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Bordeaux Rock

5 raisons d’aller à Banzaï Land cet été

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS

Comme l’an passé, Banzaï Lab réinvestit cet été l’ancien Commissariat Casteja les vendredis, samedis et dimanches avec une programmation culturelle dédiée, féminine, pluridisciplinaire et ouverte aux plus jeunes. Cet oasis urbain est à découvrir gratuitement lors de 12 soirées pour lesquelles on a sélectionné 5 raisons de s’y rendre.
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Du commissariat à l’oasis urbain : un spot open air idéal

Ancien commissariat – symbole d’autorité par excellence, le lieu choisi par l’équipe de Banzaï Lab pour cette saison estivale est en fait particulièrement bien adapté à l’esprit du label. Au cœur de Bordeaux, cette grande cour est parfaitement propice à la découverte, au repos et à la fête en même temps. Sorte de cocon ouvert sur sa ville, le Commissariat Casteja s’apparente bel et bien à l’oasis urbain idéal où passer l’été à l’ombre et au soleil en même temps. Les organisateurs y compte bien en faire un « pays utopique où les valeurs qui ont fondé le collectif Banzaï Lab se rencontrent : solidarité, engagement culturel, créativité, convivialité, liberté. »

Une programmation féminine

Cette année, Banzaï Lab accordera une place de choix aux artistes féminines, que le collectif considère » trop souvent sous représentées dans les esthétiques musicales » qu’il défend. À savoir le hip hop ou encore les musiques électroniques, des genres dans lesquels on voit pourtant de plus en plus de représentantes de la gente féminines évoluer avec brio. Pour rendre compte de la richesse de cette partie de la scène, Banzaï Lab organisera donc des showcases, concerts ou dj set dédiés qui mettront en avant différentes actrices de la musique française ou européenne. En écho, une projection (en partenariat avec l’association Bordeaux Rock et leur festival Musical Écran) du documentaire « The Amazing Nina Simone » aura lieu, de même que celle qu’une série de documentaires autour des femmes dans le sport.

Un rendez-vous kids friendly

Non-content de proposer un rendez-vous susceptible de ravir un bon nombre de bordelais, Banzaï Land se paye le luxe de convier les bambins, à travers une programmation « kids friendly ». Des jeux seront en effet mis gratuitement à disposition des parents pour leurs enfants, et des animations seront proposées pour occuper les petits, mais aussi les plus grands. Avec entre autre des « Joué Music Sessions », de véritables « moments d’apprentissage de la musique basés sur la convivialité »

Un mot d’ordre : pluridisciplinarité

Musique, ateliers, projection… La programmation de Banzaï Land est bel et bien plurielle et très diversifiée, la rendant particulièrement attractive. En plus de tous ces concerts, dj sets, la partie artistique sera accompagnée de Street art. C’est à l’entrée du bâtiment notamment que celui-ci s’appréciera, avec le travail de l’artiste local Jonas qui a concoté une fresque de 20 mètres de long, autour du thème « Entre l’estuaire et le désert – Les Chemins de la liberté ». Cette dimension sera couplée avec de l’art visuel, proposant une véritable « expérience visuelle interactive ». Enfin, la scénographie du lieu a été complètement retravaillé par le collectif Cmd+O, (r)ajoutant une touche esthétique à l’ensemble déjà bien fournie.

Une fédération des acteurs culturels locaux

Enfin, l’événement complet proposé par Banzaï Lab est résolument tourné sur sa ville et sa région, à travers les multiples collaborations et partenariats qu’a noué le collectif avec l’ensemble des acteurs culturels locaux. Certains artistes du coin ont ainsi été convié, comme Yoüg, ou encore le Soundsystem de l’Iboat le 14 juillet. Des shops bordelais sont également mobilisés avec Jaqen qui viendra proposer une sélection de bières (de la région et au-delà) au bar lors du premier week-end. On les a cité plus haut, mais ce sont aussi d’autres structures locales telles que l’association Bordeaux Rock et son festival Musical Écran ainsi que le collectif de scénographes Cmd+O qui ont été invité à la fête pour proposer un pan de leur programmation.
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Festival Bordeaux Rock, numéro 15

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS/MUSIQUE

Du 23 au 27 janvier, le festival Bordeaux Rock investit la ville du même nom pour une quinzième édition qui met les petits plats dans les grands. En invitant artistes de renoms et talents locaux émergents, l’événement applique une recette qui a fait ses preuves et qui fait le succès d’une manifestation culturelle bordelaise devenue à bien des égards incontournable.
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Eclectype #48 – La playlist 2019 de Bordeaux Rock

dans ÉVÉNEMENTS/MUSIQUE/SÉLECTA

Rendez-vous mensuel pour découvrir de nouveaux artistes issus de la scène bordelaise tout en redécouvrant des pépites locales bien de chez nous, enfouies parfois dans les bas-fonds des internets. Sans trier, on sélectionne de manière éclectique dans cette playlist des univers parfois très différents, du rock psyché à la house en passant par le hip hop ou la musique de chambre, toujours dans une démarche de promotion de la création émergente à Bordeaux. Lire plus

Tous à la plage, Les Plages Pop reviennent

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

Pour la 7ème année consécutive la ville de Lège Cap-Ferret s’associe à l’association Bordeaux Rock pour mettre la musique pop à l’honneur dans le cadre du festival Les Plages Pop les 17 et 18 juillet. Cet événement intervient dans le cadre des « Scènes d’été en Gironde » et à cet effet quoi de mieux que ce bijou sablé qu’est le Bassin d’Arcachon, plus précisément le Canon village ?

Au programme des 17 et 18 juillet prochain, de la french pop de tous bords (de plage) retentira aux oreilles des festivaliers, ravis de pouvoir en profiter à moindre coût, l’accès à l’évènement étant gratuit.

Les festivités débuteront le mardi à 19h par un DJ-set du bordelais Fellini-Félin, l’occasion aussi de déguster un verre de vin du partenaire du festival Millesima au coucher de soleil. S’en suivra à la nuit tombée un moment tendresse, avec l’une des sensations pop de ces dernières années, la dénommée Cléa Vincent. Afin d’abimer vos espadrilles et autres chausses d’été, Les Plages Pop en appellent au groupe Pendentif avant que le félin bordelais ne clôture la première soirée.

Sauce locale, indie pop & marée basse

Le mercredi même principe on démarrera à 19h avec cette fois-ci les DJ locaux Picaszo & Boulzy, qui laisseront place à l’indie-pop des 90’s de TH da Freak que nos confrères des Inrocks qualifient de « héros slacker ». Puis c’est à Marée Basse (EP à venir) que Charline Mignot aka Vendredi sur Mer viendra nous scander sa vision édulcorée de la pop à la française. Enfin, pour mettre un terme à cette septième édition, les platines seront reprises par les locaux Picaszo & Boulzy.

