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novembre 2017

Podcast : découvrez le rap belge sur Radio Campus Bordeaux

dans MUSIQUE
rap belge

Ils s’appellent Damso, Roméo Elvis, Caballero & JeanJass ou encore Hamza. Et ils sont les nouveaux visages d’un rap belge qui a conquis le public du rap français, qu’on sera bien obligé de rebaptiser le rap francophone. Bruxelles arrive ! #VIE

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Chaque semaine les sommeliers du rap vous proposent une dégustation thématique dans Le Bon Cru sur Radio Campus Bordeaux. C’est l’occasion de (re)découvrir un sous-genre du hiphop, la scène d’une ville ou une année en particulier. Et vous l’aurez compris, la présente émission est consacrée aux nouvelles têtes d’affiche de la scène rap de nos voisins belges. Car en 2017, c’est Bruxelles la capitale du rap francophone !

Avec Batterie Faible, sorti début 2016, Damso annonçait la donne avec un « BruxellesVie » qui allait attirer tous les regards vers le plat pays. Et à peine quelques mois plus tard, Roméo Elvis nous prévenait qu’ils n’avaient pas l’intention d’en rester là sur le très direct « Bruxelles arrive ». On nous avait prévenu !

Pourtant, les oreilles les plus affutées s’attendaient déjà à cette explosion du rap bruxellois « depouis » 2015, lorsqu’un certain Hamza avait lâché son classique d’avant-garde, H24. Cette mixtape offrait déjà à attendre, par sa qualité et sa fraicheur, qu’un son rap francophone décomplexé et innovateur était possible.

C’est finalement Damso qui incarnera ce parfait équilibre en décontraction et technique musicale. Très attendu par le public, il met la barre très haute avec son album Ipséité qui a marqué l’année 2017. Avec lui, c’est également Roméo Elvis, le duo Caballero et JeanJass, et bien sûr Hamza, qui se démarquent avec des albums d’une très grande qualité et dans des styles très variés. Du boombap moderne à la trap, en passant par un rnb débridé, il y en pour tous les goûts.

Pour découvrir ces artistes et leurs albums, ouvrez bien vos esgourdes et lancez l’écoute de cet épisode du Bon Cru spécial rap Belge. Bonne Dégustation !

 

Interview : design graphique et typographie avec Faakpaat

dans ART ET CRÉATION/DIVAGATIONS LOCALES

Une fois n’est pas coutume, c’est de design graphique et de typographie dont on parle sur le webzine. C’est dans une optique d’élargissement du prisme culturel qu’il nous semble à la fois évident et intéressant d’interroger des acteurs de ce champ artistique. Ces derniers, de par leur pratique, portent un regard forcément singulier sur les formes culturelles et, surtout, sur la ville. Travaillant sur de multiples projets, notamment celui d’une plateforme participative de typographie (26type) ou encore sur une collaboration récente avec le Café du CAPC à Bordeaux, le studio de design graphique Faakpaat fait partie de ces acteurs. Particulièrement intéressée par les espaces d’expérimentations offerts par les projets culturels, son équipe, composée de Jules, Benoît et Julien, aborde les problématiques de design graphique sous un angle réflexif stimulant, avec une volonté de comprendre parfaitement ses clients et de donner une forme visuelle à la culture contemporaine. On a donc interrogé les membres du studio sur leur conception de leur travail, sur leurs différents projets et sur leur vision de Bordeaux, vue sous un angle graphique ou même typographique.

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Le Type : Hello l’équipe ! C’est quoi Faakpaat Studio, et c’est qui ?

Faakpaat : Bonjour Le Type, Faakpaat est un studio de design graphique qui investit les champs du design graphique et du digital. On peut dire que l’on a créé le studio en 2014 à Bordeaux d’une volonté commune d’établir un groupement de compétences et de les organiser dans une entité commune. C’est donc trois personnes d’horizons complètement différents, et un réseau qui nous permet d’intervenir sur un panel de sujets assez large.

Vous semblez travailler sur de nombreux projets, pouvez-vous nous parler de quelques-uns que vous avez mené avec le studio ?

Nous avons récemment été appelé pour un travail d’identité visuelle et de conception de site pour le Café du Musée (CAPC— à l’origine Café Putman) qui avait fermé il y a 4 ans et qui, dans un nouvel élan de dynamisme de cet espace, voit ses portes ré-ouvrir. Comme nous avons l’habitude de le dire : « les beaux projets se font souvent grâce aux bons clients ». C’est à dire que nous ne travaillons pas POUR quelqu’un mais AVEC (c’est ce que nous aimons dire). La moitié du travail passe par le dialogue avec le client, l’adoption d’une attitude didactique et surtout la réceptivité de celui-ci, et donc, la collaboration. Ce projet éminemment culturel s’est laissé porté par des échanges concluants et s’est nourri de l’histoire même de ce Musée et plus particulièrement de ce lieu exceptionnel. En ce sens, le process de développement de ce projet ne pouvait mieux se dérouler. Nous nous sommes plongés au cœur de l’histoire du bâtiment ainsi que dans la nouvelle identité visuelle qu’ils sont en train de mettre en place, réalisée par le studio Londonien ZakGroup que nous avons pu apercevoir en conférences pendant le projet.

Travailler pour des projets culturels ou des institutions comme le CAPC vous intéresse particulièrement ? En quoi c’est différent – si différence il y a – que de travailler pour une entreprise plus « classique » ?

Oui, clairement, travailler pour des institutions et/ou des événements culturels nous intéresse d’autant plus que cela nous permet de lier des espaces d’expérimentation à l’intérieur du projet. En soit aujourd’hui nous ne trouvons pas spécialement qu’il y ait une différence dans le process de travail car la notion de branding est devenue presque universelle : aujourd’hui, un musée se brand presque comme une marque. C’est l’objectif qui est différent, car le but ici n’est pas forcément de vanter les bienfaits de tel ou tel produit mais de rendre lisible et de donner une forme visuelle à de la culture contemporaine. Ce sont donc souvent des projets hyper enrichissants car chargés contextuellement, historiquement et qui se veulent bien souvent en phase avec le design graphique contemporain car il n’y pas (ou moins) la barrière de la cible qui vient « nuire » à la forme visuelle.

On est tombé sur un autre de vos projets qui nous a semblé très intéressant – et dont le nom nous plaît bien, 26type. Pouvez-vous nous expliquer la genèse de cette plateforme et expliquer à nos lecteurs son objectif ?

