un questionnement sur l’espace public et sur la question de la propriété. En sortant de ses études, elle se rend compte que le dessin et la peinture représentent un langage immédiat, qui saisissait le passant et qui permettait de nouer instantanément un dialogue avec n’importe qui dans l’espace de la ville. Un art qu’elle a commencé très tôt, qu’elle a pu travailler tout au long de sa vie pour pouvoir s’exprimer à travers le dessin et la peinture. Rouge développe des techniques multiples ; de la peinture à la linogravure en passant par le découpage, un travail d’une grande maturité pour une jeune artiste qui maîtrise avec brio plusieurs techniques et supports.

Rouge est une artiste de la ville, on retrouve dans son œuvre des visages, des corps de la mélancolie mais aussi de l’espoir, un travail très dense, difficilement qualifiable, que Rouge compare à nos vies contemporaines. Ses intuitions la mènent vers des représentations du quotidien, il y a dans ses œuvres une certaine vacuité, des passages à vide, des identités morcelées, des choses floues à l’image de nos vies. Privilégiant les ateliers, expositions, et interventions collectives, Rouge développe aujourd’hui un travail intuitif déterminé par ses conditions d’apparition dans un espace social, architectural et culturel donné. 

“Au carrefour entre la réalité économique de l’artiste et la nature gratuite et irruption de l’art urbain, j’ai imaginé Courts-Circuits : proposition où l’engagement devient valeur d’échange, où les jeux de propriétés suspendent l’œuvre hors de toute spéculation et où des œuvres d’atelier prennent la rue comme terrain de jeu.” – Rouge 

L’artiste Rouge. Crédit : Luna Omer-Verny

La Fondation Desperados pour l’art urbain, met en lumière les artistes émergents. 

C’est la Fondation Desperados pour l’Art Urbain qui mène avec Rouge cette exposition, une collaboration qui fait sens puisque Courts-Circuits fait écho aux valeurs et à l’ambition de cette fondation : rendre le street art accessible au plus grand nombre. Crée en 2018, elle articule son action autour de deux missions principales : la promotion et la diffusion de l’art urbain dans l’ensemble de la société, et le soutien à la création artistique et l’accompagnement d’artistes moins connus. 

Fondation Desperados

Ce vernissage a donc été l’occasion de remettre aux 6 amateurs sélectionnés les 6 œuvres qu’ils garderont à vie après les avoir promenées sur le pavé bordelais. Finalement, Courts-Circuits, c’est une façon d’aller vers des publics différents en « court-circuitant » les parcours classiques (galeries, musées et autres) et en instaurant un circuit court entre l’artiste et les amateurs.

BT59 : nouveau nom & programmation pour le club de Bègles

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS

Le BT59, l’un des plus anciens clubs électroniques locaux en activité, a profité de l’été pour se remettre à neuf. Nouveaux propriétaires, nouveau nom et nouvelle programmation pour le lieu : une excellente nouvelle pour les nuits bordelaises.

Crédit photo : Luna Omer-Verny

Refonte visuelle

Les habitués ne seront pas surpris : le club s’appelle désormais simplement « BT », un nom déjà adopté par les fêtards bordelais depuis longtemps. Le lieu a été racheté avant l’été, et l’équipe a mis la saison à profit pour l’améliorer. Ainsi, la décoration et l’éclairage de la salle comme de l’espace extérieur ont été revus, et un nouveau bar a également été placé à l’extérieur, utile pour réduire l’attente des fêtards au comptoir.

Un large spectre musical

Cette nouvelle identité vient bien sûr avec une nouvelle programmation qui vient piocher dans une très belle variété de courants électroniques. Après plusieurs années orientées principalement vers la bass music, la trance et la techno, le BT s’ouvre à plus d’éclectisme sans oublier ses racines, en proposant un bon équilibre entre pointures et talents émergents. Les amateurs de techno froide et puissante seront ravis de retrouver des artistes comme UVB, boss du label Body Theory. Le très productif DJ et producteur français jouera le 6 décembre prochain en compagnie de Reka, Alienata et Laura BCR. Une autre affiche à surveiller est la date qui verra Pardonnez-Nous, Glitter et le duo Sheitan Brothers se succéder aux platines.

