SNGPR, ça sonne français et c’est bien.


SNGPR c’est le groupe qui te donne envie de siroter un lait fraise en faisant tourner tes doigts dans tes cheveux. Tout un programme. Deux jeunes hommes, fougueux et déterminés, ça donne des rythmiques qui bousculent tes oreilles. A l’occasion de la sortie de leur EP « Angle surprise » Le Type est allé à la rencontre des deux français. 

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Le Type : Pouvez-vous nous en dire plus sur l’origine de votre nom ?

Les Gordon : Il fallait que le nom sonne, d’une ! On a donc cherché plusieurs blazes, puis SNGPR s’est imposé de lui-même.

Roman Oswald : Pourquoi, on ne sait pas !

Comment est né le projet ?

Les Gordon : On avait un autre projet Mondrian, où Roman chantait en anglais et la forme musicale était plutôt pop. Maintenant le projet s’est transformé en SNGPR, avec du français en mode plus électronique.

Roman Oswald : Oui, j’avais envie de me confronter – enfin ! – à ma langue maternelle, laquelle est plus difficile à chanter que l’anglais. On a beau dire mais cet écran avec l’anglais, c’est vite ridicule quand tu fais un concert en France, que tu te présentes en français et que tu chantes dans une autre langue avec un accent à couper au couteau. Faut vraiment sortir de l’école américaine pour assumer le truc.

Vous faites de la pop electro, chill out avec des textes taillés au bic 4 couleurs, qu’est qui vous inspire ?

Les Gordon : C’est un mélange de beaucoup d’influences. Il y a de la trap (un peu pas trop) un côté plus « Bass » Future sur les prods. On est clairement dans une veine « Odezenne ». On essaie de mixer nos influences… Moi je diggue sur Soundcloud, le nouvel « or noir » musical !

Roman Oswald : Alors moi, perso, je n’aime pas Odezenne… Ni le Klub des Loosers d’ailleurs, à qui on nous compare souvent. Question rap, je suis mille fois plus intéressé par l’écriture dans les deux premiers albums de Solaar et Doc Gyneco, par exemple. Sinon, je voue une idolâtrie sans bornes à Barbara et Bashung. Et Taxi Girl aussi.

Cet EP, vous l’avez cuisiné comment ?

Roman Oswald : A la maison, avec un Kub Or !

Les filles lait-fraises sont une ode à une certaine légèreté féminine, une parfaite métaphore culinaire de la femme enfant, et à une frustration masculine. L’adolescence en somme. Une fascination particulière pour le sexe opposé ?

Roman Oswald : Une fascination pour l’adolescence, surtout ! Beaucoup de mes livres de chevet parlent de cette période ingrate. Quant aux filles, oui, évidemment… Que serions-nous sans ces petits êtres flottants, ces satellites éthérés, ces… J’en perds mon latin !

SNGPR pour moi est un savant mélange de Paradis, d’Alain Souchon et de Phoenix. Vous avez bien ce petit quelque chose qui est bien français, cette touche électro, avec une rythmique rap, on est agréablement surpris que le français fonctionne aussi bien. C’est un choix d’user de la langue de Molière ?

Les Gordon : Merci pour cette comparaison, je suis content que tu soulignes Phoenix, c’est un groupe locomotive que j’ai pu pas mal écouter et apprécier. Paradis est aussi une référence en matière de ce qui se fait de plus élégant en électro-pop française. Je rajouterais les Pirouettes et Florent Marchet, sans oublier Stromae ou Christine & The Queens artistes qui ont pas mal décomplexé les groupes français qui chantaient en anglais à un comeback de la langue de Molière dans la chanson.

Roman Oswald : Ou la langue de Louis-Ferdinand Céline, hein, pourquoi on dit toujours Molière !

SNGPR, vous le voyez comment dans 2 ans ?

Les Gordon : Toujours à faire des chansons, à charbonner !

Roman Oswald : Avoir enfin trouvé des musiciens avec qui faire de bons et beaux concerts ! D’ailleurs, avis à la population : on cherche un ou une bassiste, une ou une guitariste et un ou une batteur/batteuse.                                        SNGPR PRESSE 1


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