Pour l’anecdote, cette idée nous est venu d’une typographie que nous avons sorti il y a maintenant 3 ans, La « Délicate » qui a connu un franc succès (inattendu) à l’international. Amateur de typographie et développant pas mal de caractères, cela nous à motivé à lancer notre propre fonderie. De fil en aiguille, le projet s’est étoffé et nous voulions aller plus loin dans la démarche participative et avons poussé le concept jusqu’a devenir une véritable plateforme dédiée. Cette plateforme souhaite promouvoir l’interaction des communautés typographiques entre amateurs et/ou professionnel car, dans ce milieu de niche, il est assez difficile de trouver des moyens d’échanger rapidement.
Il est donc possible de se créer un compte User très facilement, possible d’échanger via message privé, de suivre l’activité des autres membres, de commenter, liker et télécharger les typographies, et surtout de pouvoir déposer ses propres créations de manière gratuite ou payante. C’est ce désir de partage et d’échange typographique accessible à tous et pour tous qui à fait naître le projet 26type.
Elle a pour objectif de devenir un véritable lieu d’échange, nous avons encore beaucoup de travail et d’évolutions en tête pour accroitre ce modèle participatif et nous avons besoin de plus de collaborateurs afin de propulser la plateforme.
Un des enjeux pour la discipline est sa transmission et permettre de pouvoir créer de la recherche accessible pour tous. 26type n’a pas la prétention de se définir comme l’acteur de cela mais souhaite y participer.

Par rapport à l’intérêt que Faakpaat studio porte à la typographie ; vous devez sûrement connaître la web-série d’Arte Creative, Safari Typo, qui explore « l’identité typographique » de différentes villes telles que Berlin, Paris, Barcelone, Amsterdam… Pensez-vous que Bordeaux soit une ville intéressante de ce point de vue-là ? Aurait-on pu réaliser un épisode « Safari Typo ! Bordeaux » ?

Oui en effet nous avons regardé cette web-série passionnante et sommes ravis de ce genre d’initiatives. Elle est excellente est fait intervenir des pionniers de la typographie, créateurs emblématique de chaque ville. Il est assez difficile à Bordeaux de définir une identité typographique précise propre à la ville. Cependant, de par son aspect « prestige » et son rayonnement international dans l’univers viticole ainsi que par son histoire, on peut constater une certaine redondance dans l’utilisation de caractères à empattements de diverses catégories, que ce soit des Didonnes (comme la très célèbre libraire Mollat, l’hôtel de Ville) des Mécanes imposantes (Colonne des Girondins Place des Quinconces) ou des Réales/Garaldes qui incarnent cette rationalité de l’esprit, marquante du siècle des Lumières (les plaques de rues, des places, le portique de l’ancienne école d’équitation etc…). Ces typographies « classiques » liées à l’histoire de la ville contrastent avec les nouvelles institutions naissantes qui privilégient bien souvent l’utilisation de typographies contemporaines (Linéales) mais qui gardent un dessein fin et restent dans ces notions de prestiges (Cité du Vin). On peut souligner cependant le plan d’urbanisation qui réglemente la signalétique des boutiques/restaurants et encourage (dans le centre ville de Bordeaux) les enseignes peintes à la main pour préserver ce lien. Pour conclure, je n’ai pas la prétention d’avoir pu vous éclairer sur le sujet de l’identité typographique de la ville de Bordeaux, mais je pense que oui, nous pourrions très bien faire un Safari Typo sur – attention je vais citer un cliché car lié à ce qui a été dit plus haut – « la belle endormie » qui tente de préserver son esthétisme et sa quiétude.

Au-delà de la typographie, Bordeaux est-elle une ville intéressante et active sur la question du design graphisme ?

Le paysage du design graphique bordelais est pluriel. C’est est une ville en pleine mutation pour les raisons que l’on connait tous, et je pense que la place du design graphique est lui aussi en train d’évoluer de manière significative. Des bons studios et de bonnes agences, il en existe, là n’est pas la question, la ville manque d’événements culturels dédiés au design graphique, cela dit on en trouve peu en France même si ces dernières années de réels progrès ont été accompli et on observe une multiplication d’acteurs qui investissent des terrains différents pour pouvoir donner à voir, sensibiliser et apprendre au plus grand nombre ce qu’il représente.
Cette activité Bordelaise est nuancée, car on a la chance de pouvoir assister à de plus en plus de conférences de personnalité avec des initiatives portées par les Beaux Arts (EBABX), le CAPC ou encore le musée des Arts Déco, Arc en rêve aussi. Le centre d’architecture présente occasionnellement du graphisme & la Galerie 90 Degrés (qui entre 1996 et 1999 comptait parmi les lieux pionniers en France de la diffusion du design graphique). Des expositions itinérantes viennent également prendre place parfois dans la ville, des conversations, des journées d’échanges, des workshops, des initiatives de studio (comme countach-studio). Les formats sont variés dira-t-on, et les initiatives nombreuses, mais ne portent que très rarement sur des acteurs locaux, sauf exceptions. Donc oui, tout de même, Bordeaux est intéressante sur le plan du design graphique : moins que d’autres, c’est certains, mais elle se défend.
De toute manière, aujourd’hui et depuis toujours, sur un territoire national (presque international) le graphisme n’a pas de frontière d’autant plus avec la digitalisation du métier, en ce sens, je pense que l’on privilégie la représentation d’une culture national.

Avec quels acteurs Faakpaat a l’intention de travailler à l’avenir ? Quels sont les projets à venir pour le studio ?

On a pas vraiment d’acteurs fétiches pour le moment, on veut pouvoir travailler avec tout types de structures, et c’est ce qui fait aussi que notre travail est varié. Quand nous réussissons à pouvoir sensibiliser un client sur les détails de la création graphique de son projet, on est déjà satisfait. Ce qu’on dit toujours, un bon projet c’est d’abord un bon client, et cela se vérifie ! On espère pouvoir prendre le temps de développer 26types, continuer à créer de nouvelles typographies et explorer de nouveaux champs du design graphique, mais surtout trouver un moyen de matérialiser plus souvent nos travaux, on verra avec le futur !

Merci Faakpaat, et bonne continuation dans vos projets !

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La revue Pli s’expose à la Maison de l’Architecture de Bordeaux

dans ART ET CRÉATION/DIVAGATIONS LOCALES

Depuis le 16 novembre et jusqu’au 22 décembre prochain, se tient au 308, Maison de l’Architecture, l’exposition Sous-Pli – Conflits. Une exposition qui explore avec intelligence la conception d’une revue de qualité et qu’on vous recommande chaudement.

