Vendredi 22 mars, Le Type entrait avec curiosité (une bonne pote à lui qui le lâche rarement), dans le nouveau quartier général pour deux soirées du Festival Coupé Court, les Vivres de l’Art.
De l’extérieur sombre et pluvieux, il entendait la musique étouffée qui s’échappait par une petite porte. Le Type s’y engageait pour voir les corps de la Compagnie Universitaire de Danse s’agiter partout dans l’espace. Tantôt sur la scène aux couleurs chaudes, tantôt au milieu de la salle assombrie, tantôt dans un autre coin teinté de couleurs froides. L’œil faisait des va-et-vient. Tout se passait partout, tout le …
lire la suiteLe Type était motivé pour regarder des courts-métrages en veux-tu, en voilà. Du coup, il bougera son grand corps plat pour aller du côté de « Coupé court ». Le festival s’installe ce soir aux Vivres de l’art. Arts cinématographique, musical, théâtral et chorégraphique vivront ensemble deux jours durant pour finir sur l’I.Boat, à deux pas de là. Que demande le peuple ?
« Chaotiquement vôtre ». C’est le thème de cette seizième édition. La programmation, elle, n’est pas chaotique. Le cœur de ces trois jours reste la projection des courts-métrages. Ce soir, la place sera laissée aux courts …
lire la suiteSi je vous dis « Sixto Rodriguez », vous me répondez ? Inconnu au bataillon. Et Le Type vous répond que c’est normal et fou à la fois.
Mais replaçons le bonhomme dans son contexte. Sixto Rodriguez, c’est un type qui trime dur pendant des années du côté de Détroit, Michigan. Il joue dans les bars enfumés de la ville dans les années 60. Là, il est repéré par des producteurs qui voient en lui un génie. Mieux que Dylan, mieux que les Rolling Stones, mieux que Presley. Alors en 1967, il sort son premier single I’ll sleep away…
lire la suiteLe Type considère ses lecteurs comme des cinéphiles, sinon des individus soucieux d’étoffer leur culture. De fait, voici la critique/présentation de Douze hommes en colère, un classique qui mérite votre attention.
Visionner 12 hommes en colère (1957), c’est connaître une expérience somme toute originale : vivre ce que ressent un Observateur de l’ONU. A l’instar des représentants des Nations Unies qui sont envoyés superviser le respect des règles démocratiques lors d’élections, le spectateur est impuissant. Il se contente de regarder passivement les uns et les autres avancer leurs arguments, s’énerver et hausser le ton.
lire la suiteL’Amérique s’est trouvé un nouveau héros, son nom : Jack Reacher.
À l’instar de Tom Selleck (Jesse James) et bien sûr Clint Eastwood, Tom Cruise revêt le rôle d’un personnage, dont le nom seul parvient à faire frémir ceux qui ont le malheur de croiser son chemin. Héritier des films à la Last Action Hero, Jack Reacher est un film musclé sachant manier la dérision et jette un regard froid sur le héroïsme à l’américaine .
Si vous avez un jour l’honneur ou le malheur d’incarner le personnage principal d’une fiction, il est nécessaire que vous sachiez certaines choses. D’abord que pour vous, tout est joué d’avance. Ensuite, que vous n’êtes rien d’autre que le jouet d’un auteur qui fera de vous sa chose. Enfin, que le suspens n’est qu’une illusion ayant pour visée de maintenir l’intérêt du spectateur ou du lecteur. Cette perception erronée d’une liberté de choix des personnages fictionnels, c’est le sujet du très surprenant et sous-estimé Stranger than Fiction, signé du réalisateur allemand Marc Forster (Stay, Neverland, Les …
lire la suiteSous le ciel berlinois le bruit du bitume. Presque un scratch qui attire l’oreille, le frottement de la semelle d’une chaussure sur le sol. Genoux pliés, ils sont une dizaine à rider sur le goudron d’Alexanderplatz, devant le regard souvent effaré et parfois amusé des passants. Nous sommes à Berlin dans les années 80, l’Allemagne est encore divisée. Malgré cette ambiance de guerre froide, la jeunesse de la RDA trouve dans le skateboard un moyen de s’offrir une liberté qui ne lui est pas donné au quotidien. Sur leurs skateboards, plus de soucis, plus d’intérêt pour ce qui se fait autour, si ce n’est pour ce bruit pénétrant du skateboard sur la place…
lire la suiteFranck Murdock (Joel Murray) est un américain de classe moyenne. Il travaille dans le même bureau depuis des années. Il est divorcé. Il vit seul, boit des bières devant la télé et se ruine à essayer de faire plaisir à sa fille bien trop capricieuse. Franck est un loser, mais un loser avec des valeurs qui ne supporte plus le monde qui l’entoure.
Ses voisins sont un couple d’idiots qui préfèrent commenter les potins de « people » du moment plutôt que de calmer leur bébé qui braille toutes les nuits. Ses collègues de bureau ont des sujets de conversations qui ne …
Cette semaine, Le Type, va vous parler d’un film original qui ne déçoit pas : Elle s’appelle Ruby
C’est une comédie romantique à penchant fantastique de 1h43. Elle est signée de Jonathan Dayton et Valerie Faris. Après l’excellent Little Miss Sunshine sorti en 2006, le couple signe avec Ruby Sparks son second long métrage. Tourner peu mais bien. Une certaine vision du cinéma. Devant la caméra, on retrouve Paul Dano et Zoe Kazan. Ils sont ensemble dans la vraie vie et cela se voit.
Calvin est un jeune auteur …
lire la suiteLe Type considère ses lecteurs comme des cinéphiles, ou du moins des individus curieux d’étoffer leur culture. De fait, voici la critique/présentation d’un film « culte » qui mérite d’être visionné.
Entre vous, lecteurs, et nous, rédacteurs et rédactrices du Type, il existe une longue tradition d’honnêteté. Pas de mensonges entre nous. Jamais. Malgré une certaine dose de subjectivité inhérente au format, les choses sont écrites telles qu’elles sont.
La vérité, concernant Harold et Maude est la suivante : lors de sa sortie aux États-Unis en 1971, le film n’a pas rencontré le succès et il en serait de même de nos …
lire la suiteDans la comédie romantique classique, il y a des codes bien précis. La femme c’est ELLE, le mec c’est LUI, tous les opposent, ils ont des vies qu’on aura jamais avec des meilleurs amis trop hype qu’on n’aura jamais, dans des villes où l’on ne vivra jamais – frustré ? Pas du tout…
Je disais donc… Ha oui… Elle est ELLE, il est LUI, tous les séparent, et pourtant on sait dés le début que l’ironie du sort et un bel enchaînement de quiproquos les réunira à la fin pour un amour qui…
Il y a douze ans, Virginie Despentes passait derrière la caméra avec Baise-moi, adaptation de l’un de ses romans les plus sulfureux mais surtout le plus polémique. Véritable onde de choc dans le monde de la littérature mais aussi dans celui du cinéma français, Virginie Despentes est loin de laisser indifférent. Elle revient aujourd’hui sur le devant de la scène avec Bye Bye Blondie, l’adaptation cinématographique de son roman du même nom, aux côtés d’Emmanuelle Béart et Béatrice Dalle.
Bye Bye Blondie c’est donc une histoire de femmes, de ses trois femmes réunies pour le film, mais également …