Free Music – J’ai attrapé un coup d’amour, un coup d’soleil, un coup de je t’aime


S’il ne fallait qu’un mot pour définir le Free Music, ce serait : bonheur. Chaque année, le Free tient sa promesse : une légère simplicité. Un cadre idyllique, des gens souriants et heureux ainsi qu’une organisation chaleureuse. Le temps chaud de juin où l’été vient à peine de débuter enrobe ce festival d’une aura particulière. C’est un fait, chaque festival est à lui seul un moment hors du temps. Mais le Free… le Free est bien plus que cela. Retour en photos et en mots sur ces deux jours d’amour, de joie et de partage.

Deux jours. Il n’en faut pas plus pour tomber amoureux. Les premiers instants près du lac scellent votre destin. Vous êtes heureux. J’avoue, vous avez un peu couru pour poser votre tente – et créer un cercle de protection pour les autres qui arrivent (beaucoup) plus tard- là sous les arbres. Mi-ombre, mi-soleil. Vous n’avez plus qu’une sardine, mais, placé stratégiquement, ça tient (Decath, si tu veux une collaboration, je suis prête pour les tutos Youtube). Camp ok. Pass photo-presse autour du cou. Y’a plus qu’à.

Vendredi 22 juin

Le festival s’éveille avec la beauté de Purpleston, un léger trip hop emmené par une femme dont la beauté est telle qu’elle vous rend beaux – oui oui, même en t-shirt et bob Ricard. C’est beau, c’est doux, à l’image du Free. Tout comme Hoshi, du haut de ses 20 ans, guitare à bout portant, elle s’empare de la scène avec brio.

« Je sais parler d’amour, je connais la sémantique » : une phrase qui résonne comme un mantra. Lomepal débarque et nous attire fort comme des aimants. On s’en rappelle encore. Le public est au rendez-vous, prêt à en découdre, sourire aux lèvres et hanche sur le téco, l’homme pâle nous donne chaud. Vendredi soir, 21h30, et déjà ivre de musique. Et le Free ne compte pas nous laisser nous en sortir. Dans le tourbillon de Lomepal arrive un autre homme. Différent dans sa musique et dans son apparence. Un homme grand, imposant, à la voix nuancée. Entremêlé de son doux et grave, le reggae d’Alborosie prend aux tripes. Un peu comme il prend ses dread par la main. C’est une belle allégorie. Il y a une force chez cet homme qui est incroyable. La manière qu’il a de se mouvoir sur scène, sa complicité avec ses musiciens et choristes… C’est un ensemble harmonieux. Du reggae comme on l’aime.

Dans un festival, il est rare d’aimer l’intégralité de la programmation. En tant que « journaliste » on se doit d’être objectif. Mais ; petit 1, je ne suis pas journaliste, petit 2 – il n’y a pas de petit 2. À 22h45, Niska fait donc son entrée en grande pompe. Il a fait du repérage de femmes sur les réseaux, du coup il sait déjà lesquelles sont chaudes et qui ne l’est pas. C’est un gars prévoyant. Puis avec le Skoooul pouloulou, le mâle adulte séduit les partenaires potentielles grâce à des parades uniques et particulièrement complexes qui mêlent chants, danses et étalage de son superbe plumage coloré.

Petit Biscuit et L’entourloop sèment un vent de fraîcheur et de rythme endiablés. Tout y est pour finir la soirée en beauté. Quand surgit face au vent, le coup de cœur de tous les temps : HILIGHT TRIBE. 10 ans d’existence et il me suffit d’un soir pour tomber sous le charme. Proposant une natural trance ou « techno acoustique » mêlant des instruments venus des quatre coins du monde, les musiciens d’HT offrent un spectacle sensoriel. Le son vient de la terre, il réveille en vous votre statut de citoyen du monde. Je me surprends à être triste lorsque le concert se finit, refusant d’entendre autre chose que l’énergie survoltée qu’ils dégagent. Épuisée par les émotions, je m’endors à même le sol – back to the roots.