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À l’occasion de la sortie du troisième numéro de la revue d’architecture PLI, Christopher Desus et Adrien Rapin ont imaginé, en collaboration avec le graphiste bordelais Nicolas Delbourg (studio NDbrg), une exposition qui raconte le processus de l’élaboration d’un numéro de la revue sur un an.

La revue PLI

À la fin de leurs études d’architecture, Christopher Desus et Adrien Rapin décident de lancer une revue annuelle traitant de l’architecture et de l’édition. Privilégiant le support papier au support web, l’architecture, le graphisme et le paysagisme y sont abordés avec complémentarité avec le graphisme, l’illustration et l’édition. Des auteurs et des illustrateurs travaillent ensemble et créent des œuvres originales uniquement pour la revue, qui devient un processus qui évolue avec ses participants.

En septembre dernier, le troisième numéro de PLI est sorti sur le thème du compromis, du conflit, de la mise en tension. 16 auteurs et 16 illustrateurs y ont participé et pour certains d’entre eux, c’était leur première publication !

Élaboration de l’exposition

Une exposition a été pensée pour accompagner la sortie de ce 3ème numéro avec l’aide de Nicolas Delbourg. Le graphiste était déjà l’auteur d’un article dans le premier numéro de la revue et avait participé au second numéro avec ses étudiants sur le thème du format. L’exposition présentée au 308 a été conçue autour de l’idée de processus ou comment raconter la création sur un an d’un numéro.

Exposition

L’enjeu a été d’organiser un matériau intellectuel (mails, carnets, idées, etc…) comme matière première, de le ranger, de l’organiser pour pouvoir le concrétiser et le rendre tangible. L’espace qu’offre le 308 a été déterminant et le papier étant le dénominateur commun entre l’édition et l’architecture, la trame A4 est apparue évidente. L’ensemble de l’espace du 308 est divisé par 2 axes au sol :

  • Axe temporel symbolisé par des lettres
  • Les échanges, la matière sont symbolisés par les chiffres.

Cette disposition était une manière de matérialiser et prendre du recul sur le travail d’une année passée. Les différents supports utilisés créent eux-mêmes une architecture faite de cloisons, de voûtes, où le visiteur déambule à travers les idées, celles qui ont donnée vie au troisième numéro de PLI.

▬▬▬▬ INFOS PRATIQUES▬▬▬▬

Site de la revue PLI

EXPOSITION SOUS-PLI – CONFLITS

Au 308 du 16 novembre 2017 au 22 décembre 2017
308 – Maison de l’Architecture – Avenue Thiers 33100 BORDEAUX
Tram A – Arrêt Galin

www.le308.com

lundi : 9h – 12h30 /14h – 18h00
mardi, mercredi, vendredi : 9h30 – 12h30 / 14h00 – 18h00
jeudi : 9h30 – 18h00

Le Møme – un live panoramique

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

Retour en images sur le fabuleux concert de Møme qui a eu lieu au Krakatoa le 27 octobre dernier. Une prestation hors norme qui nous a transporté aux confins d’univers inexplorés.

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Le Krakatoa est une belle salle. Curieuse et atypique, elle abrite des lives qui résonnent encore entre ses murs. Le live de Møme est de ceux qui vous écorchent. Qui vous laissent un souvenir heureux, et le sentiment d’écouter un univers joyeux. Møme s’implique dans son live, comme on tombe dans un voyage. On éprouve avec lui l’excitation du décollage. Une première partie qui donne le ton. SAAVAN, un duo électrisant entre mélodie douce et violente rythmique, les deux savants offrent un live sauvage. On ressent la frénétique envie de découverte et d’échange, puis la fierté d’être sorti de sa zone de confort. Et les surprises. Il y a toujours des surprises en voyage. Au moment où l’on prend confiance et nos repères dans ce live, Møme appel Flo The Kid. Intrépide et imprévisible, il se jette dans la foule, se cramponne aux échelles et hurle. C’est le choc des cultures, un véritable voyage des sens. On se met alors à s’articuler et à apprivoiser cette nouvelle culture. Le public réagit avec fougue. Et accueil avec plaisir l’autre surprise de la soirée, Mr Medeiros. Møme parle beaucoup avec son public. Il lui explique la genèse de ses sons. Écrite à l’arrière d’un van entre deux routes en Australie ou ailleurs, il se place en véritable guide faisant de son live un vrai panorama.

Eclectype #36 – La playlist bordelaise – novembre 2017

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

Rendez-vous mensuel pour découvrir de nouveaux artistes issus de la scène bordelaise tout en redécouvrant des pépites locales bien de chez nous, enfouies parfois dans les bas-fonds des internets. Sans trier, on sélectionne de manière éclectique dans cette playlist des univers parfois très différents, du rock psyché à la house en passant par le hip hop ou la musique de chambre, toujours dans une démarche de promotion de la création émergente à Bordeaux.

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Libido Fuzz – I was made on a desert road

On part directement en road trip psychédélique avec le trio Libido Fuzz, qui depuis plusieurs années s’est fait un (beau) nom à Bordeaux, mais aussi en Europe avec plusieurs dates chaque année sur le continent. Signé sur le label allemand Pink Tank records, les trois garçons balancent un rock stoner puissant, parfois hypnotisant.

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Ciao! Soundsystem Tape #1

On continue sur la thématique du voyage, avec cette première tape cosmique de Ciao!, pleine de morceaux qui incitent à l’exploration d’autres univers parallèles.

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Zomaken ft Jouvence – Heptapode

Jouvence figurait déjà parmi nos artistes rap bordelais à suivre en 2017. Ça faisait aussi un petit bout de temps qu’on scrutait l’évolution des Dirty Tacos et de Zomaken. L’un et l’autre ont décidé d’unir leur force sur un morceau commun : « Heptapode ».

Read D – Rhodes That


On poursuit par un morceau quasi « classique » de house, produit par Real D, aujourd’hui Real J. Ultra efficace et fédérateur : un titre qui a su mettre d’accord un grand nombre de dancefloor. On retrouvera d’ailleurs l’artiste au Ground le 1er décembre pour la prochaine soirée Ground d’Electrocorp.

