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Trente Trente, la création courte et engagée à l’honneur

dans ANNONCES/ART ET CRÉATION/ÉVÉNEMENTS

Du 18 au 31 janvier, la seizième édition du festival Trente Trente se déploiera en Nouvelle-Aquitaine. À coup de performances, workshops, concerts, expositions et installations qui mettent à l’honneur des formats courts (une trentaine de minutes) et radicaux, l’événement « propose une résistance à la pensée générale dominante » à travers des formes d’expression et des écritures nouvelles. Étalé dans le temps et sur le territoire, Trente Trente devrait bousculer plus d’un spectateur, tout en offrant à chacun un terrain de découverte foisonnant. Lire plus

« Et mes fesses, tu les aimes mes fesses ? » : l’expo de Pauline Roquefeuil

dans ART ET CRÉATION/DIVAGATIONS LOCALES
Pauline Roquefeuil

Le Type est allé à la rencontre de Pauline Roquefeuil pour son exposition « Et mes fesses, tu les aimes mes fesses ? » – référence à cette réplique lancée par Brigitte Bardot – magnifique – dans « Le Mépris ». Vous l’aurez compris, c’est donc de fesses dont nous allons parler ici… Pour une fois avec un œil plus sociologique que pornographique.
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Un projet à l’initiative du collectif « La Cerisaie »

À l’origine de ce projet se trouve La Cerisaie – collectif Marmandais – que Pauline avait fait venir à l’Iboat pour un événement. C’est au cours d’un repas pendant lequel se discutait l’organisation de la prochaine soirée dont le but était de mettre les fesses à l’honneur que la photographe a suggéré d’y ajouter une exposition, quelque chose de plus visuel. Le collectif connaissait déjà son travail de photographe, et a donc immédiatement pensé à lui confier cette mission : réaliser une exposition sur des fesses.

Sacré challenge pour Pauline qui n’avait donc qu’un mois pour mener à bien ce projet, d’autant que l’argentique demande du temps et du travail (développer, trier, recommencer les ratés…), c’est pourquoi elle a tout de même pris la journée pour y réfléchir… Et finalement accepter le défi avec enthousiasme ! Il faut dire que c’était là un projet auquel la photographe pensait depuis déjà un certain temps, et cette collaboration était donc l’occasion d’enfin le réaliser.

Une série de photo personnelle et naturelle

Un projet d’expo photo sur les fesses, voilà qui n’est pas commun ! Mais tout fait sens lorsqu’elle nous explique qu’en réalité cette idée part d’un complexe qu’elle avait : « […] c’est une partie de mon corps que je n’acceptais pas du tout chez moi, je me disais donc que j’aimerais me faire prendre en photo, que ça m’aiderait ». Ainsi, l’idée lui est venue que peut-être elle pourrait aider les autres à travers ses séances de photographie, sorte de « photothérapie », justifiant cette envie de réaliser cette série. Sachant cela, on comprend d’autant mieux de nom de l’expo tirée du Mépris de Godard « Et mes fesses, tu les aimes mes fesses ? ».

Cette série, elle la voulait la plus naturelle possible, hors de question de retoucher les photographies, la spontanéité était le mot d’ordre. « Je disais aux modèles que s’ils avaient une idée, nous pouvions la réaliser, que nous verrions ensemble, mais que c’était eux qui choisissaient. Après, une fois que la photo était faite, c’était celle-ci et on ne changeait pas. C’était très intéressant ! ». Cela s’explique alors par un objectif bien précis : faire en sorte que les gens acceptent leur corps tel qu’il est, comme une réconciliation avec soi-même.


Pauline Roquefeuil

Un projet inédit pour la photographe

Initiée à la photographie argentique par son père, Pauline a toujours fait de la photo. Jusqu’aujourd’hui, celles-ci relataient ses multiples voyages ; mais cette fois-ci c’est un nouveau sujet qu’elle a décidé de traiter à travers l’art photographique. Les paysages ne sont plus les vedettes, cédant la place aux modèles ou plus précisément les fesses de ces derniers.

« Je m’étais dit que j’allais être obligée de les motiver, les convaincre »

Au début sceptique sur la manière dont elle allait réussir à rallier des personnes à ce projet, elle s’est vite aperçue – via un message lancé sur Facebook, telle une bouteille à la mer – que son entourage, proche et moins proche, était finalement séduit et motivé pour y participer. Pas moins de 70 personnes ont alors répondu à l’appel, et seules deux se sont désistées. Pour beaucoup, il s’agissait là d’un défi, pour d’autres d’une expérience « marrante ».

Pauline Roquefeuil

La photographie, l’occasion d’aller à la rencontre de l’autre

Comme évoqué précédemment, l’objectif de l’exposition était clairement annoncé : mettre en exergue l’évolution du corps et son acceptation. Objectif rempli selon Pauline. Et tout cela, elle a pu l’observer et en être témoin tout au long des séances photo avec ses modèles : « il y en avait qui au début n’osaient pas trop, et puis en fait ils se donnaient le défi. Beaucoup de nanas, une fois qu’elles voyaient la photo, disaient « Ah mais en fait ça va ! » » ; « Il y a aussi eu un couple qui au début ne se sentait pas du tout à l’aise à l’idée de se mettre nu. Et puis ensuite, une fois qu’ils étaient à l’aise, ils ne voulaient plus se rhabiller, et ils avaient plein d’idées ! ».

Pour l’artiste, cette expérience a définitivement été l’occasion d’aller à la rencontre de l’autre. Et au-delà de son plaisir à réaliser les clichés, ce qu’elle a par dessus tout apprécié et ce qu’elle retiendra ce sont toutes les discussions et souvenirs créés avec les personnes chez qui elle ne serait jamais rendue si ce projet n’avait pas existé : partager un tajine vegan avec un mec, histoire de se détendre ; découvrir que, oui, les mecs aussi pouvaient être préoccupés par l’esthétique de leurs fesses, …

Une réelle expérience humaine qui la pousse à vouloir mener ce projet plus loin, d’autant plus qu’elle n’a pas pu photographier toutes les personnes qui ont répondu à l’appel. En effet, au cours de l’exposition à l’Iboat, certains sont venus à sa rencontre pour se porter volontaire, preuve que le sujet touche, que les gens sont en demande et que le projet pourrait facilement prendre de l’ampleur. Outre cela, c’est pour Pauline l’occasion de défendre l’argentique et tout ce qu’il a de spontané et de « brut », dans le sens où la photographie n’est pas retouchée, faisant toute sa beauté. C’est alors que l’on se rend compte que cette technologie était l’outil parfait pour ce projet : pour un résultat fidèle à la réalité, parce que nos fesses sont ce qu’elles sont et elles sont belles ainsi ; à nous de les accepter. Et les photos, parce qu’elles ne sont pas modifiées, sont un moyen de s’en rendre compte et de se réconcilier avec ce corps qui n’attendait qu’à être montré et regardé tel qu’il était.