Le club ne s’arrête pas là et élargit son offre en invitant également d’excellents selectors. Les immanquables du genre : Josey Rebelle, dont les sets imprévisibles mélangeant techno, house et breakbeat ont régalé les dancefloors des plus grands clubs du monde, ainsi que Paul Woolford/Special Request, véritable maître du DJing à la technique irréprochable ou encore Victor Ruiz, populaire producteur basé à Berlin, fort de remixes pour des mastodontes tels que Moby ou Stephan Bodzin, ainsi que de sorties chez Drumcode ou Electric Ballroom. On laisse son incroyable Boiler Room de 2018 à Dekmantel parler pour lui. D’autres artistes tels que Mila Dietrich, française elle aussi, et ses inspirations EBM/Cold Wave ont foulé le lieu.

Le BT propose aussi désormais de très bons live, et il y en a pour tous les goûts. Claro Intelecto a déjà eu l’occasion d’y apporter sa dub techno/IDM avec son nouveau live. Kosh, signé sur l’excellent label marocain Casa Voyager, proposera son electro ultra pêchue, et le trio Lyonnais J-Zbel était récemment de passage pour vous renvoyer au début des années 90 avec leur musique mélangeant gabber, old school rave et drum & bass. Vous êtes prévenus, le BT frappe fort cette année, avec des bookings variés et recherchés qui amènent une fraîcheur bienvenue sur une scène bordelaise parfois un peu étriquée.

Autres affiches à surveiller au BT : Armless Kid, OCB, Elisa Do Brasil, Mayeul…

Café Mancuso : 2 ans et un weekend anniversaire

dans ANNONCES/DIVAGATIONS LOCALES/ÉVÉNEMENTS/VIE DE QUARTIER

Le vendredi 8 et samedi 9 novembre, le célèbre café audiophile Le Mancuso soufflera ses deux bougies d’existence au sein de la capitale girondine. Deux soirées d’anniversaire où la musique sera à l’honneur, avec la présence de pointures venues d’ici et d’ailleurs. Le Type à pu s’entretenir avec Guillaume, dj et co-fondateur du café, l’occasion de faire aussi le point sur ces deux dernières années.

Une belle intégration à la vie bordelaise

En devenant le premier restaurant audiophile de France, le café Mancuso a su attiser la curiosité à la fois d’esthètes, de mélomanes mais aussi de novices, en proposant un des meilleurs système son de l’hexagone dans cette catégorie d’établissement. Ouvert en 2017 par deux passionnés de musique et de gastronomie Guillaume Taillieu et Phillipe Bonnet, et baptisé comme tel en l’honneur du new-yorkais David Mancuso, le café s’est petit à petit intégré à la rue Ravez, mouvementée par les travaux en tout genre, maintenant transformée et liftée. Difficile désormais de ne pas remarquer la belle et nouvelle terrasse inaugurée depuis cet été, et qui étend le café aux piétons. Proposant depuis deux ans une belle carte food, des plats variés et recherchés, ainsi qu’un sublime booth sonore en bois made in UK qui restitue une qualité sonore irréprochable, c’est maintenant l’une des meilleures adresse bordelaise, et même de France. Avec ses listening sessions qui débutent dès le milieu de semaine et s’étendent au weekend, c’est aussi un lieu d’expression pour diggers et fins sélecteurs, qu’il soient internationaux, français ou locaux.

Guillaume : « On voit par moment des personnes manger mais ne pas rester plus tard, traîner au café et écouter la musique. Ce que l’on veut c’est attiser la curiosité, faire découvrir tout un tas de genre musicaux qui peuvent parfois ne pas être forcément très accessibles ».

Un vrai acteur culturel local

Deux structures locales et culturelles logent au sein du café : le disquaire Le Boudoir Sonore, ainsi que la webradio Ola Radio, moteurs aussi bien de la vie du café, du quartier comme celle de la ville. C’est donc une véritable niche et un repère qui s’offre à tout fan de musique, confirmé ou en devenir. Le café devient donc un vrai lieu de découvertes et d’échanges culturels, une véritable interaction qui ne demande qu’à s’étendre.

