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mars 01, 2016

2×2 places : Technicolor – Darius, Cezaire, Millesim @ IBoat 03/03

dans ART ET CRÉATION

ROCHE MUSIQUE n’est plus à présenter. Le label, purement made in France, est précurseur d’artistes hauts en couleur de la scène française funky-house et fait groover les adeptes depuis un petit moment. Ce jeudi, c’est notre bateau préféré qui va vous faire taper du pied sous les sons pointus et mélodieux de Darius et Cezaire. Avec, pour suivre, un autre mais pas des moindres : Millesim, qui de son côté va vous ramener à vos souvenirs estivaux sous ce froid bordelais.

Et bon, comme Le Type est plutôt cool et d’humeur joviale, on t’offre 2×2 places pour aller te réchauffer le corps et l’esprit. Histoire de te rappeler la période de flirt sur la plage et virée en décapotable.


Infos pratiques

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Tirage au sort le mercredi 2 mars à 18h !

Les bordelais du mois #06 – Convergences Festival

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

Ça faisait un moment qu’on attendait l’organisation d’un festival à Bordeaux. Un truc qui rassemble la jeunesse – et au-delà – le temps d’un weekend de partage autour de la musique, des arts et de la culture au sens général. C’est donc avec grand enthousiasme que nous avons accueilli la nouvelle de la création de Convergences. Monté par une équipe d’étudiants, ce nouveau rendez-vous (dont la première édition aura lieu les 20 et 21 mai 2016) a rapidement pris une certaine ampleur au sein de la jeunesse bordelaise, avide de nouveautés en termes de sorties culturelles, qui plus est sur de nouveaux terrains de jeu en guise de lieu. Et si Bordeaux – un peu à traîne au niveau de l’organisation d’un événement annuel de type festival (même si des initiatives comme Echo à Venir, ODP ou Ocean Climax ont déjà illustré une telle faisabilité) – tenait là son nouveau rendez-vous annuel culturel ? Histoire d’en savoir un peu plus sur les motivations de l’équipe organisatrice, le Type est allé poser quelques questions à Marie et Astrid, deux étudiantes qui œuvrent à la réussite de Convergences.

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Pouvez-vous vous présenter, vous deux ainsi que le reste de l’équipe ?

Astrid : Astrid, 22 ans, je suis à l’INSEEC en master 2 événementiel et relations publiques. Je suis rentré dans l’équipe Convergences il y a quelques mois dans le pôle communication en tant que relation presse et public.

Marie : Marie, 20 ans, je suis en M1 à Kedge, spécialité communication. Je fais partie de l’équipe depuis environ un an. A l’origine du projet il y a 10 personnes, qui ont cherché à compléter l’équipe ; aujourd’hui on est 45 étudiants de tout Bordeaux. Il y a des gens de la fac, des personnes de Sciences Po, de BTS ; c’est très ouvert. Au sein de l’équipe il y a différents pôles : la communication, ceux qui s’occupent des animations sur le festival, des décorations, ainsi que la partie culture, avec également la programmation ou encore la logistique. On a aussi un pôle démarchage qui s’occupe des partenariats.

Comment en êtes-vous arrivé à tous collaborer ensemble ?

Marie : A la base c’est l’idée de cinq personnes, dont celui qui est devenu notre président, William Monnier. C’était leur volonté et ils ont décidé de mettre ce projet à exécution. Ils voulaient vraiment un projet 100 % étudiant. Ils ont fait les démarches pour monter le projet et nous réunir tous ensemble. Ensuite, on a ouvert les admissions sur Facebook pour que les gens intéressés viennent nous aider. On a rencontré beaucoup de gens, on a sélectionné les plus motivés qui avaient les compétences pour monter le projet. C’est pour ça qu’on s’est retrouvé assez diversifié au niveau des profils de chacun.

L'équipe Convergences
L’équipe Convergences

C’est une première pour l’équipe dans l’organisation d’événements ?

Astrid : Non, par exemple moi au vu de ma spécialisation, et de ce que je fais à l’école, ainsi que mon expérience professionnelle, j’ai déjà organisé des événements. Et il y en a beaucoup qui ont déjà organisé des événements ou des festivals. Ça nous aide dans l’organisation du nôtre forcément.

Présentez-nous le concept de Convergences, pour ceux qui ne connaissent pas votre festival ?

Marie : Le but de Convergences est d’offrir un festival au-delà du simple festival musical. Le cœur de métier reste la musique, mais on souhaite faire découvrir et mettre d’autres choses en avant au sein du festival. Mêler la musique avec les arts contemporains, le street art ; arriver à faire une symbiose de ces éléments qu’on ne retrouve pas toujours sur des festivals. On veut faire quelque chose de différent de ce qui se fait d’habitude.

Astrid : On veut aussi mettre en avant des start-up bordelaises, mettre en avant les nouvelles technologies. Nous n’avons pas encore annoncé de noms, mais certaines nous soutiennent et seront présentes sur le festival pour présenter leur projet. Il y aura aussi des conférences où nos partenaires viendront parler de problématiques innovantes dans l’art et la culture.

Marie : On ne veut pas faire qu’un festival de musique ; on veut permettre aussi à des gens qui ne nous connaissent pas de nous rencontrer par un autre médium que la musique. On veut s’ouvrir et rassembler des choses ensembles pour créer une symbiose et créer un état où tout est lié. D’où le concept de Convergences.

