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2016

Interview et réconciliation Bordeaux-Toulouse : Scarecrow

dans MUSIQUE

Le 29 septembre dernier, à la Rock School Barbey, les toulousains de Scarecrow sont venus faire leur show. Sorte de blues / hip hop intriguant, la musique que distille les 4 compères avait déjà séduit le Type en 2013. Rebelote trois ans plus tard pour l’occasion avec Antibiotik, Le Pap’s, Jamo et Slim Paul, pour un entretien, entre leur évolution, leur projet et leur ville adorée, Toulouse.

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Quel âge a Scarecrow, et quelles ont été les circonstances de la rencontre ?

Le Pap’s : En 2017, Scarecrow fêtera ses 6 ans. La rencontre s’est faite entre Slim Paul (guitare/chant), bluesman du groupe, et Antibiotik (rappeur scratcheur). A Toulouse, ville du Sud-Ouest de la France. Précisément à un spot qui s’appelle La Daurade, en quai de Garonne. Paul posait un guitare/voix et Adri est passé par là et a commencé à rapper dessus. Un premier déclic, puis il se sont revus plus tard pour entamer des compos à deux, un peu plus sérieusement. Ensuite Jamo est arrivé à la basse.

Jamo : J’ai rencontré Paul avant en scène ouverte. Et nous on s’est trouvé à l’école Dante Agostini, parce qu’avant j’étais batteur. En fait ça a été des rencontre simultanées, variées et fortuites. Ça suffit ça comme adjectif ?

Slim Paul : Pour la question « Quel âge à Scarecrow ? » je pense que ça suffit.

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Du coup, vous n’avez jamais changé de composition ?

Le Pap’s : Moi je suis arrivé en 2010 ; le projet existait déjà, donc si. Mais disons que la formation n’a pas changé depuis ma venue.

Slim Paul : En fait, pour rétablir la vérité, Scarecrow tourne depuis 2010 avec cette formation là, mais y’a un passé. Sous un autre nom, un prémisse, des bases qui ont été posée. Mais Scarecrow, c’est nous quatre, et le premier album, comme toutes la production du groupe, est sortie sous le nom de Scarecrow.

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D’ailleurs, vous faites tout vous-même pour l’instant ? Deux albums c’est ça ?

Slim Paul : Deux albums, et entre-temps on a sorti des EP. Tout nous-même, oui on essaie, surtout sur la production filmographique. On écrit, on fait les visuels, on mixe. On s’entoure de prestataire pour faire les choses qu’on ne sait pas faire, comme le mastering. Sur la tournée on est entouré, on a un tourneur, mais on reste avec une équipe réduite.

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Avec une boite de production toulousaine ? Vous êtes restés basés à Toulouse ?

Le Pap’s : Oui, on est basé sur Toulouse, le groupe est né là-bas et même si on vagabonde à droite à gauche assez souvent, on vit là-bas !

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Vous avez l’habitude des scènes comme Barbey, 700 personnes ?

Slim Paul On connait les SMAC, on a une grosse expérience de festival mais on a toujours un plaisir particulier à jouer dans ce genre de salle parce que les technicien chers à notre cœur que sont Victor Perrin et Simon Hublot peuvent vraiment s’amuser, avec leur matos. Faire sonner Scarecrow comme il se doit et mettre Scarecrow en beauté. En festival, c’est plus difficile on ne sait jamais sur quoi on va tomber.

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Plutôt une préférence pour ce genre de concerts alors ?

Slim Paul : Y’a pas de préférence, c’est selon les humeurs et les saisons. La saison des festival, quand elle arrive on la sent et on se prépare pour. Déjà physiquement, parce qu’en général c’est assez fatiguant, il faut faire face à un certain rythme. Les concerts en salle c’est autre chose, on prend plus le temps c’est sûr.

Jamo : C’est pas le même plaisir. C’est comme une jauge à 100 personnes et une jauge à 20000. Tu prends du plaisir sur les deux mais pas de la même manière. Comme toi, en tant que public quand tu vas voir un concert avec les artistes à 50cm ou dans un grand festival, tu vas kiffer mais différemment.

Slim Paul : 50cm c’est le cirque !

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Quand est-ce que vous avez quitté les petits bars ?

Slim Paul : On ne les a jamais quitté ! Y’a des endroits qu’on affectionne particulièrement. Je pense au Showcase Time à Pau qui est un bar qui nous a fait confiance il y a 4 ans, et on y a encore fait un concert cette année parce qu’on est potes avec Eric, le patron. Après, on essaie d’éviter au maximum parce que quand tu fais une tournée avec 70 dates, quand on t’amène dans un bar Il ne faut pas fournir la même énergie. Mais c’est toujours un plaisir ! Tu sens le public, tu sens la bière, une chaleur… On vient de là, faut pas l’oublier.

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Je vous ai vu y’a deux ans à l’iBoat, ici à Bordeaux. Est-ce que vous avez beaucoup changé depuis ? Les méthodes de travail par exemple.