Des projets axés sur l’humain

Grâce à cette expérience, la photographe a pu découvrir toutes les opportunités que présentait un projet qui permettait d’aller à la rencontre de l’autre. C’est pourquoi elle nous dit désormais vouloir réaliser des séries plus en rapport avec l’humain. Il faudra à priori être un peu patient, mais plusieurs idées lui trottent dans la tête et pourront faire l’objet d’expositions d’ici quelques temps, comme des photographies de plis du corps vus de très près (un bourrelet, une ride, différentes peaux…), des photographies de seins… Mais pour l’instant, son objectif reste de développer cette exposition sur les fesses et de la mener le plus loin possible.

Pauline Roquefeuil

Merci pour cette rencontre Pauline et à bientôt, le Type te souhaite une belle continuation, à toi, mais aussi à ton projet !

  • Une expo à voir au Bon Jaja jusqu’à la fin du printemps.
  • Pour plus de photos de Pauline Roquefeuil, rendez-vous sur son site ou son Instagram.

Exposition « Sauvages » par Julie Portal et Charlotte Sz

dans ART ET CRÉATION/DIVAGATIONS LOCALES

Le 13 avril dernier a eu lieu le vernissage de « SAUVAGES » aux Glacières de La Banlieue, exposition réunissant deux artistes plasticiennes bordelaises, Julie Portal et Charlotte Szymendera, ayant en commun le travail du métal. Une plongée dans leur art brut et hybride, où se mêlent voyages, féminité, et démesure.
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Les créatures hybrides empreintes de poésie de Clarisse Billard

dans ART ET CRÉATION/DIVAGATIONS LOCALES

Lorsque Le Type a découvert le travail de Clarisse Billard sur le marché de noël de l’IBoat, il a tout de suite voulu en savoir plus. L’occasion de rencontrer une artiste singulière aux inspirations éclectiques. Illustrations dont les personnages mi-enfants mi-animaux aux costumes empreints de féerie et de poésie rappellent les contes de notre enfance : bienvenue dans le monde de Clarisse Billard.

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Le chemin vers l’illustration

Clarisse Billard a commencé par l’école du Louvre où elle a étudié pendant 4 ans l’histoire de l’art. À la fin de ses études, elle a travaillé comme documentaliste multimédia sur des productions de CD-ROM culturels. C’est ensuite qu’elle partira à Londres où elle prendra des cours de graphisme et se tournera vers le web, en continuité de son expérience avec les CD-ROM où elle travaillait avec des graphistes. Ce job l’attirait puisqu’il lui permettait d’allier son amour pour le dessin et ses compétences organisationnelles. Elle a ensuite travaillé sur des petits programmes avec pour mission l’organisation de contenus: rédaction de textes, la création graphique des interfaces modules, images (a notamment travaillé pour J.L Étienne pour qui elle a fait les sites)… In fine, elle a fini par se mettre à son compte en tant que graphiste (web designeuse).

Mais petit à petit, Clarisse est revenue vers son premier amour, c’est à dire le dessin. L’élément déclencheur a notamment été des faire-parts qu’elle a réalisés pour des amis. Car, oui, Clarisse a toujours dessiné. Avant l’école du Louvre, elle avait d’ailleurs pour projet de s’orienter vers des études de stylisme. L’artiste avait pour habitude de dessiner des costumes, des silhouettes… Habitude qu’elle n’a d’ailleurs pas perdu au vu de l’omniprésence des costumes dans la plupart de ses illustrations. Elle a gardé secrets ses dessins pendant de longues années, jusqu’à ce qu’une de ses amies la pousse à présenter son travail sur le marché de noël de l’IBoat dont elle connaissait l’organisatrice. Pour l’occasion elle avait alors fait toute une série de dessins en noir et blanc.

Des sources d’inspirations éclectiques

Les sources d’inspiration de cette illustratrice sont très nombreuses, notamment grâce à sa formation qui lui a permis d’étudier l’art de ses débuts à nos jours. Entre autres, elle me citera Jérôme Bosch (XVème), Béatrix Potter et Lewis Caroll, Fred (la bande dessinée « Philemon »)-plutôt pour le monde dans lequel il nous transporte que pour ses dessins : un monde imaginaire et absurde… Le dadaïsme et Miyazaki font également parti de ses inspirations tout comme le sont Adrienne Ségur ou Delphine Vaute.

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Les outils dans sa mallette à créa…

Pour ses illustrations, Clarisse utilise un à crayon mine sèche pour la précision. Ensuite, elle repasse en général sur ses dessins avec des feutres aux pointes fines. Pour la mise en couleur, les POSCA et comme elle aime les mélanges de textiles et de motifs (s’inspire beaucoup d’Haeckel), il lui arrive de scanner des textures en aquarelle et de retravailler ses dessins à partir de ces dernières.

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Les supports

À ses débuts, l’artiste avait fait des coussins et des totes-bags sur lesquels nous pouvions retrouver ses illustrations. Vous pouvez d’ailleurs toujours les retrouver sur sa boutique Etsy. Mais aujourd’hui, elle veut se cantonner à l’illustration, à l’aspect d' »artiste » et non pas de « créatrice ». Un de ses objectifs à long terme serait d’écrire un livre pour enfants et, pourquoi pas, travailler en collaboration pour pouvoir réaliser des illustrations dédiées aux livres pour enfants.

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Et sinon, des expos ?

Pour l’instant, nous ne pouvons pas retrouver les œuvres de Clarisse dans des expositions. En revanche, vous pourrez la retrouver sur le Super Marché de Printemps de l’IBoat les 13 et 14 mai 2017.

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Clarisse Billard définit son travail comme…

… Des dessins au trait fin et précis, en noir et blanc ou servis par une palette vive et franche. Un univers enfantin et poétique, à mi chemin entre le rêve et l’absurde, une sorte de cadavre exquis dans lequel se promènent des créatures hybrides mi enfants mi animaux.

Où retrouver ses œuvres ?

On peut retrouver ses œuvres sur Facebook, Instagram et sur son site (plus dédié à son métier de graphiste). Vous pouvez également faire un tour sur sa boutique Etsy. On note par ailleurs qu’elle a pour projet la création d’un site dédié à ses illustrations.

Expo à ne pas rater au Life (Bordeaux) : Roadside View de Sylvain Demercastel

dans ART ET CRÉATION/DIVAGATIONS LOCALES

Y a-t-il plus bel écran au monde que le pare-brise de la voiture avec laquelle nous partons faire le tour du monde ? C’est là tout le sujet de l’exposition « Roadside View » dont vous pourrez profiter jusqu’au 24 Décembre au Life.

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Sylvain Demercastel, touche-à-tout aux multiples talents (windsurf, musique, photo,…), s’est mis à la photographie au cours de ses voyages. Aujourd’hui, il vit de windsurf, de musique et de l’art de la photographie – de quoi le jalouser ! Son exposition, dont les clichés d’une Amérique de l’Ouest et d’un Alaska désertique, vous plongent dans un autre univers, loin des clichés touristiques.

Des photographies en noir et blanc qui donnent aux œuvres une profondeur incroyable, mais également des photographies de couleurs aux contrastes et aux perspectives qui vous donnent l’impression d’y être, de vivre l’instant capturé par le photographe, au milieu de nul part. Des voitures, des paysages à perte de vue et des enseignes américaines illustrent la plupart des photos de l’artiste dont le travail pourrait être comparé à celui de Fred Herzog ou encore Stephen Shore, avec toujours ces paysages désertiques américains.

