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juillet 2018

5 raisons d’aller au Hoop’ Festival

dans ART ET CRÉATION/MUSIQUE

Les 10 et 11 août prochain, à deux heures de Bordeaux et dans un cadre paradisiaque, la troisième édition du Hoop’ Festival prendra place avec une myriade de propositions artistiques. Manifestation culturelle pluridisciplinaire, ce rendez-vous est l’occasion idéale pour faire une pause dans l’été et d’aller se rafraîchir dans le Périgord tout en profitant d’une programmation défricheuse et soignée. On vous a listé 5 raisons pour lesquelles le déplacement vaut le coup.

Jouir d’un havre de paix à seulement 2 heures de Bordeaux

Installé en Dordogne, le Hoop’ Festival bénéficie d’un cadre exceptionnel ; celui du Château d’Excideuil. Datant du XIIème siècle, ce dernier est un petit bijou du patrimoine de Dordogne. En se le réappropriant en le transformant en lieu artistique et culturel, l’équipe du festival propose à son public une expérience atypique, « dans une ambiance festive, sauvage et décalée ». Sont en effet exploités les espaces à l’intérieur du château ainsi que les cours extérieures (dont deux fermées habituellement), avec une attention portée à la scénographie. Au-delà de l’emplacement du festival à proprement parler, se rendre au Hoop est l’occasion de découvrir un bout de la région particulièrement agréable à vivre en été, à seulement 2 heures de route de Bordeaux.

Découvrir une multitude d’artistes grâce à une programmation aventureuse et pluridisciplinaire

L’une des spécificités du Hoop’ Festival réside dans la dimension pluridisciplinaire de sa programmation. Axée autour de 3 grands volets (musique, performances et animations/ateliers participatifs), elle combine « le décalé et l’actuel » dans un esprit de découverte réjouissant, loin des artistes qui squattent les affiches de la plupart des festivals de l’été. L’équipe organisatrice fonctionne au coup de cœur, et ça se sent. Côté musique, on compte 15 artistes, de l’international au plus local, avec un seul mot d’ordre : la diversité. 7 performances seront également à découvrir lors du Hoop’, de même que différentes animations, entre danse, cirque, body painting, exposition, art numérique…

Soutenir une équipe organisatrice 100 % féminine

Fait particulièrement rare dans le milieu événementiel, l’équipe qui se cache derrière l’organisation du Hoop’ Festival est composée de 4 jeunes femmes qui se sont connues sur les bancs de l’université. D’abord fictive et imaginée en vue de répondre à un projet professionnel de Master, leur idée s’est matérialisé en 2015 avec la création d’une association ; WILD. C’est elle qui porte le projet, et son bureau est composée de Margot, Sophie, Nolwenn et une autre Margot. Toutes évoluent à côté dans le secteur culturel, et se retrouvent l’été venu en vue de la mise en place du Hoop’ Festival. Chacune apporte ainsi son expertise sur telle ou telle question (production, communication, administration, etc.), pour former un collectif qui se complète, se professionnalise et vise à développer de nouveaux projets sur le territoire.

Profiter de la présence d’artistes internationaux

Nouveauté cette année : le festival accueillera deux artistes internationaux ! Et pas des moindres. Le chilien Matias Aguayo est originaire du Chili, et s’est fait un nom dans le circuit des musiques électroniques grâce à ses sonorités minimales qui mêlent inspirations latines et techno. Vivant depuis son adolescence en Allemagne, à Cologne (ses parents ont fuit la dictature de Pinochet) , il est notamment très proche du prestigieux label de la ville Kompakt, qui fête d’ailleurs ses 25 ans cette année. À ses côtés, on retrouvera un autre artiste originaire d’Amérique Latine en la personne de Jhon Montoya. Ce dernier est née en Colombie et vit désormais en Italie où il expérimente depuis 2001 un savant mélange entre électronique, culture latino-américaine et structures classiques (il est violoniste). Deux artistes exotiques qu’on a hâte de (re)découvrir dans un cadre aussi plaisant que celui du Hoop’ Festival.

Encourager le développement de festivals à taille humaine et inscrits dans le tissu local

Par son envergure raisonnable et la qualité de son cadre, le Hoop’ Festival s’inscrit dans le paysage des manifestations culturelles « à taille humaine » qu’il est agréable d’explorer. Loin des grosses machines de l’industrie musicale qui voient se succéder les mêmes têtes d’affiches, ce type de festival offre à son public une expérience différente des plus appréciables. La volonté d’ouverture et la dimension multigénérationnelle du Hoop contribue à renforcer cette singularité. Son ancrage local participe également de cette dynamique, puisque ce sont en effet des producteurs locaux qui sont mis à contribution pour une partie de la restauration, de même que ce sont des bières du coin (la BAM, bière artisanale de Marsac) qui sont proposées au public. Un cocktail estival idéal qu’on a hâte de tester cet été.

Le nouveau projet culturel d’El Chicho à soutenir

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

Haut lieu de la scène indépendante et alternative locale, El Chicho anime avec panache Bordeaux depuis 2009. Basée initialement du côté des Capucins, la salle fait peau neuve en 2018 et se déplace dans le quartier Saint Paul avec un nouveau projet ambitieux, associatif et participatif. Pour l’occasion, son équipe lance une campagne de financement participatif sur Ulule.

Incubateur d’artistes émergents

Par sa taille et son fonctionnement, El Chicho est depuis ses débuts en 2009 un espace privilégié pour accueillir de nombreux groupes de la région bordelaise et d’ailleurs. Si on regarde dans le rétro et qu’on observe les artistes ayant foulé sa scène, il y a de quoi se réjouir : La Femme, François & the atlas Mountain, Moodoid, Johnny Borell, Petit Fantôme, Grand Blanc, Cléa Vincent, Bored Nothing, Pendentif, Odezenne, Underground Youth, Black Market Karma, Naxatras, Tess Parks… C’est grâce à cette typologie de salles qu’un grand nombre de formations parviennent à parfaire leur live ou à acquérir de l’expérience.

Quasiment dix ans plus tard, l’envie des programmateurs reste la même : offrir à Bordeaux un espace de concert à taille humaine mais qualitative et à l’écoute de l’émergence locale, tout en captant d’autres groupes en tournées, comme l’explique Maxime, qui travaille depuis deux mois sur le nouveau projet : « c’est hyper important de préserver des petits et moyens lieux qui permettent aux groupes indépendants en tour de faire une escale à Bordeaux et surtout aux groupes locaux de se faire la main et se tester sur scène avant d’attaquer des salles plus grandes. »

Résolument indépendant (aucun soutien public d’aucune sorte), El Chicho bouge car son équipe avait « envie de trouver un endroit mieux à tout point de vue. Mieux placé notamment : maintenant on est quartier Saint Paul, à proximité de Fernand lafargue » raconte Maxime. S’il a fallu environ 6 mois pour trouver ce nouveau spot, celui-ci semble ravir les heureux élus qui considèrent la salle « plus grande et mieux agencée. Et on était arrivé au bout du projet aux Capucins ». La difficulté de proposer un tel lieu au sein d’un centre-ville comme celui de Bordeaux réside notamment dans la cohabitation avec un voisinage pas toujours très bienveillant à l’égard de ce genre d’initiatives. C’est pour cela que l’équipe travaille fortement sur l’insonorisation de la salle, dans une cave en sous terrain, comme précédemment.