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Jaromil Sabor & Precheur Loup – Calcomatraque

Après une rencontre en 2007, Loïk Maille (Jaromil Sabor) et Antoine Sapparrart (Precheur Loup) ont décidé de se rassembler autour d’un nom de scène improbable. Et de pondre quelques rares titres aux influences garage et punk, toujours avec cette optique de proposer des concepts tels que Calcomatraque.

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Roxan De Wallen – Opium Touch

Roxane De Wallen est résidant.e du collectif LGBTQI+ bordelais Art-normes. Elle propose avec « Opium Touch » une techno un poil indus, et surtout très entêtante, parfois inquiétante.

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JPEGMAFIA X Freaky – I Might Vote 4 Donald Trump (Daisy Mortem Remix)

Pas grand chose à dire sur ce remix jouissif des Daisy Mortem, si ce n’est qu’on apprécie particulièrement d’entendre la voix de Donald Trump recouverte par divers saturations et effets complètement chelou et distordus.

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THEA – Summer in a cage

Petite ballade des familles au calme avec ce « Summer in a cage » de THEA, pour une jolie pause dans un monde de brutes. Un morceaux folk qui fait du bien et qui s’écoute à toute les heures de la journée.

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Dumbhill – O.V.N.I

Il y a peu, le collectif Dumbhill se donnait pour objectif d’apprendre à des (jeunes) enfants l’art de la composition musicale et de la réalisation d’un clip, à travers des ateliers au CAPC de Bordeaux. Résultat, un album ultra planant qui s’écoute ici en entier.

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Cockpit – Recreation

On s’énerve un peu avec ce « Recreation » des Cockpit, un groupe bordelais de « grunrage » (un mélange de grunge et de garage, dixit les internets). On retiendra la fureur des gars et leur énergie, qu’ils avaient su merveilleusement distiller dans un album bien cool sorti il y a deux ans.

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Peaceo – Sans Problème

Pas de problème en vue avec ce morceau très posé de Peaceo dont on ne sait pas grand chose, si ce n’est qu’on a plutôt été convaincu par ce qui semble être l’un des premiers titres de l’artiste.

tplt : 5 ans au service de la fête à Bordeaux

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

Le collectif tplt fête en cette fin d’année 2017 ses 5 ans, avec une série d’évènements entre Nantes, Paris, Biarritz et, bien entendu, Bordeaux : à l’IBoat le vendredi 24 novembre. L’occasion de revenir sur l’évolution d’une bande de potes qui a largement œuvré au développement et à la reconnaissance de la scène électronique locale.

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L’histoire de tplt démarre en octobre 2012. Charl, Superlate, Yougo et Thibault entendent alors défendre une certaine ligne artistique ainsi que fédérer autour d’eux les artistes d’une scène locale parfois un peu dispersée. Avec la création du Bootleg en 2013, le collectif trouve rapidement un lieu adéquat pour la mise en place de leur soirées. La fermeture du lieu, un an plus tard, et pour plusieurs mois, marquera paradoxalement une occasion de renouveau important pour tplt.

 

Toujours désireux d’organiser des évènements et de promouvoir et soutenir les artistes qu’ils apprécient, les membres du collectif vont trouver dans Les Vivres de l’Art un écrin rêvé pour prolonger des festivités devenues impossibles au Bootleg. Avec Le Verger, ils proposent un format (le samedi après-midi jusqu’en début de soirées) inédit à Bordeaux, dans un cadre idéal. L’hiver venu, c’est l’intérieur de la galerie d’art qui sera investie par l’équipe, avec La Serre et Le Salon. Deux formats qui verront défiler un grand nombre d’artistes, toujours dans un esprit de défrichage : Sadar Bahar, Jamie Tiller ou bien Interstellar Funk… Cet été, tplt a même passé un cap avec l’organisation de son propre festival : Le Verger Festival (avec Tornado Wallace, Jayda G, Orpheu The Wizard, Dopplereffekt, The Pilotwings…).

Un anniversaire fêté à Paris, Nantes, Biarritz et Bordeaux

Pour fêter leur 5 ans en bonne et due forme, les membres de tplt ont voulu marquer le coup en allant célébrer dans 4 villes cet anniversaire : Nantes, Paris, Biarritz et bien sûr Bordeaux. Le collectif a choisi pour ça des artistes qu’il apprécie, avec Dazion, TakoAndré Pahl, OKO DJ et Marcellus Pittman, digne représentant de la scène de Détroit. Ce dernier jouera en clôture de cette mini-tournée qui prendra place à l’IBoat et pour laquelle on offre d’ailleurs deux places ci-dessous.

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▬▬▬▬ INFOS PRATIQUES▬▬▬▬

Evènement Facebook

 Pour gagner ta place pour la soirée ; like la fanpage du Type et like le post concernant le jeu concours ou envoie un mail à
contact@letype.fr en objet « HBD tplt ! »
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Les Typiques #02 – Barrel Vision

dans ART ET CRÉATION/DIVAGATIONS LOCALES/ÉVÉNEMENTS/MUSIQUE

Nouveau rendez-vous sur le webzine, avec des cartes blanches offertes à des acteurs culturels bordelais et de la région, qui viennent présenter des photos, vidéos, morceaux et autres œuvres qui composent leur univers esthétique. A travers ces « typiques », des promoteurs, médias, lieux, restaurants, associations et autres organisations locales présentent ainsi leur identité artistique. Pour ce deuxième volet, c’est Barrel Vision qui se prête à l’exercice. Composé de vidéastes et de photographes tous passionnés par le sport, la nature et les « horizons sans fin », ce collectif exprime à travers divers supports sa vision d’un monde harmonieux, entre mer et montagnes. Barrel Vision organise un apéroboat mardi 21 novembre pour présenter le film « Inter Ambas Aquas » réalisé par un de ses membres : Alex Peneau. Ce film explore le parcours de Romain Boudé, un jeune ultra trailer français qui « élève la course au rang de philosophie de vie ». Rendez-vous à l’Iboat pour en savoir plus, et juste ici pour découvrir l’univers du collectif, décrit par Alex.