Jamo : Non, on change pas une équipe qui gagne. Forcément la musique évolue parce qu’on grandit et on continue à prendre du galon et de l’expérience. Les musiciens sont les mêmes, le concept est le même, mais on vit avec notre temps et on a beaucoup tourné, on fait beaucoup plus de gros festivals. Mais Scarecrow est resté Scarecrow.

Le Pap’s : Toujours le même kif de monter sur scène, quelques soient les conditions.

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Quand est-ce que vous avez sorti votre dernier album ?

Jamo : Le 26 mai. L’album est dans les bacs depuis mi-juin.

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The Last, c’est ça ? Mais ce sera peut-être pas le dernier.

Jamo : En tout cas il s’appelle The Last

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La prochaine étape ?

Le Pap’s : La prochaine étape j’ai envie d’te dire que c’est Perpignan dans deux jours, au Médiator.

En terme de production je voulais dire…

Slim Paul : Ça va être de clipper un deuxième morceau de l’album après « Shake It », mais c’est en pourparler. Moi j’aimerai bien qu’on sorte un live, même en CD. C’est un truc qui se fait plus trop, et on est un groupe de live avant tout. Je m’y mettrai l’année prochaine. Mais là il reste trois dates de la tournée, ensuite on va prendre de bonnes vacances bien méritées, on va poser le cerveau et les idées viendront d’elles-même.

Jamo : On n’a pas vraiment pris de vacances depuis 6 ans ! Donc là on prend 6 mois !

Slim Paul : L’album est sorti en juin, il a encore une belle année devant lui. Il peut encore nous servir de bannière pour la prochaine tournée. Il est bon, on en est fier, je le dis honnêtement, et on peut se pencher sur autre chose comme un live ou une production visuel.

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Une dernière chose : Le Type est un web-magazine centré sur la vie culturelle bordelaise. On va s’exporter à Toulouse avec vous. Des bonnes adresse pour manger, boire ?

Slim Paul : Manger à Toulouse ? Faut aller au Bon Servant, au Pied Sous La Table. Si tu veux boire un coup tu vas au Bohème, au N5, tu vas à La Comtesse

Jamo : Une petite parenthèse sur le N5 : on est à Bordeaux, ville de vin. Le N5 vient d’être élu meilleur bar à vin d’Europe. Ils ont une cave de 2200 références, c’est un truc de malade ! Tu peux aller manger au Solilesse aussi.

Slim Paul : On a des supers tables à Toulouse !

Jamo : Puis ça bouge, c’est dynamique ! On a toute une génération de trentenaires qui reprennent les rennes et qui propose pas mal de choses que ce soit en restaurant, en bar ou autre.

Slim Paul : Je voudrais quand même parler du Bohème, parce que c’est un peu mon fief. C’est un bar en périphérie du centre-ville, et un des derniers avec une scène. Avec le Connexion – mais j’aime pas le Connexion alors on n’en parle pas. Le Bohème c’est un bar qui paye pas d’mine, qui est pas très classe, mais y’a une scène et la programmation est très éclectique et recherchée. T’as tout. Soirée électro, soirée métal, punk, des scènes ouvertes… J’y ai joué avec tout mes groupes.

J’ai fait quelques soirée à Bordeaux, et j’ai trouvé beaucoup de similitudes entre les deux villes.

Et il faut savoir un truc, chers bordelais : l’album The Last a été enregistré à Bordeaux, au studio Berduquet. Toute les productions phonographiques de Scarecrow sont masterisées à Bordeaux chez monsieur Alexis Bardinet, Glode Audio. Bon, on s’aime pas, on se crache dessus depuis des années, mais on arrive à coopérer !

Merci beaucoup ! Allez salut, bise au chat.

2×1 places : Connection w/ Bch., Pierre Moritz, Freema, Leroy Washigton & Lionel Fantomes @ Bootleg 17/12

dans ART ET CRÉATION

Deux places à gagner pour la nouvelle soirée Connection proposée par le Bootleg samedi 17 décembre, avec 5 artistes bordelais : Bch., Pierre Moritz, Freema, Leroy Washington et Lionel Fantomes.

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« Le meilleur de la scène Bordelaise », nous promet le descriptif de l’événement. Pour cette première Connection, ce sont donc 5 artistes qui ont été soigneusement sélectionné par le Bootleg afin d’offrir un panorama large mais non exhaustif de ce qui se fait de mieux en terres bordelaises. Avec une scène foisonnante, notre chère ville offre en effet un vivier de choix d’artistes de qualités issus d’horizons et de styles différents. Samedi 17 décembre, on retrouvera ainsi Bch. du crew L’oiseau Rare, Pierre Moritz de Copie Blanche, Freema du collectif L’Orangeade, ainsi que deux habitués du Bootleg : Leroy Washington, et Lionel Fantomes du duo Blåck Bøw. Une soirée où l’on devrait donc naviguer entre house, techno, disco ou funk, où les influences de chacun se mêleront et s’entrelaceront pour le plus grand plaisir de nos oreilles.

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2×2 places : Garoclub #14 w/ Marek Hemmann (live), Maxime D, Esteban @ IBoat 21/12

dans ART ET CRÉATION

Quelques petits jours avant Noël, la Garoclub Party t’enchante avec un nom incontestable de la house : Marek Hemmann. Deux places pour toi, toi et rien que toi à récupérer ici-bas pour l’occasion (parce que oui, le Type fait aussi Père Noël).

