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septembre 22, 2015

Australia Part. II de Ménage à trois

dans MUSIQUE

Si tu es un fidèle lecteur du Type, Ménage à Trois n’a déjà presque plus de secret pour toi. Rentrée réussie pour eux, avec la seconde partie de leur EP « Australia », qui démontre que la scène britannique est loin d’être morte. Le Type t’en parle.

Cracki Records (L’impératrice, Isaac Delusion…) confirme, une fois de plus, son statut d’excellent label en signant ce ménage talentueux originaire de Manchester. Ils nous avaient déjà agréablement surpris avec Australia Part. I, que vous aviez pu découvrir sur le Type, et viennent aujourd’hui encore nous rappeler que la relève de leur ville ne se résume pas qu’à de pseudo groupes indie-rock (oui oui on sait, terme galvaudé…) pompés sur les célèbres mancuniens des Smiths ou Oasis. Ce Ménage à Trois, au contraire, se rapprocherait plus d’un cocktail entre shoegaze à la Slowdive, dream pop et une pointe groovy presque R&B. Un mélange qu’ils qualifient d’australiana.

Ce nouvel EP reste toujours dans la thématique de l’océan et du soleil australien (une obsession chez eux) comme en témoigne le tracklisting avec des titres comme « Byron Bay », du nom de la célèbre plage australienne, ou la magnifique pochette. Cet Australia Part. II a des sonorités un peu plus groove que le premier, avec moins de titres aux longs passages instrumentaux psychés, mais ça n’en reste pas moins hyper réussi. Conseil d’ami : allez jeter un coup d’oeil à leurs clips, tous réussis, qui vous emmèneront loin de la grisaille bordelaise. Une seule interrogation subsiste : à quand Australia Part. III ?

Le Festin remet le couvert

dans ART ET CRÉATION

A l’occasion des journées du patrimoine, Le Festin, revue emblématique de patrimoine et culture aquitains, dévoile son nouveau visage. Un lifting discret au résultat sensuel.

Pas de grande révolution. Pas de tête sur pas de pique ni de changement drastique : dès la couverture de ce numéro 95 l’habitué reconnaît inchangée entre les formes girondes la ligne éditoriale de la revue, de même que la patte graphique de Frank Tallon. Mais après 25 ans d’existence – fêtés en grande pompe l’année dernière, 25 ans à se « délecter de la généreuse profusion culturelle d’Aquitaine » comme l’écrit son directeur Xavier Rosan, le moment d’un changement de formule était tout trouvé.

C’était donc ce samedi, cour Mably, sous un soleil modeste (il pleuvait), que l’équipe du Festin a présenté les pastels rosés de son numéro d’automne 2015 à une vingtaine d’inconditionnels attentifs. Xavier Rosan, Frank Tallon et Jérémie Potée, le secrétaire de rédaction, sont tour à tour intervenus, avant que ne se dévoile l’impudeur d’un buffet aux chairs tendrement fromagères, à l’empourprement délicieusement tannique, emportant définitivement l’adhésion d’un public charmé.

Que retirer de cette mue ? Le patrimoine est toujours le cœur éditorial du Festin, envisagé dans ses dimensions à la fois matérielle et immatérielle, et la qualité sa valeur première, qui tant dans le fond que dans la forme a construit sa réputation.

Le buffet du Festin
Le buffet du Festin

Que retirer de cette mue ? Le patrimoine est toujours le cœur éditorial du Festin, envisagé dans ses dimensions à la fois matérielle et immatérielle, et la qualité sa valeur première, qui tant dans le fond que dans la forme a construit sa réputation. L’évolution est alors à chercher du côté de la mise en page et du choix d’une nouvelle police (la Hedda, spécialement créée pour Le Festin par la bordelaise Camille Aznar) qui améliorent le confort de lecture, ainsi que dans la refonte de l’organisation interne de la revue, se développant en trois sections : feuillage, échappées et détours.

S’étalant sur un peu plus de 120 pages, émaillées de photographies toujours aussi esthétiques, ce numéro 95 est dédié à la thématique de la collection, avec pour titre « Cabinet des merveilles ». Il voit le cinéma se frayer une place, comme la Charente-Maritime, à laquelle est consacré un article qui amorce l’élargissement de l’aire géographique de la revue à l’ensemble de la future grande région.

Outre plusieurs portraits d’acteurs culturels aquitains et une interview passionnante du collectionneur bordelais Jacques Sargos, témoignant de la volonté d’incarnation propre à la nouvelle formule, on y découvre à la rubrique désormais récurrente « la légende du vin » l’intérieur du château Chasse-Spleen. Le plus littéraire des bordeaux s’y montre sous un jour jeune et artiste, en cadre majestueux de la collection d’œuvres d’art contemporain que ses propriétaires passionnés réunissent.

Depuis maintenant 25 ans Le Festin ne fait pas autre chose : s’efforcer de changer notre regard sur le patrimoine et créer du neuf avec du vieux. Parions que comme ce grand vin, il se bonifie avec l’âge.

Site internet : http://www.lefestin.net/

Abonnement : http://boutique.lefestin.net/www/product/index/id/1

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