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Inter Ambas Aquas – Trailer

« Le trailer du tout premier documentaire que je viens de réaliser, auto-produit avec mon collectif Barrel Vision. On y a mis les trips pendant plus de deux ans et maintenant on est content de pouvoir vous le montrer. C’est un film qui suit un jeune ultra traileur (course d’ultra endurance) pendant un an. On voyage entre ses forces et ses faiblesses au rythme des plages et des montagnes. On vous attends à l’Iboat le 21 novembre pour la première à Bordeaux. »

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Ben Howard – Time Is Dancing

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Bon Iver – Heavenly Father (Acapella)

 

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THOSE DOGS WHO WANDER

« Récit vidéo de mon trip avec Max Garenne, avec qui on a fondé le collectif Barrel Vision. On est parti 2 semaines sur l’île de Sumbawa en Indonésie. On a essayé de capter du mieux qu’on pouvait l’ambiance locale. »

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Ben Howard – Evergreen

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Rencontre avec Samuel Benchetrit : un grand moment

dans DIVAGATIONS LOCALES/ÉVÉNEMENTS
Samuel Benchetrit FIFIB

Samuel Benchetrit, c’est ce mec qu’on retrouve un peu partout : dans notre cinémathèque, notre bibliothèque, au théâtre… Bref, un artiste aux multiples talents qui nous surprend, nous fait rire, nous émeut, et bien plus encore. C’est pourquoi le Type a décidé de profiter du FIFIB 2017 pour le rencontrer. Nous avons ainsi eu le plaisir de nous entretenir avec un artiste à l’écoute, sensible et touchant. Lire plus

Retour sur le FIFIB : Focus sur « Meteors » de Gürcan Keltek

dans ART ET CRÉATION/DIVAGATIONS LOCALES/ÉVÉNEMENTS

Comme on vous l’avait annoncé, le Festival International du Film indépendant de Bordeaux, dit FIFIB, a eu lieu ce mois d’octobre, du 18 au 25. C’était un évènement à ne pas louper, et évidemment le Type était sur place.

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Le FIFIB s’était donné cette année pour objectif de nous faire voyager à travers des films divers et variés abordant des thèmes qui concernent l’ouverture culturelle, la découverte de nouveaux endroits ou encore le désir d’exode. Plusieurs de ces films ont retenu notre attention, « Meteors » de Gürcan Keltek est l’un d’entre eux. Ce film est un documentaire dont l’objectif était de rappeler un évènement qui a touché la Turquie. Le film, commenté par l’actrice et auteure Ebru Ojen, raconte une des phases du conflit qu’il y a eu entre les Turcs et les Kurdes vers août 2015, à la suite de la mort d’un soldat par des membres du parti travailliste kurde (PKK). Le film nous montre la gravité de la situation et comment certaines communautés ont été affecté par ces conflits. L’objectif de ce film était aussi de montrer le peu d’importance que ces événements ont eu dans les médias et que les communautés victimes de ces conflits devaient relayer elles-mêmes leurs propres informations. Le film se focalise également sur un événement rare survenu dans la même période, la pluie de météorites dans cette région de l’Est de la Turquie et qui marquera l’arrêt de ces conflits.

Dans « Meteors », la manière dont le conflit est représenté, la façon dont ce film a été filmé (un montage entre vidéos issues de téléphone portable et des caméras utilisés par Gürcan Keltek, qui apporte ce côté post-apocalyptique typique des sciences-fictions) et la narration par Ebru Ojen qui y ajoute un côté fantastique sont les choses que nous ont le plus marqué et qui nous ont vraiment plu. C’est une manière plutôt originale de traiter ce sujet qui touche la politique et de comprendre un conflit qui existe depuis des années mais également de mettre en avant sa propre culture. Car au-delà de parler d’un événement qui a complètement été délaissé par les médias, Keltek met en avant cette région de Turquie de l’Est et nous immisce dans cette culture qui est la sienne. C’est un des films de la compétition long métrage qui nous a agréablement surpris.

Voici le trailer du film :

2×2 places : Nowadays Party w/ Unno, Leska & Nowadays Djs @ Rocher de Palmer 18/11

dans ART ET CRÉATION

Le crew du label Nowadays Records pose sa qualité sonore au Rocher le 18 novembre. Une belle et fine équipe (+10 si tu piges la référence) sera présente pour t’offrir un samedi soir chaud et délicieux. Et comme l’amour, c’est mieux à plusieurs, on t’offre des places pour savourer la nuit avec nous !

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Nowadays Records c’est un concentré de talent. Des mecs qui s’unissent et qui crée des minutes de bonheur. La soirée mettra l’accent sur ces groupes d’humains. Leska (contraction de Les Gordon et de Douchka) combine avec rythme les univers des deux artistes.

Des univers qui s’entrechoquent et qui s’harmonisent pour le plus grand plaisir de nos âmes. Chez Le Type, Les Gordon on l’aime bien depuis SNGPR. On avait déjà succombé à ces mélodies talentueuses et nos têtes n’étaient pas restées longtemps droites face aux filles lait fraises ! Douchka, on avait pris une belle claque lors de ses premières parties de Fakear. Il était là avec toute son énergie et sa technique, et nous, nous on a suivit. On a été ravi d’apprendre lors de notre rencontre sa fusion avec Les Gordon. UNNO, depuis quelques jours, ça tourne en boucle dans nos oreilles. On se régale avec l’EP et l’album vient d’envahir les ondes. On se délecte de « Comets » qui est une bien belle pépite. Nowadays ne cesse de nous impressionner. Il est rare de ne pas apprécier la qualité des artistes représentés par le label. Nowadays cherche avant tout à concrétiser un univers, une communauté précieuse aux oreilles aiguisées. On s’apprête donc à vivre un live de qualité et on a super hâte (âge mental 5 ans) !

▬▬▬▬ INFOS PRATIQUES▬▬▬▬

Evènement Facebook

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Rencontre avec le merveilleux Michel Ocelot

dans ÉVÉNEMENTS

À l’occasion du FIFIB 2017, Le Type a eu l’opportunité d’interviewer le réalisateur de Kirikou, Azur et Asmar ou encore Les contes de la nuit : Michel Ocelot. L’occasion de découvrir un philanthrope emprunt de bienveillance, un homme à l’image de ses films d’animation. Une merveilleuse rencontre.

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Le Type : Bonjour Monsieur Ocelot. Nous nous présentons, nous sommes rédactrices pour Le Type, un webzine bordelais constitué de rédacteurs, bénévoles, passionnés de culture.

Michel Ocelot : Ces énergies partout, je suis émerveillé. Vous faîtes partie de mon émerveillement. La France est un pays qui tient à la culture, et cela permet à des gens comme moi d’exister. Et ça, partout : dans les grandes villes et les petits hameaux… c’est étonnant !

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Vous dîtes que vous étiez embêté d’avoir l’étiquette « enfants » sur le front, et que vous réalisiez aussi pour les adultes. Vos films d’animation ont-ils pour but de faire appel à l’enfant qui sommeille en chaque adulte ?

