Acid Arab @ Bootleg le 14 novembre


Samedi 14 novembre, le duo Acid Arab sera en terres bordelaises, un an et demi après leur dernier passage en ville. Cette fois-ci ils viennent présenter leur premier EP home made avec toujours un même objectif : nous faire danser à travers un savant mélange de cultures. Retour sur l’ascension des deux garçons et présentation de la soirée qui se tiendra au Bootleg.

Déjà trois ans qu’Acid Arab arpente festivals et clubs et délivrent, selon l’expression consacrée, une « fusion entre sonorités orientales et acid house ». Si la formule est galvaudée, elle n’en demeure pas moins représentative du projet porté par Guido Minisky et Hervé Carvalho. Pour la petite histoire, c’est après un voyage en Tunisie en 2012, pour le festival Pop in Djerba, que les deux DJ résidents du club parisien Chez Moune commencent à envisager le potentiel de la rencontre entre la musique orientale et les rythmiques house/techno. Commence alors un travail de récolte de vieux morceaux arabisants, de samples riches et dansants sortis tout droit du Liban, de Syrie, ou plus largement du Moyen-Orient ou encore du Maghreb. C’est aussi le moment où les édits du turc Baris K commencent à faire leur petit bonhomme de chemin et se répandent dans le monde, ou qu’un vieux morceau de punk rock libanais est remis au goût du jour, le fameux « Tanki Tanki ». L’heure est alors à la formalisation du projet qui ne s’appelle pas encore Acid Arab.

L’étape suivante sera la création d’un groupe facebook (qui existe toujours) sur lequel chacun pourrait partager des pépites de musiques orientales, dans un esprit d’échange et de découverte. Les premières soirées nommés « Acid Arab » se concrétisent à ce moment-là. Des artistes commencent à être choisis en vue de la création d’un album : certains seront contactés directement dans le réseau de Guido et d’Hervé (à l’instar de Renart comme il nous l’expliquait lors de sa venue à Bordeaux), pendant que d’autres, découverts sur le groupe facebook, seront contactés via ce réseau (Dimmit). Le résultat sera Collections EP01, 13 tracks sur lesquels on retrouve pêle-mêle Omar Souleyman remixé par Crackboy, I:Cube, Renart ou encore un groupe composé de Gilb’r, Turzi, Judah Warsky et le joueur de oud kurde Adnan Mohamed. Le label de Gilb’r accueille le projet les bras ouverts et c’est donc sur Versatile que cette première pierre à l’édifice Acid Arab sort. S’en suit un succès notable, une tournée de festivals tels que les Transmusicales de Rennes, Les Dunes Electroniques en Tunisie ou encore l’édition hivernale du Worldwide Festival à Leysin en Suisse (festival dont le boss n’est autre que Monsieur Gill Peterson, grand amateur du duo). Le duo profite de sa notoriété pour faire pénétrer la culture électronique dans des institutions telles que l’Institut du Monde Arabe à Paris ou l’ancien palais de Ceausescu à Bucarest. On comptera également un passage à Bordeaux au Rocher de Palmer en mars 2014.

Acid Arab x Le Type

Un an et demi plus tard les retrouvailles avec Bordeaux s’effectueront donc au Bootleg. Acid Arab y présentera notamment Djazirat El Maghreb, son premier EP composé intégralement de productions du duo lui-même. Chacune des tracks met à l’honneur des instruments traditionnels et des percussions bien identifiables. On les retrouvera aux côtés des Dj’s Résidents Blåck Bøw (Label & La Bête), de Leroy Washington (The Dead Speaker Office) qu’on avait déjà vu aux côtés de Guido et d’Hervé lors de leur venue à Bordeaux en mars 2014. La page facebook du duo indique pour décrire le duo « This is not fusion. this is not a mix. this is a meeting » : le 14 novembre cette rencontre se déroulera dans un Bootleg bien rempli, pour une soirée qui s’annonce torride, alors préparez-vous pour un voyage en Orient qui s’annonce passionnant.


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