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Mais le photographe ne s’arrête pas là, et va jusqu’à créer les cadres qui mettront en scène son travail pour le plus grand bonheur du spectateur. Un travail d’une minutie impressionnante donnant parfois l’illusion d’un cliché en 3D.

Allez vite découvrir cette exposition au bar Le life pour un belle soirée. On ne saurait que trop la conseiller aux amateurs de photographies.

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Infos pratique :

  • Le life, 7 rue parlement Sainte-Catherine, 33000 Bordeaux
  • Du 24 novembre au 24 décembre 2016

Les visages de lili cracra

dans ART ET CRÉATION

Lili cracra, artiste bordelaise, nous parle de ses créations dans lesquelles musique, cinéma et illustrations se mêlent. Rencontre avec une artiste aux créations inédites et inspirantes : un bonheur !

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Le chemin vers l’illustration

Issue d’une famille où l’art est omniprésent (mère et grand mère peignent, père musicien), Lili cracra a toujours dessiné. Comme beaucoup, elle était partie pour faire les beaux arts, mais s’est ravisée pour un choix plus pragmatique et est finalement entrée en école de graphisme. Pendant son BTS, elle s’est arrêtée de dessiner et a repris après un an d’activité en agence de communication.

Par la suite, ce sera une rencontre clé qui la poussera, non seulement à continuer le dessin, mais aussi à aller plus loin en faisant « quelque chose de son travail » au travers d’expositions (notamment à la Zone du dehors, où une illustration est encore disponible sur le mur de droite dans l’entrée) ou encore en rendant ses illustrations disponibles au publique dans une boutique (Les filles au balcon, 29 Rue Cheverus, 33000 Bordeaux ).la-vie-aquatique

 Ce qui l’inspire

L’illustratrice n’a pas vraiment de références artistiques, elle essaie justement de se détacher de toutes influences. Ce qui l’inspire surtout c’est la musique, elle dit d’ailleurs être assez obsessionnelle et pouvoir écouter une musique pendant des heures et des heures… obsession donnant naissance à beaucoup de ses illustrations.

Autres source d’inspiration : les films. Comme la musique, elle s’en inspire et crée à partir d’un film qui l’aura marqué (cf « la vie aquatique »)

 Ce qu’elle défend

La place des femmes est un thème qui tient à cœur à cette artiste. Elle nous explique que le monde du graphisme est un monde dans lequel il y a peu de femmes et où elles ont peut-être moins de légitimité que les hommes. « Tout comme dans le monde de l’art d’ailleurs » rappelle-t-elle.

Sa palette

Crayon de papier, crayon de couleurs, aquarelle, parfois l’ordinateur, et maintenant une nouvelle série de dessins au stylo et aux feutres est en cours … Lili cracra touche à tout et aime diversifier les outils avec lesquels elle travaille. Elle même le dit, elle aime que les choses bougent, expérimenter de nouvelles choses, de nouveaux outils…

Pour l’avenir …

Plusieurs projets sont en cours pour Lili cracra. Tout d’abord, un livre pour enfants sur lequel elle bosse depuis 2 ans et qu’elle a crée de A à Z (écriture, illustration, auto-édition, auto-diffusion). Ensuite, un bouquin, « Instantané », dans lequel nous pourrons retrouver des illustrations immortalisant un moment précis avec la citation qui mettra des mots sur ce moment, nous faisant partager celui-ci avec poésie.

Et comme Lili cracra a la bougeotte, elle ne s’arrête pas là. Eh oui, elle a aussi un projet de marque (« La biche en slip », on aurait pas trouvé mieux, de quoi mettre l’eau à la bouche !). Les premiers tests effectués dans l’atelier de sérigraphie qu’elle a elle même monté étant concluants, la marque pourrait voir le jour d’ici octobre ou novembre. Nous pourrons alors retrouver « La biche en slip » sur internet ou encore en magasin (affaire à suivre !).

Enfin, Lili cracra et le collectif « Club senior » dont elle fait partie, comptent investir différents quartiers dans bordeaux afin de s’approprier la rue au travers de collages, mapping, etc… Graphiste, designer, pro de l’audio visuel seront réunis pour une métamorphose éphémère et nous faire voyager sur place. Autant vous dire qu’on attend ça avec impatience !

kid-sisterVous pourrez retrouver les protagonistes touchants de Lisa, nous parlant au delà des mots, sur: instagram (lilicracra), tumblr, facebook (lougraphisme), ou encore behance

Carré d’artistes : de l’art contemporain pour tous !

dans DIVAGATIONS LOCALES

Comme le dit Charles Pépin « […] partout la beauté rendait la vie plus intense, plus ouverte, plus pleine ». C’est une des nombreuses raisons pour lesquelles nous ne pouvons nous passer de beauté, et par conséquent – pour nombre d’entre nous, d’art. Cela, Carré d’artistes l’a bien compris, c’est pourquoi ce réseau de galeries met à notre disposition la beauté qui émane de l’art contemporain au niveau national mais aussi international !

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Sur Bordeaux, tu trouveras Carré d’artistes rue des Remparts où tu pourras découvrir un choix éclectique d’œuvres contemporaines, toutes ayant leurs particularités ; des trésors uniques et authentiques soigneusement sélectionnés par la galeriste. Bonne nouvelle ! Ces petits trésors ne sont pas réservés qu’aux autres ! Eh oui, Carré d’artistes ayant pour objectif principal de démocratiser l’art contemporain, et donc de le rendre plus accessible, les prix sont adaptés de façons à ce que nous puissions tous profiter des œuvres pour lesquelles nous aurons eu un coup de cœur, afin qu’elles puissent emplir notre quotidien de beauté pour notre plus grand bonheur.oeuvre-d-art-contemporain-acanthes-sigrid-m-abstrait

Le concept te plaît ? Alors, petit conseil : le samedi 18 Juin sera l’occasion rêvée de découvrir cette galerie puisqu’elle te propose une journée où elle se transformera en atelier pour que l’artiste Sigrid.M puisse te présenter son travail et te rencontrer. Amateurs d’art, notez dans votre agenda cette date (clin d’oeil à ceux qui n’ont pas encore trouvé de cadeau pour la fête des papas…) !

Des amoureux d’art contemporain aux simples amateurs, des plus jeunes aux plus âgés, pour un moment de beauté, de découvertes, pour un moment de pause ; prenez le temps de découvrir cette galerie à qui on souhaite de réussir ce défi qu’est la démocratisation de l’art contemporain !

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Tu retrouveras Carré d’artiste :

L’univers d’Audrey Pol

dans ART ET CRÉATION/DIVAGATIONS LOCALES

Audrey Pol, artiste Bordelaise montante, inaugurait sa première expo mardi 19 Avril au Wine shop expérience, la boutique du château Pape Clément, expo organisée par l’institut Bernard Magrez dans le cadre de la galerie des nouveaux talents. Le Type a découvert avec plaisir ses dessins dont les détails les rendent si réalistes, et a été été touché par la beauté qui émanait de chacun d’entre eux, mais aussi par l’histoire qu’ils racontaient. Rencontre avec une artiste fraîche, nature et si spontanée pour qui le Type a eu un vrai coup de cœur !