Un nouveau projet collaboratif dans le quartier Saint Paul

Ce nouveau projet s’inscrit donc dans une forme de continuité par rapport aux débuts. Il y aura toujours de quoi boire un verre (notamment une sélection de vins chiliens) ou manger un bout (avec une carte entièrement revisitée) devant des artistes pas forcément très connus mais toujours bien choisis. L’équipe, elle aussi, reste la même avec Silvano qui gère la partie restauration et Gaëtan et Maxime à l’organisation générale, la communication et la programmation. L’idée de ce nouveau départ est également de s’inscrire encore plus dans le tissu culturel et associatif de la ville. Véritable lieu de vie ouvert sur son quartier, ce Chicho 2.0 fera la part belle aux artistes et aux acteurs locaux et régionaux, dans des logiques de collaborations, de co-organisation et de co-construction d’événements.
La campagne lancée sur Ulule servira à récolter des fonds pour l’acquisition de matériel technique (sons et lumières). Le traitement acoustique de la salle et des travaux relatifs à la sécurité sont également à prévoir et inclus dans la somme demandée sur la plateforme de crowdfunding. À noter la distinction qui s’opère entre le restaurant/bar et l’association El Chicho : c’est cette dernière qui accueille les soirées et qui porte le projet. C’est cette organisation à but non-lucratif qui a besoin d’un coup de pouce en vue de développer son activité dont Bordeaux a grand besoin et à laquelle Le Type accorde tout son soutien !
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Report photo : Ciao! w/ San Proper et Levrey

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

Samedi 21 juillet, en plein cœur de Bordeaux, dans un lieu chargé d’histoire et d’heures de cours, c’est un événement un poil singulier qui a animé la Cour d’Honneur de l’Université Victoire. Fort de son expérience dans la mise en place d’open air sans fausses notes, le collectif Ciao! a encore une fois réitéré l’exercice avec un invité de choix : San Proper. Proche des prestigieuses écuries hollandaises Rush Hour et Dekmantel, l’artiste amstellodamois a livré une prestation impeccable dans un spot de choix. En warm up, c’est l’artiste local Levrey, également membre de l’équipage de l’Iboat, qui était chargé d’entamer les festivités : mission accomplie avec brio. Le Ciao Sound System clôturait pour sa part la fête, dans une ambiance survoltée et bon enfant. Présents dans les parages, on en a profité pour tirer le portrait des artistes et du public : retour en images !

Un week-end en Bretagne : Astropolis

dans ART ET CRÉATION/MUSIQUE

Début juillet, le week-end du 6-8, on s’est rendu pour la première fois au festival Astropolis. L’occasion de s’extraire du Sud Ouest et d’aller explorer un rendez-vous qui convie depuis 24 éditions la fine fleur de la scène électronique mondiale. Petit résumé d’un pèlerinage en terres bretonnes, entre forêt enchantée, rythmiques musclées et territoire valorisé.

Crédit photo : Axel Fontaine

Un festival bien ancré sur son territoire

Comme on l’expliquait dans notre présentation d’Astropolis, l’ancrage territorial d’un festival est une dimension essentielle. Celle-ci lui confère une légitimité auprès de ses habitants tout en l’inscrivant dans un circuit et des réseaux locaux indispensables à sa bonne tenue et à sa réussite. Certaines grosses machines de l’industrie font le choix inverse. Ils s’implantent sur une zone géographique sans prendre en compte la réalité du tissu économique ou associatif local et, avec leurs gros sabots, se contentent de programmer des gros noms et d’afficher des tarifs prohibitifs. La récente polémique sur l’arrivée de Live Nation et de son festival Tomorrow Land dans les Alpes Duez est une illustration flagrante de ce genre de dérives.

Astropolis s’inscrit à rebours de cette logique. Depuis sa première édition en 1995, le festival s’est entouré de l’ensemble des acteurs du terrain et propose chaque année un événement inclusif qui convie l’ensemble du pays de Brest et de Navarre à la fête. La première soirée de cette 24ème édition illustre bien cette volonté, puisque le festival, sans jamais faire cavalier seul, met à contribution deux des principales salles de la ville ; La Suite (avec un line up musclé avec notamment Peter Van Hoesen) et La Carène (pour les 30 ans du Rex Club, avec sa résidente Molly et le nouveau live d’Agoria entre autre). Contents de découvrir deux spots musicaux, on ne s’attarde malgré tout pas éternellement : il faut être en forme pour le lendemain.

Journée rythmée…

La journée du samedi est ponctuée de différents événements qui forment une sorte de circuit dans toute la ville. Le défi ? Enchaîner au mieux pour ne rien louper. On commence donc par une croisière avec le collectif local TBD. Celui-ci propose un embarquement en port de Brest et un voyage (non-sonorisé malheureusement pour problèmes techniques) d’une vingtaine de minutes. Direction le Tapecul, un rade de Plougastel avoisinant Brest. À l’arrivée de la traversée, on est accueilli par la joviale équipe du bar sur le ponton qui nous sert un punch bien chargé, parfait pour entamer les festivités. Sur place, les platines sont installées en terrasse et le son résonne déjà. La team de TBD se succède derrière le booth pour un mélange de techno et de micro house sans prétention mais bien calibré. Crêpes bretonnes et bières locales sont proposées tandis que le public s’éparpille, la tentation de se prélasser sur la plage étant forte.

Grâce à une bonne âme, on repart en ville en fin d’après-midi en voiture pour aller assister à Beau Rivage, institution de la partie journée d’Astropolis. Là-bas, le public est présent en masse et la bonne ambiance est de mise. Une grosse fête en open air en plein cœur de Brest : parfait pour se préparer pour la suite. On regrette juste l’annulation d’Or:la qui a eu des problèmes d’avion. On se rattrape avec Zaltan, le boss d’Antinote aux sélecta toujours impeccables. Après s’être rassasiés, on se dirige tranquillement vers les navettes, passage obligé pour se rendre sur le spot nocturne plein de promesse : le bois de Keroual.

… et nuit enchantée

Arrivés sur place en bus aux alentours de minuit, on traverse la forêt pendant une bonne dizaine de minutes avant d’arriver au cœur du festival. L’expérience, singulière, est très agréable et l’immersion est totale. Le cadre est incroyable et les souvenirs du documentaire de Sourdoreille sur Manu le Malin et son lien étroit avec le festival remonte à mesure qu’on découvre l’étendu du festival et la beauté de son site. On jette un coup d’œil à la fameuse scène de la Cour du Manoir où JASSS est déjà en train de foutre un sacré feu. Après avoir chopé quelques tokens, on se dirige vers la nouveauté cette année à Astropolis : la scène du Red Bull Music Boom Bus.