Samedi 23 juin

C’est un grand jour pour mes copains. Tournoi de pétanque. Ils sont chauds comme le jaune du t-shirt Ricard. Prêt à en découdre avec les équipes adverses. Et porter fièrement leurs couleurs jaune et jaune. Ledit tournoi a lieu de 14h00 à 18h00. 4 heures de boules. C’est plutôt cool. Entre-temps, il y a aussi bronzage sur la plage, baignade dans le lac, combat de sumo, ventreglisse… le tout accompagné des mix du collectif À l’eau (comme le Ricard). Des efforts insoutenables furent déployés pour s’approcher au plus près du cochonnet. N’ayant à peine le temps de finir leur Ricard, le soleil brûlant leur peau (après je leur mettais de la crème toutes les deux minutes hein), la poussière griffant leurs yeux, ils ne purent réussir l’exploit. Après 4 heures de boules, ils finirent bredouilles. 18h00 – un peu d’ombre fera du bien à tout le monde. De l’ombre, et 55 minutes avant le début d’MNNQNS. Du rock. Ça sonne fort, ça riff. C’est beau à photographier, je me régale.

Suite au concours de pétanque, mes acolytes portent tous un t-shirt jaune Ricard. On peut donc se séparer sans crainte, le jaune est visible même de la lune – oui car, il ne faut absolument pas compter sur le réseau. C’est très pratique car j’arrive à les retrouver tout devant Jahneration – groupe que je découvre sur le tas. Et quelle découverte. Appareil photo dans une main, l’autre en l’air, je sautille comme quand j’avais 16 ans – avec beaucoup de ferveur – GROS BIG UP à ce ce groupe qui remercie en live leur photographe (une fille ET OUUUUUAIS – Leah Cold).

Puis c’est au tour de Moha La Squale d’enflammer de Free. Il bouge partout. C’est une vraie pile électrique. J’ai à peine le temps de viser sa face dans mon objectif qu’il est déjà à l’autre bout de la scène. Et là, en furie une photographe passe en courant devant moi. EH. Le crash barrière c’est comme à la piscine. On ne court pas. Puis tu sais, arriver au bout de la scène, il finira bien par repasser devant toi. Ce qu’il – oh surprise – fait. Il a plein plein d’énergie Moha, il est heureux et agréable à voir. Il rap avec ses tripes, ça se voit.

Milky Chance, j’ai pas vu grand chose. Outre le fait que je fasse 1m60 dans une foule de gens grands. Et puis parce qu’il faut bien faire une pause de temps en temps et reprendre du Ricard (notez bien que je ne précise pas le nombre). Mais j’ai quand même eu le temps de prendre une photo d’un membre jouant de l’harmonica. Démontrant ainsi que le rock’n’roll, c’est dans l’attitude et non dans les instruments.

Quand Bruxelles arrive, j’ai déjà du respect partout sur mon nom. Enfin surtout parce qu’un de mes potes chante depuis le vendredi matin « met du respect sur mon nom » donc au bout d’un moment, le respect est là. Pour le coup, tout le Free met du respect sur son nom. Oui, ça devient une sorte de dicton. Caballero et Jean Jass s’en assurent. Ils sont imposants et rythment nos corps. Ça fait du bien. Le reste de la soirée est quelque peu flou. Je passerai rapidement sur Robin Schulz, Panda Dub et Vitalic. Enfin d’ailleurs, je vais même pas y passer. La soirée se termine sans embûche. Au calme sous les pins, près du lac.

Merci à Ricard. Car comme on le dit souvent (enfin, une seule fois, pendant ce week-end), ricard c’est plus qu’une boisson, c’est une famille.

Merci le Free Music. Merci pour ton accueil, ta simplicité, ta joie de vivre. Merci pour tes sourires et ton envie de partager encore et toujours ta vision de la musique.

Merci pour ta diversité. Ne change rien.

À l’année prochaine !

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