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Parle moi un peu de cette expo ?

Cette exposition fait suite à un concours auquel j’ai participé, le grand prix Bernard Magrez, où plus de 500 artistes se sont présentés avec une œuvre. J’ai été retenue pour exposer avec 100 autres artistes, au sein de l’institut Bernard Magrez, sur le thème « sagesse ». Et j’ai choisi de présenter « La Dernière », une des femmes de ma série. A la fin de cette exposition, l’institut a voulu voir le reste de mon travail est s’est intéressé à cette série. Ils m’ont alors proposé d’exposer à la boutique du château Pape Clément.13090624_1719722784983334_329708021_o

Je suis graphiste de formation, activité dont je me suis un peu écartée depuis quelques temps, et je ne savais même pas si j’allais être sélectionnée pour le concours dans la catégorie peinture. Cela fait 3 ans que je fais de l’illustration mon activité principale et lorsque j’ai vu ce concours, je me suis dis « pourquoi pas ! » sans oser y croire. Finalement il débouche sur une première exposition.C’est une très belle opportunité pour moi et je suis honorée que Mr Magrez s’intéresse à mon travail.

Le dessin c’est devenu un peu toute ma vie, mon appartement s’est transformé en atelier, et je passe bien 60 heures sur une illustration. J’aime dessiner ou peindre comme un artisan travaillerait la dentelle.

Quelles sont tes influences ?

J’aime beaucoup la peinture baroque, flamande. Rembrandt, Caravage mais aussi Élisabeth Vigée Le Brun, par exemple. La peinture du 18ème siècle m’a très vite frappé, les drappés, les clairs obscurs… Je suis admirative ! La peinture à l’huile me plait énormément.

Sinon, je suis une grande fan des peintures de l’artiste Guillermo Lorca, et puis il y a la photographie : Tim Walker, Hendrik Kerstens, Sacha Goldberger, Isabelle Chapuis etc.

Quelles expositions pour la suite ?

Pour l’instant je ne sais pas, il y a de nombreux endroits dans lesquels j’aimerais beaucoup exposer, il va falloir que j’ose démarcher et montrer mon travail. Je ne pense pas être une bonne commerciale (rires).

Y a-t-il des projets qui te tiendraient à cœur ?

 J’aimerais beaucoup collaborer avec d’autres artistes/artisans, comme des céramistes par exemple. Tout ça est un peu nouveau pour moi, du coup je suis un peu curieuse de tout, c’est la découverte. Mais avant tout je veux laisser le temps aux gens de me connaître. Et je viens de terminer quelque chose qui me tenait vraiment à cœur. Ma série sur les femmes, c’était tout un projet pour moi, et c’était important. C’est avec mes tripes que je fais ça, ces femmes me représentent. Dans tous les cas je resterai fidèle à moi même, je ne peux pas faire autrement.

Quels sont tes projets après cette exposition ?

Prochainement j’ai pour projet d’aborder le thème vin/animaux sur de grands triptyques ! Mais je vais aussi me la13090699_1719722851649994_1744256789_o.pngncer dans une seconde activité, je n’en dis pas plus pour le moment… J’aime me compliquer la tâche pour toujours plus de défis, l’idée de pouvoir apprendre, m’améliorer, me plait beaucoup : cela doit être les raisons pour lesquelles la peinture à l’huile me fait de l’œil.

Je ne m’impose pas de règles par rapport à la mode actuelle. J’ai bien du mal à faire du joli parce que c’est joli. Je suis incapable de faire un dessin sans histoire, je n’y vois pas d’intérêt s’il n’y a pas vraiment de sens.

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Derrière cette artiste se cache une narratrice qui raconte une histoire au travers de chaque coup de crayon. Vous pourrez la lire et entrer dans l’histoire si vous savez écouter ce que ses dessins ont à vous raconter jusqu’au 31 mai !

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Et pour découvrir l’univers d’Audrey Pol et suivre son évolution, rendez vous sur son Facebook et/ou sur son son site !

Exposition visible jusqu’au 31 mai à la boutique Wine Shop Experience, 216 avenue Dr Nancel Penard, 33600 Pessac.

 

Back to School avec Manu Faktur

dans DIVAGATIONS LOCALES

Depuis le 9 octobre, une école primaire de la ville de Talence voit ses murs pris d’assaut par l’artiste Manu Faktur. Ce soir à 17h, l’école ouvre ses portes pour un afterwork artistique. Manu Faktur et KAM Records seront de la partie. Insolite et innovant : le Type a donc eu envie d’en savoir plus. 

Bonjour Manu, est-ce que tu peux présenter ton travail en quelques mots ?

Manu Faktur : Je suis sculpteur-peintre majoritairement. Je me définis comme psychoplasticien. J’essaie de rendre visible l’invisible, de matérialiser les idées ou les émotions. C’est aussi un jeu de mot : psychopathe, psychoplaste, etc…
Je considère que l’esprit est suffisamment puissant pour transformer la réalité. La réalité étant assez sombre, ça se ressent dans mon travail, je travaille sur les côtés obscures de l’être humain : la violence, la haine, la peur. Mais pour transmettre le message inverse, il est urgent de vivre.

Comment est né le projet Back To School ?

J’ai été contacté par AQPRIM, un cabinet de promotion immobilière, qui est désormais propriétaire de l’école, pour réaliser ce projet. J’avais déjà bossé avec un autre cabinet, j’ai habité un entrepôt aux Bassins à flots, et ils m’avaient laissé l’éclater avec toute une équipe de graffeurs. Vu que ça leur avait plu, ils m’ont recontacté.

Est-ce que des limites on été fixées ?

Non, pas vraiment. Mais on se devait d’être vigilants. Nous savions que l’école serait visitée par des enfants de tout âge, il fallait juste ne pas abuser, si tu vois ce que je veux dire, pas de provoc’ gratuite, etc…Sinon on faisait ce qu’on voulait, que ce soit en rapport avec l’école ou pas.

Comment ce projet nourrit-il ton travail ?

C’est un projet intéressant et complexe, il a fallu tout organiser, c’était un challenge. On a tout nettoyé, préparé les façades, etc… On a tout fait en neuf jours. La dernière semaine on y a passé une bonne partie de la nuit. Il fallait que l’on soit prêts pour le 10 octobre.

Tu as choisi de t’entourer du collectif 3GC, une affection particulière ?

Oui, ils m’avaient déjà aidé sur le projet des Bassins à flots. Ils sont très actifs dans le milieu du graff et comme j’avais besoin d’aide, ça s’est fait naturellement. Puis ça leur permet d’avoir un peu de visibilité ailleurs que sur les terrains. D’autre part, j’ai aussi été aidé par une grosse partie du collectif Transfert, qui a brillé cet été avec l’expo trsfrt 5 a Castéja, et qui ont été invités à venir peindre avec nous.

Pendant les (presque) 3 mois de Back To School, les artistes pourront envahir les lieux à loisirs ?