Musical Écran : une quatrième édition chorale

dans DIVAGATIONS LOCALES/ÉVÉNEMENTS/MUSIQUE

Forte d’une précédente édition qui a su mobiliser le public, l’association Bordeaux Rock est de retour avec son festival Musical Écran du 1er au 8 avril. Ce festival de documentaires musicaux proposera cette année une sélection de films qui se veut riche et éclectique. Le tout se trouvera agrémentée de deux soirées à la cour Mably qui nous emmèneront de l’Orient à l’Italie. Voyons toutes les surprises que nous réserve cette nouvelle édition.
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Durant une semaine, les spectateurs seront emmenés à découvrir ou redécouvrir des genres musicaux, des artistes, des mouvements, des scènes… Les projections et les rencontres prendront places principalement au sein des murs de l’Utopia, mais aussi à la bibliothèque Mériadeck ou bien encore à l’Institut Cervantes qui accueillera l’une des deux projections en partenariat avec le festival de documentaires musicaux de San Sebastian: Dock Of The Bay.

La programmation fera écho à l’actualité mondiale à travers le prisme de la musique comme outil de revendication et d’émancipation. Bordeaux Rock nous fera sillonner la planète de la Russie aux États-Unis en passant entre autre par la Corée du Nord et le Proche-Orient. Le tout sans mettre de côté le sujet du combat des féministes et des minorités oppressées.

Des films inédits

Cette année on retrouvera des films inédits. Avec notamment l’objet cinématographique non identifié Kuso de Steven Ellison alias Flying Lotus qui s’annonce être aussi étonnant que détonnant. Aux commandes de la B.O ; Flying Lotus himself, mais aussi Aphex Twin, Kamasi Washington ou encore Thundercat. Rien que ça. Le voyage se promet autant visuel que sonore. Ce documentaire sera diffusé en double séance avec Noisey Atlanta : une histoire de la trap music. Pour ce dernier, le titre parle de lui-même. C’est au fil d’une déambulation dans Atlanta que l’on découvrira comment l’émergence de la trap music a permis à cette ville de se faire une place dans la culture populaire. Changement d’ambiance pour le film d’ouverture du festival qui sera par ailleurs aussi en compétition, Laibach : Liberation Day. Le groupe slovène qui a souvent été qualifié de fasciste a été le premier groupe occidental à être invité dans la capitale nord-coréenne, et ce film documente la venue du groupe à Pyongyang.

Teaser Festival Musical Écran 2018

▬ Cadeau pour tes yeux et tes oreilles ▬ Le teaser du Festival Musical Écran 2018 est là pour te faire saliver d'impatience ! Rejoins l'évent du festival : http://bit.ly/2tusie9Consulte la programmation : http://bit.ly/2ppiHA0Billetterie : http://bit.ly/2FLmZwuTeaser conçu par Aubérie Vantomme ⇝ https://auberievantomme.com/ ⇜

Gepostet von Musical Ecran – Festival de documentaires musicaux am Dienstag, 20. März 2018

10 films en compétions

Côté compétition, il y en aura pour tous les goûts. Dix films se disputeront le prix du jury et le prix du public. Parmi eux on retrouvera Never Stop : Une Musique Qui Résiste, un long métrage rendant hommage à la techno de Détroit et à ses grandes figures comme Derrick May, Carl Craig ou bien Jeff Mills. Ces musiciens décidèrent de s’affranchir des majors pour exprimer leur propre vision de la musique. C’est un film qui ravira les férus de musique électronique. Au même titre que Moi Gagarine d’Olga Darfy qui nous emmènera dans les rave russes dans la fin des années 90 et Manchester Keeps On Dancing qui explorera l’arrivée des courants musicaux de la « dance music » des USA en Europe via la ville de Manchester. Néanmoins si les musiques électroniques ne sont pas trop votre tasse de thé, pas de panique. D’autre domaines seront abordés. Entre autre, un documentaire sur la vie de Marianne Faithfull, un sur le groupe féminin de grunge L7 ou encore le documentaire Olancho qui raconte la vie d’un groupe de musiciens qui est contraint de se produire pour des puissants cartels de drogue.

Musical Écran la nuit

Outre les salles obscures, le festival prendra possession de la cour Mably le temps de deux soirées musicales. Le vendredi soir sera sous le signe de l’orient avec le DJ-set de Habibi Funk qui viendra les poches pleines de pépites funk orientale. Et le samedi, changement de décor, ce sera au tour de l’italo-disco de résonner entre les murs de Mably. Seront conviés pour les festivités Fabrice Desprez, un des plus grands chineur du genre en France et Jay le patron du label berlinois Private Records spécialisé dans les musiques vintages et l’italo-disco. Ces soirées seront en lien avec deux films projetés en première partie de soirée : Yallah Underground de Farid Eslam pour la première soirée et Italo Disco Legacy pour la seconde. Il est certain que pour sa quatrième édition, le festival Musical Écran est décidé a transporter son public à travers les continents et les genres musicaux au gré d’une sélection aussi pointue que diversifiée. Et cela risque de nous réserver de belles découvertes.
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  • Retrouvez la programmation complète ici et pour plus d’information c’est .

Eclectype #38 – La playlist de janvier de Bordeaux Rock

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

Rendez-vous mensuel pour découvrir de nouveaux artistes issus de la scène bordelaise tout en redécouvrant des pépites locales bien de chez nous, enfouies parfois dans les bas-fonds des internets. Sans trier, on sélectionne de manière éclectique dans cette playlist des univers parfois très différents, du rock psyché à la house en passant par le hip hop ou la musique de chambre, toujours dans une démarche de promotion de la création émergente à Bordeaux. Pour cette première playlist de 2018, c’est le Festival Bordeaux Rock qui s’y colle. Depuis ses débuts, celui-ci fait la part belle aux artistes bordelais et pour cette 14e édition (du 24 au 28 janvier) ce sont plus de 30 groupes locaux, parmi les plus prometteurs de l’année, qui seront à retrouver sur toute la durée du festival. Avec la traditionnelle soirée Rock en ville le jeudi 25 janvier, partez explorer les 8 clubs du parcours et découvrir les 21 groupes bordelais sélectionnés pour l’occasion. Afin de vous mettre dans l’ambiance, l’équipe de Bordeaux Rock vous a préparé une petite sélection de morceaux d’artistes bordelais à l’affiche de cette nouvelle édition du Festival Bordeaux Rock !

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Fiction – Corps raccords

Quatuor bordelais qui souffle sa première bougie, Fiction délivre une new wave énergique et mélancolique. Un meilleur ami, une amoureuse et deux frères : Fiction est une histoire de cœur. On trépigne d’impatience d’entendre leur premier EP joué sur la scène de la Cueva lors de la soirée Rock en ville du 25 janvier !

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Abramovic

Le boss de South West Records revient à l’Iboat le 26 janvier pour réveiller les morts. Il s’occupera du closing d’Helena Hauff avec son pote SFNL. Trauma crânien garanti avec ce podcast tout chaud.

