Quand LE TYPE se rendait à son premier show burlesque…

dans ART ET CRÉATION

Le TYPE pensait la discipline du New Burlesque relativement anonyme. Le TYPE se trompait. Venu(e)s seul(e)s ou en couples, soir de Saint Valentin oblige, une bonne centaine de Bordelais et de Bordelaises ont afflué vers le bateau amarré aux Bassins à Flot pour assister au show donné par le collectif Bordeaux Collectif Burlesque. 

Dans une ambiance à la fois bonne enfant, glamour et rock’n’roll, les membres pailletées du BCB et leurs invitées effeuilleuses ont donné à voir au public un spectacle affriolant et plein d’humour.

Curieux, le TYPE s’est glissé parmi les convives.

Il fait froid en ce Mardi 14 Février lorsque LE TYPE arrive sur le bateau, drôle de lieu pour un show d’effeuillage burlesque, un lieu froid, métallique, à la décoration post-industrielle. Les gens affluent, la terrasse se remplit, et l’on peut déjà surprendre quelques effeuilleuses en plein préparatifs. Pour patienter, le TYPE flâne entre les nippies, les bijoux, bibis et autres ornements délicieusement rétros et suggestifs des stands du “marché burlesque”, tenu par des membres de l’association.

Lorsque le show débute, la salle est comble; LE TYPE découvre un public varié, mêlant hommes et femmes de tous âges, et même quelques marmots peu farouches au premier rang. Silence. On commence. LE TYPE s’étonne de voir arriver sur scène un Monsieur Loyal affublé d’une banane rock’n’roll, une sorte d’Elvis Presley New Burlesque en somme. Effectivement, ce show New Burlesque revêt plus la forme d’une pièce de théâtre que d’un spectacle “de danse” plus traditionnel (auquel le néophyte peut s’attendre). Une show New Burlesque c’est une succession de numéros cadencés par les harangues et les relances du Monsieur Loyal qui fait également office de chauffeur de salle. Car dans le New Burlesque, le public tient un rôle prépondérant, effaçant les barrières rigides entre spectateur et artiste, loin des représentations contemplatives, les shows burlesques sont rythmés au gré des applaudissements et des cris. Le Burlesque est un spectacle participatif, qui se doit de tenir le public en haleine.

C’est la marraine de l’association Miss Glitter Painkiller – effeuilleuse parisienne reconnue comme l’une des pionnières de la discipline en France – qui ouvre le bal, sous une nuée de paillettes. A la fois poupée ingénue et amuseuse affriolante, elle propose au public un numéro drôle et caustique, dans lequel le public retrouve la composante humoristique, pilier de la discipline New Burlesque. Après avoir décapité une barbie, suggestivement dévoilé ses dessous, et fait tournoyer ses nippies (LE TYPE adore désormais les nippies), Miss Glitter Painkiller cède à la place à Cyd Sailor, toupie virevoltante, et acrobate pole dance.

Le TYPE avoue avoir eu du pole-dance une idée ambigüe, qui renvoie à des images de boîte de nuit de campagne et de danseuses vulgaires, mais le TYPE, cet ignare, s’est vite rendu compte que le Pole-Dance est une vraie discipline sportive, extrêmement technique. Ce soir-là, le numéro de Cyd Sailor a provoqué des réactions dans le public allant de l’émerveillement, à des périphrases étonnées “put*** c’est pas possible comment elle fait ?!”. Cyd Sailor a réussi la prouesse de mettre tout le monde d’accord, grand moment d’oecuménisme, et ce simplement grâce à son talent et à une barre de pole dance. Son numéro fluide, professionnel et terriblement impressionnant reste l’un des moments marquants de cette soirée New Burlesque.

Venaient ensuite Paris LaHaine, étonnante, déroutante, et follement sexy dans son numéro de veuve des années 1920. Puis Lolo Chantilly, bonbon acidulé, entourée de ballons puis dévoilant un corps pulpeux sanglé dans un corset. Enfin, Lady Burn qui proposait un numéro sauvage et incendiaire, munie de torches enflammées.

Après un rappel, et une mise à nu de Monsieur Loyal devenu angelot, le show s’est terminé, sous les applaudissements du public, un dernier lancé de paillettes, et un sourire enjôleur des effeuilleuses.

Pour une première, le TYPE – qui, il faut l’avouer, ne savait pas vraiment à quoi s’attendre – ressort conquis. L’univers burlesque, glamour, décalé, affranchi de tous diktats esthétiques, l’a séduit, et même réveillé en lui comme une envie de plumes et de contorsions autour d’une barre fixe.

Si l’univers burlesque vous attire, Si vous aussi vous souhaitez apprendre à vous effeuiller de manière sensuelle, élégante et décomplexée, BCB organise pour vous des stage d’initiation et d’apprentissage.

Pour en savoir plus:

La page Facebook du Collectif BCB

Le site (en construction) du BCB

Miss Glitter Painkiller vous a séduit(e)s, ravi(e)s, visitez donc son site. LE TYPE vous recommande également d’encourager Paris LaHaine, Cyd SailorLolo Chantilly, Bettina Sulfur, MissCherry Cake, et leurs camarades d’effeuillage.

Crédits photos : Emeline.D

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