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On commence à être habitué à retrouver un line up de qualité à l’Iboat le mercredi soir. Conscient d’offrir aux Bordelais une belle définition du « break du mercredi », le bateau ne déroge pas à la règle, même la semaine de noël. Son alliance avec l’organisation GaroEvent en est l’illustration. Ainsi, on peut se vanter (oui, on assume, c’est cool de se la raconter un peu) que parmi ses dates allemandes et australiennes, le producteur Marek Hemmann viendra chatouiller le cosmos avec toi, un mercredi soir de semaine*applause.

Marek Hemmann, c’est ce virtuose de la musique. Cette délicatesse qui se révèle au fil des beats. Doté d’une sensibilité qui flirte avec une techno minimale, les sets d’Hemmann sont une véritable invitation au voyage.

Du son pour le son, une béatitude qui nous conduit dans les profondeurs du groove. Il sera accompagné de Maxime D et Esteban, habitués des Garoclubs. Soyez assurés qu’ils ne laisseront pas votre esprit se reposer. Une belle soirée pour se mettre en forme avant le marathon de Noël et le classique « Tu crois que je peux mélanger le champagne et le vin blanc ? ».

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2×1 places : Happiness Therapy w/ La Chinerie @ IBoat 15/12

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Deux places à gagner pour la venue à l’IBoat du crew de diggers le plus chaud de France, La Chinerie, jeudi 15 décembre à l’IBoat.

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Après la déconvenue suite à l’annulation de la visite d’Alan Fitzpatrick le mois dernier, le collectif Happiness Therapy entend bien festoyer comme il se doit pour sa dernière teuf de l’année. Depuis septembre, l’équipe n’a pas chaumé et a su rameuter sur Bordeaux de beaux noms de la house ou de la techno, française et au-delà. Cette fois encore, le plateau proposé ne décevra pas les amateurs, puisque c’est l’une des nébuleuses françaises les plus en vue du moment qui est convié à l’IBoat jeudi 15 décembre. A la fois média, label, plateforme participative et orga, La Chinerie est avant tout une histoire de passion : celle de chineurs-diggers à la recherche de pépites, tout style confondu. Pour cette date bordelaise, ce sera G’Boï et Jean Mi, deux adeptes de house, disco et de black music qui représenteront les couleurs de la maison. On retrouvera également Menthesis, un des représentants local de La Chinerie et également membre de Microkosm.

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« Laver les ombres » de Jeanne Benameur

dans ART ET CRÉATION

Critique du roman « Laver les ombres » de l’auteure Jeanne Benameur sorti en 2008 chez Actes Sud.

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Quand les mots ne viennent pas spontanément, qu’on ne vous a pas appris à vous exprimer par la parole, il vous reste votre corps. Et ça, Léa l’a bien compris. Tout commence par un appel de Romilda qui inquiète Léa. Sa mère n’a jamais su exprimer quoi que ce soit, c’est pourquoi Léa sait reconnaître les signes d’un appel inhabituel. Quelque chose est amorcé : le moment est venu des questions qu’on ne pose pas mais qui permettraient pourtant de comprendre ce qu’elle n’a jamais compris.

Alors revient à Léa tous ces souvenirs d’enfance, indices potentiels pour la compréhension de cette relations muette qui l’a toujours reliée à sa mère.

«  Quand Léa ne travaille pas dès le lever, juste après le premier café, ça ne lui vaut rien.

Il lui faut saisir la façon dont son corps va s’articuler au monde avant que la journée ne commence. Seule, dans le jour qui vient, par des exercices répétés, elle tisse ses liens avec l’air. Une grammaire sensible, improbable, à ré expérimenter chaque matin.

Elle s’oriente. »

Tout au long de ce magnifique roman, le récit alterne entre souvenirs d’une mère meurtrie par un passé compliqué et le présent, l’impact de ce passé sur la vie de sa fille, Léa. Ce mélange entre passé et présent permettra alors petit à petit de recomposer le puzzle dont certaines pièces manquaient depuis tant d’années à Léa pour qu’elle puisse y voir plus clair.

Puisque les mots manquaient, conséquences de non dits, Léa a appris une autre langue, celle de la danse et c’est ainsi que, plutôt que de mettre des mots sur ses émotions, la protagoniste y mettra des gestes, plus précisément des chorégraphies : la danse est son dialecte et celui ci nous touche. Jeanne Benameur nous emmène et réussit à nous parler au travers de ce dialecte inhabituel.

La nouvelle compil FEPPIA est arrivée !

dans MUSIQUE

La Fédération des Éditeurs et Producteurs Phonographiques Indépendants d’Aquitaine (aka la FEPPIA) vient de publier sa compilation automne-hiver 2016, avec de bien belles choses à l’intérieur.

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Depuis 2007, la FEPPIA œuvre à la promotion de l’action des meilleurs labels de notre belle région. Qu’il s’agisse de Talitres , Baco ou Banzaï Lab à Bordeaux, de Moï Moï Records dans le Pays-Basque, Cristal Musique à Gujan-Mestras ou Ki-Mono à Mont-de-Marsan, chacune des 38 structures qui composent cette fédération défend une vision exigeante et quasi militante de la musique.