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Naughtybabysub – Jab se mile ho tum

« Mais, ils n’étaient pas déjà dans la playlist Éclectype d’octobre 2017 ?  ». Eh bien si, mais on ne s’en lasse pas alors vous (re)prendrez bien un peu de naughtybabysub ? On adore leur son surprenant inspiré de musiques orientales hybrides et leurs clips déjantés ! A (re)découvrir au festival le 25 janvier à La Tencha  !

Je ne sais quoi – Élévation


En première partie de Dani, icône des 60’s qui nous revient « comme un boomerang », le duo bordelais Je ne sais quoi combine compositions musicales et mots d’écrivains classiques pour un moment à la fois poétique et expérimental. Une soirée de clôture à ne pas manquer le dimanche 28 janvier à 20h à La Grande Poste, espace improbable (rue du Palais Gallien).

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Jann

Avec ce podcast Jann nous montre l’étendue de sa palette électronique. On le retrouvera dans la cale de l’Iboat avec son acolyte Theorama avant Helena Hauff le 26 janvier.

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Chien noir – Cache cache

Jean aka Chien noir a fait ses armes avec le groupe bordelais A Call at Nausicaa. Avec son EP Et la nuit, il nous embarquera dans son univers pop et lumineux le jeudi 25 janvier sur la scène de la belle Tencha pour la traditionnelle soirée Rock en ville.

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Memory Scale – The Tomorrow’s Children

Derrière Memory Scale, il y a Arnaud Castagné, producteur bordelais œuvrant depuis les années 2000 sous différents pseudonymes. Textures sonores et mélodies synthétiques, univers cinématographique, Memory Scale ouvrira le bal du festival Bordeaux Rock en beauté dans l’auditorium de la Bibliothèque Mériadeck le mercredi 24 janvier (gratuit). Concert précédé d’un pot d’ouverture ouvert à tous et toutes à 18h30 à la bibliothèque.

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Bancal – Introduction bancale

Bancal joue, titube, vacille, danse du spleen à l’idéal, de la french pop au rock psyché ! La cave de La Cueva les accueillera pour l’un de leurs premiers concerts à Bordeaux, le 25 janvier pour la soirée Rock en ville.

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Toutes les informations sur le Festival Bordeaux Rock :

Festival Bordeaux Rock : musique globale et locale

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

La quatorzième édition du Festival Bordeaux Rock se tiendra du mercredi 24 au dimanche 28 janvier dans pas moins de 13 lieux de la capitale girondine. 5 jours placés sous le signe de la fête, mais aussi de la découverte musicale avec un programme qui oscille entre pointures européennes et talents locaux émergents. On fait le point sur le programme et la programmation d’un festival particulièrement intéressant. Et on vous offre également des tote bags « Bordeaux Rock » en bas de la page !

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Une machine à remonter le temps…

En proposant un festival de musique ouvert et exigeant, l’association Bordeaux Rock offre aux Bordelais un rendez-vous de rentrée culturelle majeur avec une programmation ambitieuse qui parvient à faire le grand écart entre artistes émergents et talents plus confirmés. L’ancienneté du festival et les connexions que son équipe a su opéré permettent un tel éclectisme des genres et des âges. Ayant foulé l’une de ses scènes il y a 10 ans, Bertrand Burgalat en est un bon témoin. Il se produira en effet le vendredi 26 janvier à l’Iboat et présentera ainsi son dernier album Les choses qu’on ne peut dire à personne. Autre comeback à attendre au bateau intelligent le lendemain ; celui du duo cold wave Trisomie 21, qui fait un retour assez remarqué avec la signature de son dernier album Elegance Never Dies. Le club se poursuivra plus tard dans la soirée avec A Guy Called Gerald, un des pionniers de l’acid house de Manchester. Enfin, le dimanche de clôture verra une personnalité quasi culte des années 60 revenir sur scène, à La Grande Poste, pour un moment qui s’annonce forcément spécial : Dani.

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… et à explorer les futurs de la musique

Si Bertrand Burgalat sera présent, on attend aussi beaucoup de la performance de la fraîche signature du label Tricatel qu’il dirige ; le collectif Catastrophe. Repérés suite à une tribune dans Libération intitulé Puisque tout est fini, alors tout est permis, les membres du groupe s’opposent à la résignation contemporaine qui semble avoir gagné une partie de la société. A travers leurs performances hybrides, leurs concerts ou la parution de livres (dont le dernier revigorant La nuit est encore jeune), la jeune équipe fournit un remède efficace face à la morosité ambiante. Pendant le festival, on retrouvera également celle qui a été sacrée meilleure DJ en 2017 par le magazine Crack ; l’allemande Helena Hauff. L’artiste a en effet connu une année 2017 particulièrement active avec des sets joués aux quatre coins de l’Europe, du Dekmantel à Amsterdam en passant par Sónar à Barcelone.

Un soutien à la scène locale émergente

Au-delà de musiciens de la scène nationale ou européenne confirmés, l’ancrage local du Festival Bordeaux Rock est une dimension très importante qui se reflète largement dans sa programmation. Avec pas moins de 30 artistes bordelais qui joueront pendant les 5 jours, le soutien à la scène locale émergente est effectivement bien affiché. C’est notamment le mercredi 25 janvier qu’on aura l’occasion de découvrir les talents de la ville, avec la soirée « Rock en Ville ». Une vingtaine de groupes exclusivement locaux se partageront en effet l’affiche, dans 8 bars-concerts du centre-ville : La Taupinière, le Wunderbar, le Quartier Libre, le Bar Tabac Saint Michel, La Tencha, La Cueva, L’Antidote et le VOID. En plus de cette soirée, divers artistes bordelais se sont glissés ici et là dans la programmation, avec notamment les DJ Abramovic, SFNL, Theorama, Jann ou encore Memory Scale.

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▬▬▬▬ INFOS PRATIQUES & JEU CONCOURS ▬▬▬▬

Evènement Facebook
Du mercredi 24 au dimanche 28 janvier 2018

 Pour gagner ton tote bag Bordeaux Rock ; like la page du Type et like le post concernant le jeu concours ou envoie un mail à
contact@letype.fr en objet « Bordeaux Rock 2018 »
(Nom + Prénom + email)

Bordeaux Rock, Jour 1

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

Depuis 12 ans, le festival Bordeaux Rock sert de mémoire à une génération. Celle des années 70/80 qui ont assisté à l’émergence du rock à Bordeaux. Ce rock qui faisait vibrer la France. Et qui la fait toujours vibrer. C’est à cette époque que le rock s’est installé durablement à Bordeaux. Ils ont fait de Bordeaux une valeur sure sur la carte de France du rock. Depuis 2003, le festival Bordeaux Rock célèbre les musiques indépendantes et alternatives. Cette année Bordeaux Rock se joue sur 4 soirées regroupant 10 lieux emblématiques de la vie bordelaise. Pour ne rien louper, Le Type t’a concocté un agenda.

