Bye Bye Blondie

dans ÉVÉNEMENTS

 Il y a douze ans, Virginie Despentes passait derrière la caméra avec Baise-moi, adaptation de l »un de ses romans les plus sulfureux mais surtout le plus polémique. Véritable onde de choc dans le monde de la littérature mais aussi dans celui du cinéma français, Virginie Despentes est loin de laisser indifférent. Elle revient aujourd »hui sur le devant de la scène avec Bye Bye Blondie, l »adaptation cinématographique de son roman du même nom, aux côtés d »Emmanuelle Béart et Béatrice Dalle.


Bye Bye Blondie
c »est donc une histoire de femmes, de ses trois femmes réunies pour le film, mais également l »histoire de Gloria et Frances, un amour adolescent pure et fragile tel qu »on rêve de le vivre : libre et sans compromis. Mais comme toutes les histoires d »amours adolescents, la réalité vient souvent heurter la bulle de l »insouciance. Des années plus tard les deux femmes se retrouvent ; Gloria est restée un électron libre mais Frances s »est rangée, elle est devenue présentatrice télévisée et se bat pour garder la vie qu »elle s »est construite afin d »éviter le jugement des autres.

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Une histoire d »amour banale qui laisse de côté les clichés sur l »homosexualité. Ce que le film nous montre c »est que l »amour se moque de l »orientation sexuelle. Sur fond de musique punk le film nous raconte l »histoire de ces deux femmes, leur rencontre, leur séparation, leurs retrouvailles. Show business, attitude punk et amour vraie, voilà un cocktail qui déconcertera sans doute ceux qui ne voient en Virginie Despentes qu »une personnalité trashouille voulant provoquer. Entre jeunesse perdue et milieu pourri par le fric, ballotte ces deux jeunes femmes qui se tiennent l »une à l »autre pour ne pas partir à la dérive. Ce n »est pas un film de revendication, c »est plutôt un retour vers une existence plus vraie, loin de l »hypocrisie sociale et de l »apparence. S »éloigner de ce qu »il faut paraître, pour être simplement. Pourtant la réalisatrice dit ne se faire aucune idée. Bien que les scènes d »amours soient pudiques, elle sait que son film ne passera jamais en première partie sur une chaîne hertzienne, pour la simple raison qu »il s »agit de l »histoire d »amour entre deux femmes. Une attitude regrettable qui place une nouvelle fois l »homosexualité comme tabou, mais qui place également ce long-métrage dans la case des films dont « des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs« 

En salle dès le 21 mars

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