En proposant d’accompagner ces labels, la FEPPIA soutient donc leur activité et permet notamment une meilleur coordination de leurs actions, et un partage des savoir-faire. Une mise en réseau nécessaire à l’heure où l’industrie du disque subit les mutations que l’on connaît… La FEPPIA propose ainsi régulièrement une compilation qui regroupe les meilleures sorties de chacun des labels qu’elle représente, et pour la collection automne-hiver 2016 ce sont pas moins de 20 titres qui ont été sélectionné ! De la musique trad de Zanzibar à l’électro de Straybird, en passant par le rock glacé de Motorama et le reggae de Danakil, il y en a pour tous les goûts et ça se télécharge juste ici ou s’écoute juste ci-dessous.

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Expo à ne pas rater au Life (Bordeaux) : Roadside View de Sylvain Demercastel

dans ART ET CRÉATION/DIVAGATIONS LOCALES

Y a-t-il plus bel écran au monde que le pare-brise de la voiture avec laquelle nous partons faire le tour du monde ? C’est là tout le sujet de l’exposition « Roadside View » dont vous pourrez profiter jusqu’au 24 Décembre au Life.

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Sylvain Demercastel, touche-à-tout aux multiples talents (windsurf, musique, photo,…), s’est mis à la photographie au cours de ses voyages. Aujourd’hui, il vit de windsurf, de musique et de l’art de la photographie – de quoi le jalouser ! Son exposition, dont les clichés d’une Amérique de l’Ouest et d’un Alaska désertique, vous plongent dans un autre univers, loin des clichés touristiques.

Des photographies en noir et blanc qui donnent aux œuvres une profondeur incroyable, mais également des photographies de couleurs aux contrastes et aux perspectives qui vous donnent l’impression d’y être, de vivre l’instant capturé par le photographe, au milieu de nul part. Des voitures, des paysages à perte de vue et des enseignes américaines illustrent la plupart des photos de l’artiste dont le travail pourrait être comparé à celui de Fred Herzog ou encore Stephen Shore, avec toujours ces paysages désertiques américains.

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Mais le photographe ne s’arrête pas là, et va jusqu’à créer les cadres qui mettront en scène son travail pour le plus grand bonheur du spectateur. Un travail d’une minutie impressionnante donnant parfois l’illusion d’un cliché en 3D.

Allez vite découvrir cette exposition au bar Le life pour un belle soirée. On ne saurait que trop la conseiller aux amateurs de photographies.

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Rust in peace

 

Infos pratique :

  • Le life, 7 rue parlement Sainte-Catherine, 33000 Bordeaux
  • Du 24 novembre au 24 décembre 2016

2×2 places : Manu Lanvin & the Devil Blues + Fueled @ Bootleg 08/12

dans ART ET CRÉATION

Le plus ricain des bluesman français rapplique au Bootleg jeudi 8 décembre ! Une soirée placée sous le signe du blues et du rock’n’roll en compagnie de Manu Lanvin et des ses acolytes Jimmy Montout (batterie), Fred Lerussi (basse), Mike Lattrell (orgues) et Bako Mikaelian (harmonicas). Fueled sera également de la partie ! Une belle affiche : le Type t’invite.

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  • Line-up : Manu Lanvin & the Devil Blues + Fueled
  • Musique : rock’n’roll / blues / speedrock
  • Spot : Bootleg
  • Date : jeudi 12 décembre, 20h30
  • Mots-clés : Calvin Russell / Mike Lattrell / Blues / Texas / Chicago / Mississippi / West Coast / fuzz
  • Le conseil du Type : réviser ses vieux classiques de Blues et sa gamme pentatonique

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Report photo : soirée Microkosm @ Bootleg 25/11

dans DIVAGATIONS LOCALES

Vendredi 25 novembre, le collectif Microkosm fêtait en grande pompe au Bootleg la fin d’une saison bien remplie. L’occasion de voir défiler derrière les platines Krysalead, Screener36, Radion, SFNL et Menthesis. Retour en image sur cette soirée réussie et égayée par les déguisements du public venu en nombre !

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Crédits photos : Morgane Colin

2×2 places : Winter Camp w/ Chamberlain & Michael Nau @ IBoat 07/12

dans ART ET CRÉATION

Le Type a quatre places à offrir pour l’édition bordelaise du Winter Camp Festival qui aura lieu le mercredi 7 décembre à l’IBoat. Au menu : deux artistes singuliers et fascinants : Chamberlain et Michael Nau.