Non, pas vraiment à loisirs, on va peut-être refaire quelques murs à l’intérieur, on essaie de faire tout l’extérieur petit à petit. On va aussi essayer de faire intervenir d’autres disciplines, pour devenir un pôle culturel éphémère, avant la démolition.

Laisses-tu la place aux amateurs ?

Oui, on a une zone débutant. On a fait graffer des gamins, mais c’est un peu compliqué au niveau sécurité.

Par exemple : les anciens élèves peuvent-ils venir laisser libre cours à leurs imaginations ?

Sur des tableaux noirs oui, mais comme je le disais il faut respecter des normes de sécurité, donc on va donc faire visiter l’école aux anciens élèves, et ensuite faire des ateliers découverte, avec des bombes à l’eau, moins dangereuses pour les enfants.

Vendredi 13 novembre, tu organises avec KAM Records un afterwork, peux tu nous en dire plus ? C’est toi qui a sélectionné les artistes de la line up ?

Je bosse avec eux depuis peu, c’est parti d’une rencontre. J’aime bien ce qu’ils font, leur état d’esprit. Du coup pour le premier « after-school » je leur ai proposé de venir, pour le line-up, j’ai juste proposé Alex Garcia, un pote, le reste des artistes font partie de l’écurie KAM.

Jack (co-fondateur de KAM Records) : La rencontre avec Manu s’est faite lors d’un de nos événements: Les Beaux Jours. Suite à ça, on est resté en contact et on a tout de suite eu plusieurs projets en vus. Du coup, la Back To School était une opportunité pour KAM Records de se montrer dans cet univers là. C’est très intéressant et important d’être présent ici, puisque Manu fait maintenant partie des artistes que l’on représente chez KAM Records, c’est donc une super opportunité pour nous tous de se retrouver et de bosser ensemble.

Envisages-tu d’autres événements de ce genre ?

Oui, je pense et espère continuer à collaborer avec AQPRIM. Ils me confieront des lieux avant leur démolition, pour organiser le même type d’événement, ça suit son cours…

Le mot de la fin ?

Il y a une certaine beauté à accorder à un lieu (sans parler de la dimension éducative) une liberté d’expression humaine, surtout par un art qui est souvent mal connu, un art de la rue, qui part ce projet rend le lieu immortel.

L’artiste / Manu Faktur
L’évenement : Back To School + KAM Records

Everyone Speaks invite Kam Records.

dans MUSIQUE

Un salon de coiffure pas comme les autres qui convie notamment des DJ à se produire toute une journée ? Oui oui ça existe à Bordeaux, et le Type a rencontré ses fondateurs, ainsi qu’un des DJ déjà invité à y jouer.

La place du palais à Bordeaux a une aura particulière. Nichée, presque cachée entre les immeubles (pourtant pas très haut) elle regorge de petites pépites qui font le bonheur des bordelais.

Une fois bien installé a la terrasse des quelques bars/restaurants qui occupe la place, il est alors possible de laisser ses yeux se promener pour apprécier la dynamique de cet endroit.

Puis, vos yeux s’arrêtent plusieurs fois sur une devanture, vous êtes intrigué. Vous vous approchez et vous observez avec vos yeux bien ouverts, cette devanture qui ne finit pas de vous surprendre.

Vous lisez « Everyone Speaks », le logo est entremêlé, le dessin représente un tuyau. Vos sourcils se froncent12065750_742311512540462_2759410013560906942_n. Et là vous comprenez, vos yeux viennent de tomber sur une énorme bécane, vieille, magnifique. Le genre de moto qui vous laisse rêveur. C’est exactement ce que vous êtes en train de faire. Rêver. C’est le mot d’ordre d’Everyone Speaks. Derrière la vitre, vous voyez des hommes couper des cheveux, raser des barbes, effilocher des moustaches… Vous êtes face à un salon de coiffure, un barbier.

Vous avez envie d’en savoir plus ? Je suis entré dans le le fief des sons of anarchy : entretien avec Cédric Cyam Lemonnier et Vincent Genet, co-fondateur d’Everyone Speaks.

LE TYPE : Comment est née Everyone Speaks ?

Everyone Speaks : On est 3 potes (cf/ Tony Heitzmann) et on bossait tous dans des salons différents sur Bordeaux. On se connaît bien, on a les mêmes passions, et à force d’en discuter, on a vraiment eu envie de combiner ce qui nous anime : les bécanes, le sport et surtout la coiffure. La création d’un salon exclusivement masculin, vient tout d’abord des nombreuses formations de barbier que l’on a pu avoir au cours de notre carrière. Puis, l’envie de se détacher du côté mixte du salon de coiffure basique. On s’est aperçu que l’homme est souvent l’intrus des salons. On privilégie la femme pour plein de raisons, qu’elles soient économiques ou esthétiques ; l’homme est souvent le grand oublié de la coiffure. On a voulu rectifier un peu le tir.

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LE TYPE : L’ambiance du salon est particulière. Entre virilité et créativité, comment avez vous été amené à le penser de cette manière ?

ES : C’est très important pour nous que le client se sente comme chez lui. Le salon est inspiré de nombreux lofts new-yorkais ! Grand, spacieux, cosy. Il a son âme propre. Il faut savoir qu’on avait fait appel à une entreprise pour les briques apparentes, qui sont un peu la touche street du salon, mais le résultat était très loin de ce qu’on espérait. Du coup, on a tous repeint à la main, brique par brique.

Ça impose un esprit manuel au salon. On met, également en avant, le travail de nos amis. Deux artistes exposent dans le salon. Manon Laborie (qui est à l’origine du logo), et Yann Furzin. Leurs œuvres habillent le salon, et lui donne un charme et une authenticité. On connaît les artistes, on peut parler d’eux avec nos clients, échanger et c’est vraiment ce qu’on avait en tête. Échanger est essentiel pour nous. Notre salon c’est notre moyen de communication. C’est notre chez nous et on souhaite que tous le monde s’y sentent bien. Chaque élément du salon a été pensé par nous, fabriqué, on a mis la main à la pâte pour créer un lieu où les différences se nourrissent entre elle.

LE TYPE : Le salon dispose d’un grand espace libre de mouvement, aviez vous déjà en tête, l’organisation d’événement connexe ?

ES : Tout à fait. C’est le but du salon. On voulait sortir des schémas classiques des salons de coiffures. On peut installer un groupe de musique, et faire notre travail en même temps. Et ça, ça nous rends heureux. Des gens de tous univers qui se rencontrent autour de la même passion, ou autres. Le tout c’est d’aller au-delà du simple salon. Vous pouvez tout à fait venir, vous installez au salon, sur le canapé (le Type confirme : ultra confortable, ndlr), boire un café, lire nos magasines, observer les objets qu’on nous laisse en dépôt vente, et de temps en temps assister à un événement qu’on organise, comme celui de samedi 24 Octobre en collaboration avec KAM RECORDS.

LE TYPE : Pourquoi Kam Records ?

