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août 28, 2015

Le festival Écho à Venir invite Bristol à Bordeaux

dans MUSIQUE

Pour sa quatrième édition, le festival Écho à Venir invite Bristol à Bordeaux pour 4 jours (14, 17, 18 & 19 septembre) de festivités à la programmation particulièrement alléchante.

Au-delà d’une ligne Easyjet que les adeptes de bass music – et de cultures électroniques de manière plus large – ont déjà dû avoir l’occasion d’emprunter, Bordeaux-Bristol c’est aussi un jumelage officiel remontant à 1947 entre deux villes à l’identité singulière dans leur pays respectif. En septembre, ce partenariat vient prendre un sens tout particulier ici à Bordeaux. Durant 4 jours, le festival Écho à Venir convie en effet le meilleur de Bristol en terre bordelaise, pour un savant mélange de culture.

Deux villes singulières, fortes de leur scène locale foisonnante.

D’un côté Bristol, point d’ancrage important de la bass music et capitale de l’underground anglais, terre fertile aux expérimentations sonore comme a pu l’illustrer l’émergence d’un courant comme le trip hop (Portishead, Massive Attack ou encore Tricky en sont issus) ou encore l’activisme des scènes grime ou dubstep, derniers courants ayant cherché à re-explorer le spectre des musiques électroniques. Des clubs, des promoteurs et des producteurs œuvrent à faire de Bristol un lieu incontournable de cette culture électronique, à l’image du rouquin Julio Bashmore dont le premier album tout récemment sorti vient aussi rappeler que la house a également toute sa place au sein de cette ville. Loué pour sa qualité de vie, Bristol attire de plus en plus d’artistes, d’étudiants ou de curieux touristes, déçus par une vie londonienne onéreuse et trop frileuse vis-à-vis de sa scène underground comme en témoigne les dernières conditions drastiques imposées à Fabric pour le maintien de son ouverture.

Si de l’autre côté de la Manche Bordeaux ne saurait encore rivaliser – quantitativement – avec Paris sur le plan de l’offre de programmation, il n’en demeure pas moins que sa qualité de vie attire de plus en plus de français et que de plus en plus de collectifs (de Template à L’Orangeade en passant par Abstract Crafts, Electrocorp ou Seek Sick Sound…) se bougent pour faire de Bordeaux un point d’ancrage des musiques électroniques en France.

Le foisonnement de leurs scènes respectives et la qualité de vie des deux villes font de ce jumelage une sorte d’évidence, que se propose d’explorer Écho à Venir, pour une quatrième édition qui s’annonce particulièrement séduisante au regard de sa programmation.

Une programmation hors des sentiers battus qui explore Bordeaux.

C’est d’abord au Centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine que les apprentis sorciers du VJ ont rendez-vous pour un workshop sur le logiciel Mapping Toolkit 2D. L’atelier qui aura lieu lundi 14 septembre sera animé par Joanie Lemercier, véritable référence en la matière, fondateur notamment du label AntiVJ de Bristol. Le jeudi (17), ce sera au tour de l’Iboat d’accueillir la première soirée d’Écho à Venir, avec notamment une sélection musicale du collectif Bass Day qui, en 6 ans d’existences, a su porter haut les couleurs de la bass music à Bordeaux. Bristol étant à l’honneur, ce sera également l’occasion de (re)visionner un des épisodes de la (très bonne) série de Resident Advisor Real Scene consacré à la scène de Bristol.

Le lendemain (vendredi 18) devrait être le point d’orgue du festival avec des projections de vidéo-mapping au sein de la Basilique Saint Michel, sur fond de musiques électroniques. Joanie Lemercier, accompagné d’Eva Darracq (organiste et professeur au Conservatoire de Bordeaux) et de Damien Schneider (producteur de musique électronique à Bristol) combineront leur savoir-faire pour apporter chacun leur pierre à l’édification d’un paysage sonore et visuelle qu’on a hâte de découvrir, dans le cadre à la fois du festival et des journées du patrimoine. Le lendemain, les festivités se clôtureront aux Vivres de l’Art avec une soirée au plateau assez séduisant : Addison groove, Livity Sound (live), Damien Schneider, Marco Kabbale & Baron Zilief, 42195 & Ressmoon accompagnés de M-Cardin se succéderont pour terminer de la meilleure des façons cette célébration des cultures de chacune des deux villes.

Infos :

  • Event : https://www.facebook.com/events/1591772954435081/
  • Infos : http://www.echoavenir.fr/
  • Tarifs :
    Lundi 14 @ CIAP : 20 euros uniquement en pré-vente (places limitées)
    Jeudi 17 @ iBoat : gratuit
    Vendredi 18 @ Basilique Saint Michel : gratuit
    Samedi 19 @ Les Vivres de l’Art : 12/15 euros
  • Préventes : Yuticket, Total Heaven, Fnac, Réseau France Billet, Carrefour, Géant, Magasins U, Intermarché et points de ventes habituels

 

Carl Aderhold veut buter tous les cons

dans ART ET CRÉATION

Débarrasser le monde des cons ? C’est la mission salutaire pour le monde que se propose d’accomplir le personnage principal du manifeste de Carl Aderhold, Mort aux cons. Chronique express.

Tout commence par la mort accidentelle d’un chat, mort dont les conséquences vont amener le personnage principal à émettre la théorie suivante : la mort d’un animal rapproche les êtres humains entre eux. Mais quand il s’aperçoit que ce rapprochement est entravé par un certain type de personne, il décide de s’en prendre à ces personnes en question : les cons !

Carl Aderhold fait preuve, dans ce roman, d’une fine observation concernant tous les comportements de cons qui peuvent être rencontrés dans la vie quotidienne. Allant du passant lambda au politicien à la langue de bois ou encore par le philosophe pédant : tout le monde y passe ! Mais l’auteur a bien raison : MORT AUX CONS !

On a tous, au moins une fois, rêvé des pires choses pour des personnes que l’on ne connaissait pas forcément, mais à qui on diagnostiquait aisément « une personnalité de con ». Eh bien, avec ce livre, vous serez servis ! De par la diversité des cas de figure, Carl Aderhold sait nous toucher et appuie là où ça fait mal pour finalement nous soulager et nous faire rire aux éclats.

« Contrairement à l’idée répandue, les cons ne sont pas réformables. »

Tout au long de ce livre nous suivons le cheminement sur la « théorie des cons » que met en place le personnage principal, théorie qui va s’affiner et progressivement prendre et perdre sens. Un livre à lire parce que ça fait du bien, parce que nous aussi on a un jour rêvé de tuer tous les cons de la planète, et parce qu’on a envie de rire à n’en plus finir un dimanche de farniente au soleil.

 

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