On loupe Ramzi (dommage) et Shelter s’affaire d’une belle manière pour mettre l’ambiance sur une scène pas encore très bien identifiée par le public. Petit tour du propriétaire : Madben et son live solide sont suivis par un gros set de Nina Kraviz sur la scène Astrofloor. La scène Mekanik est une expérience à part entière avec un line up qui toute la nuit ne fera aucune concession (entre techno, hardcore voire gabber). Le Dôme est également artistiquement intéressant par sa dimension immersive et sa programmation artistique avec une belle flopée d’artistes émergents au poil (CZR, 440HZ, SZ, Unklevon…). On repasse à La Cour où, là-aussi, on a le droit à une prestation énergique et énervée avec l’étoile techno Dax J puis le trio LSD (Luke Slater, Function et Steve Bicknell) qui envoi bombes sur bombes.

On retourne finalement sur la scène la plus intimiste du festival, celle du bus Red Bull Music où le back-to-back le plus cool du festival a commencé : celui entre Zaltan (déjà croisé dans la journée) et le lyonnais Sacha Mambo. Ces deux diggers hors-pairs enchaînent pépites sur pépites et parviennent in fine à rameuter un beau monde sur leur dancefloor, sous les arbres. La fin de soirée se fera entre l’Astrofloor où Laurent Garnier rassemble une grosse partie des festivaliers et La Cour où toute la soirée les lumières et la scéno nous ont bien fait voyager. Sans vraiment nous surprendre, le tonton de la scène techno hexagonale parvient malgré tout à conserver une cohérence qui lui est propre et semble convaincre la plupart des derniers survivants (il est 7 heures du matin). Après l’avoir écouté droppé l’obus « Your Mind » d’Adam Beyer et Bart, on se dirige vers la sortie, épuisés.

On ne reviendra pas le lendemain, même si les plus courageux et téméraires pourront festoyer jusqu’au petit matin au Vauban en compagnie de The Driver (aka Manu le Malin) notamment. Fatigués mais des souvenirs plein les mirettes, on repart à la maison heureux d’avoir découvert un tel repère enchanté en pleine forêt, un public aussi bienveillant et une organisation sans fausses notes. On souhaite une belle route à Astropolis qui a déjà accompli un beau parcours. Et à l’année prochaine, bien entendu.

Banzaï Land : oasis de détente estival à Bordeaux

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

L’équipe du label Banzaï Lab propose durant 3 week-ends Banzaï Land, au sein de l’ancien Commissariat Casteja, à proximité du quartier Gambetta de Bordeaux. Un oasis artistique de détente éphémère bienvenu pour faire face à la chaleur de l’été et au ralentissement de l’activité culturelle estivale en ville.
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Bien en place à Bordeaux, le label Banzaï Lab s’est entouré de tout un tas d’acteurs de la scène culturelle locale en vue de composer Banzaï Land. Axé autour de la musique, cette mini-résidence de trois week-ends verra entre autre des artistes tels que  Miss Chémar (vendredi 13 juillet, les filles à l’honneur), Cheeko (dimanche 15) ou Dj Cristina Monet (vendredi 20) monter sur scène. D’autres collectifs sont conviés à la fête, avec des cartes blanches offertes à Bass Day (qui convie Dusty Lewis, MSTR V ou encore Burns & Low-K à la fête). La joyeuse team de Slapzine est également de la partie ; ils proposeront notamment un atelier loop, animé par Vingt-Deux ainsi que les artistes Noke et  Senbeï (dimanche 29). L’équipe de Banzaï Lab se chargera du reste avec du hip hop, funk et dub !

Fête en open air très ouverte

Au-delà de ces nombreux groupes, on retrouvera un florilège d’activités durant les trois week-ends de Banzaï Land, qui devrait satisfaire petits et grands. Niveau exposition, ce sont les œuvres de deux peintres bordelais qui seront mises en avant : Jonas Laclasse et Aurélie Sarpon. Qui dit dimanche, dit évidemment brunch ; celui-ci sera concocté par Folk Kitchen, chaque dimanche dès 12h00. En plus de tout ça, seront mis à disposition de tous un babyfoot, des jeux de fléchette, de mölkky, des quizz, des battle de playlists, jeux vidéos, etc… Un événement pluridisciplinaire comme on les aime qui fait la part belle à la scène artistique locale tout en conviant des publics différents à se réunir le temps d’un week-end dans le magnifique cadre qu’est l’ancien Commissariat Casteja.
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La Rochelle au son des folies françaises

dans ART ET CRÉATION/MUSIQUE

On est allé au Francofolie de La Rochelle. Perché sur notre phare, on a vogué avec le monde. Incrusté dans la ville, le festival intimiste propose une belle programmation qui nous as séduit le temps d’une soirée. Le lendemain au restaurant, j’avais Damso dans la tête, Noémie un crayon, Coline la mélodie et Paul marquait le rythme. Coline déclamera son texte ce jeudi 19 juillet au Madé Hand Poke Bar ; on vous invite à la soutenir !

LA ROCHELLE

Je me suis mis Damso toute seule dans la tête. J’crois que ça commence mal j’finirai jamais la fête. Quand je suis dans l’arène, loin portée par le son y a pas de sortie, pas d’issue va falloir te faire une raison. J’ai retiré du cash, toujours pas assez pour m’la mettre. Je vois que ça commence mal, j’finirai jamais la fête. Les harmonies fluettes me replongent dans mon berceau. Je me rappelle des seaux, des pelles, des glaces à l’eau.

I love you La Rochelle, y a du monde, du monde, du monte NTM met le bordel y a du monde, du monde, du monde. C’est quand tu vois que le ciel qu’il y a du monde, du monde, du monde. J’ai retrouvé l’essentiel mais je le vis toute seule.

C’est mon besoin d’être qui altère ma raison d’être. Dans la maison maître, j’tue les traîtres, les malhonnêtes. J’ai observé, j’ai calculé, j’ai regardé autour de me moi, je me suis demandé c’que j’foutais là. Des gars défilent, des filles dégâts. Elle, elle a 16 ans on est calé sur le même ton, sur le même rythme. Les mêmes boissons, diff d’opinion, communion d’son. Je suis montée sur le francophare et j’ai pris de la hauteur, j’ai regardé la foule, leurs folies, leurs clameurs.

I love you La Rochelle, y a du monde, du monde, du monde Roméo met le bordel y a du monde, du monde, du monde C’est quand tu vois pas la scène qu’il y a du monde, du monde, du monde. J’ai retrouvé l’essentiel mais je le vis toute seule.

Non, j’suis pas toute seule dans ma tête, j’ai 4 consciences et 8 yeux, folies qui nous entêtent, je peux pas leur dire adieu.

Je reviendrais ma belle.

On a retiré du cash mais pas assez pour le taxi. Pas d’hôtel, marée basse, on a besoin d’une thérapie. On a lâché un sourire, la clope, 1 éclat de rire. Alors on s’est senti bien et on avait plus rien à redire. On a lâché un sourire, la clope, 1 éclat de rire. Alors on s’est senti bien et on avait plus rien à redire.

