Interview FIFIB 2016 : Lucie Clayssen – Naturellement


A l’occasion de la cinquième édition du Festival International du Film Indépendant de Bordeaux, le Type est allé interviewer Lucie Clayssen, une jeune cinéaste au parcours prometteur. Le mardi 18 octobre à 14h00, Lucie présentera son film Naturellement au cinéma Utopia : l’histoire de Maya, une femme ne pouvant pas enfanter et qui tombe enceinte un jour, par miracle. C’est certainement sa seule chance de devenir mère, mais celle-ci hésite à le garder. Une semaine de réflexion lui est imposée par le protocole médical pour prendre une décision.

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Quel est le message au cœur du film ?

Peut-on se battre contre sa nature ? J’avais en tête l’image d’une femme qui déracine un arbre et essaye, coûte que coûte, de le replanter à l’envers, par les branches.

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Pourquoi ce titre, naturellement ?

Le titre joue sur ce mot qui suggère une évidence absolue. « Naturellement » est un mot rassurant que l’on prononce à tout bout de champ. C’est ainsi et pas autrement, c’est naturel, donc c’est bien. Mais qu’est-ce qui est naturel ? Qui a décidé de ce qui était bien ? J’imagine que rien ne va de soi, que le naturel n’est pas figé, et Maya, (le personnage principal du film) tente de le pétrir autrement.

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Il s’agit de votre premier court métrage, de la production jusqu’au montage. Avez-vous rencontré beaucoup de difficultés ?

Je me suis entourée d’une équipe soudée qui portait le film avec moi à chaque étape. Ensemble, les difficultés devenaient un jeu, une énigme à résoudre. J’ai rencontré les producteurs du film sur un tournage où nous étions stagiaires. On a relevé le défi de produire Naturellement avec un mini-budget, mais avec une équipe qualifiée, débrouillarde et très impliquée.

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Qu’aimeriez vous que le film suscite chez le public ?

Une naturelle libération.

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Est-ce une de vos première participation à un concours ?

Le film a été sélectionné au concours Serge Daney, un concours organisé pour tous les films d’écoles. Les membres du jury, Charles Tesson et Alain Bergala, critiques aux Cahiers du Cinéma, m’ont reparlé du film avec enthousiasme. Il a ensuite été sélectionné au Liban, au Cabriolet Film Festival et dans un programme de court-métrage à la librairie Aleph B.

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À quel moment l’idée de participer au FIFIB s’est-elle imposée ?

On m’a fortement conseillé de l’envoyer au FIFIB, et sachant que c’est un festival de qualité dans la bonne ambiance bordelaise, je n’ai pas hésité.

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Voir son propre film projeté dans une salle de cinéma, ça fait quoi ?

C’est aussi flippant qu’agréable. Comme une longue apnée, une plongée au plus profond, afin de sentir si le courant du film emporte les spectateurs.

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Que ressentez vous à l’idée de participer à cette compétition ?

C’est stimulant, nous avons beaucoup travaillé avec l’équipe. Je suis très fière de pouvoir le présenter, et d’autant plus dans la catégorie Contre-Bande. Ce film s’engage dans une voie à contre-courant, une rébellion qui, je l’espère, galvanisera les spectateurs.

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