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Du 6 au 10 décembre, entre Paris, Lyon, Nancy, Tours et Bordeaux, la cinquième édition du Winter Camp Festival investit la France entière sur une dizaine de lieux, avec une cinquantaine d’artistes, mais également des expositions, showcases et performances. A Bordeaux, c’est à l’IBoat que se dérouleront les festivités, avec deux concerts très prometteurs, celui du français Chamberlain et celui de l’anglais Michael Nau (dont une interview est à venir prochainement sur le webzine). Le premier élabore une sorte de pop électro classique, à mi chemin entre Erased Tapes et les expérimentations de la maison Ninja Tune. Fascinantes et envoûtantes, les compositions de Chamberlain invitent au voyage, tout comme chacun des titres de l’album Mowing de Michael Nau, sorti il y a peu sur Full Time Hobby. C’est d’ailleurs ainsi que l’artiste anglais a écrit ce premier LP ; sur les routes américaines, pour un rendu sublime entre folk, rock et soul, qui inscrit Michael Nau dans la lignée des plus grands songwriters américains. Un beau road trip en somme, pour lequel le Type t’offre ta place !

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Découverte rap : La Prune

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

La Prune, c’est cette eau de vie fait maison, à l’aspect peu rassurant, qu’on vous sert à la fin d’un long repas déjà bien arrosé. Passée la première gorgée, on se surprend à en apprécier toute la subtilité. Sorti de nul part, ou presque, le projet éponyme du groupe de rap bordelais est à l’image de cette boisson qu’on a rarement l’occasion de boire. Dégustation.

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« Désolé, j’ai pas le profil du rappeur à la mode, je préfère me buter dans un bar, je suis marié à l’alcool »

A force de vendanger l’underground bordelais, en solo mais souvent côte à côte, les trois artisans du rap, Endé (rap et chant), l’Épicier (rap et chant) et Krab (production) ont fini par officialiser la naissance du groupe autour d’une bouteille de Prune millésimée. Après un premier morceau enregistré il y a un an, « Rappeur à la mode », les morceaux s’enchaînent jusqu’à former un projet prêt à être servi. Cette première récolte, baptisée La Prune (il ne s’agit que de ça), est disponible en libre cueillette sur Haute Culture depuis le 13 octobre.

« Je préfère sécher les cours, si le maître c’est Gims »

La Prune distille un rap aux arômes sombres et lancinants avec un fort degré de rimes. Vers après vers, et verre après verre, Endé et l’Épicier nous prouvent qu’ils ont de la bouteille. Entre egotrip et punchline, entre chant et rap, ils nous servent des rimes amères et sucrées, entonnées jusqu’à la dernière goutte. On savoure la technique et on sourit allègrement. La Prune, une mise à l’amende.

« Tu vas reconnaître le millésime des milles rimes, et pile j’arrive, je suis composé de mille épines et d’une pine qui pique t’as pine-co »

Entêtantes, les instrus font monter l’ivresse. L’ambiance est sombre et lente. La musique du Krab goûte le sale sud, plus que la côte ouest. D’Atlanta à Memphis, les saveurs sont là, la prune en guise de purple. On vous laisse apprécier le mélange. À l’apéro ou en digestif, un verre de prune ça ne se refuse pas. Santé !

Pour goûter La Prune, rendez-vous sur : 

« Laisse-moi siroter la prune dans le re-ver »

Les 5 pépytes de – COLT

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

Formés à l’hiver 2013 et ayant déjà écumés pas mal de spots bordelais (Heretic, Antidote, IBoat, Brasserie des Halles…), ils feront leur rentrée de saison jeudi 1er décembre au CIAM. Eux, c’est Colt, 4 bad boys bordelais biberonnés au rock garage des années 2000 et au hardrock un peu plus old school comme en témoigne les 5 pépites qu’ils ont sélectionné pour le Type.

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}Led Zeppelin – Heartbreaker (1969)

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Jet – Rip It Up (2006)

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The Hives – B is for Brutus (2004)

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The White Stripes – Ball and Biscuit (2003)

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Rival Sons – Keep On Swinging (2012)

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Découvrir les miniatures de Stéphanie Kilgast

dans ART ET CRÉATION/DIVAGATIONS LOCALES

Stéphanie Kilgast est une sculptrice française spécialisée dans les objets miniatures. Ces sculptures en pâte polymère tiennent dans la main. Et pourtant elles regorgent de détails. Elle crée principalement de minuscules ‘petits plats‘ (nom qu’elle a choisi pour son site officiel). Une envie de fruits, légumes ou pâtisserie ? Vous trouverez tout ce qui vous tente dans ces créations. Mais il serait vraiment réducteur de limiter cette présentation à cette spécificité.

Stéphanie Kilgast expose ses dernières créations à la galerie des Vivres de l’Art, à Bordeaux, du 1er au 11 décembre. Le vernissage est ouvert à tous, le jeudi 1er décembre à 18 heures. Tous les détails sont disponibles sur l’événement Facebook dédié. Cette artiste a accepté de nous en dire plus sur son travail et ce qui l’a amené à exposer à Bordeaux.

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Découverte des sculptures culinaires

Au cours de ses études d’architecture, elle découvre par hasard les sculptures culinaires en pâte Fimo et décide d’en créer. Ce passe-temps devient une vraie passion, elle attends même avec impatience les vacances pour s’y adonner pleinement.

melon Stéphanie Kilgast sculptures

En 2008, elle ouvre des boutiques sur Internet. Elle rencontre un certain succès. Au fil du temps, ses productions lui permettent d’assurer un revenu.