Les Typiques #06 – Raibow Pony

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

Nouveau rendez-vous sur le webzine, avec des cartes blanches offertes à des acteurs culturels bordelais et de la région, qui viennent présenter des photos, vidéos, morceaux et autres œuvres qui composent leur univers esthétique. A travers ces « typiques », ces promoteurs, médias, lieux, restaurants, associations et autres organisations locales présentent ainsi leur identité artistique. Dans ce sixième épisode, ce sont Clément et Étienne du collectif Raibow Pony qui se sont prêtés à l’exercice. Avec leur crew, ils sont à l’origine d’un certain nombre de bringues à Bordeaux et ont invité des artistes tels que Borrowed Identity, Demuja ou Bellaire, notamment à l’Iboat. Ayant récemment exporté quelques événements à Paris, Raibow Pony a aussi marqué le coup avec une fête de la musique bordelaise d’envergure place Saint Projet, en compagnie des locaux Les Amplitudes. Petit tour d’horizon de leurs inspirations musicales.
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Sophie St. Laurent – Sex Appeal

« Les années 80, le disco, on peut tout à fait dire que c’est la base de tout.
Un de mes tracks favoris, impossible de rester en place sur ces instrus typiques de cette époque. Mais ce qui me rend le plus réceptif c’est cette voix incroyable qui te porte durant cinq minutes. »
 

Sunkids Feat. Chance – Rescue Me (Bini & Martini ‘999’ Funk Mix) (1999)

« Du funk, de la house et une voix qui te perce de tous les côtés. C’est juste LE genre de house qui nous fait kiffer. C’est positif, c’est entrainant, pure balle. »
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Moby – Bodyrock (Olav Basoski’s Da Hot Funk Da Freak Funk Remix) (1999)

« Alors ce track c’est ce qui nous représente lors de nos sets club. Grosse house tappageuse et d’un coup boom, ça part en break hip-hop. Rien de plus linéaire et ennuyeux qu’un set house avec que du 4/4. Il Faut savoir variété les beats. On écoute beaucoup de hip-hop, de break, de trap même et pouvoir balancer des tracks de ce style c’est juste du bonheur pour nous et pour les gens qui nous écoutent. »

 

Adryiano – Move it move it

« On adore les « postives vibes » mais on adore aussi quand ça tabasse ! Dernière sortie d’Adryiano sur Heist Recording, le label de Detroit Swindle. Sur un peaktime tu déboites tout avec ce track. Tu sens l’acid arriver, le kick t’entraines sans que tu comprennes rien. Tu galopes comme un poney. »
 

Armless Kid – Renforcement Musculaire

« Pour finir, Armless Kid et sa deep house. Un artiste qu’on a rencontré très tôt dans nos débuts. On aime beaucoup ce qu’il fait, particulièrement celui-ci qu’on a souvent joué en club. »
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Les prescriptions du Dr. San Proper par Ciao!

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

Le 21 juillet prochain, c’est un moment céleste qui vous sera amené à vivre. En effet, pour la première fois la Cour d’Honneur de l’Université de Bordeaux (Campus Victoire) sera investie, le temps d’une fin de journée et d’une soirée, d’un système son vrombissant à l’univers house-disco de l’inénarrable San Proper. C’est au crew Ciao! que nous devons ce plaisir.

Cela va faire bientôt deux ans que l’équipe débarque sur différents terrains bordelais, avec notamment une prévalence pour les open air dans des cours d’écoles et autres centres aérés. Après avoir eu le privilège de recevoir Moodymann à domicile dans la Cour de l’Union Saint-Bruno le 2 juin dernier, embellit la Cour des Coqs Rouges au mois de mai, le crew a souhaité revenir à son amour d’hiver, à savoir le Campus Victoire de l’Université de Bordeaux. Cette fois, l’Atrium sera désamplifié au profit de la Cour d’Honneur et pam pam! Dr. San Proper apparaitra.

Expertise néerlandaise et attributs locaux

Activiste de la scène depuis plus de 15 ans, et travaillant de près avec les institutions du groove néerlandais telles que Rush Hour, Dekmantel ou encore Trouw, il est reconnu pour ses sets house et disco d’une grande qualité. Un selector de qualité donc, mais également un compositeur prolifique, qui compte à son actif plus d’une quinzaine de sorties sur de multiples labels de renom, Perlon ou Voyage Direct.

Un brin déjanté, Dr. San Proper saura vous prescrire une bonne dose de groove bassliné en ce samedi d’été, il sera, par ailleurs, accompagné du local Levrey et des gars du Ciao! Sound System, toujours avides de chauffer les plateaux comme il se doit. La chaleur sera sans doute au rendez-vous, les glaces de Fernand & Paulette vous rafraichiront. Enfin, suivez de près la page Facebook du Type, car un jeu concours pour gagner des places pour l’open air aura lieu d’ici peu.

La Coloc, nouveau bail des collectifs à Bordeaux

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

A partir du 14 juillet et pour tout le reste de l’été, un nouveau rendez-vous prend ses quartiers au Café de l’Étoile à Bordeaux : La Coloc. Avec pour objectif de se faire rencontrer différents collectifs musicaux de la ville, cette résidence offrira un espace d’échange privilégié pour ces artistes. Une initiative bienvenue afin de souder et rapprocher certains acteurs de la vie culturelle locale. On a eu l’occasion d’échanger avec Rémi, à l’origine du projet (et également membre fondateur de Microkosm), sur sa vision de la scène bordelaise et de sa volonté de réunir tout ces gens.
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Le Type : Salut Rémi, peux-tu te présenter et nous raconter un peu ce que tu fais à Bordeaux ?

Rémi : Je suis Rémi, j’habite actuellement à Bordeaux, j’ai fondé l’association Microkosm avec des potes en 2014. En ce moment, je taffe au Café de l’Étoile à Bordeaux, mais aussi à Paris la semaine, dans une association qui finance l’aide alimentaire locale. Ça s’appelle Ernest, et je kiffe ! Il y a pas mal d’événements à gérer et je rencontre pleins de gens cool. En plus, il y a toujours Microkosm en parallèle bien sûr.

Tu peux nous parler un peu plus de Microkosm ?

Microkosm est une association fondée entre ami, peu de temps après le bac, au moment où on venait d’arriver sur Bordeaux. Tout de suite, on s’est mis d’accord pour monter un collectif pour mettre en avant des artistes, toutes disciplines confondues. Aujourd’hui, ça a bien évolué, il y a certainement beaucoup plus d’objectifs qui rentrent en jeu. Les notions comme le local ou l’éco-responsabilité sont aujourd’hui des notions que l’on veut clairement mettre en avant à travers nos événements. Microkosm c’est devenu pour nous aujourd’hui une aubaine pour développer la culture à Bordeaux, et ça c’est gratifiant. Ce que je veux dire c’est que grâce à cette association, on peut mettre en lumière des valeurs qui nous tiennent à cœur. Microkosm, en gros, c’est vraiment un projet de vie pour nous, on ne sait pas où ça va nous mener et on ne veut pas se fermer des portes. On avance et on fait ce qu’on aime.

Et du coup tu te lances dans un nouveau projet, détaché de Microkosm. Peux-tu nous expliquer ce dont il s’agit ?