Non, non, non ! Je ne fais pas appel à l’enfant qui sommeille dans les adultes. Quand j’étais enfant, j’étais content d’être enfant. Aujourd’hui je suis adulte et je suis content d’être adulte. On peut être adulte et gentil, innocent, pur, et tout et tout. Et il ne faut pas être désespéré d’être un adulte. Quand je fais mes films, ce qui m’intéresse c’est de parler à tout le monde. Et je ne demande pas aux adultes de devenir enfants. Euh… bon, peut être qu’il y a quelque chose là-dedans ; je leur demande aussi d’être peut-être innocents et gentils, et de croire aux grands sentiments. Mais à l’intérieur, tout le monde est innocent et croît aux grands sentiments. C’est clair. Et mes films, que certains pensent être des films pour les enfants, ça touche plus les adultes que les enfants. Donc, pour résumer : je ne suis pas assez intelligent pour faire des films avec une cible. J’essaye de faire le meilleur film possible, et des films qui intéressent tout le monde. Dont moi aujourd’hui. Et puis c’est tout. Aime qui peut (rires). Mais je n’ai pas peur d’être innocent et sensible.

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Nous sentons que l’immigration est un sujet qui vous tient à cœur, notamment au travers d’Azur et Asmar, sur lequel vous avez passé 5 années. C’est un sujet très actuel. Est-ce qu’il y aurait un message que vous aimeriez faire passer sur ce dernier ?

Azur et Asmar en est plein. Quand j’ai pensé à ce film, je me suis donné une mission : un film qui soit ici et maintenant. Est ce qu’on peut s’entendre ? C’est vraiment ce que j’ai dit : je fais ça. Et puis, petit à petit, j’ai trouvé des histoires. Mais là, je m’applique à montrer des gens différents. Toutes les différences : hommes/femmes, vieux/jeunes, riches/pauvres, installés/immigrés, et pour dire les choses clairement : chrétiens et musulmans. Est-ce qu’on peut s’entendre ?

Donc je mets toutes ces différences ensemble et je fais un petit peu bouillir. À certains moments, j’échange les rôles pour que l’immigré soit riche et que le riche découvre qu’il est immigré et rejeté. Et petit à petit, ces gens s’aiment parce qu’ils sont aimables. Et  j’insiste : ce n’est pas utopique. S’apprécier entre gens différents c’est très facile. La différence, c’est plutôt un petit piment qui permet de relever la sauce. Et ça pousse plutôt. Alors, ça marche très bien entre individus, entre groupes c’est beaucoup plus difficile. Mais entre individus, je garantis que c’est plus facile de bien s’aimer en étant différents, et même au contraire, c’est quelques fois plus facile.

On me dit souvent « C’est bien, vous faîtes des films en faveur de la tolérance ». Non, non : je roule pour le plaisir de la vie et pas pour la tolérance. Et les gens, à la fin d’Azur et Asmar, qui dansent ensemble, ce n’est pas parce qu’ils sont tolérants : c’est parce qu’ils s’aiment bien. C’est encore autre chose. Et quand Azur trouve Jenane belle c’est parce qu’elle est belle, que grâce à son travail elle s’est achetée de très beaux bijoux, elle est fort bien habillée et il dit qu’elle est belle parce qu’elle belle, pas parce qu’il est tolérant. Quand il se régale avec des cornes de gazelles, il ne se régale pas parce qu’il est tolérant : c’est parce que c’est bon (rires). Et c’est plutôt de ce côté que je vais. Bien sûr, on a besoin de tolérance. Mais je pense plutôt au plaisir d’être vivant et d’être sur cette planète. Il faut voir ce dont on dispose et en jouir.

Itw Michel Ocelot

Vous avez refusé beaucoup de projets dans votre carrière (des projets de BD, pour la télé,…), quitte à ne pas vivre dans l’aisance. C’est primordial pour vous d’être un homme libre de choisir ?

C’est relativement monstrueux : je n’ai fait toute ma vie que ce que je voulais. Tous les films que j’ai fait, c’est moi qui les ai décidés. Ce n’est jamais une commande. Donc ma vie, c’est faire ce que je veux.

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Pourquoi « monstrueux » ?

Parce que je ne connais personne qui y soit arrivé (rires).

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C’est merveilleux plutôt, non ?

Oui. Alors le prix que j’ai payé c’est que dans ma vie, avant Kirikou, j’en ai bavé et je n’ai pas eu une bonne vie. J’ai été chômeur longue durée et c’est abominable. Et j’ai quand même perdu mon temps. Au lieu d’être chômeur longue durée j’aurais dû faire des films. Donc je n’ai pas eu une vie tout à fait parfaite. Mais il est vrai que je n’ai fait que ce que je voulais. Et quand des gens me disaient ou m’ordonnaient « tu dois faire ça », et que ça ne me plaisait pas, je ne le faisais pas. Et je n’ai jamais écouté la moindre chose qui ne me plaisait pas.

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Ces refus, vous les expliquez notamment parce qu’il était essentiel de faire des choses que vous considériez comme belles. Vous avez d’ailleurs déclaré lors d’une interview à Abus de ciné « J’essaye simplement de faire du beau ». C’est l’essence de tous vos projets, la beauté ?

J’ai le pouvoir de faire de la beauté, j’en profite.

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Pour parler un peu de vos projets, dans une interview en 2013 vous aviez parlé de faire un film d’animation sur Paris dans les années 1900. C’est un film que vous allez effectivement faire ?

Ce n’est plus un projet ! L’image est terminée et on va travailler le son jusqu’à janvier prochain. Mais en gros il est terminé. Mais il faudra attendre le 10 octobre 2018 pour le voir, parce qu’on essaye de le sortir au meilleur moment. Il est fait, et de temps en temps j’en suis content.

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Dans vos films, on retrouve souvent ces personnages qui sont mis à part, rejetés par les autres, moqués… pourquoi ?

Les gens originaux, les gens à part ne sont souvent pas très bien reçus. Donc je traite souvent de ce sujet. C’est aussi pour encourager les gens qui ne sont pas encouragés : si, si, on va y arriver ! C’est quand même aussi ma vie. Pendant longtemps, on pensait que je n’étais pas bon. Bah oui, j’ai mis tellement de temps à avoir une carrière ! C’est quand même mon histoire, le vilain petit canard dont on ne veut pas et qui finalement y arrive.