« Avec le recul, il était évident que j’allais devenir artiste. J’étais la seule qui ne l’avais pas réalisé. »

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2015 : le projet 1 fruit ou légume par jour

Suite à une prise de conscience personnelle, elle change son régime alimentaire en limitant progressivement la consommation de viande, jusqu’à devenir végane.

Stéphanie Kilgast souhaite « inspirer le changement » avec ses créations. Alors elle conçoit un projet sur le long terme : créer chaque jour une miniature de fruit ou légume. Sa volonté est de montrer la grande diversité d’un régime alimentaire végétal.

Stéphanie Kilgast balance viande legume

Ce projet s’ajoute à son activité de création « classique ». Chaque jour, elle y passe 4 à 5 heures. Surmenée, elle frôle le burn-out. Pourtant, son engagement dans cette démarche lui apporte une grande satisfaction. Au total, elle produit 233 types de miniatures.

Quand elle s’arrête, elle ressent un énorme vide, et se demande comment continuer dans sa démarche artistique, sans se répéter.

Elle suit différentes idées : produire des vidéos tutorielles pour sa chaîne Youtube, créer un projet autour des symbioses animales/végétales, et également des insectes. Enfin, elle réalise des peintures sculpturales.

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Les peintures sculpturales de Stéphanie Kilgast

Ses peintures sculpturales évoquent la croissance, en générale. Ces expansions « poussent sur les tableaux », comme les idées d’un artiste poussent et se développent pour créer. Elle décrit donc son processus créatif de manière abstraite.

scupture Stéphanie Kilgast

En juillet dernier, elle se trouve à Bordeaux. Au cours de sa découverte de la ville, elle rencontre le fondateur de l’espace Les Vivres de l’Art. Enthousiaste de ce qu’elle y voit, elle présente son projet artistique. Et ainsi, elle expose dans ce lieu dont elle partage les valeurs.

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Envie d’en savoir plus sur cette artiste, les messages qu’elles véhiculent ? Venez découvrir son art aux Vivres de l’Art, 2bis rue Achard –
Place Victor Raulin, à Bordeaux, du 1er au 11 décembre. 

Interview : Blåck Bøw

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

A l’occasion de la Propagande Night Release le 29 octobre dernier au Bootleg, spécialement organisée pour la sortie de leur morceau « Propagande », le Type s’est entretenu avec Blåck Bøw pour parler de leur alchimie, leurs influences ainsi que de leur point de vue sur la scène bordelaise.

 

Le Type : Pouvez-vous vous présentez pour les lecteurs du Type qui ne vous connaissent pas ?

Lionel : Moi c’est Lionel Fantomes, organisateur, booker, programmateur depuis 10 ans, DJ en solo et j’ai un side project avec Karim qui s’appelle Blåck Bøw.

Karim : Moi c’est Karim Malmö, j’ai rencontré Lionel : coup de foudre. Coup de foudre parce qu’il est aussi passionné que moi. Dans le son, tous les deux on est bien, et surtout on est très ouvert, on n’est pas uniquement enfermé dans un style. De toute façon on n’a pas l’âge pour rester forcément dans un style. On peut aimer du new beat comme de la new wave, du rock ou du rockabilly. On adore le jazz aussi, voire même le blues. Enfin on aime tous les styles car la musique est universelle à nos yeux !

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Comment vous arrivez à travailler ensemble en terme de production et de création ?

Lionel : On travaille de manière complètement décousue parce qu’on se complémente, on se fait confiance. Il y a une vraie complémentarité, on est vraiment différent. On gère au studio qu’on a aux Capucins, ou au Bootleg ou chez Karim. A partir de là, pour produire, on va poser notre workflow. Après, Karim va commencer à débrider le truc et après je suis la construction c’est pour ça qu’on est complémentaire.

Karim : Depuis qu’on bosse ensemble, il y a une grosse évolution qui se fait dans notre mode de création, même si on n’est pas tout le temps disponible pour se voir et avoir de la proximité ensemble. Mais en tout cas, ce qu’on se dit c’est très directif, objectif et on avance. Je suis convaincu que notre collaboration est ultra complémentaire et c’est ce qui nous permet de générer d’autres idées.

Lionel : Oui ça c’est clair, on travaille à distance.

Karim : On a un truc tous les deux complètement éclectique et j’adore Lionel sur ce point là ; c’est qu’il n’est pas fixé dans un style, il n’a pas envie de s’afficher en disant « avec Blåck Bøw on est dans la techno, on est dans la house, on est dans la musique électronique… ». Demain – on en a parlé, on peut s’entourer de musiciens autour de nous.

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On reviendra d’ailleurs sur les références que vous avez. Et par rapport à ça justement, du moment où vous avez écumé les différentes boîtes et les différents clubs de Bordeaux, comment vous voyez l’évolution de la scène bordelaise électronique, clubbing, sorties etc ?