J’ai envie de monter une résidence cet été à partir du samedi 14 juillet, un samedi sur 2 de 19h à 23h. Je veux créer une ambiance décontracte, à la cool avec des sélections de musique super sympa. Il y aura un happy hour de 18 à 20 heures, avec de la bonne bière pas très chère. Cette résidence aura lieu au Café de l’Étoile et s’appellera « La Coloc ». Aujourd’hui on constate que les collectifs acteurs de la vie culturelle à Bordeaux ont leur projet bien à eux et ne veulent pas forcément en démordre (même Microkosm je pense). Depuis que je suis rentré de mon voyage de 6 mois, il y a plein de nouveaux collectifs en ville qui font le taf, et dont je ne connais même pas le nom. Du coup, je me suis dit qu’organiser des dj set simple dans un endroit cool et neutre, ça pouvait être bonne ambiance.

Le but n’est pas compliqué : inviter 1 ou 2 artistes d’un collectif et pareil pour un autre collectif qui ne se connaissent pas. Je pense que ça favorisera des rencontres entre associations. Ça permettra aussi de croiser des genres musicaux, une dimension qui me semble très importante. D’un point de vue extérieur, on stigmatise énormément un collectif par ses line up et il est difficile d’en sortir après. Ces apéros à la cool, permettront à chacun aussi de se surprendre musicalement !

Cette volonté de créer ce nouveau rendez-vous part donc d’un constat sur la scène bordelaise ; quelle est ta vision de l’évolution de cette dernière sur les 2-3 dernières années ?

La vision que j’ai sur l’évolution de la scène bordelaise est positive. Je ne souhaite pas vraiment regarder ailleurs et comparer Bordeaux à d’autres villes françaises en disant « c’est mieux là bas ».

Pour autant, y-a-t-il certaines villes ou « scènes » qui t’inspirent en France, en Europe ou ailleurs ?

J’aime voir ce qui se passe un peu partout en France. C’est important je pense de voir ce que peuvent faire nos potes dans les autres villes et de connaître aussi les relations entre collectifs, acteurs culturels d’une ville et leur mairie respective. Je pense notamment à Rennes, Lyon ou encore Paris.

Justement, à Lyon, la scène est réputée soudée, avec des acteurs qui se parlent beaucoup. C’est un vivier d’artistes, de disquaires, de labels ou de collectifs assez dense. Qu’est-ce qui manque à Bordeaux pour être au même niveau qu’une ville comme Lyon ?

C’est une bonne question… Ce qui manque à Bordeaux, je pense, c’est avant tout le fait de ne pas forcément se connaître entre collectifs et peut être le fait de s’apercevoir comme « rivaux » alors qu’on devrait tous se voir de manière complémentaire.

Et c’est dans cette perspective que tu souhaites proposer ce nouveau rendez-vous artistique à Bordeaux ? Quels sont les esthétiques qui y seront défendues ?

Je souhaite favoriser l’échange, ouais ! Partage, bonne humeur, bonne musique, bières et soleil. Aussi simple que ça ! Et je trouve que le Café de l’Étoile s’y prête parfaitement. Je ne fixe pas de limite sur les genres joués, même s’il faut quand même prendre en compte le lieu… Par contre, je n’imagine pas de dancefloor : on est vraiment plus axé sur l’écoute de la selecta du dj. On ne se limitera donc pas à la musique électronique. Après, je ne suis pas là pour être le chef d’orchestre. Je laisse carte blanche aux personnes invitées et je veux qu’il réfléchissent ensemble pour leur dj set de 4 heures. En faisant comme ça, ça favorise déjà l’échange en amont, ce qui est carrément mieux je pense.

Pour finir peut être ; quels sont les collectifs que tu as déjà identifié à Bordeaux et que tu as envie de valoriser lors de ce rendez-vous estival ?

De programmé, il y a À l’eau, SUPER Daronne, Basement Tales, Electrocorp, Eclipse, Microkosm et Birouette. J’attends encore des réponses, je ne me fais aucun soucis pour accueillir le nombre de collectif qu’il me faut pour recouvrir la première saison. Je suis ouvert aussi : si des collectifs sont chauds, j’ai encore de la place. Pour info, je peux inviter 12 collectifs cet été. Le 14 juillet c’est la première avec Microkosm (avec S36 et Menthesis) & Super Daronne (avec Taktyle et Junior).

Merci Rémi, bel été et bonne résidence au Café de l’Étoile cet été !
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Free Music – J’ai attrapé un coup d’amour, un coup d’soleil, un coup de je t’aime

dans ART ET CRÉATION/MUSIQUE

S’il ne fallait qu’un mot pour définir le Free Music, ce serait : bonheur. Chaque année, le Free tient sa promesse : une légère simplicité. Un cadre idyllique, des gens souriants et heureux ainsi qu’une organisation chaleureuse. Le temps chaud de juin où l’été vient à peine de débuter enrobe ce festival d’une aura particulière. C’est un fait, chaque festival est à lui seul un moment hors du temps. Mais le Free… le Free est bien plus que cela. Retour en photos et en mots sur ces deux jours d’amour, de joie et de partage.

Deux jours. Il n’en faut pas plus pour tomber amoureux. Les premiers instants près du lac scellent votre destin. Vous êtes heureux. J’avoue, vous avez un peu couru pour poser votre tente – et créer un cercle de protection pour les autres qui arrivent (beaucoup) plus tard- là sous les arbres. Mi-ombre, mi-soleil. Vous n’avez plus qu’une sardine, mais, placé stratégiquement, ça tient (Decath, si tu veux une collaboration, je suis prête pour les tutos Youtube). Camp ok. Pass photo-presse autour du cou. Y’a plus qu’à.

Vendredi 22 juin

Le festival s’éveille avec la beauté de Purpleston, un léger trip hop emmené par une femme dont la beauté est telle qu’elle vous rend beaux – oui oui, même en t-shirt et bob Ricard. C’est beau, c’est doux, à l’image du Free. Tout comme Hoshi, du haut de ses 20 ans, guitare à bout portant, elle s’empare de la scène avec brio.

« Je sais parler d’amour, je connais la sémantique » : une phrase qui résonne comme un mantra. Lomepal débarque et nous attire fort comme des aimants. On s’en rappelle encore. Le public est au rendez-vous, prêt à en découdre, sourire aux lèvres et hanche sur le téco, l’homme pâle nous donne chaud. Vendredi soir, 21h30, et déjà ivre de musique. Et le Free ne compte pas nous laisser nous en sortir. Dans le tourbillon de Lomepal arrive un autre homme. Différent dans sa musique et dans son apparence. Un homme grand, imposant, à la voix nuancée. Entremêlé de son doux et grave, le reggae d’Alborosie prend aux tripes. Un peu comme il prend ses dread par la main. C’est une belle allégorie. Il y a une force chez cet homme qui est incroyable. La manière qu’il a de se mouvoir sur scène, sa complicité avec ses musiciens et choristes… C’est un ensemble harmonieux. Du reggae comme on l’aime.

Dans un festival, il est rare d’aimer l’intégralité de la programmation. En tant que « journaliste » on se doit d’être objectif. Mais ; petit 1, je ne suis pas journaliste, petit 2 – il n’y a pas de petit 2. À 22h45, Niska fait donc son entrée en grande pompe. Il a fait du repérage de femmes sur les réseaux, du coup il sait déjà lesquelles sont chaudes et qui ne l’est pas. C’est un gars prévoyant. Puis avec le Skoooul pouloulou, le mâle adulte séduit les partenaires potentielles grâce à des parades uniques et particulièrement complexes qui mêlent chants, danses et étalage de son superbe plumage coloré.