On remarque que les femmes ont une place prépondérante dans vos films : la princesse dans La princesse insensible , la sorcière Karaba, la nourrice et la princesse dans Azur et Asmar… C’est important pour vous que les femmes aient cette place dans vos films ?

Je n’aime pas les imbéciles et je n’aime pas les salauds. Et les traitements des femmes et des fillettes par les hommes mauvais, c’est stupide, ça fait du mal à tout le monde, y compris à eux. Ça me met hors de moi. Je suis aussi très conscient, de plus en plus, de toutes les horreurs qu’on fait aux femmes dans le monde entier, mais en France aussi. Moi, il me semble que la condition féminine recule en France et je veux en parler. Et je n’ai jamais compris que les hommes veuillent piétiner les femmes. Moi, dès mon enfance, j’avais deux femmes automatiquement dans ma vie : ma mère et ma sœur. Je ne me suis jamais senti supérieur à ces personnes sensationnelles. C’est une évidence, et je ne comprends pas. Et dans mon prochain film, alors là, je fonce dedans.

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Dans vos films, il y a cette magie qui fait que chaque personnage a le pouvoir de créer à partir de rien et de faire de belles choses : les prétendants dans La princesse insensible, la sorcière Karaba, Les contes de la nuit… C’est un fantasme pour vous, de pouvoir créer en un claquement de doigts ?

Ce n’est pas un fantasme, c’est ma réalité tous les jours (rires). C’est un peu mon métier. Rien n’existe. Et au bout de quelques années, quelque chose existe.

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Vous avez fait de ce fantasme une réalité en fin de compte.

Oui. Et puis c’est un peu ce que j’ai fait toute ma vie et y compris en étant enfant, m’activant tout le temps et faisant des petites choses avec des bouts de papiers, des choses comme ça. Et je continue et je trouve que c’est intéressant de transmuter le plan en or. Ça me plaît. Transformer l’or en or je trouve ça vulgaire. Et arriver à faire quelque chose de bien avec peu, c’est bien. C’est magique.

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Vous êtes passés du découpage de papier, aux ombres, pour finalement faire du numérique aujourd’hui. Avez-vous une préférence pour l’une de ces techniques ?

Non, en gros, j’aime tout. Et aujourd’hui, on a un peu de mal à faire un long métrage sans ordinateur. Mais je regrette beaucoup le temps où je faisais des choses en bricolant avec mes dix doigts. L’ordinateur, quand même, c’est une frustration : on ne touche rien. Et aujourd’hui, la 3D est très compliquée et très lourde, et il y a des corps de métier différents à mesure qu’on avance dans le tournage, et les corps de métier savent faire une chose et pas l’autre. Et quand on arrive à ce stade là, qu’on s’aperçoit qu’ici il y a un truc qu’il faudrait changer, on te dit « Ah non, c’est trop tard ! Revenir en arrière ça coûte trop cher ! ». Alors que quand on faisait avec des bouts de ficelles, on se débrouillait, on le faisait sans avoir à appeler un corps de métier spécial. Sans se demander si c’était prévu dans le devis. Mais bon, le prochain que je suis en train de terminer il est tout numérique, 3D et 2D.

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Quelles sont vos inspirations ?

Tout. Je suis content de vivre au XXème et XXIème siècles où on a accès à tout – surtout au XXIème siècle avec internet. Toute la planète m’intéresse, à peu près toutes les civilisations m’intéressent. Je suis bien conscient de ne rien faire d’original puisque tout m’inspire, mais c’est quand même moi qui raconte. Je sais que j’utilise des matériaux venus de tous côtés mais c’est moi qui raconte et je n’ai pas vraiment un auteur qui m’inspire et je voudrais être tel auteur, non. Je suis moi et je grappille partout.

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Auriez vous des conseils à donner à quelqu’un qui débuterait dans les films d’animation ?

Le conseil que je peux donner c’est de filmer, filmer, filmer. Maintenant, avec le numérique, l’image, soit vue réelle, soit vue de l’animation, est quasiment à la portée de tout le monde et il faut filmer, filmer filmer. C’est en forgeant qu’on devient forgeron. Alors, filmez, filmez, filmez, filmez, et puis essayez petit à petit d’être de plus en plus sincère, de plus en plus honnête pour toucher les gens. Je pense que les gens sentent quand vous êtes complètement innocent et honnête et que vous ne vous foutez pas de leur tête.

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Un immense merci à vous, Michel Ocelot.

Crédits photos : Chloé Gingast

Le Type vous raconte les Nuits du FIFIB

dans ART ET CRÉATION/DIVAGATIONS LOCALES/ÉVÉNEMENTS

Retour sur la partie nocturne du Festival International du Film Indépendant de Bordeaux et ses nuits sous le signe du cinéma, de la musique et de l’amour.

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Le clap de fin de cette sixième édition du Festival International du Film Indépendant de Bordeaux a retenti et on en a pris plein les yeux et plein les oreilles. Fort de sa programmation aussi éclectique que surprenante, le FIFIB a tenu sa promesse d’une édition transnationale, transdisciplinaire et transgressive. Pendant une semaine, Le Type a arpenté le jour les salles obscures et, la nuit venue, il a pénétré dans l’enceinte de la cours Mably, transformée pour l’occasion en salle de cinéma et dancefloor à ciel ouvert. Focus sur les Nuits du FIFIB et sa programmation musicale…

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Passer son premier soir à la Buvette

Mercredi soir, c’est l’artiste suisse Buvette et son groupe qui ouvrent le bal. Cinéphiles et mélomanes, tous étaient au rendez-vous. On découvre pour la première fois la scénographie de la cour Mably, devenue le village Mably le temps du festival. Ce dernier s’est vu vêtir d’un bel habit végétal, où les plantes, disposées tout au long des arcades, sont éclairées par de profondes lumières bleues et vertes, rappelant l’identité visuelle fluorescente de cette édition. C’est dans une atmosphère tropicale que les festivaliers sont invités à évoluer. Dans la cour trônent trois îlots. Les hypothèses vont bon train sur ce qu’ils représentent. Entre carrousels et parapluies transparents, les arguments pleuvent. Ce qui est sûr, c’est qu’ils furent de merveilleux abris quand d’un coup la météo décida de devenir capricieuse. Cette scénographie aussi cohérente que jolie, c’est à Sophie Guichard qu’on la doit.