Lionel : Ce qui est vraiment cool c’est qu’il y a des gens qui se bougent, surtout les indépendants, les promoteurs etc., pour faire de bonnes choses. Et heureusement, car on est très freiné par les endroits ; y en a pas beaucoup à Bordeaux. La ville, la commission, le préfet et compagnie ferment un peu les portes donc c’est assez dur de se battre là-dedans. Mais heureusement il y a des gens qui se bougent, et tous les week-ends il y a quand même quelque chose de crédible. Mais ça pourrait être 10 fois mieux.

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Dix fois mieux par rapport à l’offre artistique ?

Lionel : Je pense qu’à Bordeaux il y a un retard à peu près de 6 – 8 mois.

Karim : Ça va t’es gentil… Mais peut-être que l’écart est en train de se réduire, et Bordeaux devient une vraie ville intéressée par les sons électroniques pour une ville quand même historiquement rock…

Lionel : Les clubbeurs ont besoins d’être cocoonés et accompagnés.

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Quelles villes vous ont particulièrement marquées, par leurs atmosphères, leurs univers en France ?

Lionel : Marseille prend beaucoup d’ampleur. Ils ont un festival sur les ports, il y a Marsatac, les Docks, la Dame Noire…

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Vous avez joué dans d’autres villes en dehors de Bordeaux, quelle est la scène qui vous a le plus marqué ?

Karim : Montréal pour les Piknic Electronik.

Lionel : Montréal car c’est un festival d’envergure internationale : il y a Melbourne, Dubaï, Barcelone qui cartonnent bien et on a joué au siège, à Montréal et ça reste un souvenir ultime.

Par rapport à quoi, l’ambiance, les backstages, au public…?

Karim : Au public.

Lionel : Ils ont cette ouverture par rapport à l’ambiance. Quand je parlais des 6-8 mois de retard qu’à Bordeaux, c’est notamment par rapport aux artistes que tu retrouves programmés là-bas, comme à Copenhague aussi. Des sons un peu plus nordiques, un peu plus ronds, un peu plus pointus, plus cérébraux. Les bordelais ont du mal et apprécient plus des noms. C’est assez dur à Bordeaux de fédérer et de travailler avec d’autres promoteurs qui sont d’avantage dans la concurrence. Alors que la ville est petite : on devrait un peu plus travailler ensemble.

Karim : On risque de faire des choses différentes à cause de ça car on rentre pas dans ce moule conventionnel des organisateurs de soirée qui font un peu les mêmes trucs comme Carl Craig pour imager. On court pas après les DJ hyper connus. Pour preuve, toutes les programmations de Lionel dans les soirées, ça va être des artistes absolument pas connus mais qui sont sur le devenir. C’est aussi cette démarche d’aider des artistes qui sont en train de démarrer. C’est facile de prendre un artiste, une grosse tête et de faire pleins d’entrées, mais on n’a pas envie de faire ça.

Lionel : Il y a quelques années, le Zoo Bizarre puis l’Heretic (devenu le VOID, ndlr) cartonnaient bien car il y avait de moyens headliners, mais ça restait sur 250 – 300 personnes. Le 4 Sans me manque beaucoup : avec 1 500 personnes, ils savaient gérer à la fois l’artiste local, la moyenne tête d’affiche et l’headliner complètement international en respectant la hiérarchie de ce qui se passait à Bordeaux.

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Au-delà du fait que vous êtes très éclectiques, vous avez forcément des influences importantes ; quelles sont-elles ?

Lionel : On est très vieux de la vieille mais on côtoie beaucoup le moderne. Trentemoller, Lulu Rouge font partie de nos bases. On aime les sons très ronds, analo, très froids mais on n’est pas beaucoup fixé. Un bon Ron Morelli va super bien passer, je suis fan d’I:Cube et d’Etienne Jaumet. On est très ouvert que ce soit la scène allemande qui marche très bien ou les italiens en techno.

Karim : Dans notre progression, c’est ce qui va nous aider. Lionel m’a fait écouté une compil de disco qu’il a mixé, c’est une tuerie. Tous les trucs ont été repris par les artistes français house.

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Si on prend des références hors musique électronique, est-ce qu’il y a des personnages ou des artistes qui vous ont marqué ?

Lionel : Terry Riley, en musique répétitive. Prince aussi, indéniablement, on aime bien le rock aussi, un peu la new wave.

Karim : Je suis un dingue de Andrea Scholl, c’est de la musique classique qui me touche beaucoup. Philipp Glass aussi, c’est très expérimental car c’est très répétitif mais avec une magie et c’est cette magie qui nous tient avec Lionel.

Lionel : On n’est pas là à dire « j’aime pas », alors que des artistes se font un peu la guerre et t’as envie de leur dire « bouge toi, va voir un peu ailleurs, tu vas voir c’est bon aussi ». Je sais que, quand j’organisais, je faisais parti des gens qui allait voir les autres. Et je me rends compte qu’on est tous fan et qu’on aime beaucoup de choses. Moi, à part des fans clubbeurs, il y a peu de gens du métier qui sont venus me voir. J’ai toujours eu plus d’amis chez les boss de club, les boss de labels : c’est à dire des gens qui ont une vraie ouverture. Et un mec comme I :Cube est ultra ouvert par exemple.

Karim : Ce qui est important de signaler c’est qu’on a pas envie de rivaliser avec qui que ce soit sur un style de musique. On vit notre truc et c’est une belle aventure tous les deux.