Petit Biscuit et L’entourloop sèment un vent de fraîcheur et de rythme endiablés. Tout y est pour finir la soirée en beauté. Quand surgit face au vent, le coup de cœur de tous les temps : HILIGHT TRIBE. 10 ans d’existence et il me suffit d’un soir pour tomber sous le charme. Proposant une natural trance ou « techno acoustique » mêlant des instruments venus des quatre coins du monde, les musiciens d’HT offrent un spectacle sensoriel. Le son vient de la terre, il réveille en vous votre statut de citoyen du monde. Je me surprends à être triste lorsque le concert se finit, refusant d’entendre autre chose que l’énergie survoltée qu’ils dégagent. Épuisée par les émotions, je m’endors à même le sol – back to the roots.

Samedi 23 juin

C’est un grand jour pour mes copains. Tournoi de pétanque. Ils sont chauds comme le jaune du t-shirt Ricard. Prêt à en découdre avec les équipes adverses. Et porter fièrement leurs couleurs jaune et jaune. Ledit tournoi a lieu de 14h00 à 18h00. 4 heures de boules. C’est plutôt cool. Entre-temps, il y a aussi bronzage sur la plage, baignade dans le lac, combat de sumo, ventreglisse… le tout accompagné des mix du collectif À l’eau (comme le Ricard). Des efforts insoutenables furent déployés pour s’approcher au plus près du cochonnet. N’ayant à peine le temps de finir leur Ricard, le soleil brûlant leur peau (après je leur mettais de la crème toutes les deux minutes hein), la poussière griffant leurs yeux, ils ne purent réussir l’exploit. Après 4 heures de boules, ils finirent bredouilles. 18h00 – un peu d’ombre fera du bien à tout le monde. De l’ombre, et 55 minutes avant le début d’MNNQNS. Du rock. Ça sonne fort, ça riff. C’est beau à photographier, je me régale.

Suite au concours de pétanque, mes acolytes portent tous un t-shirt jaune Ricard. On peut donc se séparer sans crainte, le jaune est visible même de la lune – oui car, il ne faut absolument pas compter sur le réseau. C’est très pratique car j’arrive à les retrouver tout devant Jahneration – groupe que je découvre sur le tas. Et quelle découverte. Appareil photo dans une main, l’autre en l’air, je sautille comme quand j’avais 16 ans – avec beaucoup de ferveur – GROS BIG UP à ce ce groupe qui remercie en live leur photographe (une fille ET OUUUUUAIS – Leah Cold).

Puis c’est au tour de Moha La Squale d’enflammer de Free. Il bouge partout. C’est une vraie pile électrique. J’ai à peine le temps de viser sa face dans mon objectif qu’il est déjà à l’autre bout de la scène. Et là, en furie une photographe passe en courant devant moi. EH. Le crash barrière c’est comme à la piscine. On ne court pas. Puis tu sais, arriver au bout de la scène, il finira bien par repasser devant toi. Ce qu’il – oh surprise – fait. Il a plein plein d’énergie Moha, il est heureux et agréable à voir. Il rap avec ses tripes, ça se voit.

Milky Chance, j’ai pas vu grand chose. Outre le fait que je fasse 1m60 dans une foule de gens grands. Et puis parce qu’il faut bien faire une pause de temps en temps et reprendre du Ricard (notez bien que je ne précise pas le nombre). Mais j’ai quand même eu le temps de prendre une photo d’un membre jouant de l’harmonica. Démontrant ainsi que le rock’n’roll, c’est dans l’attitude et non dans les instruments.

Quand Bruxelles arrive, j’ai déjà du respect partout sur mon nom. Enfin surtout parce qu’un de mes potes chante depuis le vendredi matin « met du respect sur mon nom » donc au bout d’un moment, le respect est là. Pour le coup, tout le Free met du respect sur son nom. Oui, ça devient une sorte de dicton. Caballero et Jean Jass s’en assurent. Ils sont imposants et rythment nos corps. Ça fait du bien. Le reste de la soirée est quelque peu flou. Je passerai rapidement sur Robin Schulz, Panda Dub et Vitalic. Enfin d’ailleurs, je vais même pas y passer. La soirée se termine sans embûche. Au calme sous les pins, près du lac.

Merci à Ricard. Car comme on le dit souvent (enfin, une seule fois, pendant ce week-end), ricard c’est plus qu’une boisson, c’est une famille.

Merci le Free Music. Merci pour ton accueil, ta simplicité, ta joie de vivre. Merci pour tes sourires et ton envie de partager encore et toujours ta vision de la musique.

Merci pour ta diversité. Ne change rien.

À l’année prochaine !

Le Verrou, débloquer la nuit bordelaise

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

Si Bordeaux regorge de collectifs qui réveillent peu à peu feu la Belle Endormie, peu de lieux capables d’accueillir ces derniers ont émergé ces dernières années. Nouvel acteur d’une scène bordelaise qui se porte relativement bien, Le Verrou entend non seulement développer ses propres événements, tout en proposant à terme son propre espace en ville.

Le Verrou, nouvel acteur pour « bouleverser les codes de la nuit à Bordeaux »

Si l’intention peut paraître un poil ambitieuse, le constat de nuits bordelaises calmes et peu transgressives s’offre à chacun. C’est à partir de cette observation que Le Verrou est né. Porté par Damien Thomas, Directeur artistique du Théâtre de la Rencontre, le projet proposera au fil de l’année des « formats surprenants et déstabilisants ». En termes d’esthétiques défendues, Le Verrou entend mettre à l’honneur la scène locale émergente avec une véritable « pépinière » d’artiste de la région. Au-delà, ce nouveau promoteur souhaite également ramener à Bordeaux des artistes « de la scène underground internationale ». Lesquels ? Joint par téléphone, Damien Thomas n’en dira pas plus. La démarche du directeur de l’association – par ailleurs impliqué à l’échelle politique locale à travers la plateforme citoyenne Bordeaux 2020 – s’inscrit sur le temps long, puisque celui-ci souhaite à terme ouvrir son propre en lieu à Bordeaux, constatant la faiblesse de l’offre culturelle sur ce plan.

Un premier événement le 13 juillet teinté de mystère

Au regards de l’ambition de ce nouvel entrant sur ce terrain de jeu qu’est la scène bordelaise, nous scruterons avec intérêt et attention le déroulement du premier événement organisé par Le Verrou. Lieu tenu secret, programmation locale, acte artistique singulier (œuvre à gagner en fin de soirée qui sera produite pendant l’événement par le graffeur Ozer, inspiré des Sœurs de la Perpétuelle Indulgence) : sur le papier, tout porte à croire que la qualité sera au rendez-vous. Côté programmation ce sont deux artistes bien connus du circuit bordelais qui entameront les hostilités ; Octave & Lucien. Le duo The Warmers, plutôt porté sur des sonorités techno voire micro house clôtureront le bal dans un lieu qu’on ne connaît pas encore mais qui sera dévoilé la veille de l’événement sur les réseaux sociaux.