Côté concert, malgré une acoustique difficile à maîtriser du fait de l’architecture très quadrilatérale du lieu, Buvette et son grain de voix à la Damon Albarn, emmena tout le public pour une croisière aux tonalités hybrides entre la pop et l’électronique. Le voyage prendra fin sur une étonnante et super reprise de la chanson « No Scrubs » du groupe TLC.

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Un jeudi soir barré avec Dumbhill

Le lendemain, changement d’ambiance radical. Pour cette deuxième nuit, le FIFIB a laissé carte blanche au label Dumbhill. Au menu, des reprises de tubes des années 80 par Vladigital. Seul sur scène, ce jeune monsieur s’approprie de manière assez inattendue des titres comme « Blue » d’Eiffel 65 ou bien « Fade To Grey » du groupe Visage. On ne sait pas trop quoi penser de sa touche « trap-emo-radioactive », qui est une drôle de chimère musicale, mais pourquoi pas. La soirée se clôtura avec les gars barrés de Sdorvia Desko qui débarquèrent avec masques et cube sur la tête. Mais Le Type part se coucher, car vendredi le programme est chargé.

Un week-end électrique et exotique

Le week-end débute et la soirée du vendredi est électrisée par le live de l’artiste Tshegue. Cette boule d’énergie a mis le feu dans le village Mably. Samedi, c’est le climax de la semaine. La soirée porte bien sa mention « explosion ». Ça se presse devant les portes. A l’intérieur, Bamao Yendé et Djedjotronic ont pour mission de déchaîner les foules et c’est mission accomplie. Entre house tribale et italo-disco fracassante, la soirée est musicalement complète. Un bonheur général émane du public, qui aurait quand même bien voulu un peu de rab.

De retour pour le bouquet final, c’est avec un petit pincement au cœur qu’on se rend compte qu’après cette ultime nuit, le village Mably redeviendra cour aux douze coups de minuit. Les maîtres de cérémonie de ce bal de fin d’édition sont les Sheïtan Brothers pour la première partie de soirée. S’en suit un dj set du crew du Baleapop. Morceaux exotiques et énergiques se succèdent. Vers 23h30 on n’arrête plus les garçons du Baleapop, qui persévèrent jusqu’à presque minuit. Mais comme toutes les bonnes choses ont une fin, Mably ferme ses portes.

Le FIFIB nous a proposé six nuits syncrétiques très réussies et on a déjà hâte de voir ce que nous réservera la prochaine édition ! Par ailleurs, Le Type a aussi rencontré Samuel Benchetrit, Michel Ocelot et il a évidemment vu des films pendant le FIFIB. Retrouvez très bientôt l’article et les interviews sur le site.

2×1 places : Ciao! w/ Bartellow @ La Chiffonne Rit 11/11

dans ART ET CRÉATION

On offre deux places pour la prochaine teuf de Ciao! qui prendra place dans un spot bordelais qui régale : La Chiffonne Rit. Ça se passera samedi 11 novembre en compagnie du digger munichois Bartellow.

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Après une série d’open air estivaux tous plus réussis les uns que les autres, le collectif Ciao! aborde la nouvelle saison à travers l’exploration d’un nouveau lieu : La Chiffonne Rit. Lieu associatif unique, cet espace situé Rue Reinette (rive droite) dispose d’un atelier créatif et d’un espace extérieur « bien cosy ». Un lieu peu exploité et exploré par les divers acteurs de la scène électronique bordelaise, mais qui colle plutôt bien à l’image qu’on se fait des fêtes proposées Ciao!. En effet, les évènements proposées par l’équipe se déroulent toujours dans un cadre et un esprit idéal, à l’image de la récente venue du duo Acid Arab le mois dernier qui avait su mettre tout le monde d’accord. Pour la prochaine qui aura lieu le samedi 11 novembre, c’est le munichois Bartellow qui a été convié. Déjà invité en début d’année par le collectif, Beni Brachtel de son vrai nom est un digger aux multiples alias (Pollyester, Tambien, Columbus, GTA Hoffmann) qui a récemment sorti un album sur le très respectable label ESP Institute (Young Marco, Moscoman, Powder, Tornado Wallace…). Un dénicheur de trouvailles variées, entre sonorités chamaniques ancestrales et synthétiseurs futuristes dont on a très envie d’écouter la sélection à tes côtés, puisqu’on a deux places à offrir.

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2×1 places : DryWet & DavyCroket Crew @ VOID 10/11

dans ART ET CRÉATION

Tente ta chance et remporte deux places pour la soirée organisée conjointement par deux collectifs bordelais le vendredi 10 novembre au Void : DryWet et le DavyCroket Crew.

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C’est bien connu ; l’union fait la force. Sans aucun doute animés par cet état d’esprit, deux crews activistes de la scène électronique locale ont décidé de mettre en place une soirée en vue de réunir leurs communautés respectives et exprimer leur complémentarité artistique. D’un côté, on retrouvera DryWet et ses DJ  momomo et Mat Brandski, qui œuvrent depuis maintenant deux ans à remuer Bordeaux à coup de soirées régulières organisées dans divers lieux de la ville. En face, c’est l’équipe du magazine DavyCroket qui assurera l’intendance, grâce à ses artistes AsranClozern et JAYCO. Une collaboration entre house et techno bien cool sur le papier, qu’on a donc hâte de découvrir au Void, vendredi 10 novembre. Toi aussi ? Ça tombe bien, on a deux places à offrir !

 

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2×1 places : L’arrosoir arrose le Fridge 10/11

dans ART ET CRÉATION

Deux places à gagner pour la prochaine soirée du jeune collectif L’arrosoir qui aura lieu vendredi 10 novembre. House & disco au menu d’une fête qui se veut conviviale et abordable avant tout.

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Né en mai 2017, le collectif L’arrosoir regroupe 12 potes bordelais amoureux des musiques électroniques et de leur ville. Avant tout motivés par l’amour qu’ils portent à cette culture, les membres de l’association ont à cœur de proposer des évènements accessibles à tous, loin des tarifs prohibitifs pratiqués selon eux par d’autres acteurs du monde de la nuit. Dès lors, L’arrosoir cherche à proposer des festivités où la convivialité est de mise et la prise de tête inexistante. Cela passe par la désacralisation du dancefloor et le cassage de codes d’un univers et d’une culture parfois trop formatée. Après un premier essai à La Tencha cet été et une fête de rentrée au Kressmann Bros, le collectif entamera l’hiver au Fridge, à coup de groove sans artifices avec ses DJ résidents : Georgevich, El Lomas et Per Kiaulina. Deux places sont à gagner pour rejoindre la soirée !

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