Le Type vous raconte les Nuits du FIFIB


Retour sur la partie nocturne du Festival International du Film Indépendant de Bordeaux et ses nuits sous le signe du cinéma, de la musique et de l’amour.

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Le clap de fin de cette sixième édition du Festival International du Film Indépendant de Bordeaux a retenti et on en a pris plein les yeux et plein les oreilles. Fort de sa programmation aussi éclectique que surprenante, le FIFIB a tenu sa promesse d’une édition transnationale, transdisciplinaire et transgressive. Pendant une semaine, Le Type a arpenté le jour les salles obscures et, la nuit venue, il a pénétré dans l’enceinte de la cours Mably, transformée pour l’occasion en salle de cinéma et dancefloor à ciel ouvert. Focus sur les Nuits du FIFIB et sa programmation musicale…

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Passer son premier soir à la Buvette

Mercredi soir, c’est l’artiste suisse Buvette et son groupe qui ouvrent le bal. Cinéphiles et mélomanes, tous étaient au rendez-vous. On découvre pour la première fois la scénographie de la cour Mably, devenue le village Mably le temps du festival. Ce dernier s’est vu vêtir d’un bel habit végétal, où les plantes, disposées tout au long des arcades, sont éclairées par de profondes lumières bleues et vertes, rappelant l’identité visuelle fluorescente de cette édition. C’est dans une atmosphère tropicale que les festivaliers sont invités à évoluer. Dans la cour trônent trois îlots. Les hypothèses vont bon train sur ce qu’ils représentent. Entre carrousels et parapluies transparents, les arguments pleuvent. Ce qui est sûr, c’est qu’ils furent de merveilleux abris quand d’un coup la météo décida de devenir capricieuse. Cette scénographie aussi cohérente que jolie, c’est à Sophie Guichard qu’on la doit.

Côté concert, malgré une acoustique difficile à maîtriser du fait de l’architecture très quadrilatérale du lieu, Buvette et son grain de voix à la Damon Albarn, emmena tout le public pour une croisière aux tonalités hybrides entre la pop et l’électronique. Le voyage prendra fin sur une étonnante et super reprise de la chanson « No Scrubs » du groupe TLC.

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Un jeudi soir barré avec Dumbhill

Le lendemain, changement d’ambiance radical. Pour cette deuxième nuit, le FIFIB a laissé carte blanche au label Dumbhill. Au menu, des reprises de tubes des années 80 par Vladigital. Seul sur scène, ce jeune monsieur s’approprie de manière assez inattendue des titres comme « Blue » d’Eiffel 65 ou bien « Fade To Grey » du groupe Visage. On ne sait pas trop quoi penser de sa touche « trap-emo-radioactive », qui est une drôle de chimère musicale, mais pourquoi pas. La soirée se clôtura avec les gars barrés de Sdorvia Desko qui débarquèrent avec masques et cube sur la tête. Mais Le Type part se coucher, car vendredi le programme est chargé.

Un week-end électrique et exotique

Le week-end débute et la soirée du vendredi est électrisée par le live de l’artiste Tshegue. Cette boule d’énergie a mis le feu dans le village Mably. Samedi, c’est le climax de la semaine. La soirée porte bien sa mention « explosion ». Ça se presse devant les portes. A l’intérieur, Bamao Yendé et Djedjotronic ont pour mission de déchaîner les foules et c’est mission accomplie. Entre house tribale et italo-disco fracassante, la soirée est musicalement complète. Un bonheur général émane du public, qui aurait quand même bien voulu un peu de rab.

De retour pour le bouquet final, c’est avec un petit pincement au cœur qu’on se rend compte qu’après cette ultime nuit, le village Mably redeviendra cour aux douze coups de minuit. Les maîtres de cérémonie de ce bal de fin d’édition sont les Sheïtan Brothers pour la première partie de soirée. S’en suit un dj set du crew du Baleapop. Morceaux exotiques et énergiques se succèdent. Vers 23h30 on n’arrête plus les garçons du Baleapop, qui persévèrent jusqu’à presque minuit. Mais comme toutes les bonnes choses ont une fin, Mably ferme ses portes.

Le FIFIB nous a proposé six nuits syncrétiques très réussies et on a déjà hâte de voir ce que nous réservera la prochaine édition ! Par ailleurs, Le Type a aussi rencontré Samuel Benchetrit, Michel Ocelot et il a évidemment vu des films pendant le FIFIB. Retrouvez très bientôt l’article et les interviews sur le site.

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