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juillet 22, 2015

J’ai voulu collectionner les visages d’Avignon

dans ART ET CRÉATION

Un Holga en plastique acheté en Corée. Du rosé. Et c’est tout. 

Avignon, c’est la première fois que j’y allais. Mon premier Avignon, pour la 50ème. C’est assez difficile de vous décrire exactement ce que j’y ai vécu alors j’ai décidé de vous le raconter en images. Ce que je peux vous dire c’est que pour vraiment savoir à quoi un festival de théâtre aussi colossal ressemble, il vaut mieux prendre le temps d’y aller par vous-même. Il y a de tout, pour tout le monde. C’est un moment, un espace-temps particulier, où toutes vos émotions sont à vifs et multiples. Il peut y avoir un côté guindé assis sur une terrasse à siroter des rosés piscine tout en mangeant des tartares d’aubergines entre deux pièces sur la condition des femmes, la relation de couple, la perte, le manque, l’immigration, la haine, la peur, Shakespeare, Roland Barthes ou Stefan Sweig. Il y a aussi un côté plus conviviale, où toutes les rencontres sont possibles, l’improbable est envisageable, les gens sont drôles, étonnants, beaux, touchants. Et puis il y a cet entre-deux oppressant, violent, moqueur, fatigué, blasé ou celui qui n’aime pas la foule, qui n’aime pas les spectacles au chapeau, qui n’aime pas la danse, les one-man show, qui ne voit pas plus loin qu’un théâtre normé et poussiéreux. Et puis il y a les comédiens que j’ai rencontrés et les pièces que j’ai vues. Je vous en parlerai quand j’aurai trouvé les mots justes. C’est compliqué de dire l’indicible. Pas par paresse, mais par pudeur. Enfin, il y a ces visages.

Avignon 001 - Copie (2)
Un gorille et un Tarzan efféminé(e)

 

Avignon 001 - Copie (3)
Une créature à plume
Avignon 001 - Copie
Elvis dans un fauteuil, rue des Teinturiers
Avignon 001
Barbara
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Quelque part sous un pont
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Place de Carmes, sous les platanes
Avignon-2 001 - Copie
Qu’est-ce qu’il boit le cowboy moderne ?
Avignon-2 001
Des tracteurs, place des Corps Saints
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Ils dansaient sur des chants révolutionnaires en espagnol et en français
Avignon-3 001 - Copie
War Pig
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Place de Carmes
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Un Rambo-Vampire. Une pièce sans queue ni tête.
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Guerre des tracteurs
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Un petit garçon qui chantait tous les soirs avec son père sur cette même place, à la même heure, les mêmes chansons.
Avignon-4 001 - Copie
Comme eux, ils sont beaucoup à tracter en groupe en chantant.
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Cabaret burlesque
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Autour de ma pierre, il ne fera pas nuit
Avignon-5 001 - Copie
Elle tractait rue de La République et à gauche c’est mon majeur.
Avignon-5 001
Place des Corps Saints
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On est allé à une soirée avec des gens des beaux Arts, deux mamans qui se rencontraient pour la premières fois avec leur enfants (nos hôtes), des tracteurs et d’autres gens que j’ai sûrement oubliés. J’en suis désolé. Il n’y avait pas de « théâtreux ».
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Je l’ai vu chanter un peu partout dans Avignon mais jamais au même endroit.
Avignon-6 001 - Copie
Hélène et Mathilde. Tracteuse/Afficheuse de l’extrême. Future peintre. Directrice d’école.
Avignon-6 001
J’ai cramé Hélène.
Avignon-8 001 - Copie (2)
L’homme au skate. Il y a un moteur sur son skate. Il peut aller jusqu’à 30km/h je crois. C’est hyper dangereux. Quand il se fait arrêter par la police, c’est souvent parce qu’ils sont intrigués par l’engin.
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Des afficheurs. La nuit.
Avignon-8 001 - Copie
1€ la minute.
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Ils font partis d’une troupe d’impro. Les Dictateurs.
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Un jam espagnole quelque part rue des Teinturiers
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Le patron du Pub Z
Avignon-9 001 - Copie
Un belge et mes acolytes.
Avignon-9 001
Des inconnus qui boivent des bières. La police est arrivé quelques minutes après cette photo.
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Perspectives
Avignon-10 001 - Copie (3)
Il m’a dit de l’appeler Tonton.
Avignon-10 001 - Copie
Après la police
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Ça ne se voit pas mais il y a quelqu’un dans le cadis.
Avignon-12 001 - Copie (2)
Rosé Piscine
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Burlesque
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Arnaud Maillard
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Mon Amour Fou
Avignon-13 001 - Copie (3)
Si Richard Si
Avignon-13 001 - Copie
Qu’est-ce que tu fais sans moi ?
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Super Tracteur
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Dans cette rue, avant, il y avait des prostitués. Mais pas très haut de gamme.
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Rue de la République
Avignon-14 001 - Copie
Qu’est-ce qu’il boit le cowboy moderne ?
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Place des Corps Saints – Le QG donc
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Kévin affiche tout seul la nuit. Il est tombé d’une échelle.
Avugnon-11 001
Petite Soubrette

SUR LA ROUTE DU TYPE #8 – Baleapop #6 (encore et toujours)

dans MUSIQUE

Il y a des amours d’été qu’on aime préserver et qui animent en nous les mêmes émotions depuis des années. Baleapop et Le Type, c’est depuis 2011 que ça dure. Nous fêtons nos 5 ans cette année. Nous nous sommes rencontrés à Guéthary. Le Type est tombé amoureux tout de suite. Il s’est promis que chaque année, il reviendrait en terre basque pour revivre chaque été ce qu’il ne vit pas ailleurs. Chaque fois que Le Type parle de Baleapop autour de lui, il te dira toujours « Viens avec moi ! Chaque année, il se passe un truc dans ce festival que tu connaîtras nulle par ailleurs ». Et chaque année, la promesse est tenue. Pour cette 6ème édition, Le Type a réalisé une énième interview (il y a déjà eu celle-ci, puis celle-là). Le collectif Moï Moï y fait le bilan de 6 ans de festival et te dresse le programme des festivités.

https://instagram.com/p/5LHo3tsPRS/?taken-by=baleapop

Salut les Moï Moï ! Ça fait longtemps ? Comment ça se passe pour vous depuis notre dernière interview (pour Baleapop, les artistes du label etc.) ? C’était en 2013.