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Je voulais également parler de votre label, Label & La Bête, qu’est ce que vous pouvez nous en dire en terme d’organisation, au niveau des objectifs etc ?

Lionel : C’est notre label qu’on a créé depuis 1 an et demi…

Karim : …qui est en train de faire du bruit sévère parce qu’il y a des artistes qui ont été signés récemment comme Johnson de la Dame Noire.

Lionel : Chris Gavin qui est chez Carl Cox.

Karim : Il a fait un super remix de notre premier track !

Lionel : On a des mecs qui sont dans l’ombre mais qui sont dans de très bonnes choses. Pour moi, il y a vraiment un problème là-dessus. Il y a ce décalage si tu veux où les gens sont pas assez curieux. Ils se contentent de ce qu’on leur donne.

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Sur le label justement, vous êtes tous les deux avant tout des artistes live et production. Et dans le label il y a d’autres pôles : l’organisation, la stratégie, l’administratif : comment ça se gère ça ?

Karim : C’est beaucoup Lionel qui gère toute cette partie.

Lionel : Ça se gère comme une petite entreprise. Tu ne gagnes pas d’argent spécialement avec, à moins de vouloir fonder avec une licence d’entrepreneur du spectacle, ce qui permet de sortir de la France et de pouvoir faire le nombre d’évènements que tu veux.

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Concernant votre dernier EP, Propagande ; quels sont vos retours et qu’est-ce que vous en attendez ?

Lionel : On a eu des bons retours des labels managers. Il y a Vidal qui a bien aimé, Ygal qui fait parti de l’administratif de Versatile et ARK m’a dit « continuez les gars c’est cool » (un remix peut-être, on verra bien..). Il y a des locaux qui nous suivent, qui sont fans, qui nous encouragent. C’est vrai qu’on sort moins de tracks que certains artistes mais celles qu’on sort sont vachement travaillées. On travaille vachement le mix, on a un bon master derrière. On se fait plaisir gentiment et on essaye de faire quelque chose de vrai et de pur.

Karim : Sinon on aurait fait un espèce de tube énorme qui claque avec un gros kick, tendance mais on est loin de tout ça. C’est pas qu’on veut se dénoter ou quoi que ce soit, mais en fait on fait comme on a envie. On a des idées ensemble, on se les écoute et on se dit « ça ça nous plait ». On se pose pas la question de savoir si ça va faire le buzz sur telle radio ou tel truc.

Lionel : Moi ce que j’aime dans la musique, c’est ce qui est intemporel, indémodable, quelque chose qui a une vraie identité.

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Dernière question, vous préférez produire ensemble ou faire du live ensemble ?

Karim : Produire ensemble. Je préfère faire de la prod avec Lionel que de mixer en club car on est sur un projet qui est très personnel, qui nous regarde nous et cette complicité qu’on peut avoir est importante.

Lionel : On va pas se voiler la face que de dire que le DJ set reste un amusement. On est plus des selector, beaucoup dans la recherche.

Karim : Il y a une forme d’égoïsme aussi, on va rechercher de l’inspiration dans nos mix après on se concerte, on a passé de l’acid, on a passé de la techno et ça nous permet de s’inspirer car notre objectif c’est de se retrouver en studio et de faire de la prod.

Lionel : On prend notre temps pour avoir les tracks qu’on veut et on sortira notre live quand il sortira, on a pas de date à donner. Par contre on va être contents de sortir notre live, d’où travailler des morceaux intemporels.

2×1 places : A l’eau w/ Pablo Valentino & Real D. @ IBoat 01/12

dans ART ET CRÉATION

Deux places à récupérer ici-bas pour la prochaine A l’eau party à l’IBoat jeudi 1er décembre. Les joyeux trublions invitent ce coup-ci une haute figure de la scène house française et une valeur sûre locale : Pablo Valentino et Real D.

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Après de belles festivités au Bootleg en compagnie de Greymatter, A l’eau récidive pour une soirée qui s’annonce très chaude. Cette fois, c’est le lyonnais Pablo Valentino et le bordelais Real D. qui sont convoqués pour une distribution de galettes. Le premier est un sacré digger, activiste sur plusieurs front : il est résident du Sucre avec ses soirées Children Of The Drum (dont la prochaine se déroule samedi avec Mad Rey et LB aka Labat) et également fondateur de FACES Records, de même qu’il co-dirige MCDE Recordings (avec Monsieur Danilo Plessow aka MCDE). De son côté, Real D. fait son bonhomme de chemin ; après un week-end londonien où il partageait l’affiche du Nest avec Project Pablo, le bordelais jouera une nouvelle fois à l’IBoat deux semaines après la deuxième GROUND d’Electrocorp où on l’avait croisé sous son alias Jam for Real (avec Jus Jam). Rinse France vient de publier un de ses sets que vous retrouverez plus bas. Le Type a donc hâte de croiser ces deux artistes passionnés et passionnants, et vu qu’il aime bien être accompagné, il offre deux places à deux chanceux.

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▬▬▬▬ INFOS PRATIQUES▬▬▬▬

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