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Pour bien commencer, on te conseille d’aller prendre le pouls de la scène locale au plus près. Pour cela, tu pourras déambuler dans la ville, dans ces lieux indépendants, ces endroits qui font vivre la musique. Tu auras pour cette soirée d’ouverture l’occasion de te rendre dans pas moins de 7 lieux différents et d’écouter au totale 17 concert. À 19h, laisse tes pas te porter au 49 cours d’Albret. Tu pourras assister au concert d’ouverture du festival. Gatha, violoncelliste et chanteuse te charmera pour attaquer la soirée sous les meilleurs auspices.

Tu es prêt pour entamer ton parcours musical urbain. Au choix, du punk et du noisy pop au Wunderbar, du folk au Quartier Libre, de la pop psyché et du rock au bar tabac saint Michel, de la pop indie à La Cueva, du blues chez El Chicho et au VOID tu pourras explorer les recoins sombres de ton âme avec du drone et du doom.

Cette traversée musicale te coûtera la modique somme de 3 euros.

Un pass qui te donnera l’accès à tous les clubs tout au long de la soirée.

Programme complet : http://www.bordeauxrock.com/

 

[INTERVIEW] Marc Desse

dans MUSIQUE

Une soirée pop, pluvieuse et froide au Chicho, calée à la fin de l’été indien. C’est comme si la pluie bordelaise s’étais mise d’accord avec Marc Desse pour bien planter le décor de sa venue. En effet, cet « adopté » de Bordeaux Rock est plus cuir noir que paillettes, plus liqueurs brûlantes que lait-grenadine. Il délivre dans son album Nuit Noire un rock grinçant, faussement naïf, mais pas dénué de lumière.

Le Type est allé poser quelques questions à ce garçon clair/obscur, juste avant son concert. Un concert aux accents caniculaires, ibériques (les présents le savent) et salvateurs.

Question d’introduction, est-ce que tu as toujours voulu être musicien ou est-ce que tu as plutôt eu un déclic un beau jour, sans prévenir ?

J’ai eu un déclic assez tard en fait. J’avais fait de la musique quand j’étais petit, du piano. Je me suis servi d’un déménagement comme prétexte pour arrêter cette corvée du solfège. Ensuite, je suis parti vivre en Espagne et c’est plus tard, quand j’ai commencé la fac, vers 19-20 ans, que ça m’est venu. J’écrivais déjà des textes, j’étais un étudiant en lettres assez idéaliste et je rêvais d’écrire un bouquin. Mais en fait, j’ai adoré pouvoir mettre tout de suite mes textes en musique. J’ai jamais vraiment pensé à faire de la musique mais une fois que tu es lancé et que ça fait longtemps que tu fais ça, tu te vois pas faire autre chose.

Ok et comment s’est construit ton album ? Tu l’as fait seul ou en groupe ?

Tout seul. Je ne pensais pas être capable de faire tout un album. En fait, comme je faisais tout, tout seul, j’arrivais pas à trouver une cohérence entre les morceaux le temps de les produire. Mais pour cet album, je me suis vraiment lancé comme un devoir de le finir.

Mais c’était pas une corvée quand même ?

Non c’était pas une corvée, j’ai adoré ça. J’ai juste rarement été autant vraiment dans la musique, à penser à toutes les parties, à chaque instrument… J’y pensais jour et nuit à cet album, comme tout projet que tu élabores et construis en fait. Je faisais ça quand je pouvais, souvent le soir. Et je suis allé très vite, ce qui fait que j’ai réussi à avoir cette cohérence que je cherchais à obtenir. Quitte à laisser des imperfections.

Tu dis que tu as travaillé sur cet album surtout la nuit. C’est vrai qu’on sent sur tes chansons une ambiance nocturne bien particulière.

Ouais, même pour les voix, je chantais assez bas, j’essayais de pas faire trop de bruit… C’est vrai que je pouvais travailler sur les chansons le jour mais quand c’était le cas elles me plaisaient moins.

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En ce moment, j’ai l’impression que la scène française s’inspire beaucoup de la pop des années 80 type Daho ou Taxi Girl. Je pense notamment à La Femme, Lescop… Tu te reconnais là-dedans ?

C’est tous des potes. Après, musicalement, on a plein de choses en commun, on est de la même génération de musiciens…

Et tu penses pas qu’on assiste à une sorte d’émulation vu que tous ces projets arrivent à maturité presque en même temps ? 

Ouais enfin ça fait un petit moment je trouve qu’il y a cette émulation. Mais c’est vrai qu’avant, quand je jouais dans un autre groupe, c’était impossible de trouver un plateau de groupes qui chantaient en français. La Femme est arrivé après, il y avait déjà Mustang… Ça a fait réaliser à d’autres groupes qu’ils pouvaient y aller. Après, des groupes qui restent originaux et qui ont de la personnalité, pour moi, il n’y en a pas tant que ça. C’est vrai qu’on a appelé ça « le renouveau 80’s » mais pour moi c’est pas que ça. C’était peut-être un moyen justement pour chaque groupe de trouver son style propre.

Au niveau de tes clips et de tes visuels, c’est toujours très soigné. Est-ce que tu es directif pour ça, notamment avec les personnes avec qui tu travailles ?

Ça se fait au feeling, mais je sais ce que je veux. Pour les clips, ça a surtout été des rencontres à des soirées, comme avec Maéva Pensivy avec qui j’ai collaboré sur trois clips, dont « Ma Fiancée ». Pour le clip de « Griffith Park », j’avais rencontré un brésilien à Paris à qui j’ai proposé de réaliser le clip sur un coup de tête. Et à part pour ce clip où j’avais déjà une idée bien précise de ce que je voulais, tous les clips ont été conçus par les réalisateurs. Je leur ai laissé carte blanche.

C’est Hedi Slimane en personne qui a signé la pochette de ton EP. Comment ça s’est passé ?

C’était très chouette, un moment inoubliable. En fait, j’étais invité aux défilés Saint Laurent depuis presque deux ans, et puis on s’est présentés. On a déjeuné ensemble et ça s’est très bien passé. Et c’était sans savoir qu’on allait travailler ensemble un jour. Ça a vraiment été d’abord un ami. Je le vois comme un vrai mélomane avide de nouveautés.

Après il y a eu la fameuse campagne avec plusieurs groupes français.

Oui, exact. C’est venu après. Il invitait de plus en plus de groupes à ses défilés et un jour il nous a parlé de ce projet. C’était vraiment génial de tous se retrouver à Los Angeles pour ça.

Pour finir, j’aimerai te poser quelques questions par rapport à la nuit, thème central de ton album comme tu le disais. S’il y a un titre que tu peux écouter toute une nuit en boucle ?

Je vais te dire le titre que j’écoute le plus en ce moment : « Two weeks » par The Proper Ornaments. Ces derniers temps je l’ai vraiment beaucoup écouté. Après il y en a plein d’autres, c’est difficile…

Une personne avec qui parler toute la nuit ? Tu as le droit de ressusciter les morts.

Serge Gainsbourg. Ça pourrait être vraiment pas mal.