Et bien, ça se passe plutôt coolio. La dernière fois qu’on s’est vu, on était à Bidart. Mais, on a dû bouger… Sur le moment, c’était assez dur, mais en fait, c’est assez cool. Baleapop a lieu maintenant à St-Jean-de-Luz, dans le parc de nos premiers amours. On a des nouveaux bureaux avec une vue pornographiquement scandaleuse sur la baie de St-Jean. On n’a toujours pas de site internet mais on s’aime tous toujours, et même encore plus qu’au premier jour.

Le festival prend de plus en plus d’ampleur. Est-ce que malgré tout, vous arrivez à maintenir vos valeurs DIY du début ? Baleapop c’est toujours une histoire de copains ?

Baleapop n’a pas vraiment changé, on est toujours la même bande de potes, avec perceuse, scotch, plancha et talky dans les poches. On a même de plus en plus de copains qui viennent nous aider, ça nous permet de nous professionnaliser et de faire encore plus de trucs nous-même. Aujourd’hui, chacun est responsable d’un truc, qui est très souvent à mille lieux de son vrai métier, c’est un peu le principe d’un métier un jour quoi. Ces commissions deviennent indépendantes, mais chaque ‘réunion Baleapop’ se termine toujours en apéro qui lui ne se termine jamais. En réalité, on fait tout pour que le festival soit de plus en qualitatif, car c’est là tout le challenge et paradoxalement, on ne fait rien pour qu’il y ait plus de monde, parce que c’est ça aussi le challenge. Du coup à voir l’affluence en hausse, on se dit juste que les gens ont bon goût !

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Vous avez toujours envie de créer une maison d’édition et de louer un van pour un road trip dans les Bois ?

On a acheté un camion. Mais il est trop pourri pour aller dans les bois et de toute façon, on est trop nombreux pour tous rentrer dedans. Par contre, on a une nouvelle passion : louer des bus et partir tous ensemble à l’aventure, c’est la nouvelle tradition du Baleapotes. Et notre maison d’édition, sortira son premier ouvrage après Baleapop #6 avec la publication d’un livre de photographies d’Olivier Metzger prises lors du festival.

Parlez-nous de la programmation ? D’où viennent les artistes que vous avez choisis ? Qu’est-ce qu’ils vont partager avec nous ?

C’est toujours une programmation faite de coups de cœurs artistiques et amicaux. Coté art contemporain, des œuvres monumentales, des projections vidéos, une chasse à l’homme photographique. Côté musique, des concerts, un mini club, une block party dans les bars de la ville. De l’acid, des nappes mélodiques, du sombre, de la techno, du punk… on s’est encore bien marré cette année en imaginant la programmation.

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J’ai l’impression que vous étiez un peu prescripteur d’un concept de festival local avec une programmation transversale. Un festival doit-il forcément multiplier son offre pour se développer ?

Je ne serai pas catégorique sur cette nécessité ! Par exemple, un festival de musique avec une prog mortelle, se suffit à lui-même. Ce qui est vrai en revanche, c’est qu’il y a de plus en plus de festivals qui tentent de créer une histoire, de transmettre une philosophie, au travers d’un certain art de vivre et de valeurs communes en multipliant les propositions (de la bonne bouffe, des temps forts étudiés…) Créer l’à côté, tendre des ponts entre diverses disciplines, pour pousser la réflexion, un peu plus loin que ses limites.
Mais un champ, de la bière fraiche, un mur d’enceintes, et des amis, ça peut suffire à faire le meilleur des festivals. Bota Azidoa !

Qu’est-ce qui fait que le Pays-Basque est le meilleur endroit en France où faire un festival ?

Humm en réalité, j’ai des doutes sur cette affirmation ! Certes, le xingar y frit à gogo et la Bob’s beer y coule à flot, mais il faut sacrement croire en la Pachamama pour penser un festival ici à l’air libre ! Je pense que la seule vraie raison pour laquelle le Pays-Basque est pour nous le meilleur endroit DU MONDE où faire un festival, c’est parce que c’est chez nous, là où sont nos racines. Ça n’aurait aucun sens ailleurs…

Qu’est-ce qu’on peut espérer de cette nouvelle édition ?

Que le Dieu Moï Moï soit toujours des nôtres : qu’il parvienne encore à repousser les orages. Que les baleapoppers soient à la cool, que les frites croustillent, que notre président ne casse pas de voiture, que notre commissaire d’expo ne se casse pas de pied, que nos festivaliers progressent en euskara, que les concerts ne soient pas trop pourris voir super biens. Et qu’à la fin, on ait hâte d’être à l’été prochain.

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Baleapop #6
Du 5 au 9 août
Saint Jean de Luz / Donibane Lohitzune
Billetteriehttp://bit.ly/1TPHk0N
Infos Pratiqueshttp://baleapop.com/infos-pratiques

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