Tous à la plage, Les Plages Pop reviennent

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

Pour la 7ème année consécutive la ville de Lège Cap-Ferret s’associe à l’association Bordeaux Rock pour mettre la musique pop à l’honneur dans le cadre du festival Les Plages Pop les 17 et 18 juillet. Cet événement intervient dans le cadre des « Scènes d’été en Gironde » et à cet effet quoi de mieux que ce bijou sablé qu’est le Bassin d’Arcachon, plus précisément le Canon village ?

Au programme des 17 et 18 juillet prochain, de la french pop de tous bords (de plage) retentira aux oreilles des festivaliers, ravis de pouvoir en profiter à moindre coût, l’accès à l’évènement étant gratuit.

Les festivités débuteront le mardi à 19h par un DJ-set du bordelais Fellini-Félin, l’occasion aussi de déguster un verre de vin du partenaire du festival Millesima au coucher de soleil. S’en suivra à la nuit tombée un moment tendresse, avec l’une des sensations pop de ces dernières années, la dénommée Cléa Vincent. Afin d’abimer vos espadrilles et autres chausses d’été, Les Plages Pop en appellent au groupe Pendentif avant que le félin bordelais ne clôture la première soirée.

Sauce locale, indie pop & marée basse

Le mercredi même principe on démarrera à 19h avec cette fois-ci les DJ locaux Picaszo & Boulzy, qui laisseront place à l’indie-pop des 90’s de TH da Freak que nos confrères des Inrocks qualifient de « héros slacker ». Puis c’est à Marée Basse (EP à venir) que Charline Mignot aka Vendredi sur Mer viendra nous scander sa vision édulcorée de la pop à la française. Enfin, pour mettre un terme à cette septième édition, les platines seront reprises par les locaux Picaszo & Boulzy.

Photo report : CunninLynguists à l’Iboat

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

Groupe au statut quasi-mythique au sein de la scène hip hop, le trio CunninLynguists était récemment de passage à l’Iboat. Présent pour capturer leur prestation impeccable, Le Type a également eu la chance de découvrir les artistes sud-africains Solo et le BETR Gang, grâce au boulot de l’équipe d’RK2. Entre hip hop américain alternatif et vibes sud-africaines énergiques, la cale du bateau s’est vite embrasée, offrant au public présent une expérience agitée enthousiasmante. Retour en images.

Mama Killa VS Le Type

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

Le Type est récemment parti voir en live à l’Iboat le groupe Mama Killa. Boris Larzul et Stéphane Del Castillo nous ont offert une expérience scénique envoûtante, où la composition et le plaisir s’orchestre en duo. Ce fût également l’occasion de découvrir leur nouvel EP.  Alors, parlons musique.
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Boris, Stéphane, j’aimerais bien savoir comment vous en êtes arrivés à être des musiciens. Racontez-moi.

Boris : Et bien, pour ma part, la batterie, c’est un truc qui m’a toujours fasciné. Ce que je veux te dire c’est que j’ai vraiment été attiré par cet instrument très tôt et j’ai commencé à jouer sur une vrai batterie vers l’âge de 11 ans. Ce sont mes parents qui m’ont plongé dans le bain du rock. Ce qui était assez en opposition avec la mode de l’époque plutôt rap. Et donc je me suis amusé à décortiquer des morceaux de Led Zep, Nirvana, les Doors…. J’ai poussé le vice jusqu’à intégrer l’école Dante Agostini  et même maintenant en plus du projet que j’ai avec Steph j’y donne des cours. Donc c’est vraiment quelque chose qui me passionne littéralement.

Stéphane : De mon côté, c’est pas vraiment la même ambiance. Bien sûr c’est une histoire de passion également, je crois que ça c’est complètement indissociable de la pratique. Pour autant j’ai commencé avec du gros classique avec un professeur particulièrement rigoureux. Cela m’a un peu dégoûté de l’instrument, puis en écoutant les Red Hot quand j’étais ado j’ai eu envie de reprendre la guitare pour jouer et de composer le style de musique qui me plaisait. Le groupe qui m’a fait frissonner pour ma part c’est Radiohead avec ses mélodies riches, la violence de ses changements rythmiques et surtout l’émotion dégagée quasi palpable.

Boris : Pense à l’enfer de Whiplash ! (rires). Je crois que la pratique de la musique, en tout cas la partie technique, c’est quelque chose qui dépend beaucoup de la motivation et de l’âge du fait de la rigueur de travail que l’on doit s’imposer.

Je ne peux qu’imaginer les sacrifices et les efforts que ça demande. Mais j’imagine aussi que c’est souvent des moments de plaisir intense non ?

Boris :  Oh oui, t’imagines pas. C’est vraiment quelque chose de monter sur scène et de tenter de transmettre un truc. En fait, c’est un exutoire. Après le concert tu as tout oublié. T’es dans une phase complètement aérienne où tu t’abandonne totalement.

Stéphane : Je suis bien d’accord. Et en mon sens, là où ça devient vraiment puissant c’est justement quand tu as un partage qui se créé avec le public. Un lien. Tu as une espèce d’osmose qui se dégage, tu rentres dans une histoire où ce n’est plus seulement de la musique ou un concert mais une histoire d’émotions partagées. Et ça tu vois c’est un truc qu’on a d’abord eu la chance de mettre en place sur de petites scènes, c’est là où la proximité avec le public est la plus simple à établir.

Puisque vous rentrez dans le sujet du partage en concert, il y a un point que j’aimerais aborder avec vous. Sur la question du partage en grunge. Ma question est ; est-ce vraiment un genre qui peut être écouté sur piste ?

Boris : D’abord, il faut comprendre quelque chose. Quand tu regardes la présentation d’un groupe, c’est-à-dire le style, les genres qui leur sont attribués, c’est pas forcément les musiciens eux-mêmes qui ont une réelle volonté de dire nous on est comme ça on est comme ci.

Stéphane : C’est plutôt une façon de cataloguer les artistes si tu veux. C’est pour ça que tu as souvent des associations de genre comme nous. En soit « rock-pop-electro-grunge », ça ne veut pas dire grand-chose sorti du contexte. On dira new grunge pour associer l’influence des années 90 avec la modernité des musiques actuelles.

Boris : Ensuite, pour répondre à ta question, dans le grunge, c’est le traitement de la composition, pas la composition en elle même qui est grunge. Globalement, c’est à la base une super mélodie – comme Nirvana – posée sur une instru très énergique, avec un gros son, et une interprétation sincère, écorchée.

En parlant d’énergie, il y a une chose qui m’a frappé durant votre concert à l’Iboat. Et ça se voit aussi sur les clichés. Il y a des phases, des instants particulièrement calmes, qui précédent des moments d’explosion.

Stéphane : Dans mes compos il y toujours eu ce côté « saute d’humeur » ; on aime jouer sur les nuances et sur la surprise, la puissance d’un riff peut être vraiment accentuée lorsqu’un moment de calme le précède, ou qu’il n’arrive pas au moment où on l’attendait. Vu qu’on est que deux sur scènes, il faut penser à être efficace et à se suivre dans l’énergie qu’on dégage.

Donc c’est une histoire de duo ? Et vous ne cherchez pas à partager la scène avec d’autres artistes ?

