Botibol & St Augustine, la rentrée commence bien

dans MUSIQUE

Il y a des concerts qui vous rappellent la raison pour laquelle vous allez en concert. Qui vous rappellent pourquoi vous aimez la musique et surtout ce que vous aimez dans la musique. Dans notre cas, c »est au Krakatoa que ça s »est passé, grâce à St Augustine, grâce à Botibol.

Il y a cette batterie qui vous résonne au cœur, cette basse qui vous dénoue ce creux dans le ventre et cette voix, cette voix, qui semble résonner dans vos poumons. Sous les projecteurs, St Augustine (tout droit venu de Clermont-Ferrand), entame timidement sa première chanson. La salle est loin d »être pleine à craquer mais tout de suite une intimité s »installe. La timidité apparente du songwriter s »efface rapidement. En ces jours troubles – du moins pour la scène française – il est assez rare de voir un chanteur aussi ivre, ivre de sa musique. Elle prend vie à travers lui, à travers nous et ce sentiment est fort surtout quand, au bout d »un moment, on réalise que le silence règne, que tous nos regards sont tournés vers la scène. Comme dans un accord tacite et secret, où nous partageons tout, personne ne pense à prendre de photos ou à vérifier ses notifications Facebook. Le temps est suspendu, bloqué dans l »air… C »est déjà fini. Le temps reprend son cours, chacun retourne à ses occupations. « Tu me prend un demi-pêche s »il te plaît ? » L »union est rompue.

Dans le même registre mais quelque peu différent : Botibol monte sur scène. Après une semaine en résidence au Krakatoa, le groupe vient nous présenter son travail et sa nouvelle recrue. Botibol c »est le genre de groupe dont on ne se lasse pas. D »entrée de jeu, le ton est donné, on est comme à la maison. C »est sans doute dû à cette complicité palpable que les membres entretiennent entre eux mais aussi avec leur public. Aller à un concert de Botibol, c »est avoir un groupe qui joue rien que pour toi, dans ta chambre. Les morceaux nous parlent à tous tant ils renvoient à un univers qui nous est familier : nos amis, notre famille, les voyages, nos amours, nos rêves. Notre esprit se balade dans un univers qui, bien qu »intimiste, nous rapproche les uns des autres. On s »avance inconsciemment vers la scène, l »espace qu »on entretenait jusque là se resserre. On se frôle parfois comme pour communiquer ces souvenirs que nous avons tous en commun quand nous écoutons Born from a Shore. Un enfant qui sourit, des vacances sur la côte entre copains et cette envie d »évasion que Botibol nous transmet tout au long de ce road trip pop-folk.

Mélody.T & Fen.R

Crédit photos : Cyril Loiseau (Une) & Nico Pulcrano (Article)

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