Guillaume : « Entre le café, le Boudoire Sonore et Ola Radio, il y a une belle synergie, ça créé du passage. Autant avec la scène locale ou internationale, on sent qu’il y a une réelle passion pour la musique, c’est ce qui est important et de plus sans que cela efface le côté restaurant. »

Deux belles soirées annoncées, entre invités de marque et nouveau système son

C’est donc sur deux soirées que se déclinera cet anniversaire, et deux dancefloor. En effet le café sera divisé en deux, avec la Dancing room au rez de chaussée et dans le sous sol la Listening Room, habituellement réservé pour les soirées privées. Et la surprise ne s’arrête pas là, le café s’est offert un beau cadeau, ONKEN, tout nouveau système audiophile japonais, dévoilé pour l’occasion. Le tout couplé à deux amplificateurs à lampe, montés par les grecques de Tsakiridis Devices. De quoi nous régaler entre ambient, disco, funk, dub ou electro & more

Côté artistes, de belles invitations avec pour le vendredi :

Baron, dj et membre du collectif bordelais Crème fraîche, un fin sélecteur qui viendra ravir nos oreilles dans la Dancing Room, accompagné de Phil (co-fondateur du café sous son pseudo).

Fil rouge de ces deux soirées d’anniversaire, la venue exceptionnelle d’une figure importante de la scène Londonienne, le japonais Kay SuzukiProducteur depuis 2007, il explore une multitude de genres, allant du disco à la house, de l’ambient à la techno ou encore du jazz à la soul. Il est aussi un des membres fondateurs du Brilliant Corners dans l’est de Londres, restaurant audiophile dans lequel il officie aussi en tant que chef cuisinier. Supporté par des légendes comme Teo Parrish, David Mancuso ou Gilles Peterson, c’est une venue de prestige que s’offre le café Mancuso. Il sera suivi de Gui (Guillaume du Mancuso), pour un back to back de qualité.

Kay Suzuki

Le samedi : encore de belles choses avec Kay Suzuki qui remettra le couvert dans la Dancing Room. Coté Listening Room, deux amis du café et fins sélectionneurs de disques seront là pour faire voyager le public dans une ambiance plus délicate et immersive, Raphael Fragil, dont les apparitions se font rares (une venue en 2016 pour le Hors-Bord festival, et l’an dernier avec tplt), aux côtés de Guillaume Geneste aka Don Oscar, habitué mais surtout résident du café !

 

Raphael Fragil

Il ne vous reste plus qu’a courir au 24 Rue Ravez, start à 19h dès demain !

Infos et évènement facebook c’est par ici

Zoom sur 4 dates marquantes à venir au Hangar FL

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Le Hangar FL nous présente encore une fois un joli programme pour ces prochains jours. Depuis son ouverture en mars dernier, le Hangar FL propose une offre généreuse entre techno, hardcore, trance et bassmusic. Ce mois de novembre sera chargé et de nombreux artistes réjouiront les simples curieux comme les fins connaisseurs. De Kas:st à La Fine Equipe en passant par Paul Johnson invité par le collectif L’Orangeade, le Hangar FL promet de fameuses soirées quais de la Souys.
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F.L.O.Y.E.D, 9 NOVEMBRE

F.LO.Y.E.D, anagramme de Full Love Of Your Excitement Disorder regroupe plusieurs artistes techno et acid, Kas:st, Zadig, Antigone et Klash Point. Kas:st, ce duo français de musique techno basé à Barcelone, a sorti tout récemment son dernier album Road To Nowhere composé de huit titres. Le projet était de produire un son par mois, sur une année, afin de toujours expérimenter pour sortir leurs envies du moment.