Plutôt lever ou coucher de soleil ?

Lever !

Et la meilleure ville la nuit ?

Hum… Écoutes, là tout de suite, j’ai envie de dire Bordeaux !

Je le note mais t’es pas obligé.

Je sais pas, il y a plein de villes que j’aime. Paris, Lisbonne, Los Angeles, Detroit – même si c’est un peu glauque, Madrid… Ouais allez on va dire Madrid !


Marc Desse est sur Facebook, Twitter et Instagram.

Photos : Miléna Delorme

Les Plages Pop @ Lège-Cap-Ferret, 21 et 22 juillet 2015

dans MUSIQUE

Musique, huîtres et décontraction. Trois mots qui sonnent plus que juste et qui résument assez bien le programme des Plages Pop, organisées par Bordeaux Rock au Cap-Ferret mardi 21 et mercredi 22 juillet.

Célébrer la pop, les pieds dans l’eau

Pour la quatrième année consécutive, Bordeaux Rock réveille les vacanciers de la lenteur estivale pour fêter comme il se doit la pop. Le cadre idyllique des plages du Cap-Ferret aidant, on aurait pu se dire que les organisateurs se seraient limités à cela. Mais c’était sans compter une programmation aux petits soins, mettant aussi bien à l’honneur des talents hexagonaux qu’étrangers.

Comble du chic, les spectateurs pourront se délecter de quelques huîtres tout en profitant des concerts.

« Twist it up »

Histoire de décoiffer les afficioados du petit pull sur les épaules habitués des lieux, on peut miser sur une jolie brochette d’artistes.

– Mardi 21 juillet –

Les rennais de Superets ouvriront le bal pour faire twister le public sur des airs de surf-music. Le moment se promet d’être légèrement régressif mais plus que réjouissant.

Ensuite, ce sera au tour du duo Paradis de gratifier les eaux du Bassin d’Arcachon de ses airs électro-pop, chantés en français s’il vous plaît. L’occasion de redécouvrir leur version électro-mélancolique de « La Ballade de Jim », parfaite pour consoler les amours estivaux contrariés.

– Mercredi 22 juillet –

Le temps de se remettre de ces premières émotions pop, le groupe bordelais Friends of Mine montera sur scène pour faire sautiller et rebondir les oreilles avec leur pop-rock précieuse et ensoleillée. Une voix profonde et des envies d’ailleurs.

Le jeune prodige londonien Only Real viendra clôturer en beauté la soirée. Entre surf-pop et rap, son album semble avoir été fait pour les longues soirées d’été entre copains. Son premier album ne pouvait pas trouver meilleur décor que celui des Plages Pop.

Vous l’aurez compris, on ne peut que vous conseiller de foncer sur la place Ubeda, au Canon, mardi 21 et 22 juillet. Vous rencontrerez sûrement dans le public un Type, panama sur la tête, huître dans la main, au pas dansant.

Place Ubeda / Le Canon
Commune de Lège-Cap-Ferret
Concerts gratuits à partir de 19h-1h

Page événement Facebook

Ariel Ariel

dans MUSIQUE

Nous avons eu la chance de rencontrer Ariel Tintar avant son concert au Chicho  dans le cadre du festival Bordeaux Rock. Après avoir fait ses armes dans le groupe de pop bordelais Pendentif, il a lancé depuis quelques semaines un projet solo intitulé Ariel Ariel. Il a également sorti son tout premier morceau « Comme toi » avec la talentueuse Blandine Millepied, connue pour de multiples projets (April Shower, Sahara, etc.). Voici les quelques mots que nous avons pu échanger avec lui au détour des balances et d’un bon plat chaud du Chicho.

Le Type  : Peux-tu nous présenter un peu ton projet et pourquoi avoir décidé de travailler avec Blandine ?

Ariel  : C’est mon premier projet personnel, c’est un peu mon espace créatif. J’ai cherché longtemps un binôme, et j’ai pensé à Blandine Millepied qui était à April Shower. Elle a écouté mon titre. Elle a adhéré. On voit vraiment la musique pareil, du coup on voulait monter un collectif ensemble !

Le Type : Pourquoi avoir attendu aussi longtemps pour nous dévoiler ce nouveau bébé ?

Ariel : Je suis quelqu’un de très lent. Un an que je travaille dessus, pourtant j’ai peu de titres. Je ne me prends pas la pression pour construire mon univers et je peux tester plein de choses.

Le Type  : Et tu as décidé de créer Ariel Ariel, alors que tu avais d’autres projets ?

Ariel Pendentif, j’ai rejoint le groupe, j’ai beaucoup participé à la création de l’album. Mais avec Ariel Ariel, ça m’appartient vraiment, c’est moi que je présente sur scène, je parle de moi.

Tes autres projets t’ont ils influencé pour la création d’Ariel Ariel ?

Ariel : Complètement, c’est évident. Toutes les rencontres que j’ai faites m’ont influencé, j’ai joué avec Babe par exemple, en Angleterre.

Le Type  : Comment se passe la composition de tes morceaux, quelles en sont les influences ?

Ariel : C’est moi qui fais tout. J’ai les idées un peu claires. Plus ça va, plus je suis en demande.

Naturellement, j’ai mes influences un peu jazz. Avec les musiciens qui m’entourent, on est des jazzeux qui font de la pop. On a privilégié le groove.

Le Type  : Qu’est ce que tu veux transmettre à travers tes chansons ?

Ariel  : Toutes mes chansons parlent de moi. C’est presque une présentation, voilà qui je suis, voilà ce que je fais. Je parle beaucoup de relations amoureuses. C’est difficile d’en parler car c’est un tout petit début, mais je veux prendre mon temps sur plusieurs années.

Le Type  : Cela te fait quoi de jouer au Chicho ce soir ?

Ariel : C’est le baptême, c’est la maison. J’habite à 500 mètres du Chicho. C’est un peu le passage obligé.

Le Type  : Comment as-tu ressenti le fait d’être à Bordeaux Rock cette année ?

Ariel : J’étais hyper honoré. Ils m’ont fait confiance avant même de sortir mon projet.

Le Type : Quels sont tes projets pour 2015 ?

Ariel  : Monter un collectif avec Blandine ainsi qu’avec d’autres artistes tels que des graphistes. Développer bien sûr mon projet, sortir un clip, faire des lives et proposer des choses cools.

Le Type  : Nous avons une rubrique qui s’appelle du nouveau, du bon, du vieux. Peux-tu m’en donner une nouvelle, une bonne et une vieille chanson que tu peux nous recommander ?

Ariel  : James Blake (Digital Lion), Weather Report (Black Barket) et Björk (Pagan Poetry) !

