The Danish Girl


Tiré d’une histoire vraie, The Danish girl est l’histoire d’un peintre danois, Einar Wegenar, qui va progressivement ne plus se sentir en cohérence avec ce corps d’homme : ce corps n’est pas le sien, il le sait au plus profond de lui même. Il va alors se travestir de plus en plus souvent, sous l’œil désespéré mais compatissant de sa femme, peintre également, qui va l’accompagner tout au long de cette quête identitaire qui va bouleverser leur vie.

Tom Hooper nous avait fait vivre un grand moment avec Le discours d’un roi ; il nous conquiert à nouveau avec ce film extraordinaire dans lequel il met en scène le roman de David Ebershoff du même nom avec brio grâce à des scènes et des décors époustouflants, des costumes superbes, mais aussi des acteurs au talent inouï. En effet, l’androgynie d’Eddie Redmayne colle parfaitement avec son rôle d’Einar Wegenar, qui petit à petit devient Lili Elbe, et Alicia Vikander, magnifique, a su incarner cette femme de caractère qui, malgré toutes les difficultés et toutes les souffrances que le travestissement de son mari implique, fera face à cette situation et soutiendra jusqu’au bout son mari par amour pour lui, pour qu’il puisse enfin être qui il/elle est vraiment.

La vie des deux artistes danois, heureux et amoureux, va être chamboulée par cette découverte du penchant pour le travestissement, cette confusion identitaire qui va prendre le dessus sur tout autre chose.

Qui est Einar ? Est il un homme ou une femme (Lili) ? Est ce une crise passagère ? Est-il « malade » ?

La désapprobation de la société danoise face à ce penchant, va alors pousser Einar et Gerda à fuir en France où le travail de Gerda prendra son essor. Einar quant à lui sortira peu, ne peindra plus, torturé par cette question du genre, jusqu’à trouver la solution qui lui permettrait d’être enfin lui /elle-même… en devenant Lili Elbe.

Un film magnifique, tant de par ses scènes colorées que de par cette histoire si touchante d’un homme qui ne se sent plus homme, et de cette femme éperdument amoureuse de ce dernier qui sera prête à toutes les concessions pour son bonheur. Mais avant tout, un film à voir pour son caractère historique puisqu’il est en fait inspiré de la vie du premier homme à avoir subi une chirurgie de ré-attribution sexuelle, grand pas dans l’histoire de la question du genre.

]

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *