Porteix

Entretien avec Porteix

dans ENTRETIENS/MUSIQUE

Le Type s’est entretenu avec le producteur de techno bordelais Porteix. Après une date à Paris à la Station Gare des Mines avec Spectrum et récemment au Hangar FL avec le collectif Fugitiv’, il sera de retour le 25 mars avec son live modulaire, cette fois ci dans un club mythique de la capitale allemande : le Tresor.
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Le Type : Bonjour Porteix, peux-tu tout d’abord nous dire comment tu t’es retrouvé à faire de la musique électronique ?

Porteix : Et bien à la base j’étais graphiste sur Lille, j’ai fait des petits boulots alimentaires et un jour j’ai vu une annonce pour un poste de responsable dans une boutique de personnalisation de t-shirt sur Bordeaux. C’était il y a 10 ans, et c’est la boutique TRANS-SHIRT que je gère toujours actuellement. Puis j’ai commencé à faire du son avec des machines il y a 6 ans, et les lives depuis 2 ans. De base je n’écoute pas que de la musique électronique, je suis très éclectique et curieux de tout, tant qu’il y a du fond et du travail derrière, j’y suis totalement sensible. En fait j’ai eu un déclic à mes 27 ans, ce qui peut être tard pour certains, j’étais dans mon premier festival et j’ai eu une sorte de révélation devant le son et à l’époque j’étais avec mon ex-copine, et je lui ai dit : « Tu vois, ce que ce mec est entrain de me procurer comme émotion, et bien je veux faire pareil, je veux être à sa place, je veux donner le même bonheur aux gens. » Cette notion de partage et d’échange est fondamentale pour moi.

Du coup tu es partis directement sur des machines ?

De ce que je me souviens, Tacky m’avait tout d’abord appris à caler des tracks sur vinyle, mais je me suis directement dirigé vers les machines. Du coup une semaine après le fameux festival dont je te parle, j’ai acheté du matos, c’était le point de départ. J’ai commencé par les machines traditionnelles du style Roland et Elektron, avec Ableton tout ça, mais je ne m’y retrouvais pas forcement donc j’ai acquis des machines modulaires. Je me suis inspiré des potes, je mattais des tutos, j’écoutais beaucoup les conseils gens, tout cela m’était étranger et nouveau, et au final ça devenait un véritable plaisir et une libération de pouvoir envoyer du son.

Tu peux nous parler de tes scènes ?

En fait il faut savoir que j’ai perdu mon père il y a 3 ans, et dès que je fais de la scène j’ai une grosse pensée pour lui, et ma première c’était à la même époque au BT 59 (actuellement BT) avec SNTS. J’étais très fier de jouer là-bas, on m’a fait confiance et ça a payé. Du coup pour moi de jouer prochainement au Tresor à Berlin c’est énorme pour moi, je m’étais toujours dit que si je fais une grosse scène ou un gros club, ça serait pour mon père. Et je suis ultra fier de pouvoir lui offrir ça. J’ai fais plusieurs autres scènes notamment pour le festival Echo à Venir #7.

Comment tu t’es retrouvé à jouer au Tresor ?

En fait Dinamite (résidente du Tresor) et moi nous sommes mis à nous suivre naturellement sur Instagram, et elle avait fait une liste des artistes qu’elle aurait aimé booker sur l’année et elle m’a invité ! Du coup j’ai dit oui même si j’appréhendais énormément et même toujours aujourd’hui.

Tu es produit sur le label berlinois Flash Recordings de Florian Meindl, peux-tu nous en parler ?

C’est un label qui existe depuis 2006 et managé par Florian Meindl grâce à qui j’ai pu atteindre une certaine crédibilité dans le milieu si je puis dire, car j’ai tout à prouver encore. Il m’a beaucoup aidé et m’a permis de sortir mon premier EP sur Flash. Je lui ai envoyé mes tracks et il m’a répondu, sachant qu’il doit voir passer au moins une trentaine de démos par jour, donc j’étais vraiment super fier. On est sur une techno mentale, avec sur l’autre face une techno plus acide par Anml Mthr.

Tu as eu d’autres releases depuis ?

J’ai sorti un autre EP avec Korros, qui s’appelle Facial Recognition avec 4 titres dont un remix d’Anml Mthr, toujours sur Flash Recordings.

Tu as de futurs projets prochainement ?

Et bien j’ai été invité à sortir une track pour une compilation d’un label ukrainien qui s’appelle Corridor Audio, un Various Artists avec de gros noms comme Stanislas Tolkachiev, Orbe, Blush Response, Keikari, Vlaysin etc., bref du très lourd, je dois envoyer ma track d’ici le 31 mars donc je suis impatient !

Et j’ai aussi récemment intégré le collectif bordelais Fugitiv’ que j’affectionne particulièrement. Je ferai donc des lives prochainement sur leur événement comme celui du 28 février au Hangar FL où j’étais aux côtés de Dr Rubinstein et Domenico Crisci.

J’ai justement pu y tester mes derniers modules comme le bass lead & drum generator de chez Cwejman, une marque suédoise (la RollsRoyce du modulaire), et un second module de la même marque, c’est un filtre DMF-2, et je jouerai donc avec pour le Tresor à Berlin !
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