En attendant, on vous laisse profiter du premier morceau d’Ariel Ariel qui est en ligne sur Soundcloud :

 

French Pop // J-1

dans MUSIQUE

Cocoricoooo mes frères ! Cocoricooo mes sœurs ! Le French Pop commence demain ! La crème de la crème pop indé vient prendre possession de la ville ! Organisé par l »association Dingue de Pop et la marque DDPLe French Pop a pour ambition de mettre en lumière ce que la pop fait de mieux, en français dans le texte.Pour ceux qui auront la chance d’être sur Bordeaux jeudi et vendredi, on se donne rendez-vous demain soir à l’Iboat et vendredi au Rocher de Palmer. Pour les autres (poor thing), votre vie n’est pas gâchée pour autant Le French Pop c’est aussi une compilation, dans les bacs depuis le 7 octobre !

Face A – La compilation

Ne pouvant pas représenter tout le monde sur la scène, la compil French Pop propose un nouveau tour d’horizon, aux quatre coins de l’hexagone, avec audace, humour et optimisme. Ces 17 titres traversent les temps, les influences et les émotions. La relève est assurée, l’héritage est sauf et l’avenir s’annonce plus beau. Le Type en a fait le générique des lendemains difficiles et le prélude de ses soirées endiablées.
French Pop

L’une des principales questions du Type sur le retour glorieux de la pop à la française c’est : « Que s’est-il passé en 2012 ? ». Que ce soit Bengale, Granville, Mustang, Aline, La Femme, et tant d’autres, il s’est plusieurs fois demandé quel a été le déclic qui a su redorer le blason de ce genre à part entière en décomplexant le lourd héritage de la chanson en français. On nous parle d »un ras-le-bol, d’une envie d’éloigner la morosité de notre temps à coup de paroles naïves et légères en surface. On nous dit de tomber amoureux et d »être heureux. On appelle à la danse pour chasser l »ennui. On nous dit que si le passé était bon, le présent n’est pas si moche.

Peut-être que Le French Pop c’est l »ambition de répondre à cette question par une programmation pointue, un peu nostalgique mais tellement ancrée dans notre temps.

Alors jeudi 17 octobre, tous à l »Iboat pour le début des hostilités tendres avec la pop brumeuse teintée de doux rayons de soleil du groupe Cliché, quelques notes érotiques mais toujours avec élégance et nonchalance aux côtés de Lafayette, la release party de Pendentif, gang à paillettes qui viendra défendre sa « Mafia Douce » et les DJ set de Jérôme Echenoz et Yan Wagner – du chic, du beau, du raffiné où l »on danse sensuellement la chemise légèrement déboutonnée.

Vendredi 18 octobre, viens avec nous au Rocher de Palmer pour conclure après notre premier rendez-vous de la veille. On partagera des regards complices et tendres en écoutant The Pirouettes, un duo charismatique et touchant, innocent mais pas farouche. Tu pourra refuser un slow puis nous nous courrons après sur le « Playground » de Granville, au son de leur hymne à l »éternelle adulescence. Nous nous enlacerons en écoutant Barbara Carlotti ; elle aurait pu être une idole des 60″s, une poupée mélancolique, prêtresse de l »automne. Quand ce sera au tour d »Aline, buvons un verre. Ces quatre gars dépeignent le temps qui passe, la perte de l »innocence et le désenchantement sur un fond léger, avec subtilité. Nous serons en proie au doute. Alors.ce sera à La Femme de monter sur scène. Oublions les doutes ! Abandonnons-nous dans une douche de sueur tropicale. Nous nous aimerons, nous nous déchirerons, nous nous battrons. La Femme n »épargne personne, elle est cruelle, elle est morose, elle fait voyager dans le temps, elle t »emporte et tu ne voudras pas partir.

A la fin, il faudra faire un choix. Accepteras-tu un prochain rendez-vous ?

Le French Pop festival
17 & 18 Octobre
A l »Iboat dès 19h30
Au Rocher de Palmer dès 19h30
Infoshttp://lefrenchpop.com/ 
Facebookhttps://www.facebook.com/LeFrenchPop
Pré-ventes :  http://lefrenchpop.com/infopratique.html

Bordeaux Rock #9 : Trust + Be Quiet @ I.Boat

dans MUSIQUE

Il faisait nuit depuis longtemps quand le Type quitta son repaire pour rejoindre le bateau de Bassins à flot. L’air était froid sur le chemin, mais ne l’était pas dans la salle. Seules les âmes à bord demeuraient glaciales, perdues dans leurs corps chauds. Trust et Be Quiet avaient fait leur boulot. 

L’I.Boat aurait pu couler ce soir du 25 janvier, tellement bon nombre d’êtres humains avaient fait le chemin. S’immiscer sur la terrasse pour une bière relevait presque du chemin de croix. Le Type, puits d’expérience et de ruse, a brillamment réussi à se frayer une route et obtenir sa précieuse, avant de prendre les escaliers menant à la cale. Les Be Quiet étaient là, dans l’obscurité, prêts à jouer.

Et ils l’ont bien fait. Dès les premières notes, le Type a suivi les corbeaux bordelais (et pas seulement celui perché sur un synthé) sur la nationale de la froideur de l’âme, et n’a pas quitté cette dernière pendant plus d’une demi-heure. Les cinq loups ont en effet mené un set parfaitement maîtrisé, du début à sa fin – qu’on n’a pas vue venir. Basse fixatrice d’yeux sur pieds, chant atteignant directement l’âme, batterie frappant les tympans, guitare sous disto et synthés glaciaux et aériens : c’était froid. C’était venteux. Presque orageux. Tout était réuni pour refroidir les esprits et réchauffer les ensembles d’os et de chair pour l’arrivée de Trust. Assurer la première partie du projet du canadien Robert Alfons n’était pas chose facile. Les Be Quiet l’ont fait, et le Type pense qu’à ce moment-là, personne n’aurait pu être à leur place.

Les jeunes ombres ayant quitté la scène, le Type est allé prendre l’air. Une bien bonne idée, puisque l’heure qui a suivi, il allait en être privé. Robert Alfons est en effet apparu, longeant les murs, démontrant quelques difficultés d’équilibre et de stabilité des membres inférieurs après certaine ingestion de substances psycho-actives. Deux créatures féminines, maquillées de khôl et cachées sous capuche, étaient déjà là, à préparer son arrivée, derrière une batterie et un synthé. Trust allait commencer, sans Maya Postepski, qui, il y a quelques mois, l’a délaissé. Tristesse ressentie jusqu’à ce que Shoom retentisse. Parfait morceau pour entamer les hostilités. Pendant plus de soixante minutes, les meilleurs bouts du divin album TRST y sont passés. Un peu étouffés. Car c’est là qu’une petite déception s’est faufilée. D’un Bulbform tueur est née en live une presque bouillie sonore où les puissants et hypnotisants basses et beats n’ont pu torturer les méninges comme ils le devaient. Les titres Sulk et F.T.F. ont connu le même sort : la crème des fragments de sons psychotropes, qu’on perçoit si bien sur disque, ayant été comme entourée de coton et trop peu exploitée. Dressed for Space et The Last Dregs, parmi d’autres, s’en sont relativement bien sortis, Candy Walls et Gloryhole tant attendus en rappel aussi, mais voilà…

Ok, ça prenait aux tripes. Ok, ça prenait aux tympans. Ok, ça prenait au crâne. Si sur ça, le trio sur scène a parfaitement exécuté son boulot, le Type – fan de Trust depuis des lustres – est très exigeant. Il s’attendait à mieux. Il a quand même fait remuer tous ses os et déposé son cerveau dans un coin des ténèbres finalement atteintes. À l’instar de toutes les entités s’ondulant ardemment autour de lui dans cette vague épileptico-dansante. Car après tout, il savait bien qu’il n’était pas en face d’un groupe à grosses et parfaites performances live. Le problème, ce soir-là, c’était en fin de compte son esprit bien trop pointilleux.