Souhaitant faire émerger une émotion à travers leur musique Karol et Manuel produisent sans contrainte et déclarent “on n’a pas envie de faire de la techno “basique”, à savoir des tracks uniquement faits pour le club. Quand on compose, on aime vraiment que ça décrive une histoire.” Avant cela, ils avaient déjà monté leur propre maison de disques Flyance Records et composé pour d’autres labels importants comme Concrete Music avec leur EP Movement of Thought. Kas:st promet un set éclatant le 9 novembre prochain.
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MAISON CHAUDE AVEC PAUL JOHNSON, PAR L’ORANGEADE, 15 NOVEMBRE

L' »orgie musicale » proposée par L’Orangeade le 15 novembre se fera en compagnie de Paul Johnson, grosse figure de la ghetto house du Chicago underground ! Cette maison chaude promet une nuit électrique rythmée à coup de hit de house music légendaires, laissant « place à une fête libérée et libertaire ». Adepte des sauteries de la sorte, le collectif local hôte déroulera également ses propres galettes house et disco avec ses dj’s résidents jamais avares sur les portions de vibes qui régalent.
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LA FINE ÉQUIPE, 23 NOVEMBRE

La fine équipe est un groupe de quatre musiciens français, beatmakers et compositeurs de musique électro. Leurs influences hip hop et musique noire américaine toujours présentes dans leur dernier album 5th Season, sorti en avril, cohabitent toutefois avec des sons aux accents plus house et funky. Le groupe fait tomber les barrières des genres musicaux pour laisser place à leur passion commune du beatmaking.

Sur cet album, de nombreuses collaborations voient le jour, la chanteuse Modja pose sa voix sur le titre “Aurora”. Fakear est également invité sur 5th Season, un titre qui rappelle les sonorités du premier album Boulangerie sorti en 2008. Les quatre musiciens s’imposent en acteurs majeurs de la scène future-beat française et sont très attendus au Hangar FL le samedi 23 novembre.
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LA COLLECTIVE – 11 COLLECTIFS TECHNO RÉUNIS, 7 DÉCEMBRE

Deux mois après la première soirée des collectifs, le Hangar FL réinvite le meilleur des artistes techno bordelais. Toujours dans une optique de faire émerger les artistes locaux, 11 collectifs seront
présents le 7 décembre prochain avec entre autres les labels Canulera, Horizons, We are rave et Marée basse. Un line up local donc mais également familial puisque 25 heures et Stcl2m, les deux frères fondateurs du label Kobal seront de la partie et performeront en back-to-back. 25heures est un jeune bordelais, passionné de musique et ayant baigné assez tôt dans l’électro grâce à son frère ainé Stcl3m. En juin 2018 ils fondent tous les deux le label Kobal ce qui leur permettra de réaliser plusieurs prestations et d’acquérir une certaine visibilité.

Rocher de Palmer : 5 concerts à ne pas louper

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Le Rocher de Palmer de Cenon continue de nous surprendre avec un agenda bien rempli, varié et surtout musclé. Le Type s’est penché sur 5  concerts à venir prochainement, avec de belles surprises à la clé.
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Samedi 9 novembre : plateau rap 100% féminin, de Paris à Los Angeles

Le Rocher accueillera une figure importante du rap underground californien, et tout particulièrement de la cité des anges. Avec un premier album sorti en 2011, Reverie  s’est déjà intégrée il y a de nombreuses années à la scène rap indé de la côte ouest, plus précisément depuis l’âge de 17 ans. Cette jeune poète avait déjà les épaules pour porter haut l’étendard hip hop, témoignant de la dureté des quartiers, des problèmes personnels ou de la place des femmes dans le milieu de la scène rap. Il s’agit d’une artiste engagée et pacifique aux textes incisifs. Elle sortira ce 28 octobre son prochain album Where The Darkside Ends, avec son frère Louden qui la suit à la production depuis plusieurs années déjà.

Pour compléter cette soirée, ça sera la parisienne survitaminée Lean Chihiro. Avec son style inspiré de la culture geek et jap’, c’est une artiste encore une fois indépendante qui perce depuis maintenant plus d’un an, respectée par ses compères du game tel que Princess Nokia. Particularité pour cette rappeuse française, elle rappe uniquement en anglais, avec une maîtrise sans failles.

