Les Typiques #04 – XXX Tuning Club


Nouveau rendez-vous sur le webzine, avec des cartes blanches offertes à des acteurs culturels bordelais et de la région, qui viennent présenter des photos, vidéos, morceaux et autres œuvres qui composent leur univers esthétique. A travers ces « typiques », ces promoteurs, médias, lieux, restaurants, associations et autres organisations locales présentent ainsi leur identité artistique. Pour ce quatrième épisode, on a confié les clés au XXX Tuning Club. Avec notamment une première soirée au Café Pompier au compteur, le club plaide pour une « culture sur-mesure » : anonyme, internationale et non-identifiée. Le résultat ? Des soirées au fil rouge « Construction déconstruction » qui synthétisent le passé et le futur et conceptualisées sous l’appellation « club fusion ». Un syncrétisme artistique particulièrement aventureux et plaisant à l’heure de l’uniformisation des cultures « clubs ». Pour sa prochaine date prévue le vendredi 19 janvier, l’équipe convie Butter Bullets au shop Platine. Ce duo hip hop débarqué de Franche-Comté y présentera son nouvel album Air mès & Hermax empreint de « rap haute-culture obsédé par la haute-couture ». A cette occasion, on a demandé au XXX Tuning Club de nous glisser quelques clés de compréhension de son univers singulier.
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L’univers retranscrit à travers un micro-processeur.

« Il serait envisageable que le monde ne soit qu’une vaste Réalité Simulée, selon Nick Bostrom. Nous on pense que c’est fort possible et on joue le jeu. On s’amuse à simuler la potentielle simulation dans laquelle nous évoluons, c’est pour ça qu’on nourrit une obsession pour les graphismes 3D et la musique assistée par ordinateur. Au final on ne fait que reproduire ce que nous subissons.

Au départ, on voulait pas mettre d’étiquette sur le genre de musique qu’on souhaitait mettre en avant, mais on s’est vite rendu compte que ce genre d’approche n’inspirait pas confiance, notamment auprès de la Direction Artistique de certains lieux où on voulait organiser des événements. Eux espéraient qu’on leur sorte un genre classique que ce soit House, Techno, Gabber ou même Hardstyle, et on était contraints de leur dire que oui, on jouait de tout ça… mais tout ça en même temps. On a donc du réfléchir à une façon rapide et concise pour faire passer notre vision, de là on en est arrivé au terme de « Club Fusion ».

On voit la musique qu’on présente comme les résultats d’expériences en laboratoire. On prend les cellules souche des genres musicaux clubs classiques, puis on y greffe des cellules récupérées de genres musicaux venus des quatre coins du globe. On ne fait aucune discrimination et ça peut être de tout, en allant du baile-funk, Cumbia et Dancehall d’Amérique du Sud, aux rythmiques Afro du Ghana, ou même la Vogue New-Yorkaise. Ça donne toujours des hybrides super intéressants, et ça a tout son sens, on est la génération qui a connu l’avènement de l’Internet et des réseaux sociaux, pour nous les frontières ne sont que géographiques. »
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Jonathan Zawada


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Sucuk Und Bratwurst

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Mobilegirl – Forest Coloss

« On a vu Mobilegirl pour la première fois en DJ set au Trésor à Berlin en Novembre, et elle nous a tout simplement transcendé. En zigzaguant entre trance, hard style, r&b avec allégresse. Elle nous a joué un set tellement musclé, tout en restant si légère et stoïque derrière les platines. Voici un des morceaux de son dernier EP, une mélodie éthérée et sorte de berceuse du future. »

Dinamarca – Fine Day

« Voici un morceau qui illustre parfaitement le genre d’approche qui casse les genres, qu’on apprécie tant, qu’on pourrait classer comme  Latin-Trance. Dinamarca mélange un sample du hit « It’s a Fine Day” d’Opus III avec des influences latines de dembow et de balle-funk pour créer ce morceau international. »
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