Photos : Émilie Lesgourgues

Lâchez les Tigres !

dans MUSIQUE

Il y a des groupes comme ça auxquels on s’attache sans trop savoir pourquoi. L’alchimie est là et plane autour d’eux une aura qui charme, te tient sautillant avec un sourire béat dans des caves obscures jusqu’au dernier tramway. Pourra-t-on passer 2013 sans Bengale ? Difficile à dire ! Peut-on se passer d’une bonne dose de bonne humeur ? D’hymne pop léger, aux textes parfois aigres mais au rythme toujours doux et entraînant ? Qui plus est, nous venons tout juste de rencontrer leur muse : Nicole, une charmante secrétaire ! Les tigres du Bengale nous l’ont présentée au cours d’une interview à l’occasion d’une date au St Ex avec les Caennais de Granville – on en reparle, ne partez pas trop loin ! Suivez-nous, on se cale dans un coin du bar sur de vieux fauteuils défoncés pour parler de tigres, de Nicole, Tom Robins et Jazzy Bazz. Comme après l’interview tu auras peut-être envie d’aller voir Bengale en concert, tu as de la chance ! Il s’avère qu’à l’occasion de Bordeaux Rock#9, Bengale jouera demain soir au Chicho aux côtés de Banquise et Third Mirror. Et si tu ne peux pas y aller, tu peux toujours t’offrir leur premier EP « Dernier Tramway » !

Romain : On peut faire des blagues ?

Le Type : Oui ! Mais elles seront toutes retranscrites si on les valide ! On commence par les présentations ?

Inouis RSB Bordeaux Cyril : Je suis Cyril, je suis guitariste et c’est mon frère Ben, le bassiste, qui m’a appelé pour faire ça. Je viens d’arriver avec l’accord des autres membres du groupe.

François : Il y a des frères dans le groupe ?! Wooow !

Ben : Oui, je ne vous l’avais pas dit, on en parlera plus tard (rire) !

Mickael : Alors je suis Mickael, au chant et au clavier !

Romain : Je m’appelle Romain et je joue de la guitare.

Marine : Marine au chant et au clavier.

François : Bonjour ! Je m’appelle François et je joue des tambours dans Bengale (sourire adorable)

Ben : Et moi c’est Ben et j’accompagne François aux tambours avec ma basse. On est la ssssssection rythmique.

Le Type : Les groupes de pop en général se définissent très vite une identité musicale très forte or pour vous on a l’impression que vous n’avez pas d’identité unique. Est-ce que c’est parce que vous ne saviez pas encore où vous placer ou c’est une vraie volonté de jouer avec tous les styles ?

Mickaël: C’est vrai qu’on n’a pas d’étiquettes. On écoute beaucoup de choses : beaucoup de hip-hop des années 90 – j’ai grandi avec ça – notamment le rap français et beaucoup de rock avec Romain. A la base, on est un binôme en composition et le groupe part de nous, de nos influences qui se sont rejointes. C’est le mélange de tout ce qui est hip-hop et pop-rock. Même si on écoute ça tout le temps, que ce sont  nos influences, on les fusionne. C’est notre façon de faire. C’est pour qu’on n’arrive pas trop à nous identifier. Tu verras avec le live qu’on essaie des morceaux « rapisants ». On va parler de Nicole, une femme cougar…secrétaire.

Romain : Ce n’est pas du rap hardcore mais c’est plutôt cool. C’est « rapisant » ouais !

Le Type : En parlant du live, on a eu l’occasion de vous voir plusieurs fois. Il y a une sorte de relecture entre la scène et le disque : est-ce que Bengale est plus un groupe de live ?

Mickaël: On ne sait pas vraiment, on n’a pas encore fait suffisamment de live pour prendre du recul sur ça.

François : Je dirais que pour l’instant ils sont bons en prod’. Nous sommes pour l’instant un groupe de prod’.

Mickaël: C’est vrai qu’on a passé plus de temps à produire qu’à répéter à faire des live.

François : C’est à voir dans un an !

Mickaël: Oui dans un an ! Mais c’est vrai qu’on n’essaie pas de jouer le disque. Parfois on réadapte pour le live.

François : On le fait en fonction de ce qu’on aime faire sur scène.

Mickaël: Ça enrichit de plus en plus nos influences. Chacun apporte son truc.

Romain : Ouais…il y a de plus en plus d’emmerdeurs sur scène.

Mickaël: C’est l’enfer !

Romain : Ça fait des soupes encore plus grandes.

Silence.

Romain : C’est bizarre ce que j’ai dit ?

Le Type : Naaan, ça va. Tu sais les Crânes nous parlaient de partouze ! (rires)

Ben : C’est des potes d’ailleurs, on leur fait des bisous ! Bonjour les Crânes !

François : Bonjour !

Ben : Peace Les Crânes !

Mickaël: Enfin, pisse pas sur nous !

Silence.

Le Type : On valide ! On va le mettre ça ! (rires)

Mickaël : Et merde !

Le Type : Vous avez tous des groupes en parallèle. Romain tu es dans Moon et maintenant Jérôme Violent et vous autres ?! Que faites-vous ? Et est-ce que ça a une influence sur Bengale ?

François : J’ai des groupes de TP à la Fac…(rires) Je ne sais pas si ça compte.

Le Type : Ils font de la musique ?

François : Non de la dissection !

Romain : De la Dis-Section d’Assaut ! (rires)

Silence.

François : Le Type rigole, la blague est validée !

Mickaël : En tout cas, oui ces groupes ont de l’influence sur Bengale.

Marine : Enfin…plus ou moins…Je viens d’un univers jazz, donc ça n’a rien à voir, ne serait-ce que d’un point de vue vocal. Bengale ça a été une école toute autre par rapport à ce que j’ai connu auparavant. Il a fallu que je me détache de plein de mimétismes que l’on a dans le jazz ou dans la soul. Il a fallu que j’aille à l’essentiel pour vraiment garder quelque chose de pop. Bengale c’est pour moi une toute autre cour de jeu !

Le Type : Il y a quelque chose d’assez particulier à Bordeaux qu’on ne trouve pas toujours ailleurs : c’est un genre de consanguinité. Les groupes collaborent entre eux, se dispatchent pour former de nouveau projet etc..Qu’en pensez-vous ?

François : Le réseau est petit à Bordeaux !