12077021_742576522513961_316185466_nES : Tony, (3e associé) connaît bien Jack (Jack Stricker, ndlr), un des artistes et fondateur de Kam Records. Il le coiffe souvent. Et on savait que Jack mixait, on avait déjà évoqué l’idée d’une collaboration. Ça s’est concrétisé le 26 septembre. Jack est venu mixer avec des artistes de Kam records. On a également mis en place une exposition d’un artiste peintre présent dans le collectif. Tout ce joyeux bordel à bien fonctionné, alors, on repart pour une seconde édition samedi.

LE TYPE : Les petits plus d’Everyone Speaks ?

Nos prix sont abordables. On proposé un forfait shampooing + coupe  à 25 euros. Sinon on est sur du 15/20 euros. Nous avons un gage de qualité. Notre but c’est de transmettre notre savoir faire. On aime notre boulot, et on a envie de bien le faire. On a été formé au métier de barbier et de coiffeur. On peut prendre du recul, et réalisé qu’on est plutôt compétent. On rase à l’ancienne, on aime ce côté d’authenticité qu’on propose avec des produits d’origine naturel.

Puis on chercher à évoluer, dans l’avenir on pense à installer un tatoueur.

Mais là, le prochain meuble c’est un baby foot.

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Vous l’aurez compris, Everyone Speaks c’est une belle histoire d’amitié. Et quand deux belles histoire d’amitié se rencontre ça donne lieu à un bel événement.

Après le succès de la première édition, KAM Records revient chez Everyone Speaks pour un second épisode. Le programme reste le même, mais en mieux : Venez vous faire couper les cheveux ou tailler la barbe en compagnie de Kam Records.

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LE TYPE a voulut en savoir plus sur KAM Records. On est partit à la rencontre de Jack Striker, artiste et co-fondateur de KAM Records.

Kam profond copieLE TYPE : KAM Késako ?

Jack : KAM Records est une boîte de promotion artistique, basée sur le partage de culture sonore et visuelle. Lorsque des artistes sortent un album, organisent une tournée, montent un clip ou créent un événement, notre rôle est de promouvoir leurs actions par le biais de la presse (papier et digitale) et de mettre tout en œuvre pour relayer au maximum l’information. De plus, KAM Records a la possibilité d’exercer une activité de Booking à la suite d’un accord entre l’artiste la structure.

LE TYPE : Qu’est qui est important chez KAM ?

Jack : Pour nous, ce qui est important, c’est la création. Ce que nous recherchons le plus sont des artistes qui se créés univers, un style propre à eux, qu’ils soient musiciens, Dj, peintre, photographe, vidéaste… Ce qui nous motive dans ce travail c’est la découverte et le partage de talent et de voir la réussite de certains artistes qui l’ont mérité.

LE TYPE : Comment vous vient l’envie de promouvoir un artiste ou un événement ? 

Jack : On peut pas juger la qualité, d’autant plus que ce serait malsain venant d’un producteur de musique. La décision de promotion vient d’un coup de cœur, d’une bonne entente avec la personne, d’une certaine technique dans sa représentation, de sa prestance… Et, bien sûr, il faut que le projet nous plaise. Cela dit, nous sommes ouvert à n’importe quel type de propositions

LE TYPE : Bordeaux est-elle une ville accessible pour une association comme KAM ?

Jack : Elle l’est en premier plan. Mais en regardant de plus prêt, beaucoup d’associations se montent, que ce soit dans l’évènementiel, la promotion, les labels… Ce qui, au final, est bien puisque la concurrence est bonne pour nous, ça nous permet de découvrir d’autres choses et de ce fait la ville se différencie, se mélange et évolue. Mais elle n’est pas accessible en se disant « je suis le seul à faire ça, je me lance et ça fonctionnera ».

LE TYPE : Peux tu nous parler un peu de votre collaboration avec ES ?

Jack : Je connais Tony (un des fondateur d’ES) depuis quelques temps et il savait que je mixais à droite à gauche et que je produisait de la musique. Une fois qu’il a monté son salon avec Cyam et Vincent, on a convenu qu’il serait intéressant de faire un genre d’apéro mix dans un salon de coiffure… Ça a super bien marché et on en fait régulièrement maintenant.

On hésite plus et on file dard dard au fief des motards les plus (dé)coiffant de Bordeaux.

Les liens utiles des artistes :

Bienvenue à l’hôtel commissariat

dans DIVAGATIONS LOCALES

Bordeaux regorge de belles et vieilles architectures, dont la plupart servent encore de locaux municipaux, destinés à divers services publics ou, comme la salle Amédée Larrieu, de lieux destinées à être prêtés à des associations. Mais tout promeneur curieux aura remarqué, çà et là, quelques bâtiments en proie aux friches, l’air un peu perdu entre deux époques, attendant, depuis qu’ils ont été démis de leurs fonctions, qu’on leur redonne une utilité et un peu de vie. Ce sont ces « lieux en transition » que Transfert, collectif de graffeurs et plasticiens, s’attelle à investir d’œuvres en tout genre, de la peinture au land art, en passant par la sculpture, la vidéo et la performance. De la fin du mois jusqu’à septembre, les artistes vous ouvrent les portes de l’ancien commissariat Castéja, bientôt requalifié en logements sociaux.

Coulisses cour intérieure Transfert 2015 - ©Apolline Clapson

Impossible de rater l’imposant immeuble en pierres de trois étages, entouré d’imposantes grilles, lorsqu’on arrive au croisement des rues Abbé de l’Épée et Castéja. Sur l’un des murs extérieurs noircis par le temps et les pots d’échappement se dressent une hampe sans drapeau et un panneau rectangulaire masqué par du plastique noir, vestiges d’une époque où des centaines de képis grouillaient derrière ces portes. C’est dans ce lieu encore vaguement empreint de son passé policier que s’invite le street art du collectif Transfert. La trentaine d’artistes qui le compose s’est investie d’une mission : métamorphoser, tout en le gardant intact, ce bâtiment inscrit au titre des monuments historiques. « On a plein de contraintes, mais ça pousse à la créativité ! » relativise cependant Charl, un des artistes du collectif. Au-delà de ce « détail », rien n’est imposé ; chaque pièce reflète l’idée de son ou ses créateurs, libres d’imaginer et de réaliser ce qui leur plaît. Car c’est aussi ça, Transfert : donner aux jeunes artistes la possibilité de s’exprimer et d’exposer, quelle que soit la tendance artistique du moment.

La jeune rebelle en moi s’est émerveillée devant une pièce réaménagée en salle d’interrogatoire par le toulousain Sike, mais décorée de procès-verbaux gribouillés et autres tags ACAB partout sur les murs. Odeg, quant à lui, aborde dans sa salle un thème qui semble lui tenir à cœur : les matières premières, à savoir « l’eau, la terre, le feu, l’air et… Le béton ». On admirera également les créations de Jean Rooble, artiste qui s’est découvert sur le tard un don pour les portraits, qu’il réalise avec une précision réellement bluffante. Ailleurs, on trouvera un hommage modernisant à Pablo Picasso. Enfin, je n’ai pas pu aller vérifier moi-même, mais un portrait géant d’une personnalité bordelaise, œuvre de Landroïd tenue secrète jusqu’à l’ouverture officielle, serait « vraiment à voir », selon une bénévole chargée des travaux préparatifs. Pour le reste, je vous laisse la surprise entière : de personnalité en personnalité, d’œuvre en œuvre, cette exposition est un véritable voyage dans des milliers de couleurs, des centaines d’idées et des dizaines d’ambiances toutes époustouflantes.