Parlez-nous un peu de la programmation. Comment s’est effectué le choix des artistes ? Aviez-vous un cahier des charges (éclectisme, mise en avant de groupes locaux…) ?

Marie : Oui, il y a des artistes locaux, et beaucoup d’artistes français. La programmation a été une réflexion globale dans le sens où il fallait arriver à combiner des styles, du hip hop à l’électro, en passant par de la dub, du reggae… On ne voulait pas faire un festival uniquement électro ou uniquement hip hop. Ça reste donc abordable pour des gens qui n’ont pas forcément une grosse connaissance pointue ; ça va permettre à tout le monde de s’initier à des choses qu’ils ne connaissent pas forcément.

Combien vous attendez de personnes sur le festival ? Et quel genre de public ? Vous misez surtout sur des étudiants ?

Marie : On est sur un passage à 7000 personnes sur la totalité du festival.

Astrid : Dans un premier temps, c’est destiné aux étudiants. Mais pas seulement dans la mesure où il y aura beaucoup d’artistes différents. En plus de ça, il y aura tout un village culturel, avec des animations pour les enfants… La journée ce sera sans doute un peu plus familial, et le soir ce sera plus jeune, plus étudiant.

Y a-t-il des festivals qui vous ont inspiré dans la conception de Convergences, en France ou à l’étranger ?

Marie : On s’inspire un peu de tous les festivals. Il y en a pleins qui font des choses différentes. Maintenant, relier la musique, la culture, l’art… ce sont des choses qu’il n’y a pas forcément sur un festival. On veut créer notre propre identité, c’est important pour nous de se démarquer. Après, on a beaucoup de respect pour les festivals qui s’organisent, on en fait tous en tant que festivaliers, et on a tous nos styles de prédilection. C’est aussi ça qui devient intéressant ; on n’est pas tous allé aux mêmes festivals, et du coup on a tous des idées spécifiques en fonction de ce qu’on a vécu. Ça permet d’en tirer le meilleur.

Pouvez-vous nous parler du lieu ? Ça va se passer où tout ça ?

Astrid : Ça va se passer à l’école d’architecture de Talence, sur la partie extérieure, avec un espace en plein air.

Marie : On est en relation avec l’école ; il y a un festival Archibal qui avait lieu à l’ENSAP (École nationale supérieure d’architecture et de paysage, ndlr) il y a quelques années, et qui a été arrêté. Avec Convergences on relance un peu cette initiative pour recréer l’ambiance qu’il y avait avec Archibal et qui a disparu aujourd’hui. L’ENSAP est une école à l’architecture très atypique. Vu du ciel, ça donne un point d’interrogation ! Toutes les constructions sont faîtes de façon moderne ; c’est une ambiance assez particulière et c’est ce qui nous a séduit dans le lieu, avec beaucoup de possibilités. On peut faire de ce lieu notre propre moyen d’expression.

Pourquoi Bordeaux n’a pas vu émerger de festival majeur alors que la plupart des villes ont le leur ? Pensez-vous que le public bordelais est assez mûr aujourd’hui, dans la mesure où vous vous inscrivez dans un contexte où Bordeaux est en train de voir son offre culturelle se développer ?

Astrid : Oui Bordeaux se développe beaucoup culturellement, et plus ça va aller, plus il va y avoir des festivals. Il y a eu quelques festivals à Bordeaux, mais assez orienté thématiquement comme Ocean Climax à Darwin ou le Reggae Sun Ska.

Marie : C’est difficile de savoir pourquoi il n’y a pas de festivals ; peut-être que des tentatives ont échoué ou peut-être que personne n’a jamais pris l’initiative de se lancer. Organiser un festival ça reste une grosse organisation et c’est difficile de trouver l’association, les équipes et les moyens nécessaires. Il y a d’autres initiatives en termes de festival comme ODP.

Convergences a-t-il vocation à devenir le rendez-vous annuel bordelais en terme de festival ?

Marie : Oui, on est sur une première édition, et pour nous c’est pas la dernière. On a envie de recréer ça tous les ans et arriver à mêler des choses de plus en plus différentes et novatrices. Faire évoluer ça vers ce que les gens ont aimé ou ne vont pas connaître.

Avez-vous été en relation avec les pouvoirs publics ?

Marie : Bien sûr, c’est nécessaire, et de toute façon c’est important, lorsqu’on fait un projet culturel, d’avoir le soutien de la mairie par exemple. Même les acteurs locaux, c’est eux qui font que c’est réalisable aujourd’hui, et on a leur soutien.

Astrid : Pour les subventions aussi c’est nécessaire.

Marie : On a aussi fait un KissKissBankBank sur lequel on a récolté 6700 euros, ça nous a permis de lancer les premières phases concrètes du festival. On a pu avoir les premiers fonds pour les premières étapes, et lancer la démarche de création du festival. On a voulu avoir le soutien des festivaliers pour lancer l’idée, et ça fait plaisir de voir qu’on est soutenu par des gens. C’est aussi notre idée : on veut être proche du public, le faire participer à notre aventure.

En ce qui concerne la collaboration avec d’autres lieux culturels bordelais : allez-vous travailler avec eux pour la suite du festival après les concerts ?

Marie : Il n’y aura normalement pas d’extension du festival après les concerts. Pour l’instant on ne peut pas encore donner d’informations sur les horaires de fermeture du festival, on verra donc en fonction de tout ça. Après, on s’inscrit aussi dans le programme du Mai Talençais, un événement organisé à Talence qui a lieu le même weekend que Convergences.

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