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Mercredi 13 novembre : joyeux anniversaire Archive !

Après 25 ans de carrière, le mythique groupe Londonien formé par Darius Keeler et Danny Griffiths revient avec un album rétrospectif collector et une tournée. Porte étendard du mouvement trip-hop tout comme Portishead dans les années 90, le groupe débarque en 1996 avec Londinium, emmené par la sublime voix de Roya Arab et du rappeur Rosko John. Le rapprochement avec Massive Attack semble évident mais le groupe ne s’en tient pas au trip-hop et va doucement glisser vers l’expérimental, l’ambient et le rock progressif tout au long de ces années. Après de multiples changements au sein du groupe, les diverses collaborations ainsi qu’une dizaine d’albums à son actif, Archive continue sa route, toujours chargé de cet aura spirituelle et émotionnelle, et une puissance intérieure qui lui donne encore et toujours ce statut de groupe légendaire.

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Jeudi 14 novembre : le retour de Monsieur Berger

Nous voilà peu de temps après sa tournée d’été, avec un passage non loin d’ici pour le festival vie sauvage, et Flavien Berger nous fait l’honneur de sa présence, invité par Night Cool. Un an après la sorti de Contre-temps, son troisième album qui a largement cartonné (élu notamment meilleur album de l’année par Les Inrocks), la surprise est tombée en juillet dernier avec la venue de Radio Contre-tempssorte de non-suite de son précédent album, entrecoupé de narrations en tout genre, ressemblant à un essai ou une ébauche qu’il invite à faire améliorer. Toujours plus fou, toujours plus lyrique, Flavien étonne par son approche psychédélique et profonde de la variété française et touche juste. Petit dernier du savant fou, « Deep See Blue Song« , titre faisant parti d’une BO, Deep See Blue Surrounding You/Vois Ce Bleu Profond Te Fondre composée spécialement pour l’exposition de l’artiste française Laure Prouvost, et présentée au Pavillon français de la 58e Exposition internationale d’art de la biennale de Venise. Habitué à mélanger les arts, il s’agit ici encore d’un panel de sonorités, mixture secrète bien gardée par son créateur. Bienvenue dans la matrice de Mr Berger…

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Vendredi 31 janvier : retour en 1999 avec le grand Yasiin Bey aka Mos Def

Back to 99’s. Belle époque que celle des grands du hip-hop, qu’ils viennent de la côte Ouest ou Est américaine. Mais quand il est question de ressortir un des albums les plus influents de son époque, ça ne rigole plus. Rebaptisé sous son nom musulman, Mos Def né Dante Terrell Smith et désormais Yasiin Bey, est bel et bien une légende vivante de la culture rap Us. Et il s’agit ici d’un événement tout particulier, les 20 ans de Black On Both Sidespremier album du rappeur, acteur et activiste né à Brooklyn il y a 45 ans. On y comptait déjà des featuring de poids comme Q-Tip du groupe A Tribe Called Quest ou l’incontournable Busta Rhymes. Grand défenseur de la cause noir et producteur hors pair, Yasiin Bey viendra ravir les fans de la première heure comme ceux de la dernière.

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Jeudi 17 février : Patrick Watson nous entraîne dans la vague

Le californien Patrick Watson, natif de Lancaster et désormais basé au Canada, viendra présenter son profond et bouleversant dernier album Wave, sorti le 18 octobre dernier. Composé dans une phase très dure de sa vie, le chanteur-compositeur et multi-instrumentaliste nous plonge dans un univers fragile et très touchant par sa composition et la beauté des textes. Voix connue à travers ses influences et ses collaborations (notamment sur le classique To Build A Home de The Cinematic Orchestra), nous voyageons entre pop, folk et rock tout au long de 10 sublimes titres, le tout produit sur le très bon label anglais Domino Recording (Animal Collective, Cat Power, Bob Moses, Arctic Monkeys, Jon Hopkins…).

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Infos Pratiques :

  • Agenda et billetterie du Rocher de Palmer, c’est par ici !
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