Archive, ou quand la beauté s’allie à la puissance au Krakatoa


Retour à la première personne forcément très subjectif sur le concert puissant et foudroyant des britanniques d’Archive au Krakatoa le 28 novembre dernier.

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Le 28 novembre, j’ai eu l’occasion d’assister au majestueux concert d’Archive. Un voyage au confins de l’élégance. C’est délicat, simple et foutrement beau. Première claque sensorielle : SPS Project : projet solo de Steven Prigent ! C’est dans une salle captivée que le Steven Prigent a envolé ses notes, enchaînant les mélodies gracieuses et enivrantes. C’est d’une délicatesse qui arracherait des larmes aux plus durs d’entre vous. Le pouvoir de la musique, le pouvoir de l’émotion. Je suis sur mon petit nuage, observant du balcon du Krakatoa cette valse, derrière mon objectif, droite dans mes oreilles : je savoure. L’ivresse laisse place à l’attente. La transition entre les deux groupes. La foule qui reprend doucement son souffle, j’observe… Toujours de mon perchoir. Le public reste concentré, on lit même pour faire passer le temps…

… quand soudain Archive arrive. Un long rideau blanc les recouvre, déferlant leur mouvement comme des ombres chinoises maladroites. Il nous est uniquement autorisé de photographier les trois premières chansons. Alors, viseur collé à l’œil, je passe les vingt premières minutes à entrevoir le concert à travers mon objectif. Je ne me rends même pas compte que le rideau tombe jusqu’à qu’on me tapote l’oreille, prononçant les mots fatidiques « c’est fini ». Je m’assieds donc à même le sol, m’accrochant à mes jambes et les yeux grands ouverts cette fois, je me laisse porter par mon adolescence.

 

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