Ben : C’est petit oui !

Mickaël: Le réseau est plus petit oui. On se croise souvent dans les salles de concert, les salles de répét’, des lieux cools il y en a pas trente-six mille.

Marine : J’ai l’impression que c’est plus un phénomène de région.

Ben : Il n’y a pas tant de musiciens que ça à Bordeaux. Du coup, dès qu’un nouveau projet naît, ça prend très vite et tout le monde le sait. Du coup, ceux qui sont libres vont aider. T’es jamais à la rue à Bordeaux ! J’ai trempé dans plein de projets déjà grâce à ça. Entre Ben & Lulu, Straight as a mountain et les Dream Paradise ! – On a du se voir souvent au final !

François : Big up à tous ceux-là !

Romain : Ouaiiis !

Ben : Peace !

Romain : D’ailleurs Cyril, le frère de Ben et donc le frère de Lulu, joue dans Straight as a mountain aussi !

Ben : Bon allez ne parlons plus de la famille mountainaise et revenons à la famille bengalaise !

Le Type : Vous confirmez donc…La musique à Bordeaux, c’est une histoire de consanguin ?

Romain : Ha oui complètement !

Mickaël: Pour Bengale, on vient de renouveler le sang avec François !

François : J’étais un inconnu qui ne savait rien faire avant…

Romain : Comme je joue dans Jérôme Violent aussi, je fais la bise à Jérôme, s’il nous entend !

Le Type : Vous avez des influences qui sont autres que musicales ?

Romain : Oui, totalement ! La musique qu’on fait n’est pas qu’influencée par de la musique. On est aussi influencés par d’autres choses. Comme le cinéma par exemple. Ou même une discussion dans une soirée pour écrire une chanson.

Mickaël : Les bouquins aussi ! Énormément de bouquins ! Le morceau « Delta », par exemple, est assez cinématographique mais il y a une phrase qui est tirée d’un romancier américain que j’adore qui s’appelle Tom Robbins ! Sinon…c’est bateau à dire mais tout ce qui nous arrive nous arrive. Notre vécu fait des chansons. Le morceau « Comme tu es » c’est du vécu. Des histoires d’amour, d’amitié, on s’inspire de choses qui nous arrivent…

Ben : Le dernier tramway aussi c’est quelque chose qui nous arrive !

François : Ça nous arrive tout le temps oui !

Le Type : On a une rubrique qui s’appelle « Du nouveau, du bon, du vieux », vous pouvez nous donner un nouveau, un bon et un vieux morceau que vous recommandez à nos lecteurs ?

François : Ben tu peux y aller avec ton Jazzy Bazz !

Mickaël: Non je mettrais Deen Burbigo « Ça gère »…

Le Type : Nooooooooooooooooooooon…pardon, fais ce que tu veux…(rire)

Mickaël : Bon allez, je change pour Jazzy Bazz « Ce putain de Jazz » mais j’aime bien Deen Burbigo. Et en ancienne ?

François : « Gabrielle » de Johnny Halliday !

Mickaël : Elle est bien oui !

Romain : Et en bonne chanson ?!

François : Le dernier Johnny Halliday ?

Mickaël : Céline Dion ? Ça m’avait laissé perplexe…

François : On n’a qu’à mettre le dernier Macklemore ! « Thrift shop »

Romain : Vous verrez le clip ! Il commence avec une DeLorean et quand un clip commence avec une DeLorean c’est forcément une bonne chanson.

Le clip de Bengale ne commence pas avec une DeLorean mais c’est une bonne chanson :

Et hop la playlist de l’interview :


Bengale a une page Facebook
Bengale a un Bandcamp
Bengale joue demain au Chicho à partir de 21h
Et pour connaître le circuit Bordeaux Rock du Type : c’est !

Bordeaux Rock(s), 9ème édition

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

C’est sur ce jeu de mots des plus lamentables que Le Type a décidé de vous motiver à bouger vos petites fesses de chez vous toute cette semaine. Depuis quelques temps, Ouranos et Gaïa s’acharnent sur notre ville. Le peuple, à l’image des nuages, est gris et triste. Mais plus pour longtemps. Demain débute en effet la neuvième édition du festival Bordeaux Rock. Sortez vos bottes de pluie, affrontez vents et torrents de gouttes d’eau salée, réfugiez-vous dans une cave, une calle, un bar, laissez le soleil s’emparer de votre coeur, et la joie dansante de votre corps. 

Chaque hiver, la programmation du festival Bordeaux Rock nous fait (re)découvrir ce qui se fait de mieux pour nos tympans par chez nous, et danser comme des Oompa Loompas plus qu’enjoués. Elle n’y manquera pas cette année. Pour cette neuvième édition, ce sont quatre soirées, du 23 au 26 janvier, qu’il faudra réserver, et six lieux qu’il faudra fréquenter. I.Boat, El Chicho, Saint-Ex, Heretic, Wunderbar ou Bar Tabac St-Michel, choisissez. Le Type, lui, l’a déjà fait.

Le 23 janvier, il se rendra effectivement au bateau bordelais pour la soirée d’ouverture, où il bougera ses os en regardant ses pieds sur les synthés glaciaux des canadiens de Trust, Robert Alfons et Maya Postepski, cette fille badass derrière la batterie d’Austra. Ils seront ce soir-là accompagnés et précédés de Be Quiet, les jeunes loups noirs du coin, qui mettront tous les humains de la calle dans le bain.

Le lendemain, Le Type sortira de son antre pour rejoindre El Chicho et sa cave qu’on aime, où, entre quelques bières, Chardonnay Sour et Terremoto qu’il vous recommande vivement, il ouvrira son coeur à la pop espiègle et toute ouatée comme un bon canapé des tigres de Bengale. Après avoir lui aussi rugi et s’être roulé dans des coussins moelleux, il présentera ses plus beaux pas de danse, entraîné par l’electro pop de Banquise, qui réchauffera les corps cryogénisés, avant de laisser son esprit s’échapper sur les mélodies entêtantes et riffées du désormais duo Third Mirror.

C’est le vendredi 25 janvier que Le Type clôturera son aventure. En quête d’exotisme, il se logera une fois de plus au fond de l’I.Boat. Amateur de vague froide et de synthés psychotropes, il laissera son squelette et ses muscles suivre ceux des ombres de Cargo. Echauffé et exorcisé après cette bonne possession, il se reposera et se fera emporter par la douce et chaude folk des exilés d’Alba Lua de retour au pays, se préparant à chanter de sa plus belle voix avec les marseillais d’Aline, qui le feront tout comme eux boire et danser, puis rentrer chez lui les pieds fatigués et les tympans comblés.

Ne pouvant être partout, Le Type ne dansera pas le 26 et ne pourra être à bord du bateau pour célébrer dignement la triste fin du festival en compagnie de Black Bug, Stereo Total ou encore Andy Butler d’Hercules And Love Affair en DJ set – pour n’en citer que trois, mais il vous encourage à le faire à sa place.

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