Solifest : nouvelle expérience festivalière bordelaise


Ils sont étudiants, passionnés de musique électronique et bien décidés de fédérer une partie de la scène associative bordelaise pour la première édition du Solifest. En vue de l’organisation de leur évènement les 9 et 10 juin prochain, nous avons interrogé un des membres du projet, Nicolas. Celui-ci explique la volonté de son équipe de proposer un rendez-vous lors duquel se croiseront artistes, producteurs locaux, entrepreneurs sociaux dans une démarche de solidarité avec un fort intérêt pour le terrain local. Rendez-vous également le 10 mars pour une préfiguration de l’évènement, au BB25 !
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Le Type : Peux-tu présenter dans les grandes lignes le Solifest et l’équipe qui se cache derrière ?

Nicolas : Nous sommes une équipe de 11 étudiants bordelais, tous acteurs, à échelles différentes, du monde associatif nous entourant. Nous nous sommes regroupés autour de 2 passions communes : le désir de mettre en avant un monde meilleur autour d’une synergie associative et les musiques électroniques (house et techno). Par le biais de cet événement, nous avons souhaité créer, le temps d’un week-end, un village associatif où une soixantaine d’association, producteurs locaux, entrepreneurs sociaux, interviendront dans le but de mettre en avant leurs activités tournées autour de la solidarité, la localité, le vivre ensemble, l’intégration et l’écologie.

S’agit-il d’un festival à proprement parlé ?

Bien sûr, nous pouvons parler d’un festival à part entière ! Sa particularité étant qu’il est gratuit et qu’il met en avant seulement des acteurs locaux dans un esprit de solidarité, de respect de l’environnement, d’intégration. Nous avons eu envie d’apporter une nouvelle approche au festival, en faisant intervenir des partis prenantes (associations, collectifs, producteurs, etc) que le public n’a pas forcément l’habitude de voir dans des événement du même genre.

Qu’est-ce qui vous a poussé à proposer cet évènement ?

C’est ce désir de promouvoir les initiatives locales et de créer une synergie, que cela soit entre les participants, mais aussi avec le public autour d’une programmation très riche qui nous a poussé à mettre en place ce festival. On peut parler d’un mix entre un forum des associations et d’un festival pour caractériser le format de cet événement, dans un cadre très chaleureux et dynamique.

L’offre culturelle existante à Bordeaux (avec déjà un certain nombre de festivals de musique électronique) ne vous convenait pas assez ?

En effet, comme vous pouvez le souligner : Bordeaux est une ville où la culture électronique est très présente. Toutefois, on a remarqué en 2 ans que très peu de collaborations existent entre les collectifs bordelais et plus particulièrement entre leurs artistes (ce qui est dommage quand on voit la pépinière présente à Bordeaux). Par conséquent, en restant dans une volonté de solidarité, nous avons souhaité permettre une synergie entre les associations mais aussi entre les crew bordelais en leur proposant l’exclusivité pour le dimanche 10 juin. Ainsi, nous auront la chance de faire intervenir 6 d’entre eux pour un dimanche des plus chill en compagnie de nos artistes locaux.

Tu peux nous en dire plus sur les collectifs et les artistes locaux qui accompagneront cette première édition du Solifest ?

Bien sûr : il faut savoir que sur Bordeaux il y a une véritable multitude d’artistes house, minimal et techno. C’est impressionnant ! Mais il n’existe aucune collaborations, ce qui est vraiment dommage. C’est pour cela que nous avons choisi de leur dédier la deuxième journée du festival. Parmi les labels présents, on peut pour l’instant parler des copains de Wattsart, qui est un collectif bordelais créé en 2016, créateur et organisateur d’événement dans le but de valoriser les musiques électroniques. Ou encore le collectif SUPER Daronne qui est très présent depuis un an pour faire vibrer Bordeaux, notamment l’été avec les open air bordelais. Nous sommes en contact avec quelques autres collectifs mais nous nous laissons le temps de voir ce qui serait le plus pertinent. Ce qui est certains, c’est que nos artistes locaux sont prêt à vous faire vibrer en ce week-end de début juin !
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Le festival a-t-il vocation à être pérenne ? Avez-vous les soutiens à la hauteur de votre ambition (soutien public notamment) ?

En mettant en place ce type de festival solidaire, il y a tout un esprit derrière qui veut être transmis et qui ne peut s’arrêter à une unique édition. En terme d’accompagnement, nous sommes soutenu par la Région ainsi que par la mairie grâce à un personnel qui se montre très présent pour nous permettre d’avancer dans notre démarche et nous permettre de mettre en place cet événement.

Nous n’avons pas parlé du lieu du festival : où aura lieu le Solifest ? Bordeaux est une ville en pleine mutation sur le plan urbain : comment voyez vous la ville évoluer à ce niveau-là ? Quels sont les quartiers où il vous semble pertinent d’expérimenter des choses sur le plan culturel ?

Concernant le lieu, nous le conservons encore secret… Sachez que ce sera très proche du centre ville, et accessible à tous. Bordeaux est effectivement une ville qui évolue beaucoup, notamment d’un arc allant de la gare jusqu’à Darwin en passant par l’hyper centre ! C’est de cet espace qu’il faut profiter pour expérimenter de nouvelles choses culturellement parlant !

Un dernier mot ?

Cela fait des mois que nous travaillons pour faire de cet événement un regroupement qui ait du sens, alors n’hésitez plus : rejoignez l’aventure et suivez la page ! De très belles annonces arrivent prochainement.


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