Stéphane : Pour nous, oui. Partager la scène.. pas vraiment non. Enfin ponctuellement. Comme avec la danseuse que tu as réussi à photographier. On aime bien l’idée de faire occasionnellement des « shows éphémères » comme on avait fait à Barbey avec cinq danseurs complètements absorbés par leurs téléphones portables dans une rame de métro. Mais l’essence de Mama Killa c’est un duo.

Boris : Oui tout à fait. Mama Killa c’est l’intimité d’un duo. C’est assez différent des groupes que j’ai eu jusqu’à présent où l’on était plus nombreux, ça nous oblige à mettre en place quelque chose de plus brut, une composition particulière. Autant cela limite notre marge de manœuvre, autant cela nous canalise et nous fait aller plus vite à l’essentiel.

Comment la ressentez-vous cette manière de procéder ?

Stéphane : On se sent un peut comme des « guerriers » (rire). C’est hyper stimulant. Si l’un lâche l’autre aussi et forcément le show va en souffrir.

Boris : Oui complètement. C’est une pression très positive. Si on veut faire avancer les choses, on se doit d’être à l’écoute et très attentif à la volonté de l’autre, un peu comme dans un couple (rire). C’est un échange vraiment enrichissant. Pour nous, et pour la musique que l’on tente de proposer.

Justement, parlons maintenant de votre musique et de votre dernier EP. Que raconte t il ?

Stéphane : Alors, il y a pas mal de compositions qui marquent notre intérêt pour les années 90. Le but du jeu, là, c’est de marquer une période. On veut franchir un palier en posant ce que nous faisons et en le proposant clairement. En fait, cela fait une année que nous écrivons notre propre répertoire. Jusqu’alors c’était entrecoupé de covers.

Boris : Je rajoute que cela ne fait que quelques mois que nous nous sommes essentiellement focalisés sur Mama Killa. On a réussi à avoir la chance de pouvoir vivre de la musique, donc on se plonge presque entièrement dans ce projet. On essaye vraiment de mettre en route une dynamique de progression.

Peut être s’ouvrir à d’autres répertoires ? D’autres styles ?

Stéphane : Oui, peut-être. Après tout, cet EP on l’a mis en place assez rapidement. Mais au fond on est capables de jouer beaucoup de choses. Donc oui, l’envie est là. On est bien tentés de proposer quelque chose de plus élargi et donc tendre vers quelque chose de plus moderne.

Boris : En sachant que Steph doit apprendre à se canaliser ! (rires). Oui on a bien envie mais on sait très bien aussi que l’on peut nous reprocher parfois d’être assez hétérogènes sur nos travaux. Mais après tout c’est ça le processus créatif.

Il y a des éléments de la scène bordelaise qui sont une source d’inspiration ?

Boris : Il y a eu l’époque Noir Désir évidemment. Maintenant sur Bordeaux ce qui est plutôt pas mal c’est la multitude de musiciens. Donc personne en particulier mais une grande diversité. Et ce qu’il faut voir également, c’est aussi un déficit de scène malgré la diversité des musiciens. Beaucoup de salles se ferment dans le milieu qui s’attache au rock au profit des ambiances electro ou jazz car c’est plus simple à mettre en place.

Stéphane : La scène bordelaise se porte plutôt pas mal et il y a beaucoup d’artiste talentueux , alors tout ce qu’on entend à Bordeaux ou ailleurs, que ça nous plaise ou pas, rentre dans notre subconscient et est ensuite retransformé de façon innocente, cela s’appelle l’inspiration .

Vous arrivez tout de même à vous lancer dans des projets avec d’autre musiciens ?

Boris : Oui ! On fait parti du label La Tangente et du collectif La Veilleuse. L’idée c’est clairement d’étendre notre réseau et aussi d’échanger et de développer nos compétences. Le but étant que tous les groupes s’entraident et se tirent vers le haut afin de pouvoir tous étendre notre notoriété et vivre de notre passion commune pour la musique.

Merci Mama.

Jalles House Rock et plus encore

dans ART ET CRÉATION/DIVAGATIONS LOCALES/ÉVÉNEMENTS/MUSIQUE

Jalles House Rock revient en force pour sa onzième édition les 5, 6 et 7 juillet en vue de démarrer l’été, avec un site agrandit et pas mal de nouveautés. Événement ancré sur son territoire et sa ville Saint-Médard-en-Jalles qui lui accorde un soutien infaillible, le festival se diversifie toujours d’avantage pour proposer une expérience complète à son public dans un cadre idéal et en entrée libre.

Crédit photo : Julien Dupeyron

Un rendez-vous rock inscrit dans le tissu local

Depuis onze ans, Jalles House Rock est l’un des événements phares de la ville de Saint-Médard-en-Jalles. Situé à quelques minutes de Bordeaux, la ville s’agitera une nouvelle fois cette année début juillet pour accueillir un festival qui fait la part belle aux créateurs locaux, tout en ouvrant largement sa programmation à des artistes internationaux. Pour cette nouvelle édition, ce sont quatre groupes débarqués à la fois d’Outre Manche (Circa Waves et Himalayas), des Pays-Bas (DeWolff) et même des États-Unis (Deap Vally) qui côtoieront les nombreuses formations françaises présentes lors du festival (dont Burning Heads, Elephanz ou Metro Verlaine). Niveau locaux, on retrouvera notamment Siz, Lysistrata et Hope Dawn.

Cette forte dimension locale fait partie intégrante de ce projet culturel qui s’apparente à un véritable tremplin pour de nombreux artistes. Cette année c’est par exemple Mama Killa qui se produira sur scène après avoir été sélectionné parmi différentes formations du coin (aux côtés de Lobby et Persepolis en mars dernier). Quand on regarde dans le rétro, on remarque que de nombreux groupes ayant bénéficié de ce soutien ont fait un joli parcours, à l’image entre autre d’Ariel Ariel (en 2015), Be Quiet (2011) ou Blackbird Hill (2014). Au-delà de la musique, c’est tout un florilège d’artisans et de producteurs locaux qui seront valorisés pendant l’événement.

Vers Jalles House Rock et au-delà

Car Jalles House Rock n’est en effet pas qu’un « simple » festival de musique. Son équipe s’efforce de proposer une expérience complète à son public, avec notamment un Village Rock au sein duquel exposeront plusieurs artisans sélectionnés avec soin : ceux qui « dynamisent la culture et la création locale ». On y retrouvera ainsi parmi d’autres Captain petit pois (une créatrice de bijoux s’inspirant de la culture alternative), Kabaadi, Xorgin, (une marque de vêtement « underground »), Superlove Disc & More (un disquaire ambulant), Mandapunk (créateur de bijoux bordelais) ou Senja (création mode écoresponsable). De nombreuses œuvres seront également exposés et accessibles à tous.

En plus, un ciné-débat au cinéma l’Étoile ponctuera le festival (avec le film The Runaways), tandis qu’un brunch sera proposé aux festivaliers gourmands le samedi. En s’ouvrant sur ces nouvelles activités, l’association Estran (organisatrice de Jalles House Rock) témoigne de sa volonté de diversité et d’élargir ses public. Comme l’explique sa présidente Iléana Rougevin, « pouvoir partager notre goût pour la musique et pour le rock en général avec le plus grand nombre » est le leitmotiv de l’équipe de Jalles House Rock.

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