Azot-Charl-Tack 2013 ©Repaze

Pendant deux mois, différentes formes de visites (visites-ateliers, visites guidées, visites libres), des afterworks et différents événements vous seront proposés. Partenaire de l’Institution Nationale des Sourdes-Muettes, Transfert organise également des visites commentées à destination des personnes malentendantes. Le vernissage aura lieu samedi 27 juin à partir de 14h, avec showcase du collectif bordelais Template, performances et poésie au rendez-vous. Réservez également votre 26 septembre, soirée de dévernissage : « on va jouer du rap devant le monument au mort de la police », riait Kendo. Mais qui donc viendra faire cet honneur à l’ancien commissariat ? Juste un certain groupe bordelais adulé par le Type depuis ses débuts, et dont je trouverais presque indécent de vous rappeler le nom…

Toutes les infos, les horaires et les tarifs sont à retrouver sur le site internet du collectif. Allez-y, d’abord parce que ces artistes le méritent, mais aussi parce que c’est peut-être votre dernière chance d’entrer en ce lieu !

Collectif Transfert - ©NKaïd

Loud & Proud : « Rendre à RuPaul ce qui est à RuPaul »

dans ART ET CRÉATION

J’ai un peu honte de l’admettre mais mon premier éveil aux problématiques des gays, lesbiennes, travesties et transgenres, s’est fait par la série canadienne (et carrément kitsch) Degrassi. En fait quand j’y pense, plus largement, c’est par les séries télé que j’ai commencé à m’interroger sur la question. M’interroger sur ce que tous ces mots voulaient vraiment dire puis comment ils étaient traités (ou pas d’ailleurs) dans la société, dans la musique, les livres, le cinéma etc. A défaut d’être représentée et défendue dans l’Histoire, la question et le combat des minorités sexuels a surtout été porté par l’Art sous toute ses formes.

Du 2 au 5 juillet, La Gaîté Lyrique (Paris), Le Lieu Unique (Nantes) et Le Sucre (Lyon) se rassemblent pour questionner le sujet à travers la culture queer avec le festival « Loud & Proud ».

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Loin de l’image restreinte, de « grosses tatas » en talons aiguilles, boa à plumes et paillettes, la culture queer est née d’une insulte qu’une minorité, à la marge des normes du « straight », s’est réappropriée pour revendiquer avec fierté sa différence et son identité forte, riche d’une créativité sans frontières.

De là, est né un mouvement qui a su s’affranchir des codes du genre et des rapports de domination que la société a pu imposer sur les sexes. De là, est né un mouvement où le corps est libre de se mouvoir comme il veut, peu importe sa forme. De là, est né un mouvement bourré d’humour et d’autodérision pour mieux répondre à l’intolérance et l’obscurantisme. Comme toute culture subversive, les « queers » ont su puiser dans la souffrance, le rejet et la violence, une extravagance magnifique et tellement assumée qu’elle ne peut plus être écrasée.

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Perfume Genius

A l’heure où nous vivons une période plus que charnière dans les questions d’égalité des sexes et de tolérance, un événement tel que Loud & Proud ne pouvait pas mieux tomber pour questionner, comprendre et célébrer cette culture longtemps étouffée par des stéréotypes réducteurs.

A travers des concerts, des rencontres, des performances et des projections, le festival Loud & Proud compte bien nous initier à cette culture loufoque, militante, et ce même pendant un duel de Voguing ou de Ass-shaking.

Demandez le programme :

La Gaîté Lyrique – Paris
Jeudi 2.07
Planningtorock• Ssion• Léonie Pernet• Anna Meredith• The Seth Bogart Show
Vendredi 3.07
Austra• Perfume Genius• Zebra Katz• Fiodor Dream Dog• Shopping
Samedi 4.07
LE1F• Big Freedia• Noise Manifesto presents Decon recon• MikeQ• Cakes Da Killa• Clara 3000• Kiddy Smile• Karim & Karam• CHRISTEENE

Programme des rencontres, performances et projections bientôt en ligne et à suivre sur la page Facebook de l’événement 

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Le Lieu Unique – Nantes
Les 3.07 – 4.07
De 15h à 20h Entrée libre • Le Queerodrome
Vendredi 3.07
Kill Your Gender  • Carte blanche à WonDerGround • Cakes Da Killa • Les Petites Filles Négligées
Samedi 4.07
Austra • Perfume Genius • Ssion • The Seth Bogart Show • Shopping •
• DJ Mac L’arnaque

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Le Sucre – Lyon
Mercredi 1.07
Apéro Clite
Lancement du n° 102 spécial été du magazine gay et lesbien Rhonalpin Hétéroclite.
Jeudi 2.07
Sélection de documentaires Avec Didier Lestrade
Vendredi 3.07
Ssion • The Seth Bogart Show • Les Yeux Noirs
Plateau 100 % Born in the USA

Samedi 4.07
Garcon Sauvage Club
Bolito • l’Homme Seul •  Zebra Katz • The Man Inside Corrine

Infos pratiques
Site
Facebook

Sur la route du Type #5 – Direction Vie Sauvage (bis)

dans MUSIQUE

Le départ est lancé, c’est parti, Le Type a récupéré sa tente Queshua 2’’, il a fait ses plans Mappy, il s’entraîne tous les jours à dormir à même le sol et à danser jusqu’au bout de la nuit tout l’été durant. Pour commencer son périple physiquement musical, Le Type compte bien faire une nouvelle fois escale à Bourg, à Vie Sauvage, du 13 au 15 juin. Si la Collection Hiver était magique, la Collection Eté s’annonce mémorable. Cette année, le crew Vie Sauvage prend des allures d’agence de voyage hédoniste qui vous invite à libérer tous vos sens le temps d’un week-end.

Ecoute

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Ecoute, écoute (maman est près de toi), écoute Ross Heselton un jeune poète vagabond pour une romance sans lendemain au son d’un univers folk mélancolique qui figent tes pieds sols, la tête dans les étoiles sans ciel // Nunna Daul Isunyi cet indien en godasses qui t’angoisse puis te sert, te brûle et te gèle sur place, notre chouchou du Collectif Iceberg // Cléa Vincent faire vibrer des notes au piano en contant des histoires de fille fragile mais pas farouche pour un sou. // Le A une bande de fennec aux plages rock qui s’étendent à perte de vue le long d’une mer électrique aux vagues psychédéliques.

Ecoute

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Friends of Mine pour une boum aux sonorités pop et aérienne. // John and the Volta un gang de fantôme aux draps arc-en-ciel pour flotter dans une galaxie rock léché et ciselé. // Be quiet, meute de loups noirs, dont la musique oscille entre la cold wave froid et aérien et une cold wave plus métallique et électronique. // Isaac Delusion, nos chouchous de l’écurie Cracki Records, monstre à deux têtes qui te plonge dans un rêve sans fin où la pop se marie au hip-hop, la folk, la funk dans une boucle entêtante. // Rien. Odezenne. De l’amour charnelle, de la rage animale et du vomi acide qui marque un retour qu’on n’espérait plus (c’est faux).

Ecoute

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BABE une douce brise pop folk qui réchauffe le cœur comme les rayons d’un soleil couchant. // Lawrence Arabia une friandise sucrée venue de Nouvelle-Zélande pour nous offrir des mélodies mielleuse et funky, Miam // DJ Martial Jésus notre prophète des nuits sans lendemain dans l’église du rire, de la danse et de la transpiration. // Fakear, poulain de la maison Nowadays records, gourou adepte des machines pour nous envoyer vers des destinations exotiques sans retour // Baleapop & sa Team, les grands frères de la Team Sauvage pour un dj-set love to love en attendant le mois d’août St Jean de Luz et Mykki blanco.

Goûte

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Du pinaaaard. Hum, pardon. Goûte du Côte du Bourg pendant une dégustation gratuite proposée par les jeunes viticulteurs de l’appellation. Et les produits du marché gourmand locavore du restaurant Belle Campagne.

Regarde
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Regarde les installations numériques du laboratoire POIVRE où la nature trouve sa place et reste en communion avec l’art et la technologie. Regarde la scénographie du collectif Nocturne, on nous promet du beau, du sincère, de l’éphémère sensible à capter dans le parc de la Citadelle. // Regarde les clichés de Romain Laffue qui t’invite à le suivre en voyage au fil d’instants de vie justes et honnêtes. // Regarde une fresque prendre vie sous les coups de crayon du collectif Sauvage Garage.

Ecoute, goûte, regarde tout ce que tu veux au final, tout est permis surs les terres sauvages.

 

 

 

Vie Sauvage
Du 13 au 15 juin
Bourg-sur-Gironde

Vendredi 13 & Dimanche 15 juin // GRATUIT
Samedi 14 juin // 17€ en pré-ventes & 20€ sur place

FNAC: http://bit.ly/QI4aMs
TICKETNET: http://bit.ly/1jUTtP9
DIGITICK: http://bit.ly/1jufItN
TOTAL HEAVEN : disponibles
OT BOURG : disponibles
PASS CROISIÈRE + FESTIVAL: http://bit.ly/1kC6uwe

Who’s next 2012 #2 : MINNAPALMQVIST

dans ART ET CRÉATION

Si vous avez l’impression que cette marque est importable c’est tout à fait normal, les créations de MINNA sont bien plus que des vêtements. Zoom sur une marque à mi-chemin entre la haute couture et le prêt-à-porter.

Chaque pièce témoigne d’une réelle étude à la fois esthétique et symbolique du corps de la femme. « Intimately Social », la première collection, représente la complexité du corps féminin, de son tiraillement entre ce qu’elle veut mettre en valeur et ce qu’elle veut cacher mais représente aussi un conflit perpétuel entre ce à quoi on voudrait que notre corps ressemble (à cause des normes qu’impose la mode sans doute) et ce qu’il est en réalité ; tout cela avec différents patchworks de cuir brut et du jersey épais.

Voilà une ligne atemporelle, qui n’entre pas dans les normes de la sphère mode. Minna nous avoue ne pas réfléchir en fonction de ses diktats : « Je ne suis pas la mode traditionnelle et les saisons. Je travaille plus en fonction des matières. Donc cela change un tout petit peu, progressivement.»

En effet, les créations les plus récentes, même si elles restent dans le même esprit, vont plus dans le sens du prêt-à-porter. Elles s’inspirent cette fois des changements que notre corps subit mais dont on ne veut pas parler. Les formes sont plus fluides et plus basiques ; on les intègre plus facilement dans une garde-robe – surtout quand on aime la maille, la grosse laine et le coton.

Enfin, Minna Palmqvist, c’est aussi un magnifique lookbook ! Shooté par Anna Rönnqvist en collaboration avec l’artiste Ingela Nilsson, ce lookbook insiste sur la dimension artistique de l’univers Minna Palmqvist et sur sa vision du rapport que la femme entretient avec un corps dégénérant et difficile à accepter tant on l’aime et le déteste.

 Photos : Anna Rönnqvist
Installations : Ingela Nilsson
http://www.minnapalmqvist.com

 

Sociologie du tatouage criminel russe

dans ART ET CRÉATION

Ouvrage complet, à vocation scientifique et encyclopédique la nouvelle édition de RUSSIAN CRIMINAL TATTOO en trois volumes regroupe l’impressionnant travail de Danzig Baldayev – ancien maton d’une obscure prison de Saint Pétersbourg.

Associant textes, photographies et dessins, cet ouvrage fascinant compile 33 années d’observation quasi ethnologique du milieu carcéral russe, de ses codes et de la symbolique corporelle du tatouage criminel.

Cette pratique – en partie portée au yeux du grand public par le film Les Promesses de l’ombre de David Cronenberg – est le reflet d’un rite de passage associé au milieu carcéral, dans lequel chaque individu porte la marque corporelle et indélébile de ses actes. Pratique individuelle à la symbolique collective, le tatouage carcéral se fait le reflet d’une esthétique particulière, et d’une sous-culture historique. En effet, l’auteur explique que cette pratique est devenue courante dans les prisons russes dès le XIXème siècle, et s’est généralisée dans les goulags staliniens.

Entre symbolisme politique (les inscriptions véhiculent souvent des messages de dénonciation du régime politique), et CV criminel, ces tatouages se font le reflet des aspirations des détenus, mais témoignent également de la dimension fortement hiérarchisée du milieu carcéral; ainsi au-delà de son expression artististique le tatouage carcéral reflète la position sur l’échelon social de la prison de celui qui le porte, mais également de celui qui le fait.

L’imagerie et les figures utilisées font souvent référence aux symboliques religieuses, historiques ou politiques. Dans ce monde ou chaque figure fait office de langage secret, et l’auteur en décode les symboles récurrents: la tête de mort fait référence à l’assassinat, le chat au vol, le poignard désigne l’agresseur sexuel. Les cathédrâles, souvent tatouées sur les poitrines, font référence à la condamnation à la prison, et le nombre de coupoles qui les ornent permettent de deviner combien d’années le détenu y a passé. La symbolique « nazie » est également souvent utilisée, néanmoins le symbole de la svastica est un signe honorifique, puisqu’elle orne ceux qui n’ont jamais avoué leurs crimes. Enfin, les références sexuelles étaient attribuées aux prostituées ou aux pédophiles.

Chaque appartenance, chaque crime commis se doit d’être arboré, en suivant les codes complexes de cette culture criminelle. En celà, l’ouvrage de Danzig Baldayev fait figure de référence, notamment parce que l’auteur a pu se constituer en observateur privilégié du milieu carcéral.

Entre art et ethnologie, l’encyclopédie Russian Criminal Tattoo permet d’appréhender cette sous-culture, souvent méconnue et fantasmée.

Russian Criminal Tattoo Encyclopedia, de Alexei Plutser-Sarno, Danzig Baldaev et Sergei Vasiliev, Editions FUEL, 2010 – 25e le volume.

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